Encore une fois, je remercie berkano pour la correction du chapitre.

NDA: je cherche une ou un bêta pour cette fic. Si cela vous intéresse MP moi. Merci.

Noooo Aime
Coucou ! Contente que tu aies aimé ce passage. Je me souviens vaguement du film, je devrais peut-être le revoir pour voir la scène.
Je suis trop fière que tu suives aussi cette fic , cela me fait croire que ce que j'écris est intéressant. Merci pour le com et bonne lecture.

Lyxie: salut merci pour le com et voilà la suite. Bonne lecture !

hakuronchu: salut merci pour le com et oui, le pauvre Harry à la fâcheuse habitude de s'attirer les problèmes.

Lilireyna: Merci pour le com

Choupi: coucou ! Je suis contente que cela te plaise, car c'est toujours un plaisir de savoir que ce que j'écris plais même quand c'est bourré de fautes en tous genre. Merci donc pour ton com. Pour la fréquence de publication, je ne peux pas te donnais de date fixe, car je jongle avec mes 4 autres fics, donc je poste quand je finis d'écrire un chapitre.

kimykymi : salut ! Merci pour le com et voici la suite.

kimika su : coucou ! Je trouve aussi qu'ils sont faits l'un pour l'autre.


Chapitre 2

Harry Potter venait de garer la voiture de son invité surprise devant l'entrée d'un vieil immeuble presque insalubre de South Peckham, l'un des quartiers les plus dangereux de Londres. Il était sorti du véhicule et avait fait le tour de celui-ci pour extraire le grand corps musclé de Tom de la berline. Avec un effort monstre, il avait entrepris de le tirer à l'intérieur du bâtiment. Puis, il avait essayé d'ouvrir la porte de la bâtisse à l'aide de son pied, sans y parvenir : elle était trop lourde pour son pauvre pied.

L'énergie qu'il mettait dans cette tentative ne faisait que l'épuiser inutilement. Finalement agacé par ces vains essais, il avait par inadvertance lâché prise sur son paquet encombrant qui avait alors fait une chute sur le sol crasseux devant la porte. Une petite plainte de douleur était montée de la forme étendue au sol. Au lieu de se précipiter pour remettre sur pied son otage, (Oh, pardonnez-moi ! Je voulais, cela va de soi, dire son invité.) il avait préféré ouvrir la porte avant de ramasser le tas de muscles sans cervelle, selon lui, qui gisait sur le palier.

Il était entré avec sa charge dans le hall d'entrée, sombre car il n'y avait plus d'ampoule dans celui-ci depuis aussi longtemps qu'Harry pouvait s'en souvenir. Heureusement pour lui, il vivait au premier étage, car avec ces kilos qui pesaient sur son épaule, il ne serait jamais parvenu à monter Tom à son appartement. Il avait une fois de plus lâché sans ménagement le pauvre homme qui n'avait rien demandé devant le seuil de son logement. Il avait pris les clés dans la poche de sa veste et il avait ouvert la porte.

Il avait pesté contre les saletés de fils de riches qui obligeaient les pauvres gens sans le sou à les porter alors qu'ils avaient des pieds tout à fait capables de le faire. Il avait soulevé son pied droit dans l'intention de refiler un coup bien placé dans les côtes de son invité surprise, mais heureusement pour le malchanceux Riddle Junior, il avait changé d'avis à la dernière minute. Il avait relevé l'infortuné PDG et avait pénétré avec lui dans sa petite habitation.

Ce n'était pas une grande pièce, mais c'était au moins propre et bien entretenu. L'appartement était en fait un ridicule studio de quatorze mètre carré. Il avait un minuscule séjour avec deux fenêtres donnant directement sur la surface d'un autre immeuble. Il y avait un petit espace cuisine avec trois rangements, une salle de bains exiguë avec douche, lavabo et WC et une chambre à coucher, dont la dimension n'avait permis d'installer qu'un très, très petit lit à une place. Harry avait pour la première fois de sa vie trouvé avantage à sa petite taille en aménageant là-bas.

Il avait balancé avec négligence le PDG sur le petit canapé. Il s'était ensuite laissé glisser au pied du même meuble avec soulagement. Il était allé se faire une tasse de thé. Après l'avoir englouti il était allé dormir dans sa chambre. Le cri, semblable à celui d'une chèvre qu'on égorge, l'avait sorti de son sommeil réparateur. Il avait bondi de son lit et avait couru vers l'origine du son. Dans son séjour, un homme grand, musclé et à la beauté incertaine (sans aucun doute dûe à tous les bleus qu'il avait au visage) et aux yeux noirs lançant des éclairs de rage, était en train de beugler à tue-tête.

Dans un premier temps, Harry n'avait absolument rien compris de ce qu'il disait, tant ses hurlements étaient forts et incompréhensibles. Il s'était par la suite interrogé sur la présence de l'énergumène dans son logement. Il allait le mettre dehors quand il lui était revenu en tête les événements de la nuit précédente. Une colère légitime lui était alors venue et il avait hurlé à son tour sur son indésirable invité.

_ Vous allez vous taire, nom de dieu ! Vous êtes aussi insupportable bourré qu'éveillé, ma parole ! Fermez là, avant que je ne vous assomme une nouvelle fois.

Tom Riddle Junior, actuel PDG de la Riddle compagnie, était dans un état lamentable. Il sentait mauvais et avait des douleurs un peu partout dans le corps. Il avait émergé d'un sommeil agité où la lapine en robe de mariée rouge était accompagnée d'un loup aux yeux verts à lunettes qui lui courrait après et voulait lui mordre les fesses,. En sortant de son cauchemar, il était tombé par terre dans un bruit sourd. Il avait pesté contre l'idiot qui avait eu l'idée saugrenue de placer une table basse devant un canapé, non mais quel crétin celui-là !

Il s'était redressé sur ses genoux en s'appuyant sur la table en question. Il avait jeté un regard vague sur son environnement. Il s'était fait la réflexion que son appartement avait énormément changé en une seule nuit. Il avait trouvé celui-ci beaucoup plus petit que dans ses souvenirs de la veille, et la décoration absolument affreuse. Il s'était promis de virer le responsable de ce gâchis esthétique le jour même.

Il s'était mis debout en se tenant la tête qui le lançait un peu. Il avait fait le tour de l'endroit pour enfin se rendre compte que non, il n'était pas dans son appartement de luxe, mais dans une cellule de prison insalubre et de mauvais goût. Il avait été pris de panique et avait commencé à se faire des films sur ce qui lui était arrivé la veille au soir. Est-ce qu'il s'était fait kidnapper par des mafieux en quête d'une rançon ? Est-ce qu'une femme folle dingue avait été envoûtée par son charme et l'avait enlevé pour en faire son esclave sexuel ? Des idées aussi farfelues les unes que les autres avaient suivi les deux premières. Il s'était finalement souvenu de l'accident de voiture avec l'insolent employé du club et de la petite rixe qui en avait suivi.

Il s'était mis en colère et avait commencé à hurler des phrases sans queue ni tête en augmentant le volume de sa voix à chaque mot qu'il prononçait. C'était à cet instant que la cible de ses malédictions avait fait son apparition, à moitié nu. Il lui avait une nouvelle fois crié dessus et l'avait menacé de violence. Le choc de le voir apparaître devant lui avait fait taire Tom. Il avait été intrigué par sa présence et s'était demandé ce qu'il faisait là. Il avait sauté sur lui les poings fermés. Il avait atterri les pieds en l'air sur le carrelage abîmé du séjour. Harry, le poing droit en avant, soufflait comme bœuf, les yeux froids et rageurs.

_C'est une manie chez vous décidément, de vous attaquer aux gens sans raison valable. La prochaine fois que vous faites cela je vous promets de ne pas me retenir et de vous donner la leçon que vous méritez.

Tom s'était relevé avec un petit vertige et une douleur lancinante à la tête. Il avait rampé jusqu'au canapé et s'était assis dessus en lançant des regards meurtriers au jeune homme. Il avait pris le temps de réfléchir sur sa situation. Il s'était demandé ce qu'il faisait avec cet abruti de voiturier et comment il était arrivé jusque-là. Il avait pris la parole en essayant de rester poli pour ne pas énerver le fou furieux plus qu'il ne l'était déjà. Il ne comprenait pas comment un si petit et mince corps pouvait envoyer des droites aussi douloureuses. Sans parler du fait qu'il disait y avoir été gentiment dans son coup. Il ne voulait absolument pas savoir ce que cela faisait quand il y allait de bon cœur.

_Où je suis et qu'est-ce que je fais ici ?

_ Vous vous êtes évanoui comme une gonzesse après que je vous aie chatouillé un peu avec mon poing. Vraiment, on aurait pensé qu'avec un corps aussi énorme vous sauriez encaisser les coups, mais non ! Je vous ai mis au tapis en un rien de temps. Comme quoi ce n'est pas les muscles qui comptent, mais comment on les utilise. Ha ha !

Tom avait serré les doigts et avait dit à l'insolent qu'il n'y avait pas de quoi se vanter, car il était soûl quand c'était arrivé et que n'importe qui aurait été capable de faire la même chose.

_Si cela peut vous rassurer je ne vais pas vous contredire. Mauviette !

_Que venez-vous de dire ?

_Moi ! Rien, absolument rien ! Avait dit Harry en sifflotant innocemment et en se rendant dans la petite cuisine pour se faire du thé. Ce n'était pas tout, mais il devrait partir au travail dans une heure.

Tom avait grincé des dents et avait pris une grande inspiration en essayant par tous les moyens de se calmer. Il devait reprendre le contrôle de lui-même. C'était la première fois de sa vie qu'une personne arrivait à le mettre dans cet état et à le ridiculiser aussi impunément. Il se devait de prendre sa revanche.

Il avait fini par se plonger dans ses pensées avec une telle concentration qu'il n'avait pas entendu Harry lui demander s'il voulait une tasse de thé. Ne recevant aucune réponse de sa part, le jeune homme avait haussé les épaules en maudissant les fils à papa qui se prenaient pour des gens au-dessus des autres et qui refusaient de boire une tasse de thé venant d'une personne pauvre. Enfin, ça ne faisait rien, il allait en avoir plus pour lui-même.

Il était retourné dans le séjour et avait poussé Tom pour s'asseoir et déguster sa boisson chaude et réconfortante. L'odeur du breuvage avait tiré ce dernier de ses pensées. Il avait regardé Harry avec incrédulité et envie. Il se demandait quand le jeune homme allait lui proposer à boire, mais ce dernier faisait comme s'il était seul dans la pièce. Il avait fermé les yeux en buvant sa tasse et il poussait des petits gémissements de plaisir à chaque gorgée.

Tom était devenu rouge d'embarras devant l'expression presque jouissive du jeune homme. Il ne savait pas que boire du thé donnait autant de plaisir. Il devait revoir ses convictions en la matière. Il devait savoir si tous les thés avaient cet effet où si ce n'était que le thé du jeune homme qui avait cette propriété. Dans tous les cas, il lui en fallait un, car il ressentait des bouffées incompréhensibles de chaleur dans tout le corps en voyant l'expression d'extase de cet abruti de voiturier.

_Vous ne me proposez pas une tasse de thé ? Comme Harry hochait la tête positivement pour confirmer qu'il n'avait aucune intention de lui en offrir, Tom lui dit :

_Vous êtes incroyablement mal élevé jeune homme. Cela ne se fait pas de boire seul quand on a un invité chez soi.

_Fallait me répondre quand je vous ai demandé si vous en vouliez alors.

_Je ne vous avais pas entendu. Maintenant, allez-vous m'en offrir une ?

_Vous savez où est la cuisine. Les tasses se trouvent dans le premier rangement sur votre droite.

_Pardon ?! C'est à moi d'aller la chercher ! Vous vous moquez de moi !

_Sûrement pas ! Je n'oserais pas! Vraiment, croyez-moi !

_J'attends ! J'ai horriblement soif. Allez me préparer ma tasse de thé !

_Vous pouvez toujours attendre !

Voyant que son hôte ne faisait pas mine de se lever pour aller lui chercher la boisson, Tom s'était résigné à le faire lui-même. Il était entré dans le petit espace de cuisine, sans oublier de se cogner la tête contre un des rangements. Il avait pris un récipient avant de se verser une généreuse portion du nectar. Il n'avait pas attendu pour porter le liquide à ses lèvres. Une seconde, une minute, cinq minutes. Rien. Il ne se passait absolument rien. Où était passée l'extase que le voiturier avait montré ? Il finit son breuvage en boudant. Il se promit de faire venir le meilleur connaisseur dans la matière pour l'interroger sur la question, car il se refusait à demander au voiturier le secret de son thé.

Enfin, cette histoire mise de côté, le PDG s'était mis en tête de trouver un moyen de se venger de l'impolitesse et des coups que le jeune insolent avait eu à son encontre. En réfléchissant intensément, il était parvenu à une idée machiavélique. Comme il connaissait personnellement le propriétaire du club où travaillait l'insupportable jeune homme et que celui-ci lui devait un service, il allait se servir de lui pour parvenir à ses fins. Il était persuadé qu'il n'allait avoir aucune difficulté à rendre responsable le voiturier de l'accident de voiture.

Et s'il ajoutait à cela coups et blessures et kidnapping sur sa personne, il était pour ainsi dire assuré de parvenir à l'envoyer en prison pour quelques mois. Un petit rire inquiétant au fond de la gorge, Tom était retourné sur le canapé avec l'intention de mettre au courant le jeune homme de ses projets afin de pouvoir savourer la défaite que ses nouvelles allaient engendrer chez son hôte.

De son côté, après avoir fini sa tasse de thé, Harry s'était décidé à confondre le fils à papa et à l'obliger à prendre ses responsabilités sur ce qui était arrivé hier soir. Le gosse de riche, défiguré par les hématomes qui recouvraient son visage ainsi que par un sourire mauvais aux lèvres, était allé prendre place à côté d'Harry. Le jeune Potter avait eu de la peine à retenir son rire devant les lèvres un peu gonflées par le coup de poing qu'il lui avait donné un peu plus tôt. Il avait retenu le rire qui lui montait à la bouche et s'était raclé le gosier, avant de prendre la parole en même temps que Tom.

_Je vais vous attaquer en justice pour destruction de biens matériels, coups et blessures et kidnapping !

_Je vais vous obliger à prendre la responsabilité de vos actes de cette nuit, même si pour cela je dois vous battre comme plâtre pour y parvenir !

Les mots que chacun avait proféré avaient eu un impact saisissant sur les deux hommes. Une dispute s'était déclenchée entre les deux et ils étaient sur le point d'en venir aux mains quand le portable de Tom avait retenti. Tom, trop pris dans son conflit, avait pris quelques secondes avant de répondre sans avoir auparavant regardé le nom de son interlocuteur. Il avait, comme à son habitude, aboyé sur la personne.

_Qui que vous soyez, vous avez intérêt à avoir une bonne raison pour m'interrompre, ou vous allez le regretter amèrement.

_C'est une manière déplorable de vous adresser à votre père, mon fils !

_Pardonnez-moi père, je n'avais pas vu que c'était vous. Dit Tom sur un ton d'excuse.

_Ne me dites pas que c'est de cette manière que vous accueillez tous ceux qui ont le malheur de vous joindre au téléphone ?

_Non père ! C'est seulement que votre appel arrive à un très mauvais moment voilà tout. Dit-il rapidement.

_Hé! Le demeuré, nous n'en n'avons pas encore fini ensemble, alors posez- moi ce mobile et ramenez vos jolies fesses ici avant que je ne vienne les chercher moi-même !

_Qui est-ce mon fils ? Avez-vous des ennuis ?

_Non père, ce n'est rien. C'est seulement un petit chaton qui cherche à se faire les griffes sur la mauvaise personne, mais ne vous en souciez pas, car je vais lui apprendre qui est le maître.

_Je préfère ne pas savoir dans ce cas. Oh! Mais dites-moi. Ce chaton en question, ne serait-il pas par hasard votre compagnon, fils ?

Tom avait dégluti à ces mots qui lui avaient rappelé qu'il avait rendez-vous chez ses parents le jour même et qu'il devait leur amener son compagnon afin qu'ils fassent sa connaissance. Il s'était alors souvenu des raisons qui l'avaient poussé à s'enivrer la nuit dernière. Il avait commencé à paniquer en se maudissant pour la stupidité dont il avait fait preuve devant ses parents. Dans sa tête, une marche nuptiale se jouait pendant qu'une lapine en robe de mariée rouge marchait lentement vers lui. Il avait été pris de tremblements de dégoût à cette vision.

_Vous êtes toujours là, fils?

_Ou...oui père. Je suis là et je vous écoute. Avait-il répondu d'une voix tremblante.

_Vous allez bien, Tom ? Avait redemandé son père avec inquiétude. Vous avez encore le temps d'avouer votre mensonge, vous savez ! La fille Granger peut encore se libérer pour une rencontre officielle.

_Non père! Elle n'a pas à le faire. Je vous ai promis de venir avec mon compagnon aujourd'hui et c'est ce que je vais faire. Nous serons au manoir vers dix-huit heures.

_ Je pensais que vous alliez venir à midi.

_Nous avons un petit problème de dernière minute que nous devons régler avant de nous mettre en chemin.

_Ce n'est pas grave, au moins ?

_Ne vous en faites pas, ce n'est rien de grave. Je vous laisse et vous dit à tout à l'heure, père. Il avait raccroché avant que son père ne puisse dire autre chose.

Il avait posé son portable sur la table basse et avait pris sa tête entre ses mains en se lamentant encore et encore sur sa langue trop agile à dire des mensonges et sur sa stupidité. Comment allait-il s'en sortir à présent qu'il venait de rejeter la perche tendue par son père ? Il était mort de chez mort, et il n'avait plus qu'à se passer la corde qui allait l'étrangler autour du cou et à se jeter dans le vide.

_Je suis foutu, foutu, foutu... ne cessait-il de dire dans une litanie sans fin.

Harry, intrigué par ce revirement de situation chez son invité surprise qui, une minute était en train de l'injurier et celle d'après était en train de s'apitoyer sur son sort, s'était approché de lui lentement comme un dresseur de bêtes sauvages l'aurait fait avec un tigre. Il avait pris place à ses côtés sur le canapé, et avait demandé d'une petite voix, comme s'il avait peur de l'effrayer, ce qui n'allait pas.

Tom l'avait ignoré et avait continué à répéter qu'il était mort. Harry était un être humain avec un cœur et une conscience. Il n'avait donc pas pu se résoudre à le laisser dans cet état et avait tenté une nouvelle fois de lui faire dire ce qui lui arrivait. Devant le mutisme de Tom, et comme aucune de ses gentilles approches ne donnait de résultat, il avait empoigné le fouteur de trouble par les épaules et il l'avait secoué comme un prunier.

_Vous allez cracher le morceau, bon Dieu de merde, ou pas ! Si vous ne voulez pas me le dire, dégager de mon appartement, car je dois me préparer pour mon boulot. Mon Dieu, mais qu'est-ce qui m'a pris de vous ramener chez moi ! J'aurais du vous laisser pourrir dans ce foutu parking ! Fichez le camp de chez-moi, saleté de fils à papa !

_Qu'est-ce qui ne va pas chez vous, bon sang ?! Lâchez-moi immédiatement, ou je vous fais enfermer sur-le-champ !

_J'aimerais bien voir ça, petit merdeux. Tirez-vous de ma piaule, dégénéré sans cervelle, et allez-vous lamenter ailleurs !

_Comment osez-vous me parler de la sorte, petit insolent ! Je vais vous mettre sous les verrous, cela vous apprendra peut-être à savoir où se trouve votre place !

_Non, sérieusement, vous menacez toujours ceux qui ne vous baisent pas les pieds, ou c'est juste moi que vous n'appréciez pas ! Et ma place, je sais exactement où elle est ! Elle se trouve à vingt mètres au-dessus de vous, pourriture de riche de mes fesses.

_ C'est vous que je ne supporte pas, parce que vous êtes d'une impolitesse déplorable ! Et votre place, pour votre gouverne, elle se trouve sous la semelle de ma chaussure, rappelez-vous en à l'avenir !

_À qui la faute, si je suis aussi en rogne et impoli, hein ?! Vous n'avez à vous en prendre qu'à vous-même pour mon comportement, car je me mets au même niveau que vous pour vous répondre, et le jour où je serai sous la semelle de votre chaussure n'arrivera jamais. Partez, et n'oubliez pas de payer pour les réparations de la voiture que vous avez bousillé hier ! Harry avait commencé à pousser l'indésirable vers la porte d'entrée.

Tom avait utilisé ses muscles pour stopper les poussées du jeune homme vers la porte. Une idée génialissime lui venait en tête à l'instant. Il s'était retourné sur lui-même, et avait fait face à Harry. Il l'avait détaillé de la tête aux pieds et avait eu un sourire prédateur aux lèvres. Harry de son côté en voyant le changement progressif de son indésirable invité surprise, et en notant la manière qu'il avait de le dévisager avec une expression prédatrice au visage, l'avait lâché en vitesse et fait trois pas en arrière.

_Est-ce que cela vous dit de devenir mon petit ami ? Vous êtes vraiment pas mal pour un homme et vous semblez être doué d'un peu d'intelligence.

_Hein ?! Vous êtes fou ma parole ! Il est hors de question que je devienne quoique ce soit pour vous. Et pour information, je ne suis pas gay et j'ai une petite amie. Et dans le cas improbable où j'aurais été gay, je ne vous aurais jamais choisi comme possible petit ami. Vous êtes trop laid pour cela et mes exigences en la matière sont trop élevées pour vous ! Avait dit Harry, hautain.