Un grand merci à Pulcotinette pour la correction.

Merci pour les coms, ils font plaisir.


Chapitre 4

Tom avait roulé en silence en se félicitant de sa bonne fortune. Il était d'excellente humeur : il avait désormais un compagnon fiable et beau à présenter à ses traîtres de parents qui l'avaient accusé de mentir sur son orientation sexuelle sans preuve. Ah, ils allaient voir s'il était un menteur ! Non mais, depuis quand des parents refusaient de simplement croire ce que disait leur unique fils, hein ! Il allait leur faire regretter, c'était certain. Tout en conduisant, il sifflotait un air de victoire.

Harry, de son côté fulminait de rage : il fallait qu'il trouve un moyen de se venger de cet imbécile imbu de lui-même. Il était à la recherche d'un moyen de représailles qui ne lui coûterait rien, et qui ne l'incriminerait pas. Il faut savoir qu'Harry était une personne très rancunière et vindicative.

C'était vrai qu'il était dans l'obligation de jouer le jeu du compagnon de Monsieur-je-pète-plus-haut-que-mon-cul, mais rien ne l'obligeait à être aimable ! Il avait eu un sourire calculateur en regardant sa future victime siffloter de contentement. Rira bien qui rira le dernier, avait pensé le jeune homme.

Ils n'avaient pas tardé à arriver à destination. Tom avait garé la décapotable dans le garage, puis un employé était venu leur dire que les parents de Tom les attendaient dans le salon bleu. Tom avait fait le tour de la voiture pour ouvrir la portière à Harry qui n'avait pas fait un geste pour descendre. Alors, dans un geste élégant de gentleman, il avait proposé sa main à Harry pour l'aider à sortir du véhicule.

Potter avait donné une claque sur le poignet de Tom et était descendu de lui-même. L'employé avait suivi le manège de son jeune maître avec fascination : il ne l'avait jamais vu ouvrir la portière à une de ses nombreuses maîtresses. Ce qui faisait que le geste de Riddle était réellement étrange pour lui. Entre-temps, Harry s'était approché de Tom et avait passé ses deux bras autour de son cou pour se coller à lui.

Il s'était mis sur la pointe des pieds sous le regard affolé de Tom, avant d'avancer ses lèvres jusqu'à ceux du PDG. Il avait fait mine de s'approcher pour l'embrasser, et Tom avait écarquillé les yeux d'horreur. Ce petit impertinent n'allait pas oser faire cela ! Et devant témoin en plus ! Un sourire narquois avait étiré les lèvres de Potter. Ses yeux brillaient d'amusement.

Il s'était approché un peu plus du visage de Tom. Riddle Jr ne savait pas quoi faire, il ne voulait pas de ça. Il n'était pas attiré par les hommes ! Comment allait-il se sortir de cette situation ? Les lèvres de Potter n'étaient plus qu'à quelques millimètres des siennes. Alors que l'impact devenait inévitable, il avait fermé les yeux et pris une grande inspiration pour se donner du courage.

Il s'était dit que ce n'était pas de la faute de Potter s'il avait été envoûté par son charme dévastateur. Après tout, il n'était pas le premier, et sûrement pas le dernier non plus, à tomber sous le coup de ses beaux yeux … Et puis, il n'avait qu'à imaginer que c'était une belle femme qu'il avait dans les bras. Il avait passé ses bras autour de la taille de Potter et l'avait rapproché de lui. Le souffle d'Harry caressait les lèvres de Tom ...

Riddle s'était préparé à recevoir le baiser, mais celui-ci ne venait toujours pas. Il avait ouvert les yeux et regardé Harry droit dans les yeux. Ce dernier, avec son sourire moqueur, avait dévié ses lèvres lentement et les avaient approchées de l'oreille droite de Tom.

_Si vous refaites encore la connerie de me traiter comme une bonne femme, je vous brise les deux jambes. Compris ? Avait dit Harry en lui mordant le lobe de l'oreille suffisamment fort pour lui faire mal. Tom avait hoché la tête les dents serrées sous la douleur.

L'employé, rouge comme une tomate, avait fait un bruit de gorge pour attirer l'attention des deux hommes. De son point de vue, les deux hommes partageaient un moment intime intense ; il ne voyait qu'un couple d'amoureux qui se montrait leur affection. Quand il allait dire aux autres ce qu'il venait de voir, ils n'allaient pas en revenir !

Tom s'était soustrait des bras de son compagnon fictif en se massant l'oreille. Il avait fait mine de lui prendre la main, mais la douleur provenant de son oreille endolorie l'avait fait changer d'avis. Quel petit merdeux, ce voiturier ! Il se demandait s'il avait eu une si bonne idée que cela en l'obligeant à venir avec lui. Il allait devoir rester sur le qui-vive, sinon il allait se faire prendre par ses parents.

Il avait conduit Potter jusqu'au salon bleu en gardant une distance de sécurité entre eux deux. Après avoir longé un dédale de couloirs richement décoré, Tom s'était arrêté devant une grande porte bleue turquoise. Lorsqu'il avait frappé dessus légèrement, une voix de femme autoritaire les avait invités à entrer.

Les deux hommes avaient pénétré dans le salon. C'était une pièce richement décorée, comme les couloirs qu'Harry avait vus en chemin. Il y avait cinq canapés collés les uns aux autres et qui faisaient le tour de la pièce, une grande table base ronde posée sur un tapis au milieu des divans, des tableaux de famille et d'artistes modernes ornant les murs. Une petite bibliothèque couvrait l'un des murs, tandis que sur un autre, de grandes fenêtres étaient ouvertes sur un long balcon.

Une femme d'un certain âge avec des cheveux raides et ternes coiffés dans un style élégant était assise sur l'un des canapés. Elle avait un visage banal au teint pâle et aux traits lourds, avec un maquillage léger qui ne parvenait pas à cacher son manque de charme. Ses yeux gris perçants étaient fixés sur Harry et le détaillait de la tête aux pieds, les lèvres pincées de contrariété.

Un homme élégant et d'une beauté sauvage était debout devant la bibliothèque et tenait un livre ouvert dans ses mains. Il devait être dans la fin de la quarantaine ; encore séduisant pour son âge, il portait des vêtements sombres, mais qui lui allaient parfaitement. Il avait regardé Tom puis Harry avec une pointe d'intérêt, l'avait détaillé quelques instants, puis était retourné à son occupation.

Debout devant ce qui devait sûrement être un bar, un homme aux cheveux gris et un peu enveloppé se servait un verre. Il s'était retourné à l'entrée des deux hommes. Il avait dû être d'une grande beauté dans sa jeunesse, car il en gardait encore des traces sur son visage ; notamment ses beaux yeux qu'il avait légués à Tom. Il avait fait signe à son fils de prendre place ainsi qu'à son compagnon.

Il avait apporté un plateau avec des boissons sur la table basse. Après avoir invité l'autre homme à se joindre à eux autour du meuble, il avait servi un verre à chacun sans demander leur avis. Il avait porté son gobelet à sa bouche et avait bu d'un trait.

_Vous ne faites pas les présentations, mon fils ? Avait demandé le père de Tom.

_Mère, Père, Parrain, je vous présente mon compagnon, Harry Potter. Harry, voici mon père, Tom Riddle Sr ; ma mère, Merope Gaunt Riddle, et mon parrain Severus Snape.

_Enchanté de faire de votre connaissance. Avait dit Harry poliment.

_Moi de même, monsieur Potter. Avait répondu Snape d'une voix sèche. Harry avait eu des frissons d'inconfort au son de cette voix.

_Ravi d'enfin faire votre rencontre, jeune homme. Avait dit du bout des lèvres Riddle Sr. La mère de Tom avait gardé les lèvres closes.

Un malaise inconfortable s'était installé après les présentations. Snape avait repris son livre là où il s'était arrêté. Le père de Tom évitait de poser son regard sur Harry, qui venait de finir son verre et s'en était resservi un autre sous le regard froid de Merope.

_Où avez-vous dit que vous vous êtes rencontré, monsieur Potter ? Avait demandé la mère de Tom les lèvres pincées.

_ À aucun moment je ne vous l'ai dit, Madame. Mais peut-être entendez-vous des voix, comme votre fils ? Avait répondu tranquillement Harry, un sourire moqueur aux lèvres.

Tom et son père avaient recraché leurs boissons pendant que Severus esquissait un sourire discret. La mère de Tom était indignée et fulminait de rage.

_Est-ce une façon correcte de répondre à vos aînés et qui plus est à vos hôtes, monsieur Potter ? Vous me paraissiez avoir une très mauvaise éducation ! Si vous envisagez de rester avec mon fils, il va vous falloir corriger cela !

_Qui vous dit que je veux rester avec lui ? Et mes manières, elles sont parfaites. Ce n'est tout de même pas de ma faute si vous attendez de moi une expression superficielle et des paroles hypocrites. Je vois maintenant d'où votre fils tient sa mauvaise foi et ses airs de maître du monde ...

Ses paroles avaient déclenché une série de toussotements chez les hommes et un cri indigné chez la seule femme présente.

_Tom, la façon dont ce jeune homme s'adresse à moi est insoutenable ! Je refuse que vous restiez avec lui une minute de plus.

_Mère, calmez-vous ! J'ai simplement omis de vous dire qu'Harry n'avait pas sa langue dans sa poche, et qu'il a toujours, hum, trouvé mes manières étranges. Mais il se trouve que c'est exactement ce que j'aime le plus chez lui : il est mon parfait contraire ! "Au point qu'il va certainement arriver quelque chose d'étrange avant la fin de la semaine, pour sûr … " Avait-il fini en pensées.

_C'est vrai qu'il aime ma langue, surtout quand elle se trouve à certains endroits de sa personne. Avait perfidement ajouté Potter en toute innocence. Il avait ensuite porté sereinement son verre à sa bouche.

Sa déclaration avait fait rire Snape aux éclats et rendu muets les parents de Tom. Riddle Jr, quant à lui, se demandait comment faire pour faire taire cet imprudent : assurément, ce n'était pas sa plus grande idée que de ramener Potter.

_Il plaisante, bien sûr ! Avait dit Tom sous le ton de la plaisanterie et en forçant un petit rire.

_Mais non, c'est la stricte vérité. Je t'ai déjà dit, amour, que ce n'était pas bien de mentir. Il faut appeler un chat un chat ! Nous sommes des adultes et je pense que nous pouvons parler librement. Ce n'est pas une honte d'avouer que tu aimes ma langue quand je la pose sur tes jolis tét…

Tom lui avait mis la main sur la bouche pour l'empêcher de finir sa phrase libidineuse. Il lui avait murmuré à l'oreille de se taire ou il allait le faire enfermer ; Harry avait répliqué avec le sourire qu'il n'avait qu'à le faire et il se ferait une joie de tout révéler à ses parents. Riddle avait grogné, vaincu.

_N'ouvre plus la bouche !

_Comme tu veux. Avait répondu docilement Harry.

_On ne vous dérange pas trop ? Avait demandé la mère de Tom froidement.

_Non mère, nullement.

_Jeune homme, vos manières sont exécrables. Je plains vos parents, ça ne doit pas être facile tous les jours avec vous !

Harry avait serré les dents et les poings, mais il n'avait pas répliqué ; et pourtant, ce n'était pas l'envie qui lui avait manqué. Voyant le manque de réaction de Potter, Merope s'était dit que le jeune homme avait compris qu'il avait mal agi et regrettait ses paroles. Snape, de son côté, avait fermé son livre puis l'avait posé ; ce qui se passait était bien plus passionnant que son bouquin.

_Quel âge avez-vous, monsieur Potter ? Avait demandé le père de Tom. Harry avait porté sa flute aux lèvres et avait, comme Tom lui avait demandé, gardé ses lèvres closes.

Voyant ce que faisait Harry, Tom s'était dépêché de répondre en se souvenant de ce qu'il avait lu dans son dossier.

_Il a vingt-deux ans, père.

_Il est encore jeune !

_Oui, c'est exact, mais ne vous fiez pas à sa jeunesse, il est bien plus mature que les jeunes de son âge. Son géniteur ne semblait pas de son avis.

_Oui, oui. Que faîtes-vous dans la vie Potter ?

Nulle réponse n'avait été donnée au patriarche Riddle. Comme Harry ne répondait toujours pas, Tom était sur le point de le faire à sa place quand son père l'en avait empêché.

_Je pense, comme tu l'as si bien dis, que ce jeune homme est parfaitement apte à répondre de lui-même.

Mais Harry avait gardé la bouche fermée. Tom lui avait donné un coup de coude dans les côtes et lui avait demandé de répondre.

_Il faudrait te mettre d'accord sur ce que tu veux, Tom ! Je dois parler ou pas ? S'était écrié Harry en se frottant les flancs.

_Répond aux questions qu'on te pose, idiot. Avait soufflé Tom d'exaspération devant le comportement de Potter.

_Je suis magasinier dans une grande surface le matin, ensuite je fais la plonge dans un restaurant. Après, je fais le ménage dans un club de sport et jusqu'à hier, j'étais voiturier. Avait répondu Harry avec sérieux en énumérant ses boulots un par un.

L'éclat de rire de Snape avait rompu le silence qui s'était installé dans le salon. Il avait les larmes aux yeux tellement il riait. Tom lui avait donné une tape dans le dos pour le calmer.

_C'est une plaisanterie ? S'était écrié la mère de Tom. Parce que si c'en est une, elle est de très mauvais goût !

_Je ne dis que la stricte vérité, et je n'ai pas honte de le dire. Si vous ne me croyiez pas, demandez à votre fils !

_Tom ?

_Oui mère, il dit vrai.

Tom ne savait pas où se mettre. Pourquoi lui avait dit-il de répondre ? Il aurait dû savoir que ce petit nain de jardin allait dire quelque chose de ce genre. Il ne lui restait plus qu'à prier pour que ses parents ne découvrent pas la vérité trop vite, car il ne se faisait plus aucune illusion maintenant.

_Pourquoi accumulez-vous autant de petits emplois ? Avait demandé Snape.

_Je suis jeune et j'ai besoin de beaucoup de choses inutiles. Je ne peux pas compter sur Tom pour me les acheter. Ma défunte mère m'a toujours dit de ne jamais mélanger argent et vie privée, car cela ne fait pas souvent bon ménage. Je ne tiens pas à ce qu'on dise que je suis avec mon Tom chéri d'amour, uniquement pour sa fortune !

Snape avait regardé Harry avec quelque chose comme du respect dans le regard.

_Il n'est pas très beau, mais je l'aime pour lui-même. Bon, c'est vrai que c'est un menteur pathologique et narcissique qui croit que tout lui est dû, mais si on creuse très, très, très, très, très profond…on découvre aussi un salaud fini.

_C'était un compliment, là !? Parce que je ne le vois pas ! Et je dois te le dire combien de fois que je ne suis pas hideux ?! S'était emporté Tom.

_Ce qu'il faut retenir, c'est que je l'aime malgré ses gros défauts et sa laideur. Pas vrai Tommy-Chou ! Avait dit Harry avec un sourire angélique sans tenir compte des dires de Tom.

Tom Riddle Jr se maudissait pour ce qu'il venait de s'infliger tout seul. Il avait été pourtant convaincu que Potter serait un parfait compagnon, qu'avec lui, tout allait bien se passer. Ok, il avait utilisé le chantage pour parvenir à ses fins, mais qui ne le faisait pas de nos jours ?

Il allait devoir avoir une petite conversation avec l'impertinent. Il fallait qu'il lui fasse comprendre qui était le maître, et lui rappeler par la même occasion l'existence du dossier qu'il avait sur lui. Harry, de son côté, s'amusait comme un petit fou ; il allait faire en sorte que les parents de Tom le haïssent, ainsi, il pourrait rapidement revenir à sa vie d'avant.

Tom ne lui avait jamais demandé de faire en sorte que ses parents l'apprécient ; il lui avait uniquement demandé de jouer le rôle de son compagnon. Il n'avait en aucun cas avoué que Tom n'était pas vraiment gay, donc pour lui, il avait rempli parfaitement sa part du marché. Et s'il pouvait rigoler un peu en passant, il n'allait pas s'en priver !

MPJSG

Severus Snape était un homme d'une grande intelligence. Avec l'aide financière de Tom Riddle Senior, il avait ouvert son premier laboratoire de recherche sur la génétique et les maladies rares à dix-huit ans ; et cinq ans plus tard, deux autres l'avaient rejoint. Il était devenu, à vingt-cinq ans, l'un des hommes les plus riches de la planète.

Son génie dans ce domaine était connu autour du monde. Il était l'un des scientifiques les plus respectés de son temps, ses découvertes et ses innovations en biologie avaient révolutionné le monde. C'était aussi un homme à l'apparence froide et cynique qui avait perdu foi en l'homme : en effet, il avait subi un grand nombre de déceptions amoureuses le long de sa vie.

Ces déceptions, souvent accompagnées de la trahison des gens qu'il aimait, avaient fait de lui l'homme méfiant qu'il était aujourd'hui. Il ne croyait plus en l'amour ; pour lui, ce n'était qu'une chimère destinée aux enfants incrédules. L'amour, le vrai, n'existait pas, et il était bien placé pour le savoir : il y avait cru par trois fois dans le passé, mais s'était toujours trompé.

Pour lui, une relation amoureuse se résumait à se rendre dans un bar, à lever un beau cul ; à le conduire dans l'hôtel le plus proche pour faire leurs petites affaires et se dire adieu. Il n'emmenait jamais de mec chez lui, tout devait se faire dans des lieux neutres. Son appartement était son sanctuaire et il ne souhaitait pas le souiller avec des inconnus.

Il connaissait les Riddle depuis ses quinze ans. Il avait fait leur connaissance quand son père l'avait mis à la porte en découvrant qu'il était gay. À cette époque, Tom Riddle Senior avait vingt-neuf ans et il venait de reprendre l'entreprise de son père, et Snape couchait dans un parc public. Un soir alors qu'il était allongé sur un des bancs, il avait assisté à l'agression d'une femme enceinte par un groupe de trois jeunes.

Il était intervenu et avait sauvé la femme. Il l'avait ensuite raccompagné chez elle pour lui éviter d'autres mauvaises rencontres. Il s'était avéré que la jeune femme était l'épouse de Tom Riddle Senior, qui avait fait une fugue après une dispute avec son mari. Pour le remercier, Riddle lui avait offert une récompense en argent.

Snape avait refusé et lui avait dit que s'il voulait réellement lui venir en aide, il devait lui payer des études. Snape s'était engagé à lui rembourser les frais de scolarité avec le temps. Riddle avait accepté en remerciement de ce que le jeune adolescent avait fait pour sa femme et son héritier. Quand Snape avait fini ses études, il avait demandé une aide financière à Tom Riddle Senior pour la création d'un laboratoire de recherche.

Une fois de plus, Riddle Sr avait accepté. C'était ainsi qu'était née la Prince Compagny. Snape avait, comme promis, remboursé Tom et avec les intérêts. Pour le remercier plus symboliquement, Tom Sr avait fait de lui le parrain de l'enfant qu'il avait sauvé. Depuis, il avait toujours été en contact avec la famille. Il y avait eu un moment où l'amitié qui le liait à cette famille avait failli voler en éclat en découvrant la sexualité de Snape, mais bien heureusement, tout s'était arrangé.

Quand le Patriarche Riddle l'avait appelé pour lui parler du coming out de son fils, il avait été étonné : il savait de source certaine que Tom était tout ce qu'il y avait d'hétéro. Il avait demandé les circonstances de cet aveu, et quand le père de Tom avait parlé de mariage, il avait tout de suite compris le plan de son filleul.

Il s'était fait inviter pour la première rencontre entre les parents et le supposé compagnon. Il ne regrettait pas d'être venu, surtout que cet Harry Potter était tout à fait son genre. Il se promettait de le mettre dans son lit bientôt, puisque de toute évidence, il n'était pas réellement en couple avec Tom.