Un grand merci à Pulcotinette pour la correction.

hakuronchu : Merci à toi de me lire et de prendre le temps de me laisser des coms. Je dois dire que je stressais un peu pour ce chapitre, alors je suis contente de voir que les lecteurs(trices) ont aimé.

PlumeDesGlaces : je suis plus que ravi de savoir que ma modeste fic te fait rire. Je suis aussi enchanté de lire que la scène Harry/Tom est bien passée. Merci pour le com cela fait toujours plaisir de lire ce que les lecteurs pense de ce que j'écris.

Kaori Jade : Non, je ne pense pas, il est trop fier pour cela. Merci pour le com.

aeka881 :
C'est surement dû à la forte chaleur de l'été :). Moi, je crois que c'est Harry le 'pauvre' dans cette histoire, car il vient sans le savoir de se jeter dans le nid du serpent. Merci pour le com.

Sarah: J'aime ce terme Harrysexuel. Et oui Tom est Harrysexuel et non homosexuel. Merci pour le com.

stormtrooper2 : Salut! Je suis de ton avis. Je heureuse de savoir que le chapitre plaît, car j'avais énormément de doute dessus. Merci pour le com.

Tenshi-Lily-Hime-Sama : Il est vraiment dommage que ce cher Snape a manqué le show d'Harry. Oui Tom est extrêmement possessif avec ce qu'il considère être à lui. Merci pour le com.


Chapitre 9

Cela faisait deux heures que Tom et son petit nain de jardin étaient retournés à la maison familiale. Potter, le petit impertinent, s'était écroulé comme une masse après son strip-tease, et Tom s'était alors retrouvé avec un problème plutôt embarrassant entre les bras : outre le fait que le jeune homme s'était endormi sur lui, la bosse douloureuse qu'il avait fait apparaître entre ses jambes avait refusé de partir ... Tom avait bien pensé à le jeter durement au sol pour lui apprendre à lui faire endurer de telles choses, mais les regards insistants de ses amis sur eux l'en avaient empêché. Il ne fallait surtout pas qu'il attire les doutes de ses compagnons sur eux, maintenant qu'ils étaient convaincus de son homosexualité.

Riddle avait donc, à la place, passé une main caressante sur le dos de Potter, qui s'était alors pelotonné plus confortablement sur son matelas humain. Tom avait été obligé de garder le jeune homme sur lui le temps de se calmer, ce qui lui avait pris une demi-heure. Cependant, il n'avait pas été facile pour lui de se détendre ; en effet, le jeune Potter n'avait pas cessé de remuer en tout sens là où il ne fallait pas. Et puis, les plaisanteries grivoises que ses amis lui avaient lancées n'avaient pas aidé non plus ...

Rabastan avait bien proposé de le soulager de son fardeau, mais le jumeau Lestrange s'était heurté à un refus catégorique. Tom avait fermé ses bras autour des hanches de Potter et il l'avait rapproché un peu plus de lui, avant de décrocher un regard d'avertissement à son ami : le genre de regard qui vous faisait comprendre que c'était une chasse gardée.

_Ne me regarde pas ainsi, mon ami, je ne vais pas te voler ton compagnon. Même si je dois t'admettre qu'il est plutôt attrayant pour un homme ... Mais c'est tout de même une honte, que tu aies pu dénicher une telle merveille avec ton foutu caractère. Je me demande comment tu as réussi à l'attirer dans tes filets ? Le pauvre, j'en viendrais presque à le plaindre d'être tombé sur un type de ton genre.

_ Qu'est-ce que tu sous-entends par-là ? Avait demandé un Riddle froid.

_On ne va pas se leurrer mon gars, tu possèdes le plus odieux de tous les caractères. Et tu n'es pas la personne la plus chaleureuse et la plus compréhensible qui soit ! En plus de cela, tu n'es pas un modèle de fidélité et de vertu, non plus. Donc, en prenant ces faits en considération, je ne peux que le plaindre. Tu n'es pas de mon avis, Tom ?

_Le plaindre ! Lui ! Tu te moques de moi ?! S'était indigné un Tom abasourdi. De nous deux, je suis celui qui est à plaindre si tu veux tout savoir. Ce petit nain de jardin au visage de chérubin est en fait, un effrayant petit démon avec une droite magistrale et une langue bien trop tendue. Il est mal poli, ne respecte rien ni personne et il me contredit en tout. Il me fait même du chantage pour obtenir ce qu'il veut de moi ! Il a réussi à se mettre ma mère à dos en quelques minutes. Et pour ne rien gâcher, il ne dit que des obscénités. Avait dit d'une traite Tom. JE SUIS, CELUI QUI EST À PLAINDRE DANS L'HISTOIRE !

Le petit éclat de Tom, avait figé ses amis deux minutes avant que tous ne partent dans un fou rire incontrôlable. Comme il fallait s'y attendre, Tom l'avait extrêmement mal pris, et il avait ordonné à ces derniers de se taire, sans résultat. Il fallait aussi comprendre que c'était la première fois qu'une personne arrivait à tourner autant en bourrique le grand, le magnifique et brillant Tom Riddle Jr. Et fait encore plus inédit, de pouvoir s'en sortir sans que celui-ci n'ait entrepris des représailles féroces et humiliantes ... Et puis, la façon dont Tom avait eu de brosser le portrait de Potter à ses amis, n'avait rien fait pour arranger les choses.

Le fou rire avait duré un temps qui avait paru considérablement long pour Tom. Pourtant, celui-ci avait permis à Riddle d'arriver à détendre une certaine partie de son anatomie qui était trop tendue. Mais au bout d'un moment, le PDG en avait eu plus qu'assez de passer pour un clown : il s'était alors relevé en tenant fermement Harry dans ses bras. Il avait ramassé la chemise de Potter et lui avait passé tant bien que mal, tout en refusant une nouvelle fois l'aide de Rabastan qui s'était gentiment proposé de tenir le jeune homme pendant que son petit-ami le vêtait.

_Voyons Tom, ne prend pas la mouche ainsi. Avait dit Rosier en essayant de contenir son rire. Nous sommes tes amis et nous ne faisons que rire avec toi. Allez, détends-toi ! La soirée n'est pas encore terminée.

_Rire avec moi ou rire de moi ? Avait demandé un Tom qui ne décolérait pas.

_Nous rions avec toi bien sûr ! S'était exclamé Rosier.

_Non, je ne pense pas. Si cela avait été le cas, je rirais avec vous ... Mais comme tu peux le voir, je ne glousse pas comme une dinde bien trop grasse, comme vous tous !

_Tu n'es pas très amusant Tom. Avait dit Nott.

_Je n'ai pas pour vocation de devenir comique, Nott. Lui avait répondu Tom. Il s'était saisi de sa veste et avait repris Potter qu'il avait posé sur le canapé dans ses bras.

_Peux-tu te rendre utile, Rabastan et m'ouvrir la porte ?

_Certainement mon ami. Avait dit le jeune homme en ouvrant la porte en grand.

_Tom, attends ! Ne pars pas comme ça. Si tu me le demandes, je veux bien battre ces sots pour toi. Avait crié Bellatrix dans son dos. Mais le Riddle de mauvais poil était parti avec son paquet dans ses bras.

Harry avait dormi sur les genoux du PDG tout le long du trajet de retour. Au cours de ce laps de temps, Tom s'était posé une multitude de questions sur ce qui s'était passée au cours de la soirée. Qu'est-ce qui avait pris au jeune Potter de faire une chose aussi impudique ? Et puis, ne lui avait-il pas dit qu'il avait une petite amie ? Et où avait-il appris à se mouvoir de la sorte ? Le nain de jardin avait dégagé un tel sex-appeal qu'il en avait été émoustillé au-delà de l'inimaginable. Lui, un hétéro pur et dur, avait été allumé par un homme … !

Tom avait été ébranlé par cette constatation. Est-ce que cela voulait dire qu'il devenait gay ? Est-ce que c'était possible au moins ? Une personne, cent pour-cent hétéro pouvait-il changer d'orientation sexuelle du jour au lendemain ? Ou est-ce que c'était une punition divine pour avoir si honteusement menti à ses parents ? Dieu le rendait-il homosexuel, lui l'homme à femmes ? Et des questions de ce type avaient traversé l'esprit en effervescence de Riddle jusqu'au manoir de ses parents.

Quand le chauffeur qu'il avait pris pour la soirée s'était arrêté devant la demeure ancestrale, il avait sorti délicatement Harry du véhicule, l'avait porté comme un marié et monté dans leur chambre. Tom s'était fait la remarque que le nain de jardin ne pesait pas des masses. Ce fut seulement au moment de le mettre au lit, qu'il avait pris conscience de sa conduite étrange vis-à-vis d'Harry. Il avait alors jeté le pauvre Potter sur le lit comme un vulgaire Kleenex. Harry ne s'était pas réveillé, au grand déplaisir de Tom qui avait des choses à lui reprocher. Le jeune Potter s'était seulement pelotonné dans le grand le lit et avait soupiré d'aise. Tom avait alors entrepris de faire les cent pas dans leur chambre. Il était dans un état d'agitation extrême.

Le petit numéro qu'Harry avait fait chez les Black l'avait remué plus que de raison. D'autre part, Tom n'arrivait pas à se sortir de la tête l'image du petit isolent remuant son petit et mignon popotin sur ses genoux. Rien que de repenser à Harry sur lui, avait suffi à faire lever sa matraque ... Une peur angoissante l'avait saisi aux tripes quand il avait réalisé sa réaction. Il ne pouvait pas virer tapette ! C'était impossible. Tom Riddle Jr était un homme à femmes, pas un homme à hommes. Il fallait qu'il empêche que cela ne lui arrive. Il ne pouvait pas devenir « ça » ! Impossible ! Jamais il ne le permettrait !

Il avait alors sorti son portable et avait fait défiler la liste de ses conquêtes. Son choix s'était arrêté tout naturellement sur Pansy Parkinson. Elle n'était pourtant pas la plus séduisante des nombreuses maîtresses de Tom ; mais elle avait une chose en commun avec ce dernier, elle ne cherchait pas une relation durable. Elle ne voulait que du sexe et rien de plus. Du reste, la jeune femme de presque trente ans était une bête au lit. Il était deux heures du matin quand Tom avait composé son numéro, et pourtant la jeune femme l'avait convié à passer chez elle.

Tom s'était dépêché de se rendre chez la jeune femme, en grillant tous les feux dans son empressement. Ce n'était pas que Tom était pressé de revoir la jeune femme à la tête de pékinois, mais son désir de se prouver qu'il était toujours un étalon à femelles était trop grand pour le ralentir. Il était arrivé devant l'immeuble de Pansy en un temps-record. Il avait dédaigné l'ascenseur trop lent pour lui, pour les escaliers. Cela avait été une très mauvaise idée étant donné que la jeune femme résidait au douzième étage. Ce fut essoufflé que le PDG avait sonné à la porte de Parkinson, qui l'avait reçu en tenue d'Ève.

Il n'y avait eu aucun mot d'échangé. Pas de bonsoir, comment vas-tu ? Non, il n'y avait eu rien de tout cela. Quand Pansy avait ouvert sa porte dans le plus simple appareil, Tom s'était primitivement jeté sur la pauvre femme. Il l'avait poussé à l'intérieur de l'appartement et avait refermé la porte derrière eux. Il avait ensuite plaqué la jeune femme contre le mur et l'avait embrassé fougueusement. Il avait déboutonné son pantalon, avait sorti son membre tout en écartant les jambes de sa partenaire. Il n'y avait pas eu de préliminaire entre les deux amants. Tom l'avait pénétré sans attendre et sans protection.

Leurs langues avaient joué sauvagement entre elles. À un moment, Pansy avait mis ses mains sur le torse de Tom et l'avait poussé au sol. Elle s'était mise à califourchon sur lui et elle l'avait chevauché comme un vulgaire canasson. Tom avait grogné de plaisir alors que ses mains parcouraient le corps en sueur de Pansy. Riddle l'avait agrippé par les cuisses pour inverser leurs positions. Il l'avait embrassé sauvagement pendant qu'il se déhanchait brutalement en elle, leur arrachant des hurlements de plaisir. Parkinson avait levé les bras au-dessus de la tête de Tom pour se maintenir à ses épaules.

La passion entre les deux avait été sauvage. Tom avait encore changé de position pour avoir une meilleure pénétration. Tout en faisant des va-et-vient, il avait fermé les yeux pour mieux ressentir le plaisir déferler en lui. Alors qu'il avait été aux portes de la jouissance, l'image très nette de Potter assis sur lui et remuant son adorable fessier avait fait son apparition. Cela l'avait fait atteindre son point de non-retour. Il avait joui comme jamais auparavant.

_Je ne suis pas dans la merde moi ! Avait-il lâché avant de s'écrouler sur Pansy.

! MPJSG !

Harry n'avait pas aussi bien dormi depuis un sacré moment. Il s'était réveillé avec une petite migraine, cela dit, ainsi qu'une partie de sa mémoire manquante. En effet, le jeune Potter n'avait aucun souvenir de ce qui s'était passé à la soirée après avoir révélé une petite partie de son passé à de parfaits inconnus. Il se rappelait uniquement avoir énormément bu après cela ... Et aussi, une vague conversation qu'il avait eue avec Fleur.

Sinon, il avait oublié tout ce qui s'était déroulé après. D'ailleurs, il ne savait pas non plus comment il était revenu dans la chambre qu'il partageait avec Tom ... Harry avait essayé de se remémorer la fin de la réception, sans y parvenir ; et devant son incapacité à y arriver, le jeune Potter avait simplement haussé les épaules avec insouciance. Le déroulement de cette maudite fin de soirée allait bien lui revenir à un moment ou un autre, alors, il n'avait pas vu la nécessité d'empirer sa migraine en cherchant à le découvrir.

Cette résolution prise, Potter était sorti de sa confortable couche et s'était rendu dans la salle d'eau. Après une douche rafraîchissante, il avait fini par se faire la réflexion qu'il manquait une chose dans la pièce. Il s'était creusé la tête pour trouver de quoi il s'agissait, avait fait le tour de la chambre à la recherche de ce qui clochait ... Ce fut en arrivant devant le lit de fortune de Tom qu'il avait enfin trouvé ce qui manquait : son supposé amant lui-même ! Tom ne se trouvait pas dans la chambre ! Et pour en être bien sûr, Harry avait fait trois fois le tour de la pièce.

L'absence de ce casse-pied de fils à papa avait paru étrange à Harry. En effet, depuis leur arrivée au manoir Riddle, Tom avait pris l'habitude de ne jamais le laisser seul, pas même une seconde. Le PDG lui avait fait comprendre qu'il ne lui faisait pas assez confiance pour le laisser se déplacer seul et librement dans le manoir. Ce n'était pas parce que Tom avait peur que Potter vole quelque chose ... Oh non pas du tout ! C'était plutôt de sa langue bien trop pendue qu'il avait peur.

Quand Harry avait fini par saisir que Tom était bien absent, il avait eu un grand sourire. Comme un voleur, le jeune homme avait entrouvert la porte de la chambre à coucher, avant de passer sa tête pour jeter un œil dans le long couloir. Scrutant celui-ci à droite et à gauche et ne voyant aucun signe de Tom, il avait ouvert la porte en grand et avait passé le seuil. Content de ne pas avoir le fils à papa entre les pattes, Harry avait quitté la chambre en sifflotant, avant d'avoir une idée de génie : il allait découvrir l'emplacement de la cuisine du manoir afin d'y prendre son petit-déjeuner.

Harry n'avait pas voulu se rendre dans la salle à manger, car il ne désirait pas se retrouver en face de la matriarche Riddle. La vieille dame avait en elle quelque chose qui poussait Harry à vouloir la choquer, il voulait donc l'éviter le plus possible. Il avait fallu une quarantaine de minutes à Potter pour situer la cuisine, car le manoir était vraiment très grand. L'ayant localisée grâce aux odeurs alléchantes qui en provenaient, il y avait été accueilli par les bavardages animés des occupants. À l'intérieur, il y avait une véritable petite armée qui travaillait à différentes tâches dans la pièce.

Une ambiance festive se dégageait de la cuisine, mais son entrée dans la pièce avait mis fin aux papotages et avait plongé la cuisine dans le silence. Les occupants de la salle s'étaient retrouvés figés, alors que leurs regards étaient tournés vers Harry, tous le fixant étrangement. Seuls les gloussements qui provenaient d'un groupe de jeunes filles qui pointaient Harry du doigt, s'étaient fait distinguer.

_Bonjour à tous ! Je suis Harry Potter, un invité de la maison. Je me demandais s'il était possible d'avoir quelque chose à se mettre sous la dent ici ? J'ai une faim de loup ! S'était présenté Harry avec un grand sourire aux lèvres et les yeux brillants de joie, quoiqu'un peu mal à l'aise.

Son petit discours avait rendu perplexe les occupants de la cuisine qui n'avaient pas pour habitude de voir les invités venir dans la pièce. Les regards fixes s'étaient faits plus insistant sur sa personne, et Harry avait commencé à se demander s'il avait eu raison de se rendre dans les cuisines, quand un grand gargouillement provenant de son ventre s'était fait entendre. Le bruit avait eu pour effet de faire sortir de leur inactivité le personnel de cuisine.

_Mais bien sûr mon petit. Il y a largement de quoi nourrir une trentaine de personnes ici ! Viens et installe-toi sur cette chaise. Je vais te trouver de quoi te remplumer. Avait dit une femme d'une cinquantaine d'années vêtue de rose.

Elle avait ensuite apporté à Harry une grande assiette bien garnie. Le jeune homme s'était jeté sur la nourriture comme un vorace et avait englouti en quelques minutes les mets délicieux qui s'y trouvaient. Une deuxième assiette avait remplacé la première ; Harry avait pris son temps pour la déguster. Il avait en même temps engagé la conversation avec la femme qui lui avait donné à manger.

_Puis je connaitre le nom de l'adorable dame qui vient de m'éviter une mort affreuse par manque de nourriture ? Avait demandé Harry en souriant.

_ Dolores Ombrage. Avait aimablement répondu la gentille dame.

_C'est un très beau nom que vous avez là. Avait complimenté Harry.

_Merci mon petit. Avait répondu une Dolores aussi rose que ses vêtements.

_Cela fait combien de temps que vous travaillez ici ? Harry était curieux de savoir s'il pouvait récolter des infos croustillantes sur le fils à papa.

_Oh là, mon petit ! Cela fait une éternité que je suis au service des Riddle. Si ma mémoire est bonne, j'ai commencé mon apprentissage avec l'ancienne cuisinière, un an avant la naissance du jeune maître.

_Alors vous devez certainement connaître des trucs humil…heu, je veux dire amusants sur Tom !? S'était excité Harry.

_Oui effectivement, j'ai en mémoire quelques anecdotes cocasses sur lui …

_Comme quoi ? Avait demandé Harry, calculateur.

_Attends que je m'en souvienne, mon petit. Alors, il y a la fois où le jeune maître avait refusée de manger ses légumes parce qu'il trouvait qu'ils n'avaient aucune saveur. Il avait fait un tel caprice ce jour-là, que la maîtresse mécontente l'avait attaché sur sa chaise pour l'obliger à les manger. Mais ce jeune homme est une personne très têtue ! Il avait donc catégoriquement refusé de finir son assiette. Harry avait hoché la tête à cette remarque. Cela ressemblait parfaitement au Tom qu'il connaissait.

_Il avait commencé par pleurer, mais en voyant que ses pleurs n'attendrissaient pas sa mère, il s'était mis à crier et à exiger qu'on le détache. Il avait même menacé sa mère de la poursuivre en justice pour maltraitance d'enfant. C'était à l'époque où il voulait encore devenir avocat.

_Tom avait voulu devenir avocat ! S'était exclamé Potter. Certainement, un avocat pour la mafia locale à mon avis. Avait-il marmonné plus bas.

_Oui. Avait répondu Dolores en souriant. La femme n'avait pas entendu la dernière phrase de Potter. C'était juste avant qu'il ne décide qu'il allait devenir le roi du pays en destituant la reine.

_Rien que ça. Et, il avait quel âge le futur roi ?

_Voyons voir ... Il devait avoir dans les dix ans.

_Précoce le petit ! Comment s'est finie l'histoire avec les légumes ?

_Oh, j'avais presque oublié ! Les cris et les menaces n'ayant pas fonctionné, le jeune maître avait croisé les bras et s'était muré dans le silence. Il avait refusé par la suite d'adresser la parole à sa mère. La maîtresse avait bien sûr essayé de lui faire entendre raison afin qu'il finisse son assiette.

_Est-ce qu'il a fini par les manger ?

_Non. Le petit chenapan est resté attaché à sa chaise pendant une heure sans jamais céder aux exigences de sa mère. À la fin, ce fut elle qui en avait eu assez. Elle avait fini par détacher le jeune maître et fait retirer les aliments. Et vous savez quoi ?

_Qu'est-ce que Tom a fait ?

_Il avait refusé de quitter la chaise. Maître Tom s'était accroché à celle-ci comme à une bouée de sauvetage quand la maîtresse, puis le maître ont essayé de le retirer de là.

_Sérieusement ?

_Oui. Avait dit la femme en riant. Il y était resté jusqu'au dîner où il avait encore refusé de manger ses légumes. Sa mère n'avait pas insisté pour qu'il en mange. Depuis ce jour, le jeune maître n'a jamais plus absorbé de légumes.

_Quel petit enquiquineur ! Vous avez d'autres anecdotes de ce type ?

_J'en ai une, mais promets-moi de ne pas dire à personne d'où tu la tiens.

_Promis. Je ne divulguerais jamais ma source. Avait dit Harry en portant sa main sur son cœur.

_D'accord, alors je veux bien te le dire. Cette histoire est arrivée quand le jeune maître avait onze ans. Il avait convaincu le fils du jardinier, Neville Londubat, de l'accompagner dans la petite forêt entourant le manoir pour chasser. Durant la chasse, ils avaient capturé un petit rongeur à fourrure que le jeune maître avait pris pour un furet. Le jeune Londubat avait bien tenté de lui faire comprendre que ce n'en était pas un. Mais tu connais certainement l'entêtement du jeune maître et sa fâcheuse manie de toujours vouloir avoir raison. Harry avait une fois de plus hoché la tête.

_Le jeune maître a tout de même ramené la petite bête avec lui et a insisté pour faire prendre une douche à sa nouvelle acquisition. Et malgré toutes les mises en garde du personnel et de ses parents, il n'avait rien voulu savoir. Il était monté dans sa chambre pour mettre à exécution son projet. Il n'avait fallu que trois minutes pour que tout le manoir n'entende son hurlement.

_Que s'est-il passé ?

_Il s'était avéré que le jeune Londubat avait raison. Ce n'était pas un furet.

_C'était quoi le petit rongeur, alors ?

_ Un putois !

_Quoi ? Un putois ? Vous plaisantez !

_Eh non ! C'était bien un putois. Et celui-ci l'avait parfumé avec sa sécrétion nauséabonde. Il avait fallu quinze bains pour que l'odeur finisse par partir. Depuis ce jour, Maître Tom a en horreur tous les animaux à fourrures ... Il s'est d'ailleurs pris d'affection pour les serpents.

Harry était mort de rire en sortant de la cuisine. Chaque fois qu'il avait essayé de se ressaisir, une image d'un Tom minuscule tenant dans ses bras un putois pendant que celui-ci éjectait sa sécrétion sur lui le faisait repartir dans son fou rire.

Et c'était parce qu'Harry était distrait, qu'il n'avait pas vu Snape avant de lui rentrer dedans. La collision entre les deux hommes avait manqué de faire tomber Harry au sol ; mais forte heureusement pour lui, Snape l'avait retenu. Severus l'avait maintenu par la main et l'avait approché de lui dans le même mouvement. Ils s'étaient alors retrouvés si près l'un de l'autre que leurs torses se touchaient presque. Harry avait eu soudainement la gorge sèche et avait dégluti, avant de lever lentement les yeux vers l'autre homme.

Son regard s'était alors retrouvé emprisonné dans celui de son vis-à-vis. Son cœur avait raté un battement, alors qu'une sensation étrange s'était emparée de lui. Il n'avait pas compris ce que cela voulait dire : il était hétéro, alors pourquoi était-il troublé par cet homme ? Il était vrai qu'il n'était sorti qu'avec une seule fille de toute sa courte vie ... Et qu'il n'avait encore jamais couché avec elle. Mais il appréciait les baisers qu'ils échangeaient ensemble, et si Ginny n'était pas aussi jalouse, elle serait la petite amie parfaite.

_Harry. Avait dit Snape d'une voix basse, séducteur. Je viens d'apprendre qu'hier soir après mon départ, tu as donné un fabuleux spectacle. Je suis très chagriné de l'avoir manqué. Lui avait chuchoté Severus à l'oreille. J'espère pouvoir un jour rectifier cela … Avait dit Snape en caressant avec douceur la joue d'Harry.

Il avait ensuite rapproché ses lèvres lentement de celles d'un Potter stupéfait. Tous les neurones d'Harry l'avaient prié de se reculer, mais ses pieds et sa tête avaient refusé de bouger. Quand la bouche de Snape s'était posée sur la sienne, tout l'air qu'avaient contenu ses poumons s'était échappé. Son corps avait immédiatement répondu au baiser, comme dans un mouvement instinctif ; ses bras s'étaient levés et avaient entouré le cou de Snape. Il avait fermé les yeux et inspiré un grand coup. Il avait commencé à se perdre dans l'échange, quand un cri indigné avait retenti dans le couloir où les deux hommes étaient entrés en collision.

_Putain de merde ! C'est quoi ce foutu bordel ? Ôte tes sales pattes de ce qui m'appartient !