Un grand merci à Pulcotinette pour la correction.

Nacira Ohana : Je suis pour ne pas changer, heureuse de savoir que ma fic te plaît. Normalement, je poste tous les vendredis. Merci pour le com.

katia972 :Contente de le savoir. Je me pose les mêmes questions aussi. Merci pour le com.

Tenshi-Lily-Hime-Sama : Je suis ravi de voir que la personnalité de Ginny plaît aux lecteurs. Merci pour le com. Effectivement est en amoureux, mais il n'est pas prêt à le reconnaitre.

Guest : le chapitre est chez ma bêta depuis jeudi dernier, mais je n'ai pas encore eu de ses nouvelles. Dès que je l'aurais, je le posterais. En ce qui concerne le fait de mettre le chapitre au présent, je ne sais pas si tu l'as remarqué, mais la fic n'est pas au présent. Donc je me vois mal le mettre au présent alors que le reste ne l'est pas. Sinon merci pour le com et contente de t'avoir fait rire.

sucrette000 : Je suis toujours contente de lire les petits messages des lecteurs, alors même si c'est pour me dire que tu as aimé, c'est très apprécié. Merci donc pour ton gentil com.

PlumeDesGlaces : Je suis contente que le caractère de Ginny de te plaise. Je ne comprends pas cette haine pour cette charmante Ginny. Franchement, n'est-elle pas adorable cette petite bête ? ^_^
Merci pour le com.

aeka881 : Comme je stressais pour ce passage, alors savoir que cela est passé comme lettre à la poste est réconfortant. Pour le petit couple, je pense que nos deux héros vont avoir à surveiller leurs arrières. Merci pour le com.

anaismaxie452 : ravis de l'apprendre, Merci pour le com.

stormtrooper2: toujours aussi perspicace. Tes coms me donnent parfois de la matière à écrire pour la fic. Tes remarques me font souvent voir les choses sous un œil nouveau. Merci pour cela et le com.

BlackSkully : et ce n'est pas fini. Merci pour le com.

sunakotatji : Merci pour le com.


Chapitre 13

Harry Potter était dans une sorte de brouillard depuis que Tom et lui avaient partagé un moment intime. Il était troublé, déboussolé et ne savait pas qu'en penser : depuis sa rencontre avec le PDG, tous ses repères et convictions sexuels avaient été chamboulés. Lui qui se croyait être hétéro, s'était découvert une attirance pour les hommes ! En cinq jours, il avait embrassé deux hommes, et même fait un peu plus que ça avec l'un d'eux ... Et pas le plus agréable des deux. Et ce qui le faisait flipper dans tout ça, ce n'était pas le fait d'avoir embrassé des hommes ou d'être allé un peu plus loin. Non, ce qui faisait peur à Potter, c'était l'homme avec qui il l'avait fait.

Pourquoi il avait fallu que ce soit avec ce connard de Tom qu'il soit allé aussi loin ? Lui qui avait su résister aux charmes de Ginny sans problème, il s'était laissé faire sans même chercher à résister une seconde. Il pourrait accuser Tom de l'avoir forcé, mais il ne voulait pas se mentir en faisant croire qu'il avait été obligé et ainsi lui mettre toute la faute sur le dos. La réalité était qu'il avait aimé ce qu'ils avaient partagé sur le sol de leur chambre. Il avait apprécié de sentir les doigts de Tom sur sa longueur. Ce n'était pas l'acte en lui-même qui lui posait problème, mais comme dit plus haut, la personne avec qui il l'avait fait.

Harry se trouvait dans un état émotionnel contradictoire. Il était contrarié que Tom l'ait planté là, sur le plancher sans mot dire ; mais d'un autre côté, il était heureux de son départ, car il ne savait pas quoi lui dire. Et pour être honnête, il ne voulait pas parler de ce qui s'était passé entre eux deux. Cependant, le départ de Tom l'irritait d'une façon très blessante, pourquoi avait-il pris la fuite comme ça ? Ce n'était pas comme si c'était lui qui avait fait le premier pas. Alors, pourquoi avait-il pris ses jambes à son cou comme un voleur pris sur le fait pendant un cambriolage ? Harry ne le savait pas et cela le mettait dans un état de contrariété extrêmement déplaisant.

Ayant marre de se prendre la tête à cause de cette tête d'âne de Tom, Harry s'était mis debout et était parti prendre une douche. Lorsqu'il en était sorti, son portable était en train de sonner et il s'était précipité dessus pour répondre. Il s'était néanmoins assuré que ce n'était Ginny avant de décrocher.

_Allo ?

_Salut mon pote ! Tu vas bien ? Je viens de croiser ma sœur chez ma mère et je t'avoue avoir eu un peu peur pour toi. Que s'est-il passé entre vous deux pour qu'elle soit dans cet état ? Avait demandé l'interlocuteur de Potter avec anxiété.

_Je vais bien Ron, ne t'en fais pas.

Un soupir de soulagement s'était fait entendre de l'autre côté de son portable. Son ami avait l'air d'avoir eu très peur pour lui.

_Alors, tu peux m'expliquer ce qui a mis Ginny dans une telle rage ? La seule fois où je l'ai vu aussi en colère, c'est quand papa lui avait fait comprendre qu'il ne lui achèterait pas une voiture et que si elle en voulait une, elle n'avait qu'à se prendre un petit job. Je me rappelle qu'elle n'avait pas très bien pris sa réponse et qu'elle a détruit la précieuse collection de timbres de papa ... Mon père a commencé à faire cette collection à ses dix ans ! Papa a manqué de la trucider, mais heureusement, maman l'en a empêché. Alors, dis-moi ce qui s'est passé !

_Ce qui est arrivé n'est absolument pas de ma faute ! S'était écrié Harry, alors que personne ne l'accusait.

_ Ça, je veux bien le croire mon pote. Je t'écoute.

_Alors, je viens de me dégotter un nouveau job qui va me permettre de rembourser mes dettes très rapidement et par la même occasion reprendre mes cours.

_C'est fabuleux Harry, je suis content pour toi. Mais dis-moi, ce n'est pas un truc louche au moins ?

_Tu me connais, non !

_Oui, oui, c'est vrai. Excuse-moi mon pote.

_Cet après-midi, je me suis rendu avec mon employeur et deux de ses amis au centre commercial. Ginny nous a vus et tu connais ta sœur ...

_Oui. Elle a dû faire une scène.

_Je ne te le fais pas dire. Quoi qu'il en soit, des vigiles sont intervenus et ont emporté ta sœur avec eux. Voilà.

_Je comprends mieux maintenant. Mais connaissant ma petite sœur, tu devrais surveiller tes arrières, mon pote ! Ginny est très rancunière. Je suis certain qu'elle va te le faire payer, même si c'est elle la fautive.

_Je sais, mais merci pour le conseil.

Ils avaient ensuite parlé de tout et de rien avant de se dire au revoir.

Harry avait espéré le retour de Tom, mais celui-ci n'était pas revenu. À l'heure du dîner, Harry avait maudit le PDG pour sa lâcheté, car oui, c'était bien de la lâcheté : sinon, comment appeler son départ et son silence ? Harry était dans une rage froide en pénétrant dans la salle à manger. Et à la vue de Tom dans son costume de grandes marques, faisant la conversation à ses parents comme si de rien n'était, Harry avait hésité entre aller lui foutre son poing dans la gueule et l'ignorer. Il avait finalement opté pour la seconde solution et avait pris la chaise la plus éloignée de lui autour de la table.

En se rendant au salon pour un dernier verre, Harry avait pris le fauteuil pour s'assurer que Tom ne se placerait pas à ses côtés. Le petit Potter était vraiment en pétard contre Riddle. Il ne comprenait pas sa propre réaction toutefois : pourquoi le départ de Tom l'avait-il autant affecté ? Ce n'était pas comme s'il éprouvait quelque chose pour cet énergumène. S'il devait réellement ressentir quelque chose pour un homme, la logique voudrait que cela soit pour le beau et gentil Severus ... Harry était convaincu que Snape ne l'aurait jamais abandonné comme une merde après un tel moment intime sans une explication. Mais le problème, c'était que ce n'était pas avec Snape qu'il avait passé ce moment, mais avec cet infâme Riddle.

C'était en lançant dans sa tête des malédictions en tous genres sur Tom, qu'Harry avait entendu le commentaire surexcité de la présentatrice télé.

_Merde ! S'était-il exclamé.

Un rire grave provenant du canapé où se trouvaient Tom et Snape, avait attiré l'attention de Potter. Snape pour ne pas changer, était mort de rire, à tel point qu'il en avait les larmes aux yeux. Et pendant qu'il se tordait de rire, il n'avait pas arrêté de donner de grands coups sur le dos de Tom.

_Tu es vraiment un cas, Tommy. Avait-il fini par lui dire. Je me demande comment tu vas te sortir de cette situation ? Puis il s'était penché sur Tom et il lui avait chuchoté à l'oreille : Finalement, je ne vais rien dire à tes parents sur ce que j'ai appris sur toi. Je vais plus tôt m'asseoir et regarder le show ... Je sens que je vais bien me divertir dans les jours à venir ! Merci pour cela Tommy. Mais ne pense pas que je vais abandonner en ce qui concerne Harry. Une telle proie est rare de nos jours, alors, je ne vais pas te la céder sans rien tenter pour me l'approprier.

_Espèce de fi…

_Ne finis pas cette phrase Tommy, tu sais à quel point j'ai en horreur l'impolitesse. Avait coupé Snape.

_Si tu es autant à cheval sur l'insolence comme tu me l'as fait comprendre pendant toutes ces années, alors, pourquoi tu es aussi passionné par Potter ? Avait à son tour murmuré Tom. Je te signale qu'Harry est la personne la plus grossière que je n'ai jamais côtoyée jusqu'à présent. Alors, pourquoi tu montres tant d'intérêt pour lui ?

_Harry est pourvu d'un charme qui fait que ce petit désagrément, au lieu de m'agacer comme d'habitude, me donne envie de le faire mien. Avait répondu Snape avec un sourire en coin.

_Mais le problème, c'est qu'Harry est à moi, parrain !

_Je ne pense pas qu'il partage ta croyance Tommy. J'ai même l'impression qu'il te voue une haine farouche en cet instant ... Avait rétorqué Snape sans se départir de son sourire. Je pense donc avoir toutes mes chances avec Harry.

_Tom Riddle Jr, je vous adresse la parole, alors répondez-moi ! Avait retenti la voix de la matriarche Riddle.

_Oui mère, je vous écoute. Quel est le problème au juste ?

_Comment pouvez-vous me demander cela alors que cette femme vient d'annoncer à toute l'Angleterre que vous êtes gay ? Avait beuglé la mère de Tom.

_Je ne vois pas où est le problème, puisque c'est la vérité. Avait nonchalamment répondu Tom.

_Vous ne voyez pas où se trouve le problème ?! Avez-vous songé à ce que nos amis et partenaires en affaires vont penser ? Et le père de votre fiancée, que croyez-vous qu'il va dire de tout cela ?

_Je ne vois pas en quoi ma vie personnelle aurait à voir avec ma vie professionnelle. Nos partenaires en affaires savent parfaitement où se trouvent leurs intérêts. Et de nos jours, il est courant de rencontrer des PDGs ouvertement gays : Severus en est le parfait représentant. Et en ce qui concerne cette histoire de fiancée, je ne vois absolument de quoi vous voulez parler. Je le saurais si j'avais une fiancée.

_Avez-vous perdu la tête mon fils, pour dire de telles sottises ? Notre entreprise est une firme avec des valeurs familiales qui cible les vieilles familles nobles et c'est la raison majeure de son si grand succès. Je reste persuadée que l'annonce de votre prétendue homosexualité va avoir de sérieuses répercussions sur elle. Je vous ordonne en conséquence d'aller immédiatement démentir ce ramassis d'absurdité ! Et ensuite, vous irez présenter vos excuses aux Granger pour le préjudice que vous venez de leur infliger.

_Je suis désolé de vous contredire mère, mais depuis que j'ai repris le contrôle de l'entreprise, j'ai fait quelques changements sur notre clientèle que je trouvais un peu trop restreinte. J'ai fait donc développer de nouveaux départements avec pour objectif, d'atteindre les minorités ethniques de la haute société. Mine de rien, notre entreprise fermait ses portes à une très grande partie de notre société. Avait déclaré Tom à ses parents. J'ai de ce fait, fait ouvrir des magasins qui ciblent notamment les rappeurs, les gens de couleur fortunés, les nouveaux riches et surtout les gays, qui sont de grands consommateurs. Avait-il poursuivi. Alors, même si les vieilles familles comme vous dites, nous tournent le dos, notre chiffre d'affaires ne risque pas grand-chose : peut-être une légère baisse, mais cela n'aurait pas autant d'impact sur nous que vous le craignez. Quant aux Granger, je ne vois pas en quoi je devrais leur présenter des excuses. Il me semble vous avoir prévenu que je ne pouvais pas m'engager avec elle, car je suis gay et en couple, qui plus est !

_Je ne savais rien de ces changements.

_Je n'ai pas voulu vous mettre dans la confidence, car je savais que vous auriez à redire.

_Vous aviez raison Tom, si vous m'aviez mise aux faits de ces changements, je me serai opposée à vous. Mais ce qui est fait est fait maintenant. Avait tranché la matriarche. Quant aux Granger, il me semble que ton père et moi t'avions dit que nous nous étions engagés pour toi auprès d'eux ! Nous n'avons jamais cru une seule seconde à vos âneries. Nous attendions simplement que vous mettiez fin à cette mascarade. Alors, oui, vous allez faire amende honorable auprès d'eux dès demain matin !

_Je me refuse à faire une telle chose ! Je n'ai jamais donné mon accord pour ça, donc, je ne vois pas en quoi je devrais me sentir impliqué ou responsable. Et que faut-il que je fasse pour vous convaincre de mon homosexualité ? Que je prenne Harry sur le plancher devant vous pour que vous finissiez par l'accepter ?!

_Il suffit Tom, vous devenez grossier. Était intervenu le père de Tom. Ce n'est pas que nous ne vous croyons pas, mais il faut penser à la pérennité de la famille. Notre lignée est très ancienne et ta mère et moi ne voulons pas qu'elle se termine avec vous.

_Je suis conscient de cela aussi père, mais me forcer à me marier n'est pas la solution. Je vous promets de fournir à la famille une descendance, mais cela ne se fera pas avec cette Granger.

_Et comment comptez-vous vous y prendre, mon fils ? Avait demandé sa mère avec scepticisme. Jusqu'à preuve du contraire, pour faire un enfant, il faut le concours d'un homme et d'une femme. Pas d'un homme et d'un homme.

_Avec les progrès de la science, de nos jours, faire un enfant est bien plus facile. Vous pouvez en demander la confirmation à mon parrain. Il a une branche qui travaille sur le secteur. Je vous promets de fournir à la famille un héritier d'ici deux ans. Et si je n'y parviens pas, je m'engage à faire ce que vous voulez. Avait proposé Tom.

_Deux ans vous dites ? Avait sauté sur l'occasion sa mère.

_Oui, deux ans, avait confirmé Tom sûr de lui.

_Dans ce cas, j'accepte votre proposition, avait dit la matriarche, certaine de bientôt pouvoir marier son fils.

Harry avait assisté à l'échange en simple spectateur. Il avait regardé avec fascination la mère et le fils se chamailler. Il avait été sidéré par le talent pour mentir de Tom. À l'entendre, l'homme serait un gay victime de discrimination, face au refus catégorique de sa famille qui ne voulait pas reconnaître cet état de fait. Si Harry n'avait pas été au courant de la vérité, il se serait laissé avoir par les mots de Tom ! Plus il l'avait écouté, plus il avait été étonné par le culot dont il faisait preuve. Mais parmi toutes les conneries que Tom avait déversées, Harry avait été frappé par son assurance quand il avait déclaré être en mesure d'avoir un héritier dans les deux ans à venir, sans le concours d'une femme. Ou il était magicien, ou il était, comme Harry commençait à le croire, un aliéné … !

Alors qu'Harry s'interrogeait sur l'état mental de Tom, le portable de celui-ci avait sonné. Tom avait décroché après la quatrième sonnerie.

_Allo ?

_Tu es une ordure ! Une saloperie de malade mentale. Tu mériterais de rôtir en enfer ! Comment tu as pu me faire ça à moi ! Je croyais que tu m'aimais, mais en fait, je me suis fait berner ! Je vais devenir la risée parmi mes amis à cause de toi…snif, snif…je ne vais plus avoir le courage de me montrer devant personne. Je te hais Riddle. Je te hais de tout mon cœur. Va griller en enfer…biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip.

_Ouah, c'était qui cette hystérique ? Avait demandé Harry en se rapprochant de Tom.

_Eh bien, je n'en ai aucune idée. Avait répondu Tom en se massant l'oreille.

_Elle avait l'air très remontée contre toi, pour quelqu'un tu ne connais pas. Avait insisté Harry.

_Serais-tu jaloux, mon petit Harry ?

_Certainement pas ! Et pourquoi le serais-je ? Peu importe, s'était écrié Harry avant que Tom ne dise quelque chose. Je vais me coucher. Je suis épuisé. Bonne fin de soirée à tous.

Il avait ensuite quitté la pièce.

_Moi aussi je suis fatigué ! S'était exclamé Tom en emboîtant le pas à Harry. Bonne nuit père, mère, parrain.

_Je commence à me dire que notre fils est réellement gay ma chère. Avait dit le père de Tom à sa femme.

_Cela n'aurait aucune importance dans deux ans, avait-elle rétorqué.

_Pourquoi ?

_Parce que mon cher mari, je compte bien le marier à Hermione dans deux ans. Alors qu'il soit gay ou pas, n'est en rien un souci pour moi.

MPJSG

Un chemisier échancré rouge surmonté d'un collier en perles de verre, une jupe noire et vaporeuse et des escarpins de même couleur, Ginny était en chasse. Enfin, elle n'était pas en chasse de nouvelles proies, mais d'un ancien et occasionnel amant. Son nom était Vincent Crabbe, un petit caïd pas très malin, mais qui lui vouait une passion sans limites. Un seul mot de la jeune femme avec un petit passage dans un lit ou une surface assez solide pour les retenir, et l'homme faisait tout ce que Ginny lui demandait sans poser de questions.

Vincent Crabbe résidait dans l'un des quartiers les plus malfamés de Londres. Sa réputation était telle, que les gens préféraient faire un grand détour que de devoir couper par là. Vincent était à la tête d'une petite bande de petits malfrats qui vivait de larcins et d'arnaques ; son petit groupe avait le monopole du territoire et tous les résidents du quartier connaissaient son visage et celui de sa petite amie. Ginny pouvait donc parcourir sans crainte les rues de cette zone, car personne n'était assez idiot pour s'en prendre à la copine du chef de bande.

Ginny avait toujours éprouvé un plaisir malsain à pouvoir traverser un quartier avec une si mauvaise réputation sans en éprouver de la peur, alors que des hommes à l'aspect de dur à cuir hésitaient à le faire. Avec la protection que lui offrait Vincent, Ginny pouvait se permettre de déambuler dans le coin sans soucis.

Avec sa démarche de mannequin de grandes maisons de couture, Ginny s'était rendue dans le repaire du gang. Son entrée avait été saluée par des sifflements de la part des membres de la bande.

Le repaire du gang se situait dans une ancienne usine abandonnée. Deux larges portes permettaient d'entrer et de sortir du repaire. Deux jeunes qui ne devaient pas avoir plus de quatorze ans montaient la garde, avec chacun un Pistolet Glock 26 semi-automatique avec chargeur métal amovible à la ceinture.. L'intérieur du quartier général du groupe était un ample espace jonché de canapé de mauvaises factures, où plusieurs jeunes âgés de douze à vingt ans étaient installés. Un long escalier en spirale conduisait à un étage où deux volumineuses pièces servaient de cuisines et bureau.

_Patron, ta copine est là. Avait hurlé un des jeunes.

Le bruit d'une masse volumineuse qui rencontrait le sol s'était fait entendre après le cri. Des insultes d'une grossièreté à faire rougir un curé avaient suivi le bruit, puis des pas précipités avaient retenti. Bientôt, un homme dans la vingtaine, de taille moyenne et trapue, avec des bras raides et des cheveux coupés au bol avait dévalé les escaliers. Vincent Crabbe n'était pas ce que l'on appelait un bel homme, loin de là même : il était laid et en quasi-surpoids. De plus, ce chef de gang était en permanence en sueur, ce qui faisait qu'il dégageait une détestable odeur qui vous donnait envie de vomir à son contact.

Pour une raison inconnue, Ginny adorait le parfum naturel de Vincent, elle trouvait cela extrêmement appétissant. Ginny avait fait la connaissance de Vincent deux ans avant d'entamer sa relation avec Harry : en sortant d'une boîte de nuit non loin du territoire de Vincent, Ginny s'était faite agresser par une bande de gamins trop saoûls et Vincent était alors venu à son aide. Ginny n'avait jamais eu autant peur de toute sa vie, mais d'un autre côté, elle n'avait jamais été aussi excitée.

Cette nuit-là, elle avait couché avec son sauveur pour le remercier. Après cette première fois, les deux jeunes gens s'étaient régulièrement vus pour un petit coup vite fait. De tous ses amants, c'était le seul avec qui elle avait gardé contact après sa mise en couple avec Potter, et c'était aussi avec lui qu'elle venait se soulager quand Harry refusait ses avances. Elle aimait Harry, mais elle aimait encore plus le sexe ; et les réticences de son petit-ami officiel sur le sujet l'avaient obligé à aller trouver ce qu'elle voulait ailleurs.

En arrivant au pied des marches, Vincent avait réduit la distance qui le séparait de Ginny. Il avait ensuite soulevé la jeune femme dans ses bras et l'avait embrassé avec force, avant de la porter comme une princesse et de remonter les escaliers en courant sous les rires gras de sa bande. Ginny avait gloussé devant la précipitation de Vincent. Le voyou l'avait amené dans la pièce qui servait de bureau au groupe. Il avait fermé la porte d'un coup de pied et avait projeté sa charge sur la grande table qui s'y trouvait, avant de se jeter sur elle comme un animal en rut.

Vingt minutes plus tard, les deux amants étaient allongés sur le plancher et reprenaient leur souffle. Vincent avait un énorme sourire sur sa tronche rougeâtre. Ginny s'était approchée de lui et s'était nichée entre ses bras. Elle avait pris une grande respiration en lui caressant la poitrine calmement.

_Dit mon chou.

_Oui.

_Tu pourrais me rendre un petit service ?

_Tu sais bien que je ne peux rien te refuser, ma Gin.

_Je savais que je pouvais compter sur toi.

_Toujours, ma Gin. Il te suffit simplement de demander.

_Je veux que tu donnes une leçon à un gars.

_Donne-moi seulement son nom.

_Il s'appelle Tom Riddle.

_Pas de problème. Je vais m'en occuper pour toi.

MPJSG

Quand Harry avait franchi la porte de la chambre qu'il partageait avec Tom, il ne s'était pas attendu à ce qu'une bête sauvage lui tombe dessus. En effet, Tom qui avait suivi Harry de près, s'était jeté sur lui et l'avait coincé entre la porte de la chambre et lui. Il l'avait ensuite embrassé sans attendre. Sa langue était entrée directement en contact avec celle d'Harry. Il l'avait enroulé autour de celle de Potter en la tournant doucement, puis en finissant par la sucer avidement en exécutant des va et viens avec ses lèvres sur la langue de Potter. Ensuite, sa langue avait caressé subtilement les lèvres de Potter avant d'aspirer sa lèvre inférieure.

Les mains de Tom s'étaient placées sur les hanches de Potter, avant de se déplacer lentement vers son dos et suivant sa colonne vertébrale. Arrivées jusque dans ses cheveux, elles avaient soulignées son visage, caressant ses joues et son cou. Le baiser était devenu profond et appuyé.

Tom s'était mis à frotter le devant des dents de Potter avec sa langue tout en caressant ses joues, puis il s'était saisi des deux lèvres de son compagnon avec ses dents et les avaient sucés goulûment. Lorsqu'il avait frotté son palais avec sa langue, des gémissements étaient sortis des lèvres de Potter. Tom était complètement parti. Alors qu'il allait glisser ses doigts dans le pantalon de Potter, une douleur affreuse au niveau de ses parties intimes l'avait cloué au sol.

_Tu penses vraiment que je vais me laisser avoir une seconde fois ? Ne t'avise plus jamais de me toucher, Riddle ! Ne confonds pas notre mascarade avec la réalité. Dis-toi que demain, nos chemins vont se séparer et nous n'allons plus jamais nous revoir. Alors, garde tes mains sur toi et loin de moi !

Puis Harry était parti s'enfermer dans la salle de bains.