Voici le chapitre corrigé par ma nouvelle bêta Pulcotinette dont je tiens à remercier infiniment. Alors, MERCI !

Merci pour vos com's. Ils sont très importants pour moi. Alors merci a ceux qui prennent le temps de me dire ce qu'ils pensent de la fic.


Chapitre 14

Tom Riddle Jr était dans un état d'énervement pas possible. Pourquoi, vous vous demandez ? Eh bien, l'irritation de Tom provenait de son petit nain de jardin, alias Harry Potter. Ce dernier avait eu le toupet de planter le jeune homme devant le manoir familial. Et comme si ce n'était pas suffisant, Harry avait accepté la proposition de travail de son parrain et ne répondait à aucun de ses appels. Cette situation durait depuis une semaine. Une semaine qu'il avait traversée en passant par différentes émotions.

Évidemment, la colère et l'énervement primaient sur tout autre sentiment. Ensuite, venait un petit, minuscule, rikiki, regain de culpabilité suivi de près par de l'agacement. Il n'avait rien fait de mal. Il ne voyait donc pas pourquoi il devrait culpabiliser. Il n'avait forcé Harry en rien et Potter avait eu l'air d'apprécier ce qu'il lui avait fait, autant que lui. Et jusqu'à preuve du contraire, Harry n'était pas une femme pour se vexer de son départ précipité après leur échange. Voilà ce que se répétait Tom en boucle, et cela, à chaque fois que la culpabilité menaçait de l'envahir pour s'être enfui de la chambre après leur ébat.

Tom avait voulu se rendre directement chez Harry pour le confondre, mais la semaine de vacances qu'il avait prise, l'avait mis en retard dans ses affaires et il ne pouvait pas se libérer pour visiter Potter. En plus de son impossibilité de se rendre chez Harry, son fourbe de parrain était venu lui rendre visite pour lui annoncer, le sourire en coin, que ce putain de nain de jardin, avait accepté sa proposition de travail. Tom s'était passé encore et encore la conversation dans sa tête ; il était plongé dans la lecture d'une proposition de partenariat avec une grande marque, quand Snape s'était fait annoncer.

_Monsieur, votre parrain est ici, avait retenti la douce voix de sa secrétaire.

_Faites le entrer, avait répondu Tom après un silence.

_Que me vaut ta déplaisante visite, parrain ? avait-il demandé sans laisser ou proposer à Snape de s'asseoir.

_Quel charmant accueil ! Tu t'améliores de jour en jour Tommy, avait répondu le scientifique en prenant place sur un des deux fauteuils présents dans le gigantesque bureau.

_Je t'en prie, fais comme chez toi, avait dit un Tom sarcastique.

_Merci Tommy.

_Bon, que me veux-tu ? avait demandé le plus jeune après un silence de trois minutes environ.

_Je suis venu prendre des nouvelles de ce charmant jeune homme que tu as amené chez tes parents la semaine dernière, avait annoncé avec désinvolture son interlocuteur.

_Pourquoi demandes-tu après mon Harry ? avait exigé Tom pas franchement heureux de savoir ce qui amenait Snape sur son lieu de travail.

_Je me disais, que je pourrais le convier à m'accompagner à une soirée de bienfaisance auxquelles je suis obligé d'assister.

_Je ne pense pas qu'il aimerait ce genre d'endroit, avait-il répliqué froidement.

_Laissons-le en décider dans ce cas.

_Je te dis qu'il n'est pas le genre à se rendre dans ce type d'événement.

_Moi, je suis persuadé du contraire, avait réfuté calmement Snape.

_Même si c'était le cas, Harry ne pourra t'y accompagner, avait dit Tom avec assurance.

_Et pourquoi cela ?

_Parce que nous avons prévu de sortir ce soir.

_À quelle heure et où ?

_J'ai une réservation dans un restaurant pour huit heures. C'est un restaurant réservé exclusivement aux couples, avait ajouté Tom.

_Tu es certain de ce que tu avances, Tommy ? s'était renseigné Snape avec une lueur amusée au fond de ses prunelles.

_Parfaitement ! Pourquoi tu demandes cela ? Tu ne me fais pas confiance, avait-il demandé un brin vexé.

_Oh, je me demandais simplement, comment Harry allait-il faire pour être à l'heure, avait dit Snape avec nonchalance.

_Et pourquoi, serait-il en retard ? s'était enquis un Tom soupçonneux.

_Pour la simple raison, qu'il est parti avec un groupe de mes chercheurs pour visiter un de mes laboratoires en dehors de la ville.

_Pardon ?! Pourquoi mon Harry, serait-il parti en visite dans un de tes laboratoires ?! s'exclama Tom d'une voix féroce.

_Il ne t'a pas mis au courant ? avait interrogé Snape en simulant la surprise.

_De quoi parles-tu, avait demandé Tom d'une voix agacée.

_Donc, Harry ne t'a pas dit qu'il avait accepté ma proposition de travail, avait avancé

Snape avec un sourire en coin victorieux.

Tom était devenu Blanc à cette annonce. Il n'avait pas su quoi répondre à son parrain.

_Passe une bonne soirée Tommy ! avait dit Severus.

Snape s'était alors levé et avait pris congé de Tom. En refermant la porte derrière lui, il était parti dans un petit rire satisfait. Tom avait mis un certain temps à se remettre de la nouvelle. Quand la surprise était passée, il avait saisi son portable avec rage et avait composé, de mémoire, le numéro de Potter. Mais une fois de plus, il était tombé sur la messagerie d'Harry. La journée de Tom ainsi que celle de ses employés, avait été une horreur après le passage de Snape. Certaines femmes avaient fini en pleurs à la fin de la journée, et tout le monde avait essayé de son mieux d'éviter de se retrouver dans la même pièce que Tom Riddle Jr.

Tom avait rongé son frein pendant le reste de la semaine en essayant d'appeler Potter de temps en temps. Quand le weekend était enfin arrivé, il avait pris sa voiture et foncé chez Harry. Il s'était garé à quelques mètres de l'immeuble délabré du garçon, en ayant une petite pensée pour son ancienne voiture. Alors qu'il s'apprêtait à sortir de son véhicule, il avait aperçu Snape penché sur Harry. De là où il se trouvait, il ne pouvait pas réellement voir ce qui se passait entre les deux, mais il ne fallait pas être voyant pour deviner ce qu'ils faisaient. Cette vue avait rendu Tom fou de jalousie, il devait bien se l'avouer.

Il avait amorcé un mouvement pour sortir de la voiture, mais s'était retenu à la dernière seconde. Que devait-il faire ? s'était-il demandé en regardant d'une façon hypnotique, les deux hommes devant la porte d'entrée de l'immeuble d'Harry. Son instinct ou plus exactement sa jalousie, lui dictait de sortir de sa voiture et d'aller foutre une bonne droite dans la gueule de son parrain, mais sa raison pour une fois, lui disait de n'en rien faire. Ne sachant comment agir, Tom avait remis le contact et quitté les lieux comme s'il avait le diable aux trousses.

Il avait conduit sans but, avant de se garer devant le bar où travaillait Colin, le jeune barman. Il était resté dans la voiture une trentaine de minutes en se demandant ce qu'il faisait là, puis il avait fini par en sortir et entrer dans le bâtiment. Il s'était fait un chemin jusqu'au bar et avait ensuite fait signe au barman, qui n'était pas Colin, et avait passé commande. Il avait par la suite aligné les shots pour finir complètement ivre sur le comptoir. Il avait fini par s'endormir dessus. Vers les trois heures du matin, un homme l'avait secoué pour le réveiller. Tom avait très mal pris la façon trop musculeuse que la personne avait utilisée pour parvenir à le sortir de son sommeil.

_Connard, qui t'a permis de poser tes sales pattes sur moi, hein ? Avait râlé Tom, les yeux fermés et la tête toujours posée sur le comptoir.

_Tout doux mon beau, avait retenti une voix qui lui était familière. Tom avait alors daigné ouvrir les yeux et avait tourné délicatement sa tête vers le propriétaire de la voix. Se tenait devant lui, le jeune barman.

_Bonsoir Tom. Cela me fait plaisir de te revoir, avait dit Colin avec un gigantesque sourire.

_Enlève-moi cette chose de ta face de rat, avait bougonné Tom devant le plaisir évident de Colin à le revoir et son sourire éclatant.

_Je vois que tu n'as pas changé, toujours aussi aimable avec les gens.

_C'est ce qui fait mon charme, alors pourquoi changer ?

_Qu'est-ce qui t'amène dans mon bar ? S'était enquis Colin en ignorant la réplique de Tom.

_Cela ne se voit pas ? Je m'enivre.

_Pour quelle raison ? avait demandé Colin curieux.

_Pour oublier que ce sale petit nain de jardin, fricote avec mon odieux parrain.

_Si je me refais à notre conversation de l'autre fois, ''le sale petit nain de jardin'' serait ce fameux Harry, dont tu es tombé amoureux.

_Je ne suis pas amoureux de ce stupide minus infidèle ! Avait réfuté Tom avec emportement. Comment a-t-il osé me tromper avec mon parrain ! Quand je vais lui mettre la main dessus, je vais le baiser d'une telle façon qu'il ne pourra plus jamais se passer de moi, avait dit Tom avec colère.

_Je vois que ton cas a empiré depuis la dernière fois, avait constaté Colin en écoutant Tom.

_De quoi tu parles ? avait-il demandé.

_De ton béguin pour Harry.

_Je n'ai pas le béguin pour ce stupide traître ! S'était écrié Tom. J'ai besoin d'un verre, avait-il ajouté ensuite.

_Non, je crois que tu as assez bu pour ce soir.

_Tu n'es ni ma mère, ni mon père, alors ne viens pas me dire ce que je peux faire.

_Comme tu veux, mais ne viens pas te plaindre ensuite, Avait dit Colin. Alors, dis-moi ce que tu as fait à Harry pour qu'il te plaque pour ton parrain.

_Pourquoi cela serait de ma faute, hein, si ce sale félon m'est infidèle ? Je n'ai absolument rien fait. Et depuis quand les hommes sont aussi susceptibles qu'une femme enceinte, dis-moi ! Avait déclaré Tom avant de porte le verre que le barman venait de déposer devant lui à sa bouche.

_Attends, de quoi tu parles ? C'est quoi cette histoire de susceptibilité ? Avait relevé un Colin intéressé.

_Rien qui te regarde.

_Allez Tom, je suis certain que c'est une histoire amusante, enfin, je veux dire triste. Et puis, rappelle-toi, je suis une sorte de psy, alors c'est tout à ton bénéfice de me le dire. Dis-toi que cela va te soulager d'un poids. Je ne veux que te venir en aide, avait dit Colin d'un air convaincant. Et puis, je suis persuadé que cela va être très divertissant à entendre, avait-il ajouté plus doucement.

Tom avait considéré la question pendant deux minutes avant de hausser ses épaules.

_Pourquoi pas.

_Vas-y, je t'écoute, avait ajouté Colin, impatient.

_Si tu y tiens tant que ça…par où je commence ?

_Par là où tu t'es arrêté la dernière fois.

_Et c'était où, exactement ?

_Harry t'avait fait un strip-tease avant de t'embrasser. Tu avais aimé, ce qui t'avait fait flipper. Et pour te prouver que tu étais un parfait hétéro, tu étais allé te faire une de tes copines. Je crois que c'est tout. Je n'ai rien oublié ?

_Non, même si tu aurais pu le dire d'une façon plus digne.

_L'essentiel est que j'ai dit le plus important, non !?

_Passons. Après t'avoir quitté, j'ai eu le déplaisir de retrouver ce foutu nain de jardin dans les bras de mon parrain, en train d'échanger un baiser à la vue de tous.

_Vraiment !

_Parfaitement.

_Ben, il ne perd pas de temps ton Harry. Il doit être une sacrée bombe pour arriver à tourner la tête de ton parrain et de toi.

_C'est vrai qu'il est beau, mais pas un top modèle non plus. Il est bien trop petit pour cela. Pour tout te dire, tu es bien plus attrayant physiquement que lui. La seule chose qu'il a de plus beau que toi, ce sont ses incroyables yeux verts. Quand je les vois, je ne peux pas m'empêcher de me perdre dedans, surtout quand il est en colère. Ils brillent d'une telle vitalité qu'on les croirait presque vivants.

_Waouh ! Tu es vraiment accro à ce type, mec.

_Ne dit pas n'importe quoi ! Tom Riddle n'est accro à personne. Ce sont les autres qui le sont.

_Pourtant, tu en as tous les signes.

_Pense ce que tu veux, avait dit un Tom sur les nerfs.

_Alors, que s'est-il passé ensuite ?

_Une de mes connaissances, nous a conviés à aller faire les magasins avec elle et sa sœur.

_Une petite sortie en amoureux, cela a dû être amusant, avait commenté Colin envieux.

_Au début, c'était plaisant effectivement. Mais quand la poupée gonflable a fait son apparition, tout est parti en vrac.

_Quelle poupée gonflable ?

_L'ex-petite amie d'Harry bien sûr, avait répondu avec évidence Tom.

_Donc, Harry avait une petite amie.

_Oui, si l'on veut. Pour moi, elle a plus l'apparence d'un psychopathe que d'une petite amie. Heureusement que ce minus m'a écouté et a rompu avec elle. Et de toute façon, il n'avait pas le choix sur le sujet.

_Pourquoi n'avait-il pas le choix ? demande Colin intrigué.

_Parce qu'Harry est à moi ! S'était exclamé Tom de manière certaine. Et je ne partage pas, donc il n'avait pas le choix, il devait rompre avec elle.

_Tu es un peu dément, non ? Ta façon de considérer Harry comme étant ta propriété est incroyablement flippante, mec. Tu me fais presque peur.

_Mais, Harry est à moi, il ne le comprend pas encore, c'est tout.

_Cela veut-il dire que tu as enfin accepté ta part d'homosexualité ?

_Je ne suis pas gay, avait réfuté Tom. Je suis simple attiré par Harry, pas par les hommes en général. Harry est une exception.

_Tu es donc prêt à te mettre en ménage avec lui, alors ?

_En ménage, c'est un bien grand mot. Tom Riddle n'est pas ce genre d'homme.

_Alors qu'est-ce que tu attends d'Harry au juste ?

_Qu'il me soit fidèle et qu'il reste là où je peux le voir à chaque heure de la journée. De préférence, dans mon appartement, avait dit Tom sans prendre le temps de réfléchir.

_Je suis désolé de te l'apprend mon vieux, mais c'est une définition un peu tordue de vivre ensemble.

_N'importe quoi !

_Si tu le dis. Tu n'as pas fini ton histoire sur ce qui s'est passé avec Harry.

_Après le départ de la folle qui servait de copine à mon Harry, nous sommes rentrés à la maison.

_Que s'est-il passé là-bas ? avait demandé Colin comme Tom s'était arrêté dans son récit.

_On s'est embrassé et un peu plus, avait dit Tom d'une petite voix.

_Pardon ! Vous avez fait quoi ?

_On s'est embrassé.

_Non, non, pas ça ! L'autre chose. Le " un peu plus ".

_Je l'ai caressé, avait avoué Tom le rouge aux lèvres.

_Tu l'as caressé, mais où précisément ? avait demandé un Colin surexcité.

_Il faut vraiment que je te fasse un dessin ?

_Oh, tu veux dire que tu l'as masturbé, quoi !

_Non, mais ça va pas de dire ce genre de choses aussi fort et dans un lieu public ! Il y a tout le monde qui nous regarde maintenant, avait râlé Tom en baissant la tête.

_On s'en fout d'eux ! Raconte-moi ce qui s'est exactement passé et n'oublie aucun détail, avait exigé Colin.

Tom lui avait alors tout raconté sans rien omettre de ce qu'ils avaient fait, de ce qu'il avait ressenti, de sa fuite et du coup qu'il avait reçu dans ses parties intimes quand il avait voulu remettre ça. Il avait aussi mentionné la visite de son parrain et sa visite du soir chez Harry.

_T'es un vrai connard mec, avait été la réponse de Colin à ses confidences.

_Quoi ?

_Tu es un connard. Et de la plus pire espèce, en plus.

_Pourquoi tu dis ça ? Ce n'est pas moi qui suis parti voir ailleurs, s'était plaint Tom en essayant de garder son sang-froid.

_Comment tu as pu laisser Harry planté là comme un con, sans aucun éclaircissement, pour revenir à la charge quelques heures après, sans lui fournir plus d'explications ? Moi aussi, j'aurais réagi de la même manière à sa place. Et il a bien raison d'aller se trouver un autre mec plus sensible. Tu mérites ce qu'il t'arrive.

_Mais, Harry n'est pas une femme et je lui ai déjà dit qu'il était à moi, avait objecté Tom. Et je croyais que tu voulais me venir en aide, pas me déprimer encore plus. Et Severus n'est pas un mec sensible. Il est pire que moi avec ses amants. Ils les jettent comme des vieux meubles après utilisation.

_ C'est quoi le lien entre une femme et Harry ? Et j'ai beaucoup de mal à te croire quand tu parles de ton parrain. Il ne doit pas être aussi pourri que tu veux me le faire croire.

_Évidemment qu'il l'est ! Je l'ai vu un jour faire appel à des policiers pour se débarrasser d'un de ses amants. Le pauvre homme a passé trois mois en prison pour violation de domicile.

_Il doit l'avoir mérité, s'il s'était introduit chez ton parrain sans autorisation.

_C'est mon parrain qui l'avait invité chez lui le soir.

_Mais alors, pourquoi il l'a fait arrêter ? avait demandé Colin confus.

_Parce que le pauvre type avait mis un peu trop de temps pour partir le lendemain matin.

_C'est donc une histoire de famille, cette façon que vous avez de traiter les gens, avait dit Colin en secouant la tête. Enfin, revenons à nos moutons. Tu peux m'expliquer cette histoire de femme ?

_Eh bien, je pensais que vu que Harry est un homme comme moi, je n'ai pas besoin de lui tenir la main et de lui expliquer chaque chose.

_Tu es vraiment un cas, toi ! Non mais, tu t'écoutes quand tu parles des fois ! Si j'étais ton Harry, je m'éloignerais le plus loin possible de toi.

_Ne parle pas de malheur, oiseau de mauvaise augure ! Déjà que j'ai de la peine à l'avoir au bout du fil, avec ta mauvaise langue, il risque de quitter le territoire.

_Et il aurait bien fait de le faire, avait martelé Colin.

_Que dois-je faire pour qu'il me revienne ? Avait demandé Tom après un temps.

_Que tu t'excuses, déjà.

_Je ne vois pas pourquoi. Je n'ai rien fait de mal. Colin avait secoué la tête devant tant de mauvaise foi.

_Tu t'es conduit comme un connard mec. Qu'Harry soit un homme, ne veut pas dire qu'il ne ressent rien. Et si ce que tu m'as dit sur sa copine est vrai, il doit être aussi perdu que toi. Si tu veux avoir une chance de récupérer Harry, tu dois faire amende honorable devant lui.

_Et comment je fais ça ?

_Tu vas le voir et tu t'excuses sans oublier de lui expliquer les raisons de ton odieux comportement. Oh, et je suis sûr que cela aiderait beaucoup si tu lui avouais tes sentiments.

_De quoi tu parles ?

_Du fait que tu es amoureux de lui, mec.

_Je t'ai déjà dit que je ne suis pas amoureux de lui. Je veux simplement qu'il reconnaisse qu'il est à moi et qu'il réponde quand je l'appelle. Et surtout qu'il s'éloigne de mon parrain. Et aussi qu'il quitte son taudis pour venir chez moi, comme ça, je pourrais l'avoir à l'œil.

_Tu veux beaucoup de choses Tom, mais t'es-tu demandé ce que veut Harry ?

_La même chose que moi, bien sûr ! Colin avait levé les yeux en l'air devant l'absurdité de la réponse.

Les deux hommes avaient continué à parler jusqu'à ce que Tom s'écroule une fois de plus. Colin l'avait alors conduit chez lui.

MPJSG

Dans la cave d'une vieille maison située dans le territoire de Vincent Crabbe, un groupe de six hommes assis sur des sièges de fortune, avait une discussion. Le sujet était un dénommé Tom Riddle.

_Tu sais que ce mec est une banque sur patte, Vincent.

_Oui. Et nous allons nous faire beaucoup de fric avec lui.

_Il est aussi très connu. Ce qui veut dire que sa disparition ne va pas passer inaperçu. Tu comprends ce que cela veut dire.

_Je ne suis pas un idiot, Gregory. Je sais que c'est risqué, mais pense à ce que cela va nous apporter. !

_Un paquet d'emmerdes, c'est tout ce que je sais.

_Non, un paquet de fric.

_Tu es prêt à mettre notre bande dans la merde, pour cette salope, qui couche avec tout ce qui bouge ? Le coup-de-poing qu'avait reçu Gregory suite à sa question l'avait projeté au sol.

_Tu ne parles plus jamais de ma copine de cette façon. Avait dit Vincent le souffle court.

L'homme d'une vingtaine d'années s'était relevé en se tenant la mâchoire.

_Je ne vais pas rester là, à te regarder mener notre bande au trou sans rien faire. Tu peux me cogner autant de fois que tu veux, mais je ne vais pas cautionner ta connerie. Si la police nous fout la paix, c'est parce que nous ne faisons pas dans les affaires de ce genre. La drogue et le vol, je veux bien, mais le kidnapping de personnalité nationale, sûrement pas. Réveille-toi, mec ! Cette nana se sert de toi pour je ne sais quoi. Quoi que ce type ait fait à ta copine, cela ne vaut pas le coup d'un séjour en prison.

_Je ne savais pas que tu étais un tel froussard, Gregory. Si tu n'as pas les couilles pour venir avec nous, tire-toi d'ici. Mais t'as intérêt à fermer ta gueule sur ça, sinon je vais m'occuper de toi.

_Putain Vincent, écoute-moi ! Ce n'est pas une bonne idée de s'en prendre à ce type. Tu vas conduire notre gang en taule.

_Casse-toi si tu n'as rien d'autre à dire. Quand Gregory avait quitté la cave, Vincent avait repris ses plans.

MPJSG

Deux semaines s'étaient écoulées depuis que Tom avait eu sa conversation avec Colin. Il avait passé ce temps à se ressasser la conversation en tête, encore et encore ; il en avait même oublié de passer ses coups de fil habituel à Harry dans le processus. Tom avait fini par reconnaître qu'il avait peut-être eu tort d'être parti sans mot dire à Harry et que c'était peut-être de sa faute si ce dernier s'était tourné vers son parrain. Il avait aussi reconnu avec beaucoup de peine, qu'il avait peut-être également des sentiments pour Harry. Il n'irait toutefois pas, jusqu'à dire qu'il était amoureux de lui comme le prétendait cet idiot de barman, mais il admettait qu'il éprouvait quelque chose pour son nain de jardin.

Ces reconnaissances faites, Tom avait fait en sorte de se libérer un jour de semaine. Ce n'était pas anodin, cela dit. Tom avait appris qu'Harry était de retour à Londres après une semaine d'absence. Et comme le microbe refusait toujours de répondre à ses appels, et que Tom se refusait à re-assister à une autre scène incluant son parrain et Harry, il avait donc décidé de se rendre directement sur le lieu de travail de Potter. Il était au moins certain de le trouver là.

Le laboratoire dans lequel Harry travaillait, se situait dans un quartier chic de Londres sur un grand terrain. Il était spécialisé dans la recherche génétique. Tom n'était encore jamais allé sur les lieux, mais il avait demandé à son secrétaire particulier de lui fournir les renseignements. C'était lui aussi qui lui avait appris qu'Harry était de retour. Tom avait garé sa voiture sur le grand parking, était sorti du véhicule et avait marché vers le poste de garde de sa démarche assurée.

_Je suis Tom Riddle. J'ai rendez-vous avec M. Snape, avait-il dit avec assurance.

_M. Snape n'est pas là aujourd'hui.

_Vous en êtes certain, parce que mon parrain m'a demandé de passer aujourd'hui.

_ Oui monsieur, M. Snape se trouve dans l'autre laboratoire pour la journée. Peut-être avez-vous mal noté le lieu de rendez-vous, avait suggéré l'un des gardiens.

_Certainement, vous devez avoir raison, avait acquiescé Tom. Je suis un peu honteux de ma méprise. Serait-il possible de me faire entrer pour que je puisse me rafraîchir ? avait-il demandé gentiment.

Le gardien avait un peu hésité avant de le laisser entrer.

_Merci, mon brave. Je vais dire deux mots à mon parrain sur vous. Une personne aussi aimable et compétente que vous mériterait une augmentation.

_Vous n'avez pas à le faire, Monsieur, c'est mon travail.

Tom avait pénétré dans le grand bâtiment. Il avait marché sans savoir où aller pendant trois minutes, avant d'arrêter un employé et de lui demander où il pouvait trouver Harry Potter. Le renseignement en poche, Tom avait aimablement remercié la personne avant de prendre le chemin indiqué. Il avait pris un long passage qui l'avait mené devant le réfectoire du laboratoire. Devant la grande porte d'entrée, il avait pris une grande inspiration avant de la pousser et de pénétrer dans la cantine. Son entrée avait coupé les conversations et tous les regards étaient dirigés vers lui. Tom avait cherché du regard l'objet de sa venue, et l'avait repéré sur une table avec différentes personnes. Ses lèvres s'étaient alors étirées dans un immense sourire qui avait fait chavirer le cœur de plus d'une femme présente dans les lieux. Il avait alors amorcé un pas en avant, quand le cri d'une pimbêche l'avait stoppé dans sa démarche.

_Oh, mon chéri, je savais que tu allais venir me voir pour m'expliquer cette histoire d'homosexualité ! J'avais bien dit à mes amis que ce n'était que des calomnies sans fondement, avait fini la folle avant de se jeter dans ses bras.