Je remercie une fois de plus Pulcotinette pour la pour sa correction, mais aussi pour ses suggestions et ajout de certains phrases. Merci.

Guest : Merci pour le com

Guest : Merci pour le com et voici la suite.

benedictemouanga9264 : Merci pour le joli compliment et pour le com.

stormtrooper2 : contente de savoir que cela t'a plu. Pour le plan de Vincent, tu vas le découvrir dans ce chapitre. Merci pour le com


Chapitre 17

Harry s'était réveillé avec une forte douleur aux fesses et les idées un peu confuses. Il s'était demandé ce qui était à l'origine de sa douleur, avant de rouler sur le ventre pour essayer de la soulager ; mais il s'était heurté à un obstacle. L'obstacle en question lui avait fait revenir en mémoire les derniers évènements de la veille, et Harry avait souri à ce souvenir. Il ne savait pas vraiment ce que cela voulait dire pour eux deux, à présent qu'ils avaient franchis le pas, mais ne voulant pas se prendre la tête dès le matin, il s'était dit qu'il le saurait bien assez tôt.

Harry s'était ensuite repassé les paroles tordues de Tom dans son esprit en le regardant dormir avec un sourire benêt sur le visage, puis avait quitté le lit en se faisant la réflexion que la prochaine fois, il préfèrerait être au-dessus ... ! Être en dessous n'était pas vraiment très confortable, ou peut-être était-ce son amant qui était une vraie nullité en la matière ; en tout cas, Harry s'était rendu dans la salle d'eau en boitillant et en maudissant un certain PDG. Il avait pris une douche froide, l'eau chaude étant, une fois de plus, en panne, et ses pensées étaient restées concentrées sur ce qui allait se passer ensuite.

Quand il avait eu fini, le jeune homme s'était rendu dans la cuisine pour préparer le petit-déjeuner, avant d'aller réveiller son amant. Tom avait été très difficile à sortir du sommeil, et quand il avait finalement ouvert les yeux, ça avait été pour les plonger immédiatement dans ceux de Potter. Ils s'étaient observés ainsi durant une longue minute, puis Tom avait tendu la main et l'avait passé sur la nuque du brun, avant de l'attirer et de poser ses lèvres délicatement sur les siennes dans un baiser long et langoureux. Quand Tom avait mis fin à l'échange, un sourire resplendissant illuminait son visage.

_Debout feignant, il est six heures ! 'Faut qu'on aille travailler. J'ai fait le petit-déjeuner, tu peux venir manger, avait dit Harry un peu rougissant : alors même qu'il disait ces mots, l'autre jeune homme n'avait pas fait mine de se lever.

Harry avait regardé avec fascination le sourire radieux de Tom. Il avait eu envie de l'enlacer simplement pour le sentir contre lui, mais il avait peur que cela ne les mène plus loin, et cela le terrifiait un peu. L'expérience de la veille, même si elle avait été merveilleuse sur le coup, avait aussi été douloureuse. C'était sa première étreinte avec quelqu'un et il se disait qu'il lui fallait peut-être attendre pour renouveler le processus ... Pendant qu'Harry regardait Tom en réfléchissant, celui-ci avait fait descendre ses mains le long de son torse légèrement humide. Les abdominaux d'Harry s'étaient contracté tandis que Tom promenait sensuellement ses mains sur ce dernier, qui avait basculé la tête en arrière en gémissant.
— Tu sais que tu es très beau, Potter, pour un homme ? Avait dit Tom avec quelque chose comme de l'admiration dans sa voix.
_ Non, on ne me le dit pas souvent ... avait dit Harry, en rougissant et en poussant de petites plaintes concupiscentes sous les touchers de Tom.
_ Je meurs d'envie de te dévorer de la tête aux pieds. Avait continué Tom en dénouant au passage la serviette de son amant, qui ne s'était pas encore habillé. Pourquoi ne pas appeler pour les prévenir que tu es souffrant ? Comme ça nous pourrons passer la journée au lit, avait proposé Tom avec un sourire pervers et une pointe de luxure dans le regard.
L'idée de rejoindre Tom dans le lit avait fait battre le cœur d'Harry à un rythme fou. Et pendant une seconde, Harry avait bien failli céder à sa demande … mais un flash de l'instant où il était entré en lui, la veille au soir, lui était revenu tandis que le souvenir de la douleur qu'il avait ressentie avait refait surface. Et au lieu de se laisser aller, Harry s'était exclamé, irrité :

_Faut pas pousser non plus ! Déjà que par ta faute, je me suis absenté sans prévenir, il ne manquerait plus que j'en rajoute aujourd'hui aussi ! Et en plus hier, tu n'y es pas allé de main-morte avec moi. Alors, sauf si tu te proposes pour être en dessous, tu peux faire une croix dessus.

_Mais Harry, tu ne peux pas être sérieux. Je viens seulement de découvrir les joies du sexe entre hommes et tu penses déjà à m'en priver ! C'est très cruel de ta part.

_Fallait y penser avant de me prendre pour une poupée gonflable. Je ne dis pas que je n'y ai pas pris de plaisir, mais un peu plus de douceur et de partage, surtout pour une première fois, auraient été les bienvenues.

_Quoi ? Tu veux dire que je n'ai pas été à la hauteur ? Avait demandé Tom blanc comme neige.

_Ce n'était pas une catastrophe, mais ce n'était pas le nirvana non plus, avait asséné Harry sans pitié. Il savait qu'il n'y avait rien de pire pour un homme que d'être critiqué sur ses performances sexuelles.

Mais à cet instant-là, Potter ne se souciait pas d'épargner l'ego de Tom. Tout ce qu'il voulait c'était s'assurer que celui-ci allait faire des efforts par la suite et que ce qui était arrivé au moment de sa première pénétration ne se reproduise plus jamais ; la douleur lancinante de son arrière-train l'aidait à ne pas oublier son objectif. Harry savait qu'il n'avait pas été un partenaire très actif durant la nuit, et qu'il avait laissé le soin à Tom de se charger de tout en se contentant uniquement de profiter de ses attentions, mais il ne méritait pas un si cruel sort ; il pouvait à peine marcher !

Pour une fois, l'égoïste des deux se trouvait être lui. Sans l'épisode de la pénétration en force, le jeune homme s'avouait avoir passé un excellent moment, mais la douleur qu'il avait éprouvée, et qu'il éprouvait toujours au matin, l'avait rendu irascible. Il se savait injuste envers Tom, mais c'était plus fort que lui : ils devaient mettre les choses au point avant qu'il n'en vienne à développer une phobie pour l'acte en lui-même.

Harry n'avait pas prévu d'avoir cette conversation avec Tom à ce moment-là, ni de le dire de cette manière, mais le comportement insouciant de Tom et sa proposition de remettre cela avaient exaspéré Harry et l'avait poussé à bout. Durant sa douche, le jeune Potter avait pris la décision de mettre les points sur les ''i'' avec Tom le soir venu, car même s'il s'était dit que la suite pouvait attendre, Harry pensait qu'il fallait rapidement mettre des mots sur ce qu'il y avait entre eux deux et surtout, parler à Tom de leurs relations intimes à venir. Si quelque chose devait sortir de leur histoire, il voulait que tout soit clair.

Après les mots implacables d'Harry, Tom était sorti du lit, avait ramassé ses vêtements, s'était habillé et avait quitté l'appartement de Potter sans mot dire. Harry avait amorcé un geste pour le retenir, mais il s'était arrêté à la dernière minute, il savait que ce qu'il avait dit sans prendre de gants à son amant devait lui avoir fait un choc. Ces paroles auraient démoralisé n'importe quel homme, mais pour quelqu'un d'aussi vaniteux et imbu de lui-même que Tom, cela devait être encore plus dur à encaisser, lui qui prenait tant soin de son apparence et qui avait tant confiance en ses capacités. Potter s'était traité d'idiot de s'être montré aussi impulsif et s'était promis d'aller s'excuser le soir même ; il espérait que d'ici là, Riddle aurait digéré le coup.

Après avoir pris son petit-déjeuner et s'être préparé, Harry s'était rendu sur son lieu de travail, où il avait eu le sentiment désagréable d'être observé. Il avait pensé qu'il était un brin paranoïaque et s'était dit que cela devait être une simple impression ; il avait donc poursuivi son chemin sans plus se soucier de cela. En franchissant les portes de la pièce où il avait l'habitude de faire ses recherches et expériences, Harry s'était vraiment dit que quelque chose n'allait pas : en effet, tous ses collègues avaient les yeux braqués sur lui, et le silence s'était fait à son entrée. Il planait dans l'air un calme morbide, rempli d'une impression de dégout et de rejet. Harry avait cherché dans leurs yeux un indice sur ce qui se passait sans parvenir à trouver un début de piste, avant qu'une voix familière n'éclate à ses oreilles.

_Tu n'as donc aucune honte ! Tu oses revenir ici après ce que tu m'as fait ! S'était exclamée Hermione, en larmes. La jeune femme était assise au milieu d'un groupe de femmes à l'air revêche.

_De quoi tu parles ? lui avait demandé plus ou moins tranquillement Harry en se rendant sur son poste de travail.

_Et tu me demandes de quoi je parle ?! S'était indigné Hermione en se relevant et en faisant un pas vers le jeune Potter.

_Je ne suis pas devin Hermione, donc pardonne moi de ne pas être au courant de ce qui se passe dans ta petite tête et explique moi plutôt, avait répondu Harry sans la regarder et en retirant sa veste pour passer sa blouse de travail à la place.

_Je parle de ta trahison envers moi ! (Une pause, suivie par un petit sanglot retenu) Je croyais que nous étions amis, Harry, avait fini Hermione en hoquetant.

_Nous sommes bien amis, mais cela ne me dit toujours pas de quoi tu parles. Et je dois dire que ton comportement commence à me casser les pieds. Alors, crache le morceau ou laisse-moi me mettre au travail ! Avait dit Harry avec exaspération. Les élancements venant de son arrière-train ne l'avaient pas aidé à garder son calme.

Normalement, Harry aurait été un peu plus intrigué par le comportement étrange de son amie, mais ce jour-là, il était de très mauvaise humeur, dont Tom et leurs activités nocturnes n'y étaient pas étrangères. Alors, les gémissements et accusations abracadabrantes de la jeune femme à son encontre n'avaient fait qu'augmenter son irritation un peu plus. Malgré le désespoir évident de la brune, il ne voyait pas en quoi c'était son problème et avait assez de soucis tout seul.

_Non seulement, il a volé le fiancé de son amie, mais en plus, il n'éprouve aucune honte ! C'est vraiment un être abject. Avait dit une des femmes autour d'Hermione.

_De quoi tu parles Abbot ? Avait demandé Harry avec intérêt, et un peu d'irritation.

_Ne fais pas l'innocent Potter ! On sait tous ce que tu as fait à Granger. Quand je pense que tu nous as fait croire que tu étais un chic type … c'est vraiment dégueulasse ce que tu as fait, tu me dégoûtes Potter. Et si j'étais toi, je n'oserais plus me montrer devant qui que ce soit.

_ C'est bon, j'en ai marre ! Avait explosé Harry. Vous allez me dire tout de suite de quoi il retourne ou je sens que je vais péter un câble. Tout le monde l'accusait d'un mal inconnu dont il ne savait rien, merde à la fin ! Il n'avait rien fait et encore moins demander quelque chose, alors qu'on lui foute la paix deux minutes ! Avait pensé Harry sur les nerfs.

_Nous parlons, Potter (et dans sa voix son nom sonnait comme une injure), de la façon abjecte que tu as eu de voler Tom Riddle à Hermione. Je sais qu'il est beau et riche, mais ce n'est pas une excuse. Comment tu as pu le draguer, alors qu'Hermione venait tout juste de vous présenter l'un à l'autre ?! Elle te considérait comme son ami, et c'est comme ça que tu la remercies ? Avait dit avec dégout la dénommée Abbot.

_C'est quoi cette blague ? Tu te fous de moi ? Avait demandé Harry en regardant Hermione avec incrédulité. Tu peux me dire quand est-ce que tu m'as présenté à Riddle ?

_Il y a presque un mois, juste avant que cette journaliste n'annonce cette absurdité sur l'homosexualité de Tom. Avait dit Hermione avec aplomb.

MPJSG

Une petite heure avant l'arrivée d'Harry.

Comme Hermione s'était enfuie de son travail sans rien dire et qu'elle avait coupé son téléphone après sa rencontre avec Tom, ses amies l'avaient attendu le lendemain matin à l'entrée du laboratoire, impatientes de lui poser deux-trois questions sur Riddle. Quand la jeune femme, qui avait malgré tout décidé de se rendre au travail, s'était garée sur le parking, elle avait eu la désagréable surprise de trouver ses collègues et amies rassemblées en comité d'accueil.

_Alors, Madame Riddle, avait attaqué Abbot, tu as réussi à te réconcilier avec ton mari ? Avait-elle demandé, moqueuse.

_Je ne veux pas parler de ça. Avait répondu Hermione en essayant de pénétrer dans l'enceinte du bâtiment.

_Non, non, ma grande, avait dit une autre de ses amies. Tu vas nous expliquer ce qui s'est passé hier !

_Elle a raison ! Moi, ce que je voudrais savoir, c'est pourquoi ton fiancé t'a fait pleurer avant de partir avec Potter main dans la main ? Avait enchéri Abbot.

La jeune femme avait été la plus jalouse de toutes, quand Hermione avait annoncé ses fiançailles avec Riddle. Alors, elle cherchait de ce fait et par tous les moyens à prouver aux autres que Granger avait menti sur cette relation.

_Tom est parti avec Harry ? avait demandé Hermione avec surprise.

_Tu ne le savais pas ? Avait demandé à son tour Abbot d'une voix moqueuse.

À ce moment-là, plusieurs questions avaient traversé l'esprit d'Hermione. Harry connaissait son odieux fiancé ? Dans quelles circonstances s'étaient-ils rencontrés ? Et pourquoi Tom était-il venu le chercher ? Qu'étaient-ils l'un pour l'autre ? Mais la question la plus troublante était : Harry était-il le fameux petit ami dont Tom lui avait parlé ? La réponse à cette interrogation faisait peur à Hermione.

_Oh eh ! Tu nous écoutes Hermione ? Nous voulons des explications sur ce qui se passe entre toi et le beau Riddle ! Tu nous dois bien cela après nous avoir traînées pour faire ton trousseau de mariée ces dernières semaines. Avait dit Abbot sous les acquiescements des autres.

Devant l'insistance de ses amies et ne voulant pas avouer qu'elle s'était monté la tête toute seule sur cette histoire de mariage, Hermione avait dit la première chose qui lui était passée par la tête.

_Harry m'a volé Tom. Avait-elle dit les larmes aux yeux, avant de leur pondre une histoire complètement invraisemblable sur comment l'affreux Potter lui avait volé l'amour de sa vie.

Hermione avait semblé oublier qu'Harry était supposé être son ami et qu'elle ne savait pas quelle sorte de lien unissait les deux hommes. Mais sans se poser plus de questions sur la justesse de son geste, elle avait raconté à ses amies qu'elle avait fait la rencontre d'Harry quelques semaines avant qu'il n'intègre leur compagnie et avait même prétendu être à l'origine de son embauche. Hermione avait ensuite dit à ses amies qu'après avoir parlé de Tom à Harry, celui-ci lui avait dit qu'il aimerait faire sa rencontre ; ainsi, il pourrait se lier d'amitié avec lui et lui soutirer des informations sur ses sentiments envers Hermione. La jeune femme avait trouvé cela fabuleux et les avait présentés l'un à l'autre.

_Je ne savais pas à ce moment-là que je faisais rentrer le loup dans la bergerie. Avait fini Hermione en reniflant bruyamment. Je n'étais pas au courant de leur liaison, avant hier. Quand il est entré dans le réfectoire, je pensais qu'il était venu s'expliquer avec moi sur les diffamations de la journaliste … (Nouveau sanglot) Mais au lieu de ça, il m'a dit qu'il était venu chercher son petit ami. Il m'a ensuite dit qu'il ne m'aimait plus et qu'il voulait rompre avec moi ! C'est pour cela que je l'ai giflé. Avait terminé la jeune femme en pleurs.

Voilà pourquoi Harry s'était fait attaquer par cette mini-armée de Walkyries*.

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_Écoute Hermione, je viens de passer un début de matinée très éprouvant et je ne suis pas spécialement dans de très bonnes dispositions pour tes élucubrations. Je ne sais ce que tu es parti inventer à ces commères, mais tu as intérêt à régler le problème rapidement ! Vous commencez déjà à me courir sur le haricot.

_Oh mon Dieu, ce type n'a vraiment honte de rien. Et en plus il a le toupet de nous menacer ! avait dit Abbot alors qu'Hermione devenait rouge de honte ou de colère.

_Toi la bécasse, je ne t'ai pas sonné, alors fais-moi le plaisir de fermer ton clapet. Avait rétorqué Harry durement.

_C'est à moi que tu parles comme ça Potter ? Avait provoqué la susnommée bécasse, soudainement aussi rouge qu'Hermione.

_Si tu as un problème avec moi, Hermione, viens m'en parler directement au lieu d'aller pleurnicher dans les jupons de tes connes d'amies. Avait dit Harry sans se donner la peine de répondre à Abbot.

_Qui traites-tu de conne Potter ? Avait crié la bécasse.

_Oh toi, tu commences sérieusement à me les gonfler ! Va jouer au bac à sable veux-tu, les grandes personnes essayent d'avoir une conversation civilisée. Lui avait répondu Harry. Elle lui aurait presque fait pitié dans son entêtement.

Quelques ricanements avaient retenti à cette phrase, et Harry avait ensuite planté son regard dans celui d'Hermione.

_Expliques-toi, maintenant ! Avait-il exigé de la jeune femme.

_Tu vas prétendre que tu ne sors pas avec Tom Riddle ! Avait-elle accusé d'une voix tremblante.

_Je ne vois pas ce que Riddle vient faire dans cette discussion, je ne savais même pas que tu le connaissais ! Il ne m'a jamais dit un mot sur toi. Et c'est quoi cette histoire de sortir ensemble ? Et même si c'était le cas, en quoi cela t'intéresserait-il ?

_Riddle est mon fiancé et tu me l'as piqué ! S'était exclamé Hermione dans une tentative de le faire taire. Ce qu'il disait contredisait absolument tout ce qu'elle-même avait dit à ses amies.

_Ah bon, Tom est ton fiancé ! C'est une première celle-là. S'était moqué Harry. Si je me souviens bien, la dernière fois que ses parents lui ont parlé de mariage, j'ai été obligé de passer une semaine avec eux pour leur prouver qu'il était bien gay. Avait déclaré Harry méchamment sous les hoquets de surprise de l'assistance.

_Donc c'est bien vrai, avait chuchoté Hermione, anéantie.

_Pardon, tu as dit quelque chose ? Avait demandé Harry en se rapprochant d'elle.

_Alors c'est vrai, tu as vraiment piqué le fiancé de Granger ! S'était exclamé une des amies d'Hermione en allant la prendre dans ses bras pour la consoler. Oh, ma pauvre ! Cela doit être affreux pour toi. Avait-elle dit.

_Je te pensais mon ami Harry, alors pourquoi tu me fais ça ? avait demandé Hermione à Harry en sanglotant dans les bras de son amie. Harry s'était demandé d'où lui venaient toutes ses larmes et fait la réflexion, que la brune était une sacrée comédienne. Cette constatation n'avait fait que le pousser un peu plus à bout.

_Tu vas arrêter ton manège parce que là ça devient ridicule. Avait dit Harry en se tournant vers sa table de travail pour allumer son ordinateur avec brusquerie. Cette conversation oiseuse s'arrête ici. Si tu te décides enfin à avoir une vraie discussion avec moi, tu sais où me trouver, mais en attendant débrouille-toi avec tes amies, parce que je ne vais pas supporter très longtemps leurs mensonges insultants. Harry s'était ensuite mis au travail sans plus prêter attention à son entourage.

À la pause de midi, Harry s'était dirigé à la cantine. Il avait avec lui une pile de papiers qu'il lisait en chemin, et absorbé par sa lecture il n'avait pas fait attention aux regards étranges qu'on lui lançait sur son passage et aux murmures qui en résultaient. En poussant la porte du réfectoire, le silence s'était aussitôt fait, et cela avait fini par être assez perturbant pour que Potter relève la tête de sa lecture. Il avait jeté des coups d'œil interrogateurs autour de lui, mais tous avaient détourné le visage ; personne n'osait croiser son regard. Le jeune homme avait haussé les épaules et avait pris un plateau pour aller prendre de quoi manger.

En passant devant les rangées de tables, des chuchotements s'étaient fait entendre, mais ils étaient bien trop bas pour qu'Harry puisse en saisir le contenu. Après s'être servi, Harry était allé se placer sur une table où cinq de ses collègues étaient déjà installés. Harry ne voulait pas se prendre la tête une fois de plus avec les amies d'Hermione et c'était pour cela qu'il avait choisi cette table ; entièrement composée d'hommes, il n'aurait pas à subir les chichis de la gente féminine. En s'asseyant, Harry avait grincé des dents suite à la petite douleur ressentie dans le bas du dos, mais un ricanement avait attiré son attention. Un homme massif, qui ne devait pas connaitre le mot 'sport' l'avait détaillé en se moquant de lui. Harry qui n'était déjà pas de très bonne humeur s'en était vexé et avait demandé ce que le gros lard trouvait de risible.

_Je me demandais simplement combien de fois Riddle te l'a mis hier soir pour que tu aies aussi mal au cul ce matin. Avait-il dit sous les rires de ses camarades. Et moi qui te prenais pour un mec viril, en fait, tu n'es qu'une putain de tapette qui aime se la faire mettre très profond ! Si j'avais su ce que tu étais, je n'aurais jamais accepté de partager la même chambre que toi pendant notre déplacement de la semaine dernière. Je suis certain que tu nous as observés dans les vestiaires. Rien que de penser que tu aies pu te caresser en pensant à nous, j'en ai des frissons d'horreur.

_Je suis certain que personne, même aveugle, ne penserait à vous de cette manière, monsieur Thomas. Avait résonné soudainement la douce voix de Snape dans le silence du réfectoire. Avec un physique tel que le vôtre et une telle personnalité, je doute qu'une femme ou même un homme, aussi désespéré soit-il, veuille de vous. Vous êtes bien trop repoussant pour ça, avait ensuite asséné Snape. Et puisque vous avez manifestement un problème à côtoyer et à travailler avec des homosexuels, je vous annonce que vous n'allez plus avoir à vous en soucier dès à présent.

_Que…que voulez-vous dire monsieur ? Avait demandé le dénommé Thomas.

_Je veux dire monsieur Thomas, que vous êtes licencié. Et cela prend effet immédiatement. Je ne veux plus voir votre immonde faciès dans mon laboratoire. Vous avez une heure pour vider les lieux.

_Vous ne pouvez pas faire ça ! Vous n'en avez pas le droit. J'ai des droits !

_Oh que si monsieur, je peux et je viens de le faire. Ceci est mon entreprise et j'ai l'autorisation d'y faire ce que bon me semble. Quant à vos droits, vous les avez perdus en ayant des propos homophobes envers l'un de vos collègues. Et au cas où vous l'aurez oublié, il se trouve que moi aussi, je suis gay. Maintenant débarrassez-moi le plancher avant que je ne demande à la sécurité de le faire pour vous. Avait rétorqué tranquillement Snape.

Le patron s'était ensuite tourné vers Harry qui n'avait rien dit, tant il avait été choqué par les propos de son collègue de travail. C'était la première fois de sa vie, qu'Harry avait affaire à l'homophobie et à la haine qui en découlait.

_Potter, venez avec moi, avait ensuite ordonné Snape.

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Tom avait quitté l'appartement de Harry dans un état second, les mots de l'autre le poursuivant dans sa fuite ; il avait dévalé les escaliers à une vitesse hallucinante, pour retrouver sa belle voiture dans le même état que la première. Sachant qu'il était inutile de faire appel à un taxi pour venir le récupérer dans ce quartier à si mauvaise réputation, le PDG avait opté pour la marche. Ainsi, les mains dans les poches, la tête basse, il avait commencé un long pèlerinage pour rentrer chez lui, en demandant de temps en temps aux rares passants son chemin.

Tom n'arrivait pas à comprendre ce qu'il avait fait de mal.

Il avait pourtant préparé Harry avant d'entrer en lui ! Et le jeune homme avait semblé prendre autant de plaisir que lui durant l'acte. Alors, bon Dieu de merde, pourquoi Harry lui avait-il dit ces horreurs ? S'était demandé Tom durant toute la durée de son trajet. Tom reconnaissait qu'il y était allé avec un peu trop d'enthousiasme, mais c'était parce que c'était vraiment bon et Harry ne l'avait à aucun moment arrêté. Loin de là, Harry avait gémi sous ses martèlements. Et il avait joui lui aussi ... Enfin, Tom le pensait. Il l'avait bien entendu jouir, n'est-ce pas ? S'était demandé Tom en commençant à douter de lui.

Quand Riddle était enfin arrivé à son appartement, il s'était douché, changé et avait pris le chemin de son bureau. Il avait fait venir une autre voiture depuis son garage personnel, étant donné l'état de l'ancienne, et avait été plongé dans un état de déprime affligeant durant toute la matinée ; très distrait, il n'arrêtait pas de pousser des soupirs à fendre l'âme. À midi, il s'était rendu à un déjeuner d'affaires avec son ami Rabastan Lestrange qui, devant sa mine de chien battu, s'était inquiété pour son ami et lui avait demandé ce qui lui arrivait. Mais comme celui-ci ne lui répondait pas et semblait encore plus déprimé à cette question, Rabastan avait réfléchi un instant avant de reprendre la parole.

_Ne me dit pas que le délicieux petit Harry t'a quitté ! S'était affolé Rabastan avant de se reprendre et de demander à Tom d'une voix mielleuse : Si c'est bien le cas, verrais-tu une objection à ce que je lui demande de sortir avec moi ? Ce garçon est une vraie bouffée d'air frais, je me demande encore comment tu as pu mettre la main dessus. La vie est injuste !

_Oublie tes idées sordides, mauvais ami. Harry est à moi et crois-moi, je ne le laisserais à personne d'autre. Je vais aller demander des conseils à ce fouineur de barman ce soir. Avait ajouté plus doucement Tom.

_Qu'as-tu dit ? Je n'ai pas bien entendu.

_Rien qui te concerne, lui avait rétorqué Tom. Et puis, dis-moi depuis quand es-tu intéressé par les hommes ?

_Depuis que j'ai fait la connaissance d'un petit brun aux yeux verts qui n'a pas sa langue dans sa poche.

_Oublie-le, je te dis, parce qu'il est déjà pris.

Le reste de la journée s'était mieux passé après sa rencontre avec Rabastan. Le soir venu, Tom était retourné chez lui pour se changer avant de descendre sur le parking pour prendre sa voiture. En passant devant la loge du gardien, il s'était étonné de voir un autre homme que celui d'ordinaire, puis il s'était dit néanmoins que l'autre devait se faire un peu trop vieux pour ce métier. Il avait récupéré sa voiture en se disant que la prochaine fois, il demanderait au voiturier de le faire pour lui, puis avait pris la direction du bar où travaillait Colin.

MPJSG

Quand Tom avait quitté l'immeuble, le nouveau gardien avait pris son portable et composé un numéro.

_Allo, patron ! C'est Peter. Le colis vient de partir.

_Il roule dans quoi ?

_Une Bugatti noir avec l'intérieur des roues et les phares orange. C'est une beauté, aucune chance de la louper !

_Ok Peter, reste sur place, on le prend en chasse.

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Vincent et six de ses hommes avaient donc pris comme convenu Tom en filature. Ils l'avaient suivi à contre cœur dans le quartier gay et avait attendu des heures avant que le PDG ne daigne sortir de l'établissement en question, soutenu par un petit blond.

_Patron, je pense que le petit blondinet va monter dans la voiture avec lui, avait fait remarquer l'un des hommes de Vincent.

_On fait comme s'qu'on a dit, lui avait dit Vincent. Si l'autre pédale résiste, on la prend avec nous. Il peut toujours servir.

_Ok.

Le blondinet avait mis le PDG dans la voiture tant bien que mal et avait pris la place du conducteur. Le groupe avait poursuivi le véhicule jusqu'à un feu rouge dans une rue déserte, puis s'était garé à hauteur de la Bugatti. Vincent avait baissé la vitre de la petite camionnette qu'il conduisait et avait fait semblant de demander un renseignement au conducteur de la voiture, pendant que ses hommes étaient descendus et avaient, avec rapidité, fait sortir les deux hommes de l'habitacle. Colin, car c'était lui le conducteur, s'était défendu vaillamment avant de se faire assommer par Vincent ; Tom, étant trop ivre pour faire quoi que ce soit, n'avait opposé aucune résistance. Sans perdre de temps, les voyous avaient embarqué les deux hommes dans la camionnette avant de repartir.

_Charles, prend la voiture du pédé et amène là tu sais où, avait ordonné Vincent. Tis-autes, on retourne au QG.

Alors que la camionnette partait en direction de leur repaire, Vincent avait appelé Ginny.

_Hum ! Un grognement avait d'abord répondu tandis que la jeune femme se hissait sur sa couche pour s'asseoir, encore dans les brumes du sommeil. Quoi ? Tu sais l'heure qu'il est ?! Avait accueilli Ginny ronchonne.

_J'ai Riddle, je te contacte demain matin. Bonne nuit ma Gin'. Et il avait raccroché.


J'attends vos avis.

*selon la mythologie nordique, femmes guerrières ; équivalentes des Hommes accédant au Walhalla, paradis des hommes morts au combat.