Je remercie une fois de plus Pulcotinette pour la correction.

Merci à ceux qui ont pris le temps de me laisser un petit commentaire. En espérant que cette suite ne vous décevra pas trop, bonne lecture.


Chapitre 20

Ginny était sur un petit nuage. Après avoir charcuté le visage de Tom, elle avait entraîné Vincent dans une pièce voisine et ils avaient fêté l'événement en faisant un peu de sport de chambre. Quand la jeune demoiselle avait été rassasiée, elle avait arrangé ses vêtements et avait demandé à Vincent de la prévenir quand il serait en possession de l'argent ; elle avait repéré une robe qui lui irait à la perfection, dans une nouvelle boutique du centre commercial. Elle avait ensuite quitté la planque de son petit ami par intérim et était retourné chez sa mère, en rêvant en chemin de sa (presque) nouvelle robe.

Avec une tenue comme celle-là sur le dos, elle était quasiment certaine de réussir à reconquérir son séduisant ex-petit ami. Harry n'allait pas pouvoir lui résister, elle en était persuadée ! Il allait comprendre, en la voyant dans cette nouvelle robe, qu'il avait fait une lamentable erreur en préférant la plaquer, elle, pour un mec. Ginny misait tous ses espoirs sur l'acquisition de cette toilette, et était donc très déterminée à l'avoir. Cette idée était tellement ancrée dans sa tête, qu'elle avait pris l'initiative de joindre Harry au téléphone.

Son but premier avait été bien évidemment de savoir si Potter était déjà au courant de la disparition de la pédale, mais pas que. La jeune femme voulait aussi prendre rendez-vous avec le jeune homme, afin d'engager une première approche dans sa reconquête. Ginny s'était même dit, que si Harry faisait montre d'un peu de remord pour ce qu'il lui avait fait et qu'il la suppliait de lui pardonner, elle allait peut-être revoir sa punition avec Vincent. Elle se disait, qu'au lieu d'un viol collectif, elle allait demander à Vincent de simplement le tabasser un peu pour lui donner une petite leçon.

Mais le téléphone de Harry avait sonné désespérément dans le vide. Cela avait mis la jeune femme dans une rage folle ; comme ce petit merdeux d'enculé osait l'ignorer comme ça ? Elle allait lui faire payer cher cette insolence ! La donzelle fulminait avec aigreur. Si cette tapette le prenait comme ça, elle allait demander à Vincent, qui était lui un vrai un homme, de filmer l'agression et de la mettre sur le net. Voila ! Potter allait regretter de l'avoir ignorée de cette façon. Cette humiliation n'allait pas rester sans suite, foi de Weasley.

En arrivant chez elle, la jeune femme avait croisé son idiot de grand frère, Ronald. Elle lui avait lancé un regard mauvais avant d'aller s'enfermer dans sa chambre en claquant la porte avec violence. Elle avait ensuite mis la musique à fond avant de s'allonger dans son lit, en faisant bien attention à laisser son portable à porter de main pour ne pas manquer un appel de son homme par intérim. Elle s'était ensuite assoupie avec de la fureur au fond du cœur.

De son côté, en voyant sa sœur arriver de mauvaise humeur avec cette petite lueur dans les yeux qui apparaissaient toujours avant ou après qu'elle ait fait une grosse connerie, Ron s'était alarmé pour son ami Harry. Il était donc sorti de la maison et avait composé le nouveau numéro que le jeune homme lui avait donné : il avait répondu à la troisième sonnerie. Cela avait soulagé Ron, plus stressé qu'il ne le pensait, au final :

_Ouf mec ! Je suis heureux de t'entendre. J'ai cru que ma frangine t'avait réglé ton compte.

_Hein, mais qu'est-ce que tu racontes comme connerie encore ? Lui avait répondu Harry avec surprise par l'entrée en matière.

_Je me suis fait du souci pour toi quand j'ai vu Ginny tout à l'heure. Elle avait cette lueur malsaine dans les yeux, tu sais, celle qu'elle a toujours après avoir fait un mauvais coup, du genre vraiment vicieux. De ceux qui te conduisent directement en taule quoi ! Et comme je sais qu'en ce moment, elle t'en veut à mort, j'ai eu peur qu'elle ne s'en soit pris à toi.

_Tu peux être tranquille dans ce cas, parce que je ne l'ai pas vu depuis plusieurs semaines. Ce n'est pas à moi qu'elle s'en est pris. Allons, tranquillise-toi !

_Ok, je voulais simplement m'assurer de ta sécurité, étant donné que ma sœur a tendance à me faire vraiment peur de temps en temps. Je pense que Percy devrait arrêter de la couvrir avec ses conneries, cela ne lui rend vraiment pas service à mon avis. Et puis, il devrait la laisser assumer ses bêtises, ça lui ferait le plus grand bien. Enfin, bref, ce n'est pas le sujet. Je te rappelle plus tard, je suis en retard pour le boulot !

_Ok, à plus Ron !

Ce coup de fil, Harry l'avait reçu le lendemain de la disparition de Tom.

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Colin avait peur. Depuis qu'il s'était réveillé dans ce lieu inconnu, il avait eu droit à la visite de certains de ses geôliers, et chaque fois pour le passer à tabac en le traitant de pédale, de trou à bite et bien d'autres mots. Tout cela s'était fait dans le noir, car il avait toujours les yeux bandés … Alors, quand le jeune barman avait entendu des pas descendre les escaliers, il avait naturellement pensé que ses bourreaux étaient revenus pour une énième correction. Colin s'était alors recroquevillé dans un coin du mur où l'avaient laissé ses derniers visiteurs.

Il avait levé péniblement ses mains et les avait posées sur sa tête dans le but de se protéger en prévision des prochains coups, puis avait suivi de son ouïe l'avancée des pas des nouveaux venus sur le parquet pourrissant. À chaque enjambée, le cœur du barman battait un peu plus vite de peur et d'appréhension ; son souffle s'était fait plus rapide à l'avancée de ses tortionnaires. Ceux-ci avaient fini par stopper à trois pas de lui.

Il y avait eu une discussion entre les nouveaux arrivants dont le prisonnier n'avait pas réussi à saisir la teneur, car son souffle était trop fort et recouvrait leurs voix. Après une courte attente qui avait paru une éternité au jeune homme, l'un de ses visiteurs s'avança vers lui, et Colin poussa un cri de peur en resserrant ses bras autour de sa tête. La personne se pencha sur le prisonnier et essaya de lui ôter les bras de la tête, mais ce dernier ne se laissa pas faire.

_ Jugson, arrête et éloigne-toi de ce pauvre garçon. Tu vois bien que tu lui fais peur avec tes manières de barbares ! Avait retenti la voix moqueuse de Sirius. Il faut être myope pour ne pas remarquer que ce n'est pas Riddle. Il est bien trop blond et petit pour cela. Cela doit être le jeune homme qui se trouvait avec lui dans la voiture le soir de l'enlèvement.

_Et comment tu peux en être certain ?

_Faut-il que je te fasse un cours de déduction ? Je ne te pensais pas aussi con pourtant. Dit son interlocuteur sans se départir de ses moqueries.

_Ferme ta grande gueule de folle Black, je ne suis pas un idiot.

_Si tu le dis. Avait dit Sirius dubitative en dépassant son collègue pour se pencher sur Colin. Écoute petit. Je m'appelle Sirius, je suis là pour te porter secours. Tu veux bien relâcher ta prise pour que l'on puisse te délivrer de tes entraves, s'il te plaît ?

Cinq minutes avaient passé avant que doucement, mais prudemment, Colin ne fasse ce que lui avait demandé Sirius. Le loup avait sagement attendu que le barman lui donne son accord, avant de découper les cordes qui l'entravait et de lui ôter le bandeau qu'il lui obstruait toujours la vue. Colin avait cligné les yeux plusieurs fois avant de pouvoir les garder ouvert, et la première chose qui s'était présenté à lui, avait été l'homme le plus beau qu'il lui avait été donné de voir. Sirius lui avait fait son plus beau sourire et était passé en mode drague devant la réaction du prisonnier. Il n'était pas mal du tout !

_Mon Dieu mec, t'es vraiment irrécupérable. Comment peux-tu penser à ce genre de choses dans de telles circonstances ? s'était exclamé son acolyte.

_Il n'y a pas d'endroit spécifique pour ces choses-là, Jugson. Et puis, même s'il est un peu abîmé maintenant, tu dois admettre que pour un homme, même pour toi, c'est une beauté.

_Ne me confond pas avec toi Black. Allez, prends le petit avec toi et sortez de là. Je vais rejoindre les autres et leur filer un coup de main.

_Et si on se fait attaquer sur le chemin, comment je vais faire ? Avait dit Sirius d'une petite voix où toute trace de peur manquait.

_Ne fait pas l'imbécile ! Si attaque il y a, c'est de tes attaquants dont je me ferais du souci, mais certainement pas de toi. Bouge tes fesses et va mettre le gosse à l'abri !

_C'est bon ! J'ai compris. Je m'en vais ! Pas besoin de devenir grossier.

_Non, sérieusement ! C'est à moi que tu dis ça ! C'est l'hôpital qui se fout de la charité ma parole ! Avait dit le dénommé Jugson avant de partir.

Sirius avait alors soulevé Colin et avait quitté la pièce à son tour en prenant le chemin opposé à celui de son collègue.

MPJSG

Tom était allongé sur un sol crasseux dans un état lamentable et naviguait entre conscience et inconscience. Il avait mal partout et sa joue gauche l'élançait atrocement. Il ne savait pas ce qui en était à l'origine, et cela lui faisait un peu peur de le découvrir ... Le PDG ne savait pas depuis combien de temps il était retenu prisonnier ; il avait de la peine à se maintenir éveillé et avait souvent des hallucinations de son petit nain de jardin.

Tom avait même à un moment imaginé que celui-ci était venu le libérer de ses tourmenteurs, mais cela n'avait été qu'un simple rêve. D'ailleurs depuis qu'il avait reçu sa première raclée de la part de Vincent, le malfrat n'était plus revenu le voir. Il avait laissé Tom dans un état physique tellement désolant que le milliardaire, dans ses rares moments de lucidité, était convaincu qu'il n'allait pas pouvoir survivre à ses blessures.

Quand Tom avait entendu les bruits de pas se diriger vers lui, il avait pensé que Vincent revenait pour finir le travail. Tant bien que mal, il s'était rapproché du mur où il s'était collé en attendant sa venue. Malgré sa presque inconscience, il avait noté que plusieurs personnes se dirigeaient dans sa direction, et s'était alors demandé si Vincent avait décidé d'envoyer toute sa bande pour lui faire sa fête. Quand la porte de ce qui était sa prison s'était ouverte, Tom s'était mis à trembler légèrement, mais les secondes passants, rien ne s'était produit. Une voix grave avait finalement crié :

_Boss, nous l'avons trouvé ! Mais il est dans un très mauvais état. Je pense qu'il faudrait faire venir l'équipe de premier secours.

Donc, ces gens ne faisaient pas partie de la bande qui l'a kidnappé ? S'était dit Tom avant de s'évanouir de soulagement. La dernière pensée qu'il avait eue avant de perdre conscience avait été qu'il allait enfin être libéré. L'équipe de récupération de Greyback avait retrouvé les deux hommes en un temps record.

Après que Black ait découvert la localisation de la bande de Vincent, le reste n'avait été que simple détail. En à peine une heure et demie, un groupe de dix hommes avait fait une descente sur les lieux. Ils n'avaient pas eu beaucoup de résistance de la part des malfrats, qu'ils avaient tous capturés. Puis ils avaient délivrés les deux captifs, rapidement pris en charge par les deux ambulances qui attendaient devant la vieille maison où ils avaient été retenus.

Le groupe de récupération avait menotté les malfrats et les avaient conduits à un commissariat de police pour les remettre entre les mains d'un policier qui travaillait avec eux. En tout, six jeunes, âgés de quatorze à vingt-cinq ans, avaient été arrêtés. La meute de loups était ensuite retournée au QG, pendant que Greyback avait chargé Sirius de prévenir la famille en arguant qu'il avait des choses importantes à faire. Sirius avait bien tenté de refuser, mais Greyback ne lui avait pas laissé le choix.

Sirius était un homme qui avait peur de peu de chose dans la vie. La première était de se découvrir hétéro. Certes, cela était bien peu probable, mais lil en avait une peur bleue. La seconde chose dont Sirius Black avait peur, était un homme. Mais pas n'importe quel homme, non ! Sirius Black était effrayé par Severus Snape.

Pas que Snape ait une quelconque chance de le vaincre dans un corps-à-corps (enfin cela dépendait de quel corps-à-corps il était question …), non, Sirius était physiquement le plus fort et le plus endurant des deux. Ce dont le mercenaire avait peur en Snape, c'était sa langue, un peu trop agile et acerbe. Celle-ci avait le chic pour viser là où cela faisait le plus de mal. Et en plus, le salaud n'hésitait jamais à remettre une couche pour bien vous enfoncer !

Durant leur rupture, enfin, si le fait de se faire jeter à la rue comme un malpropre dans le plus simple appareil sans une explication et de se faire courser par trois pitbulls enragés sous les ordres de votre ex, était ce que l'on peut appeler une rupture, c'est-à-dire trois minutes avant de se retrouver à courir les fesses et la frite à l'air pour essayer de sauver sa vie, Snape avait fait comprendre avec des mots très colorés à Sirius qu'il n'était qu'un minable sans intérêt.

Et qu'il devrait avoir honte de simplement respirer le même air que le reste de la population mondiale. Il avait même réussi à convaincre Sirius qu'il était anormal ! Black avait mis trois ans à se remettre de ce que lui avait dit Snape et deux ans avant de parvenir à draguer un homme de nouveau. Un an de plus pour réussir à recoucher avec quelqu'un avait été nécessaire.

Alors, quand Greyback lui avait ordonné d'aller apprendre la bonne nouvelle aux parents de Tom, Sirius avait paniqué comme jamais dans sa vie, et les paroles de son ex lui étaient revenues en mémoire :

_Tu n'es qu'un animal Black ! Tu devrais avoir honte de toi… Ta mère aurait mieux fait d'avorter en apprenant ta conception, cela aurait épargné au monde de devoir supporter une telle horreur… Tu me répugnes… Quand je pense que j'ai un jour partagé la même couche que toi, j'en n'ai des frissons… Même un océan ne peut parvenir à me débarrasser de ta souillure…

Sirius avait secoué la tête pour chasser ce souvenir indésirable. Il s'était ensuite dirigé vers une grosse moto garée non loin de la maison en ruine, avant de l'enfourcher et de prendre le chemin du manoir Riddle. Le trajet lui avait paru vraiment trop court. Il était resté devant l'entrée pendant une bonne dizaine de minutes avant de se décider à pénétrer dans la grosse bâtisse, où il avait suivi le majordome jusque dans le salon où les parents de Tom, Harry et Snape attendaient sa venue. Sirius avait posé ses yeux sur les deux vieillards en prenant garde d'éviter le regard perçant de Snape.

_Je suis heureux de vous apprendre que nous avons localisé et libéré votre fils. Il se trouve en ce moment même dans une de nos cliniques privées où il est pris en charge par les meilleurs médecins du pays. Avait débité d'une traite Sirius d'une voix automatique et rapide. Il avait ensuite tourné les talons sans attendre et s'était dirigé vers la porte. Mais avant qu'il n'ait pu atteindre celle-ci, Snape lui avait barré le chemin en se plaçant devant lui.

_Tu ne pensais pas sérieusement t'en sortir de cette façon ?! lui avait dit le scientifique avec un sourire torve. Tu ne me dis même pas un petit bonjour, Black ? Tes manières sont devenues encore plus épouvantables qu'avant. Je vois que tu n'as pas changé depuis notre dernière rencontre … Avait dit Snape sans prendre le temps de reprendre son souffle.

Sirius avait essayé de contourner Snape par la droite, mais celui-ci lui avait de nouveau bloqué le passage. Le mercenaire avait donc tenté sa chance par la gauche avec le même résultat. L'homme avait le corps tendu et les dents serrées à l'extrême. Il avait essayé par tous les moyens de ne pas poser son regard sur le gêneur, mais l'insistance de Snape avait fini par avoir raison de lui.

_C'est quoi ton putain de problème Snape ? Lui avait-il soufflé à bout de nerfs.

_Tu parles donc ! Avait feint de s'étonner Snape. J'avais fini par croire que tu avais perdu l'usage de la parole. Mais au vu de ce que tu en fais, je me dis que cela n'aurait pas été une mauvaise chose... Je trouve absolument regrettable qu'il n'y ait pas une option qui permettrait aux bons gens de mettre fin aux inepties que certaines personnes débitent.

_C'est plutôt à toi que l'on devrait priver de l'usage de parole ! S'était exclamé Sirius rouge d'énervement. Le fait que cet homme qu'il avait un jour aimé, puis détesté à cause de ses paroles humiliantes, lui parle comme si de rien n'était, l'avait mis hors de lui. Je ne comprends pas qu'il n'y ait pas encore eu une loi contre les langues de vipère telles que toi. Maintenant cesse tes enfantillages et laisse-moi partir ! J'ai fini ce que j'avais à faire ici.

Les deux hommes s'étaient fixés comme deux boxeurs avant le début d'un combat. Dans les yeux de chacun, on pouvait voir se disputer une myriade de sentiments contradictoires, mais au milieu de ces émotions, on pouvait distinguer clairement un grand regret dans les profondeurs de leurs regards remplis de haine et de colère.

_Tu n'as pas l'impression d'avoir oublié quelque chose, Black ? Avait fini par demander Snape avec de la moquerie teintée de chagrin.

_Non, je n'ai rien oublié. Lui avait rétorqué Sirius en le contournant pour partir. La phrase avait été gorgée de sous-entendus et de douleur.

_Excusez-moi, monsieur? était intervenu Harry alors que Black s'était dirigé vers la sortie sans que Snape n'ait tenté de le retenir.

_Quoi encore ? Avait hurlé l'interpellé les poings serrés.

_Euh… je voulais savoir le nom et l'adresse de la clinique, s'il vous plait. Avait demandé Harry d'une petite voix.

Sirius avait alors fait face à Potter. Ses yeux s'étaient soudainement agrandis de surprise.

_James ! Avait-il laissé échapper sous le coup de la surprise.

_Non, moi c'est Harry. Avait répondu Harry en regardant l'homme avec attention et interrogation. James était le nom de son père et on lui avait toujours dit qu'il lui ressemblait comme deux goute d'eau, mais avec les yeux de sa mère. Cet homme était-il un ami de son père ? s'était demandé Harry en le regardant dans les yeux.

_Oh, tu es donc le fils de James et de Lily. Qu'est donc devenu ce bon vieux Potter ? avait demandé Sirius avec un sourire nostalgique.

_Eh bien ...Il est mort, lui ainsi que ma mère. Avait répondu Harry.

_ Quoi ? Mais quand ? Avait demandé Sirius sous le choc.

_L'année de mes quinze ans.

_De quoi ?

_Dans un accident de voiture.

_Merde alors, je n'étais pas au courant de ça ! Je n'arrive pas croire que cet idiot soit mort ...Toutes mes condoléances. Mais alors, avec qui tu as vécu ? J'ai énormément de mal à croire que cette peste jalouse de Pétunia t'ait accueilli avec joie.

_J'ai été placé dans un orphelinat, quand elle a refusé de me recevoir chez elle. Lui avait révélé Harry. Le jeune homme ne savait pas pourquoi il avait autant de facilité à répondre aux questions de cet inconnu, alors qu'habituellement, il n'était pas du genre à s'épancher sur son sort, même avec ses amis de longue date.

Harry s'était retrouvé par il ne savait quelle manière, dans les bras de Sirius qui le serrait avec force.

_Je suis désolé Harry…si j'avais su ce qui était arrivé à tes parents, je serais immédiatement venu te chercher. Je ne comprends pas pourquoi cette pimbêche de Pétunia ou même les services sociaux n'ont pas pris contact avec moi. S'était étonné Sirius avec un peu de colère dans la voix.

_ Pourquoi l'auraient-ils fait ? avait demandé Harry en passant ses bras autour de la taille de l'homme. Harry se sentait en sécurité dans les bras de l'homme. Il avait l'impression de le connaître depuis toujours. Ce qu'il éprouvait pour l'homme n'était cependant pas un sentiment amoureux. Non. Ce que Harry ressentait, c'était ce qu'un enfant éprouvait dans les bras d'un de ses parents.

_Mais enfin, ils ne t'ont rien dit ? Mais d'un autre côté, je ne dois pas trop en être surpris. Ta tante et son époux ne me portaient pas dans leurs cœurs. Toutefois, cela est étrange que les services sociaux ne l'aient pas fait. Enfin, c'est du passé maintenant. Je suis ton parrain, Harry ! Lui avait ensuite appris Sirius.

_Je ne savais même pas que j'en avais un ... Vous étiez un ami de mon père alors ? Avait timidement demandé Harry.

_Oui, j'étais même son meilleur ami, pour tout te dire !

_Pourquoi je ne vous connais pas alors ?

_Pour des raisons personnelles, j'ai dû prendre mes distances avec James. Mais je n'avais pas prévu que cela m'éloignerait autant de lui … Je suis attristé d'apprendre sa mort.

_Vous étiez aussi ami avec ma mère ?

_Pas autant qu'avec ton père, mais oui, je l'étais. Elle et moi avions une chose en commun et cela nous avait beaucoup rapprochés avant ta naissance.

_Nous ne vous dérangeons pas trop ? Avait retenti la voix de Merope. Alors que mon fils se trouve dans un lit d'hôpital en cet instant même, toi, son compagnon, tu te permets de te vautrer dans les bras du premier venu ! Avait-elle dit avec mépris. Sans laisser à Harry le temps de répondre, elle avait ajouté d'un ton impérieux :

_ Vous, donnez-moi les coordonnées de l'endroit où se trouve mon fils !

Sirius n'avait pas très bien pris l'intervention de la femme. Il se préparait à lui dire le fond de sa pensée, quand Snape était intervenu.

_Je vous pensais bien plus intelligente et au-dessus de cela, ma chère amie, avait-il dit à la femme.

_De quoi parlez-vous, Severus ?

_De votre comportement odieux vis-à-vis de ce jeune homme. Je pense que vous avez entendu tout comme moi les explications de Black sur le lien qui les unit ? Alors, accuser Harry de se vautrer dans les bras de Black, je trouve que cela est en dessous de votre rang. La dame avait rougi d'embarras et n'avait plus rien dit.

Harry s'était détaché de Sirius et lui avait demandé où se trouvait Tom. Sirius avait proposé de les y conduire lui-même, il voulait passer un peu plus de temps avec Harry et échanger avec lui leurs coordonnés. Il s'était dit que le jeune homme allait être très éprouvé par l'état de santé de son petit ami et il voulait être là pour lui. Même si Sirius avait coupé tout contact avec le couple Potter l'année des cinq ans d'Harry, il sentait que lui et le jeune homme allaient parfaitement s'entendre dans l'avenir.

MPJSG

Les Riddle, Snape, Sirius et Harry s'étaient rendus à la clinique où Tom avait été conduit. Ils avaient dû attendre des heures que le médecin responsable du cas de Tom vienne les prévenir de son état de santé. Quand enfin, le docteur s'était montré, la mère de Tom avait été sur le point de partir le chercher elle-même.

_Bonjour madame et messieurs ! Je suis le docteur Yaxley. Je suis en charge de votre fils.

_Qu'est-ce que a mon fils chéri ? Avait demandé madame Riddle avec anxiété.

_Il avait deux côtes et sa jambe droite cassées. Une commotion légère à la tête. Plusieurs hématomes dus aux coups reçus durant sa captivité. Il a aussi perdu trois dents et a une entaille très profonde sur sa joue gauche.

_Oh mon Dieu ! Avait pleuré madame Riddle.

_Vous ne devez pas vous alarmer pour si peu, avait dit calmement le médecin sous les regards courroucés de ses interlocuteurs. Je veux dire par là, avait-il ajouté rapidement, que même si ses différentes blessures semblent être graves dites comme cela, ils ne le sont pas vraiment. Dans son malheur, votre fils a eu une chance énorme. Si un morceau d'un des côtes cassées avait percé l'un de ses organes, il ne serait plus de ce monde à présent. De plus, même si sa jambe est cassée, elle n'est pas inguérissable et il retrouvera toute sa motricité sans aucun séquelle. Et ses hématomes sont peut-être impressionnants, mais rien de bien dramatique.

_Et pour sa balafre ? Avait demandé Harry après que le médecin se soit tu.

_Oh cela ! Elle est trop profonde pour ne pas laisser de trace. Malheureusement, il gardera une cicatrice à vie. Mais le plus important est qu'il ait survécu à tout cela ! Avait ajouté le médecin avec un grand sourire. Et puis, avec un bon dentiste, il ne tardera pas à retrouver un beau sourire. Hahahaha.

Le médecin avait ensuite indiqué la chambre de Tom avant de repartir vaquer à ses occupations, et le petit groupe s'y était rendu en silence. Tous avaient en tête les mots du médecin sur la balafre de Tom, et connaissant l'obsession de ce dernier pour son physique, ils avaient peur de sa réaction quand il apprendrait qu'il allait devoir vivre avec pour le restant de ses jours.

Tom avait mis trois jours avant de se réveiller. Durant toute cette période, Harry avait dormi dans sa chambre. La matriarche Riddle avait bien essayé de l'empêcher, mais l'intervention de son mari l'avait réduite en silence.

Quand Tom avait ouvert les yeux, il avait eu un grand sourire en découvrant Harry endormi sur la chaise près de son lit. Il avait tendu la main et avait passé tendrement ses doigts dans les cheveux de celui-ci, qui avait ouvert les yeux au toucher délicat. Quand il avait constaté le réveil de Tom, il lui avait sauté dessus et lui avait donné un profond baiser. Il avait ensuite appelé un médecin qui était venu examiner le blessé.

Deux jours après son réveil, deux policiers étaient venus prendre la déposition de Tom. Le PDG avait donné le signalement de Ginny aux deux hommes en plus de ceux qui avaient été pris le jour de sa libération, mais la demoiselle avait été impossible à trouver. Harry avait eu du mal à croire à la participation de son ex dans ce qui était arrivé à Tom, mais ce dernier l'avait convaincu. Cependant, Harry avait vite oublié Ginny et s'était concentré sur Tom. Et avec l'aide des parents et du parrain du jeune homme, Harry avait réussi à cacher le petit problème de la joue gauche de son compagnon.

Mais comme il fallait s'y attendre, Tom avait fini par découvrir le pot aux roses. De ce jour, son comportement avait complètement changé. Il avait mis de la distance entre lui et ses proches, et en était même venu à repousser Harry, allant jusqu'à lui interdire l'entrée de sa chambre. Pour cela, il avait eu recours aux services de sa mère, qu'il avait convaincu facilement. Un jour que Harry s'était fait mettre dehors par le garde du corps que la mère de Tom avait placé devant la chambre de celui-ci, il avait fait la rencontre de Colin, la seule autre personne en dehors de sa mère que Tom acceptait de voir.

Harry avait été pris d'une jalousie d'une telle ampleur qu'il en avait eue peur, quand la mère de Tom lui avait appris que son fils avait déjà trouvé un remplaçant et qu'il n'avait donc plus à revenir l'ennuyer. Harry avait pensé couper tout lien avec le PDG et ne plus se rendre à la clinique où il ne faisait que se faire rembarrer jour après jour, mais sa colère de se faire aussi vite remplacer l'en avait empêché. Harry voulait une explication avant de jeter l'éponge. C'était pour cela qu'il s'était rendu à l'hôpital sans relâche dans l'espoir de pouvoir parler avec cet imbécile de Riddle Junior. Étonnement, le père de Tom l'avait encouragé dans sa démarche, en cachette de sa femme.

Cela allait faire trois semaines que Tom était à la clinique et c'était la première rencontre entre Harry et Colin, car Harry ne venait que le soir pour tenter de voir Tom. Ils ne s'étaient donc encore jamais croisés. Alors que le garde du corps repoussait gentiment Harry dans le couloir, la porte de la chambre de l'idiot s'était ouverte sur un Colin en robe d'hôpital. Les deux jeunes gens s'étaient fixés avec surprise.

_Harry !

_Colin !

_Qu'est-ce que tu fais ici ? Avaient-ils demandé en même temps.

Après s'être regardé durant quelques secondes, Colin était complètement sorti de la chambre, avait attrapé Harry par le bras et l'avait tiré derrière lui. Il l'avait conduit dans sa chambre et l'avait pris dans ses bras pour le serrer avec force.

_Je n'arrive pas à y croire ! C'est bien toi, mec ! Je croyais que tu étais parti en France. Si tu savais comme tu m'as manqué Harry ! Quand tu as dû quitter l'orphelinat à ta majorité, je me suis retrouvé sans personne avec qui parler. Personne ne voulait de moi. J'ai pleuré pendant une semaine après que tu sois parti ! Et comme tu n'arrêtais pas de parler de la France, je pensais que tu y étais allé …

_Non…euh, non, je suis resté ici. Mais dis-moi, que faisais-tu dans la chambre de Tom ?

_Ne me dis pas que tu es le fameux petit nain de jardin de Tom ! S'était écrié Colin avec surprise après avoir regardé Harry une longue minute.

_Hein, de quoi tu parles ? Qui tu traites de nain de jardin, microbe ?

_Non, ce n'est pas ce que je voulais dire, avait dit avec précipitation Colin en se souvenant que Harry avait horreur qu'on lui rappelle sa petite taille.

_Je t'écoute.

_J'ai dit ça, parce que à chaque fois que Tom me parle de toi, il te désigne comme son nain de jardin.

_Tu rigoles, n'est-ce pas ! Il n'a pas osé me donner ce sobriquet idiot, hein ! Non, mais attend ! Et puis, tu veux dire que Tom parle de moi avec toi ? Avait ensuite demandé Harry avec intérêt.

Colin lui avait alors raconté sa rencontre avec Tom et tout ce qui s'était passé par la suite, puis ils avaient ensuite parlé de ce qu'ils étaient devenus depuis leur séparation. À partir de ce jour, Harry avait rendu visite à Colin régulièrement.

Trois jours après leur rencontre, Tom était sorti de l'hôpital et avait regagné son appartement ; mais Harry n'était pas parvenu à lui parler et commençait à perdre espoir. Colin, en voyant son ami déprimé par le comportement irrationnel de Tom, avait mis au point un plan pour reconquérir cet imbécile.

MPJSG

Tom Riddle était allongé sur son canapé et regardait la télé sans vraiment la voir. Cela faisait deux semaines qu'il était sorti de la clinique, et depuis, il avait maigri et ne ressemblait plus à rien. Il vivait enfermé dans son appartement, refusant tout contact avec sa famille et ses amis ; il ne s'était pas encore rendu à son bureau et son père avait été obligé de le remplacer. Il filtrait les appels de sa mère et refusait de lui ouvrir la porte quand elle venait sur place. Il avait une barbe de plusieurs jours aux joues, mais n'avait ni la possibilité ni le désir de se raser ; il avait brisé tous les miroirs de son appartement.

Ainsi, le reste de ce qui avait été le beau, le magnifique, l'égocentrique Tom Riddle Jr, était allongé de tout son long sur son canapé quand la sonnerie de son logement avait retenti. L'homme l'avait ignoré comme à son habitude, mais contrairement aux jours précédents, sa mère n'était pas partie à la cinquième sonnerie ; elle avait continué à appuyer sur celui-ci avec insistance à tel point que Tom, agacé par le bruit, s'était levé pour aller ouvrir la porte.

_Bonjour ! Beurk ! C'est quoi cette épouvantable odeur ? Ne me dis pas que tu as décidé de devenir écolo en économisant l'eau, parce que cela ne te réussit absolument pas : tu chlingues. Pire qu'un putois ! Si nous devons vivre ensemble, tu as intérêt à changer cette horrible manie. Lui avait dit son visiteur en le poussant pour pénétrer dans l'appartement. Sois gentil et rentre le reste de mes affaires. Je suis épuisé d'avoir porté tout cela, avait-il ajouté avant d'aller tirer les rideaux qui étaient fermés.

_Qu'est-ce que tu fous ici ? Et c'est quoi tous ces trucs ? Avait crié Tom en suivant son visiteur.

_J'ai décidé d'accepter ta proposition de venir vivre avec toi. Lui avait répondu celui-ci en se dirigeant à l'autre bout de la pièce pour ouvrir les autres rideaux. Tu devrais m'être reconnaissant que je veuille bien venir cohabiter ici ! Surtout si tu continues à sentir aussi mauvais. Ce n'est pas tout le monde qui accepterait de supporter une telle puanteur.

_Qu'est-ce que tu fous ?

_Cela ne se voit pas ? J'aère ! avait-il dit en ouvrant en grand la fenêtre. Il y a un parfum de rat mort dans cette pièce. Comment peux-tu vivre en respirant cette chose ? Mais qu'est-ce que tu attends pour rentrer mes affaires, tu vas déranger les voisins ! Et quand tu auras fini, vas prendre un bain ! C'est vraiment insupportable cette odeur. C'est par là qu'est ma chambre ? Et puis, non. Ne te dérange pas, je vais trouver tout seul. N'oublie pas de prendre mes bagages, avait-il dit en disparaissant dans un couloir.

Tom avait regardé l'endroit où avait disparu son visiteur avec désolation, puis avait poussé un grand soupir, avant de se rendre à l'entrée pour faire ce qu'on lui avait si gentiment ordonné de faire. Bon Dieu, ces valises pesaient une tonne !

Mais pourquoi avait-il ouvert cette foutue porte ?

MPJSG

Ginny était cachée dans la maison d'une de ses amies en dehors de Londres. Quand la jeune femme avait appris aux informations que Riddle avait été libéré et que son homme ainsi que sa bande avaient été mis aux arrêts, elle avait fait sa valise et avait quitté la capitale. Même si elle savait que Vincent ne la dénoncerait jamais, il n'était pas certain que ses hommes ne le feraient pas, eux ... Ginny n'était pas très appréciée par la bande de Vincent, car l'homme avait la mauvaise habitude de la placer avant ses hommes et de leur faire prendre des risques inconsidérés pour elle.

De ce fait, Ginny avait quitté Londres avant même que Tom n'ai donné son signalement. Elle savait que cette fois, son frère n'allait rien pouvoir faire pour elle, car la personne à qui elle s'en était prise était bien trop importante pour faire disparaître le dossier d'accusation. La jeune femme était donc cachée dans un trou perdu de la compagne, en train d'échafauder des plans de vengeance envers Tom et Harry. Ces deux tarlouzes n'allaient pas s'en sortir ainsi après ce qu'ils lui avaient fait ! Car, tout était de leur faute à eux deux.


Un petit com ça remonte toujours le moral!