Un grand merci à Pulcotinette pour la correction.
Comme me l'a demandé Hermi, je poste cette fic tous les vendredis.
Gaby Lilith Malfoy : Slt, c'est très flattant ce que tu dis, merci. Folle, c'est certain qu'elle l'est, c'est aussi pour cela qu'elle a tant d'admirateurs. Merci pour le com.
Paprika Star : en effet, sinon ils ne sortiront jamais d'affaire. Oui, l'histoire de ces deux-là est bien plus compliquée qu'il ne semble. Merci pour le com.
Yami-ya-Nichi : Merci a toi pour le com. voici la suite.
hermi : La voici donc. Merci pour tes compliments, j'en suis toute rouge. Je pense finir toutes mes histoires, alors y a pas s'en faire. Oui, je poste tous les vendredis en soirée. Merci pour le com.
stormtrooper2 : Slt! Oui c'est bien Colin qui est avec Sirius. Tu le découvriras dans les prochains chapitres. Je m'y attendais à ta réponse, mais qui ne tente rien, n'a rien^^. Merci pour le com.
STL87 : Merci pour le com.
Guest : Merci pour le com.
Demon Malfoy : Merci pour le com.
Chapitre 22
Cela faisait maintenant trois semaines que Harry avait emménagé de force chez Tom, et la cohabitation était tout ce que l'on pouvait qualifier de houleuse entre eux ; Tom avait menacé une centaine de fois de mettre Harry à la porte, car celui-ci ne le laissait jamais en paix, à tel point que le PDG n'avait plus eu une minute à lui depuis que le jeune homme s'était installé chez lui. Il avait même brièvement songé à retourner au bureau pour avoir la paix, mais sa peur du regard des autres était bien plus forte que son agacement d'avoir Potter dans les pattes. Ce dernier avait d'ailleurs décrété que tant qu'il serait là, Tom l'accompagnerait faire un jogging dans le petit parc qui se situait près de son appartement.
Tom avait bien essayé de refuser en expliquant qu'il n'en avait pas envie, mais Harry lui avait mené la vie tellement dure, qu'il avait fini par accepter. Il n'avait qu'une seule condition : le faire quand il n'y avait personne dehors. Potter avait donc pris l'habitude de le sortir de son lit à des heures inhumaines, alors qu'il ne demandait, lui, qu'à dormir …
Au début, Tom avait espéré que le nain de jardin allait vite se trouver un emploi, vu que celui-ci ne restait jamais plus d'une semaine sans activité, mais étrangement, Harry ne s'était même pas donné la peine de faire semblant d'en chercher un. Quand il avait demandé à son colocataire pourquoi il ne faisait pas des démarches pour s'en trouver un, Harry lui avait dit en souriant largement :
_Pourquoi faire ? Maintenant que je n'ai plus à payer un loyer et des factures, je ne dois plus me casser le cul et me ruiner la santé dans des travails éreintants ! J'ai décidé de profiter de ma jeunesse. Je vais prendre exemple sur toi et m'octroyer de longues vacances, comme je n'ai plus à me soucier de me retrouver dans la rue ou de mourir de faim. Avait-il dit avec sérieux.
_Et tu penses faire ça jusqu'à quand ? Avait demandé Tom avec crainte.
_Aussi longtemps que toi ! Je ne partirais à la rechercher d'un job que quand tu te décideras à retourner au bureau. Lui avait appris Harry en lui montrant toutes ses dents. Et le jeune homme tenait sa promesse …
Ce matin-là, le père de Tom avait appelé pour demander à Harry de lui amener son fils au manoir, car depuis sa sortie de l'hôpital, Tom refusait de voir ses parents et ses amis. Les parents de Tom étaient très inquiets pour leur fils qui s'était coupé du reste du monde et s'était réfugié dans l'intimité de son appartement ; la mère de Tom en était même tombée malade. C'était la raison qui avait incité Tom Sr à demander cette faveur à Harry, qui lui avait promis de le lui amener. Après des heures de discussion (enfin, de hurlements), Tom avait accepté de se rendre au manoir le soir même.
Heureux de sa victoire, Harry était allé chercher dans la garde-robe de Tom une tenue adéquate pour l'occasion, puis il était retourné dans le salon et avait regardé Tom avec une drôle d'expression sur le visage. Tom l'avait ignoré et n'avait pas cherché à savoir ce qu'il n'allait pas avec le nain de jardin. Il ne voulait, en aucun cas, se mettre dans la merde pour avoir été trop curieux ! Il avait la sensation étrange qu'il n'allait pas aimer apprendre ce qui tracassait Harry ... Alors, il avait préféré garder sa bouche close et faire comme s'il n'avait rien remarqué.
_Je pense que tu n'as pas le choix, avait soudainement dit Harry.
_Le choix de quoi ? n'avait pas pu s'empêcher de demander Tom.
_Tu dois raser cette horrible barbe. Elle ne te va absolument pas ! Tu ne ressembles à rien avec.
_Non merci.
_Mais je ne te demande pas ton avis, je ne fais qu'énoncer un fait. Lève-toi et vas-t'en débarrasser, lui avait ordonné Harry.
_Non.
_Si, tu vas le faire !
_J'ai dit que non.
_Et moi, je dis que si. Lui avait rétorqué Harry avec insistance.
_Non.
_Si. Lui avait assuré Harry en lui prenant la main pour le mettre debout.
_Putain, Potter ! Fous-moi la paix ! Je ne veux pas, un point c'est tout. Avait hurlé Tom en dégageant sa main avant de se rasseoir sur le canapé.
_Oh que si, tu vas le faire. Encore mieux, tu vas me laisser te le faire. Lui avait rétorqué Harry sur le même ton.
_J'ai dit non ! Alors, c'est non. Es-tu bouché, foutu nain de jardin ?! Lui avait crié Tom, poussé à bout de nerfs par l'insistance d'Harry.
_Je t'ai déjà dit de ne pas me qualifier de cet affreux surnom. Et je ne suis pas petit ! Je ne suis pas grand, voilà tout ! Et qui a besoin de l'être d'ailleurs, hein !
_Cela revient au même, nain de jardin. Et j'aime bien moi ce surnom. Il te définit à la perfection.
_Et moi je n'apprécie pas, alors arrête ! Mais de toute façon, ce n'est pas le sujet. Depêche-toi et bouge. Avait ordonné Harry.
_Certainement pas ! Je suis très bien où je suis.
_Tom Riddle, je te le dis pour la dernière fois, sors moi tes miches de ce putain de canapé et viens avec moi. Avait menacé Harry.
_Non.
_Non ?
_Non.
_Parfait, tu l'auras voulu ! Avait dit Harry en s'approchant de Tom. Le jeune homme avait essayé, comme le premier jour, de soulever Tom, mais il n'y était pas parvenu.
_Tu pensais vraiment que j'allais me laisser aussi facilement faire ? s'était moqué Tom. Je ne vais pas me laisser prendre par la même ruse une seconde fois. Lui avait-il dit en faisant basculer brusquement Harry par-dessus son épaule pour le bloquer sous lui. Alors, petit nain de jardin, on fait moins le malin maintenant ! Avait fanfaronné Tom avec arrogance.
Harry s'était débattu avec Tom pour retrouver sa mobilité, mais Riddle l'avait fermement et habilement maintenu dans le canapé. Voyant que cela ne lui servait à rien de gigoter dans tous les sens, Harry avait cessé de lutter et avait pris une grande inspiration, avant de lancer un regard tueur sur Tom.
_Dégage de là Riddle, avait-il ordonné d'une voix posée, alors que ses yeux lançaient des éclairs à l'homme assis sur ses cuisses.
_Nan, je suis bien là moi, je trouve. Lui avait répondu Tom en se penchant comme attiré par un aimant vers les lèvres d'Harry.
_Riddle, je te préviens que tu vas t'en mordre les doigts !
_J'aimerais bien voir ça, avait-il dit en ricanant étrangement. Sa voix était un peu rauque, et son regard aligné sur la bouche d'Harry de façon hypnotique. Tout en la scrutant avec insistance, il avait passé le bout de sa langue sur ses lèvres étrangement sèches, pour les humidifier.
_Je n'avais jamais remarqué à quel point tes lèvres étaient belles et appétissantes, avait-il chuchoté sans s'en rendre compte.
_Pardon ! Que viens-tu de dire ?
_Quoi ?! Avait répondu Tom, ailleurs.
_Qu'importe, vire ton popotin de moi ! Nous devons nous préparer. Avait dit Harry qui n'avait pas remarqué le changement d'attitude de Tom.
_Vraiment appétissantes, lui avait chuchoté Tom en guise de réponse. Harry avait alors, enfin pris conscient de ce qui se passait. Et avait, dans le même temps, clairement senti le désir de Tom qui avait commencé lentement à se réveiller sur sa cuisse. Ce constat avait immédiatement éveillé son désir à lui aussi. Leurs regards s'étaient alors croisés et fixés. Et sans pouvoir s'en empêcher, Tom avait happé la bouche d'Harry dans un langoureux et exigeant baiser.
L'échange avait été sensuel et passionné au début, avant de devenir tendre et sans retenue par la suite. Plus le contact de leurs lèvres s'était prolongé, plus leur désir mutuel avait augmenté. Les mains de Tom avaient glissé sous la chemise de Potter et s'étaient posées sur la savoureuse peau de son ventre. Elles avaient couru le long de ses flancs, sur sa peau lisse, alors qu'Harry poussait de petits soupirs d'aise. Tom avait ensuite semé, le long du cou de son partenaire, des baisers humides et de petites morsures. Son corps chaud et terriblement excité, s'était pressé encore et encore, comme s'il cherchait à se fondre avec l'autre, avec celui d'Harry.
Son souffle rapide et chaud dans le creux de sa gorge avait fait frissonner de plaisir son jeune amant. Tom n'avait plus semblé avoir aucune retenue, tout ce qui était autour de lui et qui n'était pas Harry avait disparu. Il n'existait plus que lui, son corps, sa bouche et les sons exquis qui s'en échappaient, telle une douce mélodie. Rien d'autre n'avait de l'importance pour le PDG à cet instant-là. Et Harry s'était complètement laissé emporter par ce que lui faisait Tom ... C'était tellement bon, qu'il n'avait voulu que profiter du moment présent.
Le son soudain et strident de la sonnette de l'appartement, avait mis brusquement fin à l'échange entre les deux hommes. Tom s'était séparé de Harry avec la rapidité d'un serpent, avant de s'enfuir s'enfermer dans sa chambre, et Harry, une fois de plus s'était retrouvé seul et abandonné par l'idiot du village. Après avoir mis un peu d'ordre dans sa tenue et avoir tenté en vain de le faire avec sa chevelure, Harry s'était rendu à la porte pour découvrir l'identité du gêneur, alors que la sonnette résonnait pour la quatrième fois. Tout en pestant contre l'intrus, Harry avait ouvert violemment l'accès à l'appartement. Ce qu'il était sur le point de dire s'était bloqué dans sa gorge, tant il avait été surpris par l'identité du visiteur.
_Puis je entrer ? avait-il demandé.
_Euh…oui, bien sûr. Avait répondu Harry en se poussant du passage pour le laisser passer. Les deux hommes s'étaient rendus au salon et Harry avait proposé quelque chose à boire à son hôte.
_Non merci, monsieur Potter, je ne désire rien. Après un silence, l'homme avait repris la parole. Vous devez certainement vous demander les raisons de ma visite.
_Vous êtes venu rendre visite à votre filleul, certainement. Lui avait répondu Harry. Je ne sais pas si vous le savez, mais Tom refuse catégoriquement de voir qui que ce soit ; aussi bien ses parents que ses amis. Avait poursuivi Harry.
_Vous vous méprenez monsieur Potter. Je ne suis pas ici pour voir Tommy, mais pour vous voir, vous. Lui avait appris Snape.
_Moi ! Mais pourquoi ?
_Comme vous avez rendu votre téléphone et disparu sans explication, et n'ayant plus aucune de vos nouvelles, je me suis dit que si je voulais avoir un éclaircissement sur votre départ précipité, je devais venir le chercher directement à la source. Lui avait dit Snape.
_Euh…je ne comprends pas.
_En clair, monsieur Potter, je voudrais connaître la raison de votre départ de l'entreprise, lui avait dit Snape.
_Mon départ…les raisons de mon départ, lui avait répété Harry perdu.
_Oui.
_Je pensais que c'était votre souhait après ce que j'ai fait la dernière fois que nous nous sommes vus … Lui avait dit Harry.
_Vous ai-je dit que c'était ce que j'attendais de vous ?
_Euh…non, mais comme vous ne m'avez pas rappelé ou autre, j'en ai déduit que j'avais fait la bonne chose.
_Comme je l'ai dit, vous n'avez laissé aucun moyen pour vous contacter et quand je me suis rendu dans votre ancien appartement- il avait serré fortement les poings à l'évocation du lieu- vous n'y étiez plus. À la place, ce fut un jeune blond qui m'a ouvert la porte pour m'apprendre votre déménagement ! Snape avait presque craché cette phrase avec aversion.
_Oh, vous voulez parler de Colin. Avait dit Harry. Il m'a repris mon bail après mon déménagement.
_Cela ne m'intéresse pas de savoir le nom de la nouvelle putain de ce chien ! S'était exclamé brusquement Snape.
_Pardon ?! Je n'ai pas saisi ce que vous venez de dire.
_Ce n'est rien d'important, avait dit Snape en prenant une grande inspiration. Donc la raison qui vous a fait quitter votre poste est que vous pensiez que j'allais vous mettre dehors pour m'avoir donné un coup de poing ? Avait résumé Snape.
_Oui.
_Eh bien, vous aviez tort. Lui avait révélé Severus.
_Hein…je ne comprends pas.
_J'entends par là, que ce n'était pas ce que je voulais.
_Mais, je vous ai attaqué ?!
_Même si cela me coûte de le dire, je dois reconnaître que je l'avais un peu mérité, et je comprends votre réaction.
_Vraiment ?
_Oui. J'avoue avoir été pendant un certain temps en colère contre vous, mais cela est vite passé.
_Oh.
_Maintenant que ce malentendu a été éclairci, voudriez-vous bien reprendre votre poste ? Même si vous avez un certain nombre de lacunes dans le domaine, votre travail et vos recherches personnelles, que vous avez laissées au laboratoire, sont vraiment étonnantes. J'envisage de vous faire profiter d'une bourse d'études que mon entreprise subventionne pour vous aider à finir vos examens et combler ces quelques lacunes. Je sais reconnaître un talent quand j'en vois un, Harry. Et toi, tu en as un énorme, crois-moi. Bien sûr, tu continueras en parallèle à travailler pour moi.
_Quoi ! ...vous êtes sérieux ? Avez demandé Harry ne relevant pas le passage au tutoiement à la fin du discours de Snape.
_Je n'ai jamais été aussi sérieux. Je suis prêt à te payer tes études, mais à la seule condition que tu t'engages à signer un contrat d'engagement à venir travailler pour ma société durant une période de quinze ans après l'obtention de ton diplôme.
_Vous être réellement sérieux alors !
_Puisque je te le dis. Alors, est-ce que tu acceptes ma proposition ?
_Oui, avait presque crié Harry. J'accepte avec plaisir.
_Parfait, je vais vous laisser à présent. J'ai une importante réunion qui m'attend. Avait ensuite dit Snape en se relevant pour se diriger vers la sortie. Oh, avant que je n'oublie, je t'ai déjà inscrit aux cours du soir dans votre ancien établissement. Ils ont les meilleurs enseignants en la matière. Tu commences dans deux semaines, ne sois pas en retard. Mon assistant te fera parvenir par courrier ton emploi du temps. Snape tourna ensuite le dos à Harry.
_Attendez ! Avait l'arrêté Harry.
_Oui ?
_Comment m'avez-vous retrouvé ?
_Le père de Tommy me l'a fait savoir durant une conversation sur ce dernier. C'est tout ? Avait demandé après avoir répondu.
_Je voulais m'excuser de vous avoir frappé, ce n'était pas très adulte de ma part.
_J'accepte tes excuses, lui avait dit Snape en reprenant sa route, un (tout) petit sourire aux lèvres.
_Attendez ! Avait encore stoppé Harry.
_Oui ?
_Je voudrais savoir pourquoi vous avez été aussi odieux avec Sirius.
_Cela ne te regarde pas, lui avait rétorqué rudement Snape avant de franchir la porte en vitesse, toute trace de joie disparue.
_Je me demande ce qu'il y a entre ces deux-là, avait chuchoté Harry regardant la porte encore ouverte. Je demanderais à Sirius la prochaine fois que je le verrais.
Tandis que Snape et Harry parlaient au salon, Tom avait discrètement quitté sa chambre pour aller voir qui était le visiteur, car contrairement aux autres fois, Harry n'était pas allé cogner violemment sa porte pour essayer de le faire sortir afin qu'il puisse aller saluer ses amis ou sa famille. Et Tom s'était demandé pourquoi ; alors, à pas de loup, Tom s'était caché afin d'espionner le salon. Quand il avait compris qui était leur visiteur, une jalousie monstre l'avait pris. Et comme le PDG était arrivé au moment de la proposition de Snape, il avait été aussi pris de rage.
Comment ce vieux serpent sans remords osait-il venir chez lui, pour essayer de lui voler son nain de jardin ?! Il était hors de question que Potter parte de son appartement. Et puis, c'était quoi ces conneries de reprendre ses études aussi ? Harry n'avait absolument pas de ça, il était bien trop intelligent ! Ensuite, qui avait besoin de diplôme de nos jours, hein ! N'importe quoi. Et pourquoi ce serait à Snape de payer les études de son nain de jardin, après tout ? Si quelqu'un devait le faire, cela devait être lui-même, pas son foutu parrain ! Tom était tellement irrité parce qu'il venait d'entendre, qu'il s'était rendu auprès de Harry pour lui dire sa façon de penser.
_Tu ne vas pas l'écouter ?! avait-il attaqué sans préambule.
_Hein, mais de quoi tu parles ? avait demandé Harry en fermant la porte.
_De cette ridicule proposition qu'il vient de te faire. L'avait renseigné Tom.
_Oh, tu parles de Snape. C'est fabuleux, tu ne trouves pas ? Je suis impatient de reprendre les études. Et en plus de ça, je ne vais même pas avoir à m'inquiéter pour savoir comment payer le prochain trimestre ! Et en prime, je vais regagner mon poste. Ce n'est pas merveilleux ! S'était exclamé Harry avec enthousiasme.
_Non, absolument pas, lui avait dit Tom d'un Tom agacé.
_Quoi ? Mais pourquoi ? lui avait demandé Harry étonné.
_Où est parti ton ''je vais prendre de longues vacances pour profiter de ma jeunesse " ?
_Je pense qu'elles sont suffisantes maintenant.
_Et le ''je ne partirais à la recherche d'un emploi, que quand tu retourneras au bureau " ?
_Euh…j'ai changé d'avis. Si tu ne veux pas retourner travailler et rester enfermé pour le restant de ta vie dans ta chambre, qui suis-je pour t'en empêcher ? Lui avait dit Harry avec un grand sourire aux lèvres.
_Tu comptes aussi déménager ? Avait demandé Tom dont le seuil d'irritation avait explosé à la réponse indifférente de Harry.
_Maintenant que je viens de retrouver mon emploi, c'est envisageable. Tu devrais être content, toi qui ne cesses de m'inciter à partir et te foutre la paix ! lui avait répondu Harry avec sérieux. Mais si tu souhaites que je reste, je le ferais, avait ajouté Harry.
_Pourquoi voudrais-je une telle chose ... avait rétorqué Tom en lui tournant le dos.
Riddle s'était, suite à cela, enfermé dans sa chambre et avait déversé sa rage sur les pauvres meubles qui ne lui avaient rien fait. Comment ce stupide nain de jardin pouvait-il seulement envisager de le quitter ? Ne voyait-il pas qu'il avait besoin de lui ? S'il partait, qui allait lui faire à manger, l'obliger à se doucher, le pousser à se lever pour aller faire du sport ? Mais le plus important, qui allait le regarder avec cette intensité incroyable dans le fond du regard qui lui faisait encore croire qu'il était toujours désirable, même avec sa balafre ?
Tom avait eu peur que Harry le repousse maintenant qu'il était défiguré, mais depuis son installation dans l'appartement et les nombreux échanges de baisers et de caresses qu'ils ne pouvaient s'empêcher d'avoir, Tom avait commencé à croire que le jeune homme le désirait toujours. Bien que le début de leur cohabitation ait été un véritable calvaire pour lui, Tom avait fini par s'habituer à avoir le nain de jardin avec lui.
La première semaine, le PDG l'avait passé à éviter de regarder Harry dans les yeux, par peur d'y trouver du dégoût.
Mais au fil des jours, Tom s'était aperçu que les seules choses qui traversaient les belles émeraudes de son petit emmerdeur, étaient l'irritation que le milliardaire lui faisait éprouver par son comportement enfantin et du désir pour lui ; Tom avait eu beaucoup de peine à le croire mais leurs échanges charnels avaient fini par le convaincre. Quand Harry lui avait déclaré qu'il n'allait pas faire les démarches pour se trouver un nouvel emploi, mais qu'il allait passer ses journées enfermé avec lui dans leur appartement, et cela, jusqu'à ce qu'il se décide à retourner travailler lui-même, Tom avait été euphorique.
Il avait cependant fait croire au concerné que cela l'agaçait, mais en réalité, il sautait de joie à cette idée. Depuis qu'il avait compris qu'il devait garder une cicatrice à vie et qu'il avait essayé d'éloigner Harry de lui, Tom s'était rendu compte à quel point il aimait son nain de jardin. Oui, Tom avait enfin accepté qu'il puisse être amoureux. Cette réalisation lui avait fait tellement mal, à présent qu'il avait perdu Harry, qu'il s'était laissé aller à la négligence. Il avait stoppé de se nourrir et de se laver et s'était enfermé dans la solitude.
Quand Harry avait débarqué chez lui et lui avait annoncé qu'il allait s'installer avec lui, Tom avait cru à un rêve, raison pour laquelle il n'avait pas opposé une grande résistance à l'emménagement de ce dernier ; car, s'il l'avait réellement voulu, Tom aurait déjà mis Potter en dehors de son logement. Il avait par la suite lutté avec lui-même, pour s'empêcher de pousser Potter contre une surface plate pour le faire sien, mais sa peur du rejet et les derniers mots que Harry lui avaient balancés à la figure le lendemain de leur première fois, l'avaient aidé à garder ses distances.
Mais parfois, son désir pour le jeune homme était si fort, que comme sur le canapé, il ne pouvait résister à l'envie de l'embrasser. Cependant, à chaque fois, il se stoppait avant d'aller au-delà des embrassades et caresses : il avait perdu sa confiance de ce côté aussi et ne voulait pas prendre le risque de perdre Potter devant son incompétence.
Néanmoins, Tom avait, d'un autre côté, grâce à la présence de Harry et sa manière de se comporter avec lui, commencé à reprendre lentement confiance en lui. Même s'il devait garder cet affreux stigmate au visage, il était encore en vie, riche, jeune et célèbre. Et le plus important : la seule personne qui comptait véritablement pour lui n'en avait rien à faire. Mais, le PDG s'était bien gardé de le montrer à Harry. Il ne souhaitait pas que ce dernier quitte l'appartement en pensant qu'il n'avait plus besoin de lui.
Quand Harry lui avait annoncé qu'ils allaient se rendre chez ses parents le soir même, Tom avait été mitigé. D'un côté, il ne se sentait pas encore prêt à se retrouver face aux regards des gens, même s'il s'agissait de ses propres parents. Mais d'un autre côté, il voulait que Harry soit fier de lui ... Il avait donc décidé d'accepter de voir ses parents, mais en soirée, en se disant que cela allait lui permettre de l'aider à surmonter la peur du regard d'autrui. Par contre, quand le nain de jardin avait suggéré de lui raser sa barbe, une peur sans nom l'avait pris. Il ne se sentait pas en mesure de découvrir son visage.
Sa barbe était pour lui un masque qui l'aidait à cacher l'atrocité qu'il était devenu. Il pensait que si Harry n'avait pas de difficulté ou du dégoût à le regarder, c'était parce qu'il n'avait pas pris conscience de l'importance de sa défiguration, et Tom avait donc peur que s'il se rasait, Harry le quitte. C'était pourquoi, il avait refusé de se la faire tondre ou de le faire lui-même.
Tom avait fini par prendre goût à leur petite routine et ne voulait pas en changer, alors la proposition de Snape était pour lui comme une grande masse reçue sur le sommet du crâne. Et ce que l'idiot de nain de jardin lui avait dit l'avait fait paniquer. Tom devait absolument et rapidement trouver un moyen de garder Harry auprès de lui, mais il se refusait à lui demander directement.
Que faire, alors ?
MPJSG
Severus Snape était un homme blasé, cynique et qui ne croyait plus en grand-chose. Quand ses parents l'avaient mis à la porte en découvrant son homosexualité, il avait été presque détruit. Severus avait découvert qu'il était gay à l'âge de quatorze ans, durant une sortie scolaire avec sa classe. Alors qu'ils étaient partis faire du camping sauvage, il avait dû partager une tente avec un ami de classe, et durant la nuit, sans qu'il ne sache pourquoi, ils s'étaient, tous les deux, donnés du plaisir avec leur main. Après cela, ils avaient continué à se voir en cachette. Snape avait fini par tomber amoureux de celui-ci et il lui en avait fait part ; son partenaire n'avait absolument rien dit en retour et ils avaient fait l'amour durant des heures.
Severus avait pris la passion et la sauvagerie dont avait fait preuve son amant pour de l'amour. Le jeune Snape de cette époque avait été sur un petit nuage et avait commencé à se faire des idées sur un avenir heureux entre lui et son amant ... Un soir, alors que ce garçon dont il avait oublié le nom maintenant, lui avait donné rendez-vous devant un bar réputé pour accueillir des hommes partageant le même penchant que lui, il s'était retrouvé embarqué par la police avec une partie des clients du bar en question. Une personne anonyme avait appelé la police pour signaler que le bar prostituait des jeunes hommes mineurs.
Son père avait été appelé pour venir le chercher quand il avait été constaté que l'information était fausse. A son arrivée, ce dernier lui avait demandé brusquement de le suivre, et il avait conduit dans un silence de mort jusque chez eux. Severus avait trouvé sa mère sur le pas de la porte avec une petite valise. Snape avait demandé à sa mère où elle se rendait, mais cette dernière ne lui avait pas répondu ; elle avait les larmes aux yeux et évitait son regard. Une peur soudaine l'avait pris.
_Que se passe-t-il ? avait-il demandé d'une voix tremblante.
_Il se passe, saleté de pédale, que tu vas vider les lieux. Je ne veux pas d'un sodomite sous mon toit. Estime-toi heureux que ta conne de mère soit parvenue à me convaincre de te laisser prendre quelque vêtement ! Maintenant, prend cette malle et dégage de ma vue, tapette. Lui avait crié son père.
_Mais, papa, où vais-je aller ? Avait demandé Snape les larmes aux yeux.
_Ne m'appelle pas comme ça ! Je ne suis plus ton père. Je n'ai pas élevé une telle anomalie. Prends cette putain de valise et pars hors de ma vue. Ta vision m'insupporte.
_Maman … ? avait tenté Snape alors même que son monde s'effondrait.
_Va-t'en et ne reviens jamais. Avait-elle dit d'une petite voix gorgée de larmes.
Snape avait encore ouvert la bouche pour dire quelque chose, mais le poing que son père lui avait envoyé au visage l'avait arrêté.
_Dégage avant que je ne te tue de mes propres mains ! lui avait hurlé son père dont les yeux lançaient des éclairs meurtriers.
Snape avait alors compris que s'il ne faisait pas ce qu'il lui demandait, son père allait réellement le tuer. Il avait pris la valise et avait franchi le pas de la porte sans un regard en arrière, le cœur rempli de chagrin. Ne sachant pas quoi faire, Snape s'était rendu chez son amant pour lui demander de l'aide ; mais à son arrivée devant la maison de celui-ci, il l'avait trouvé dans les bras d'une jeune fille. Ils étaient tous deux absorbés par l'échange d'un baiser langoureux et approfondi.
Snape s'était caché, le cœur battant la chamade, et avait attendu le départ de la fille avant de se diriger vers son amant. Le garçon à qui il avait avoué son amour et qu'il venait de surprendre avec une fille. Il avait demandé des explications à ce dernier, qui s'était contenté de se rire de lui : s'il était resté aussi longtemps avec lui, c'était uniquement pour le sexe et rien d'autre. Il lui avait appris qu'il avait toujours eu une copine, mais que celle-ci ne voulait pas coucher avec lui avant le mariage.
Que s'il l'avait séduit dans la tente, c'était uniquement parce qu'il s'était douté de son penchant dégoûtant pour les hommes ; mais que pour lui, un trou était un trou. Il avait ajouté qu'il était hors de question pour lui de se retrouver enchaîné avec une tapette pour le restant de sa vie ! Lui, ce qu'il voulait, c'était une femme et des enfants, pas un vulgaire suceur de bites. Alors qu'il lui disait toutes ces horreurs, Snape avait eu un doute.
_C'est toi qui as appelé la police ?!
_Oui, avait-il répondu sans même chercher à se défendre.
_Pourquoi tu as fait ça ? Mon père a appris pour moi et m'a mis dehors ! lui avait révélé Snape les larmes aux yeux.
_La belle affaire. Je voulais me débarrasser de toi et j'ai fait ce qu'il fallait pour ! lui avait-il dit avec indifférence.
_Pourquoi tu ne m'as simplement pas dit que tu ne voulais plus de moi ? Je serais parti.
_C'était plus amusant de faire ça. Et comme ça, je m'assure que tu ne peux pas détourner un autre pauvre garçon du droit chemin, avait-il dit avec malveillance.
_Que vais-je devenir maintenant ? Avait pleuré Snape.
_Ce ne sont pas mes affaires, avait dit l'amant de Snape en se dirigeant vers sa maison. C'est dommage, maintenant, je ne sais pas comment je vais faire pour me vider les burnes. T'étais une sacrée bonne salope, avait-il jeté avant de lui fermer la porte au nez.
Snape s'était retrouvé debout là devant la maison du garçon qu'il avait aimé et avec qui il avait pensé finir sa vie, les larmes aux yeux, le cœur en miettes et ne sachant pas où allait. Ce fut la première fois qu'on lui brisa le cœur, et pas la dernière.
MPJSG
Ginny avait mis une semaine à retourner à la capitale. Elle avait voulu aller régler son compte directement à Riddle, mais en arrivant devant l'hôtel particulier de celui-ci, elle avait remarqué qu'une voiture de police était postée non loin de là. La jeune femme avait pesté et était reparti, avant de se trouver une cachette dans l'une des planques de la bande de Vincent. Le soir venu, elle avait crocheté la porte d'un petit salon de coiffure de quartier et y avait volé de la teinture pour cheveux.
Elle s'était ensuite teint les cheveux et les avait coupés très court. Elle s'était aussi procuré des faux piercings de la même manière et s'en était couvert ; Ginny était devenue méconnaissable même pour sa famille. Pour gagner de l'argent, elle s'était résigné à faire de petites passes, de temps en temps. Elle était retournée plusieurs fois devant l'hôtel particulier de Tom pour s'assurer de l'absence de la voiture de police, mais à chacune de ses visites, elle était toujours à la même place.
Ginny avait essayé de s'en prendre à Harry, mais celui-ci avait quitté son logement. Un soir alors que Ginny était à la recherche d'un client, une voiture luxueuse s'était arrêtée devant elle. L'homme, un très beau spécimen blond et habillé d'une élégante façon, lui avait demandé gentiment de monter. Sans perdre une seconde, la demoiselle avait grimpé dans la voiture ; celle-ci avait roulé durant un certain temps avant de quitter les quartiers chauds de Londres pour ceux plus fortunés de la capitale. La voiture avait franchi un grand portail en acier et s'était garé dans un immense garage.
L'homme était descendu du véhicule et avait fait signe à Ginny de le suivre. Il avait traversé le garage et avait pris un petit couloir alors que Ginny le suivait. Ils avaient marché en silence, avant de déboucher dans un grand vestibule. Sans laisser à la demoiselle le temps d'observer le décor, l'homme l'avait fait monter une rangée de marches et fait parcourir un long passage. Ils étaient passés devant de nombreuses portes avant de s'arrêter devant une de couleur grise. L'homme avait ouvert la porte et avait fait comprendre à Ginny d'entrer.
Après une petite hésitation, elle avait pénétré dans la pièce. C'était un immense bureau décoré sobrement. Il y avait un grand bureau, une carte du monde, un canapé, une table base ainsi qu'un mur couvert de bouquin. L'homme avait invité Ginny à prendre place sur le canapé avant de s'installer derrière le bureau. Après un silence, il avait ouvert la bouche.
_Vous avez été très difficile à localiser, miss Weasley.
_Comment connaissez-vous mon nom ? avait demandé Ginny avec affolement en voulant se lever.
_Non miss, restez assise je vous prie.
_Je ne sais pas qui vous êtes, mais je ne vais certainement pas rester une minute de plus ici, avait-elle dit en se dirigeant vers la porte.
_Je crois savoir que nous partageons la même animosité pour une certaine personne. Si je vous ai fait venir ici ce soir, c'est parce que j'ai une proposition à vous faire.
_De qui vous parlez ? avait demandé prudemment Ginny en se retournant.
_Tom Riddle Jr.
_Je vous écoute, avait alors dit Ginny avec un sourire intéressé en retournant s'asseoir.
Des com's, des com's, des com's
