Merci Pulcotinette pour la correction.
Kaori Jade : Tu vas le savoir bientôt. Merci pour le com.
hermi : Merci pour le com et voici la suite.
STL87 : Merci à toi pour le com et voici la suite.
stormtrooper2 : Tu as tout à fait raison, mais ce n'est pas pour maintenant. Comme toujours, tu vises juste. Oui, oui, c'est ce cher Malfoy qui lui tient compagnie. Merci pour le com.
ptitcoeurfragile: Merci pour le com.
Lord JadeStone : Alors la voici, merci pour le com.
Chapitre 23
Après la visite de Snape, Harry avait dû se battre une nouvelle fois avec Tom pour que celui-ci accepte de se rendre chez ses parents ; il avait cependant fallu qu'Harry renonce à couper sa barbe. Les deux hommes ne s'étaient donc pas adressés la parole durant leurs préparatifs : Tom avait boudé dans son coin en essayant par tous les moyens de trouver une solution pour pouvoir garder Harry auprès de lui sans pour autant lui en faire directement la remarque, l'idée même de devoir supplier son nain de jardin pour ça le rebiffant.
Ok, Tom s'était avoué être amoureux de Potter, mais lui dire et le supplier de rester était au-dessus de lui. Il était trop fier pour cela. Mais surtout, il avait peur que Harry décide de partir malgré sa requête ... C'était une peur ridicule et sans fondement, car le jeune homme lui avait assuré qu'il resterait si Tom venait à lui en faire la demande, mais Riddle avait complètement éliminé cette partie-là de sa mémoire.
Quand les deux hommes avaient été enfin prêts pour leur rendez-vous chez les Riddle, ils avaient quitté l'appartement en passant par une sortie secrète que l'hôtel avait prévue pour ses clients célèbres qui voulaient éviter les journalistes postés devant l'immeuble. Suivant ce passage qui les avait menés directement au garage, Harry avait pris le volant de la BMW noire de Tom, et le trajet s'était fait dans le silence. En arrivant au manoir Riddle, les deux hommes étaient restés dans la voiture pendant environ un quart d'heure, Tom ayant besoin de temps pour se préparer mentalement à voir ses parents. Il avait été reconnaissant à son colocataire de ne pas l'avoir brusqué comme à son habitude. Quand il s'était senti prêt et capable de se présenter devant ses géniteurs, Tom avait pris la main de Harry dans la sienne et l'avait serré avec force.
Harry avait retenu la grimace de douleur qui avait menacé de s'afficher sur son visage et avait à la place tendu un sourire encourageant à son compagnon, qui en avait eu le cœur réchauffé et l'impression qu'il pouvait tout faire tant que son nain de jardin était à ses côtés. Ils étaient ensuite descendus du véhicule et avaient pénétré dans le manoir, avant qu'un domestique ne les emmène dans la salle à manger où les parents de Tom les attendaient. La rencontre entre le fils et ses géniteurs avait été un peu tendue, mais grâce aux pitreries de Harry, l'atmosphère s'était allégée.
_Fils, je suis heureux de vous revoir. Votre absence est incontestablement regrettée au sein de l'entreprise. Même si les employés essayent de ne pas me vexer en le faisan trop souvent remarqué devant moi, j'ai à plusieurs reprises surpris des conversations dans lesquelles il était mention de votre retour. Avait dit Tom Sr alors qu'il venait de s'attabler pour le dîner.
_Je ne suis pas encore certain de vouloir reprendre ... Lui avait dit Tom sans le regarder en face.
_Mais voyons Tom, était intervenu sa mère. Vous ne pouvez pas dire, et encore moins sérieusement penser de telles sornettes ! Vous êtes l'héritier et PDG de la compagnie, vous ne pouvez envoyer aux orties toutes vos responsabilités sur un simple caprice d'enfant ! Cela n'est pas digne et ne ressemble pas à l'enfant que j'ai élevé. Lui avait dit sa mère, enervée et abasourdi par le comportement de Tom.
_Mère, je comprends que cela puisse être un choc pour vous d'entendre cela, mais je ne me sens pas capable de retourner là-bas. Je ne me sentirais pas à mon aise.
_Et en quoi, je vous prie ?
_Je ne supporterais pas leurs regards et leurs moqueries ... Je ne me sens pas le courage d'endurer cela. Lui avait révélé Tom avec peine.
_Ne dite pas n'importe quoi, fils, personne dans notre entreprise ne se permettrait de dire du mal de vous.
_En face de moi, cela est certain, mais dans mon dos ? J'en suis moins sur ... Lui avait répondu Tom.
_Et alors, qu'importe ce que des gens sans importance peuvent bien penser ? Vous êtes un Riddle, nom de Dieu ! Fils, vous n'avez pas à vous inquiéter de ce que le commun des mortels pensent. Vous êtes au-dessus d'eux en tout point. Vous n'avez donc pas à rougir de ce qu'ils peuvent dire ! Lui avait assuré sa mère. À ces mots, Harry avait compris d'où Tom tenait son narcissisme sans limite. Avec une mère pareille, il n'avait eu aucune chance de devenir autre chose que ce monstre d'égoïsme ...
Tom n'avait plus rien dit à cela, il avait semblé prendre en compte ce que sa mère venait de lui dire. Le repas s'était ensuite déroulé dans le silence. À la fin de celui-ci, Tom Sr avait proposé de se rendre dans la salle de billard pour faire une petite partie ; au départ réticent, Tom avait fini par accepter la proposition de son père. Ils s'étaient donc tous rendu dans la pièce en question où une grande table de billard trônait au milieu d'une pièce vaste, avec un coin bar où des chaises confortables et une table étaient disposées.
Sur l'un des murs un jeu de fléchettes était fixé ; un peu plus loin, un écran télé avec une manette posée sur une table à côté de deux fauteuils à l'air très confortable. Le sol était tapissé d'une moquette rouge et dorée. Alors que Tom et son père commençaient une partie, Harry s'était retrouvé obligé de tenir compagnie à la matriarche Riddle. Le jeune homme avait alors décidé de faire des efforts pour s'entendre avec la mère de Tom, après tout, il n'avait pas le choix : comme il songeait sérieusement à devenir le compagnon officiel -mais pour de bon- de Tom, il devait mieux s'entendre avec la mère de ce dernier.
Pour cela, Harry avait pris la résolution de ne plus se comporter de façon immature et insolente avec la matrone. Depuis le début de la soirée, il s'était attelé à ne répondre qu'après avoir tourné sept fois sa langue dans sa bouche pour prévenir tout dérapage ; il n'avait, cependant, pas eu à beaucoup à se forcer durant le dîner, car il n'avait eu à répondre qu'aux questions du père de Tom, la marâtre étant occupée à essayer de faire revenir son fils à la raison. Harry n'avait pas pensé se retrouver seul à tenir compagnie à la mère de Tom, et il ne savait pas s'il pourrait garder son calme face à elle.
La vieille dame n'avait jamais caché sa haine pour le jeune homme qui avait détourné son précieux fils du droit chemin, et le tenait responsable pour la déviation soudaine de son fils. La matriarche Riddle se targuait de bien connaître son fils et, celui-ci n'avait jamais eu de penchant pour les hommes avant ce freluquet de Potter. Elle savait aussi que Tom n'avait aucun problème à honorer une femme pour en avoir été témoin à de nombreuses reprises malgré elle.
Tom avait, durant une certaine période de sa jeunesse, prit la mauvaise habitude d'amener ses maîtresses au manoir. Et parfois, pour ne pas dire souvent, les deux amants se prouvaient leur désir dans des endroits où la première venue pouvait les surprendre ... Et étonnamment, Madame Riddle avait eu la malchance de toujours les surprendre. À un certain moment, elle avait pensé que son fils le faisait exprès pour la mettre en rage ; mais heureusement, en prenant de l'âge, elle n'avait plus eu à surprendre son fils dans de tels positons. Sachant cela, elle avait des doutes sur la prétendue homosexualité de son fils chéri.
Elle ne croyait pas une minute que Tom entretenait sérieusement une relation avec ce petit insolent de Potter et elle allait trouver le moyen de les confondre un jour ou un autre. Elle avait permis à Harry de s'installer chez son fils uniquement parce qu'elle savait qu'il ne se passait rien entre eux deux et que cela allait venir en aide à Tom. Et elle s'était félicitée de sa décision, car une semaine après son installation, elle avait pu enfin franchir le seuil de la porte de son fils.
Même si elle ne l'avait pas vu de visu, elle avait pu se rassurer sur sa santé physique, et le dîner de la soirée l'avait conforté dans sa décision. Merope l'aurait certainement accueilli à bras ouverts et remercié avec reconnaissance, si elle n'avait pas eu la mère de Hermione Granger au bout du fil en début d'après-midi. Elle se rappelait encore de la teneur de leur conversation et ce simple souvenir lui faisait grincer les dents de rage.
Merope était allongée dans son lit pour prendre un peu de repos, car elle était stressée par l'isolement et le refus de son unique fils de les voir, elle et son époux. Son mari lui avait annoncé qu'il s'était arrangé avec le jeune Potter pour qu'il leur ramène Tom, le soir même, pour le dîner, et la vieille dame en avait été comblée de joie, mais l'émotion avait été si forte qu'elle en avait fait un petit malaise.
Tom Sr lui avait cependant dit qu'elle ne devait pas trop s'attendre à cette visite, car si Harry échouait à convaincre leur entêté de fils, il ne viendrait pas. Mais la marâtre n'avait pas pris cela en considération ; pour elle, c'était certain que Tom allait venir la voir. Alors qu'elle se reposait en attendant l'heure de se préparer pour recevoir son enfant, le téléphone avait sonné. Sa femme de chambre et de compagnie avait pris l'appel.
Elle avait échangé quelques mots avec l'interlocuteur avant de lui passer le téléphone. Merope avait été surprise, car elle lui avait expressément demandé de ne lui passer aucun appel, et la brave dame, qui était à son service depuis presque trente ans n'avait jamais désobéi à un seul de ses ordres. Donc, pour qu'elle juge nécessaire de lui passer le téléphone, cela voulait simplement dire que c'était important ... La matriarche s'était donc saisie de l'appareil.
_Merope Riddle, je vous écoute. Avait-elle dit.
_ Bonjour, excusez-moi de vous déranger, c'est Monica Granger à l'appareil.
_Oh, madame Granger, je suis heureuse de vous entendre. Mais que me vaut ce plaisir ?
_Je vous appelle pour vous prévenir que nous mettons fin à cette mascarade de fiançailles entre votre dégénéré de fils et ma tendre fille. Nous pensions, mon époux et moi-même, que vous étiez une famille respectueuse et honorable, mais nous nous sommes bien fourvoyés ! Sachez donc que je ne vais pas rester une minute de plus les bras croisés, à regarder ma merveilleuse fille se faire humilier une nouvelle fois par votre anormal de fils. Notre arrangement se termine ici et maintenant. Je vous prie de ne pas chercher à nous joindre, car nous ne reviendrons pas sur notre décision.
_Madame Granger, puis-je au moins connaître les raisons de votre revirement ? Avait demandé Merope en essayant de garder son sang-froid et de ne pas remettre à sa place l'insolente.
_Vous osez me demander pourquoi en plus ! S'était-elle exclamée de colère. Vous vous moquez de moi ? Après ce que cette journaliste a annoncé au reste du monde, nous vous avons cru quand vous nous avez assurés qu'elle ne faisait qu'affabuler ...
_Ce qui est la vérité, lui avait dit Merope avec conviction.
_… Alors pouvez-vous me dire ce que cet homme fait chez votre fils ? Mais surtout, pourquoi il a raconté à ma petite fille qu'il était le compagnon de votre enfant ? Je veux bien croire que la journaliste ait pu mentir pour augmenter son audience, mais avec ce jeune homme installé dans la maison de votre fils et se targuant d'être son compagnon à qui veut l'entendre, j'avoue avoir énormément de réticence à croire à vos belles paroles !
_Il y a une explication rationnelle à la présence de ce jeune homme là-bas et, il se pourrait que votre fille ait mal interprété les dires de celui-ci. Je vous demande de bien vouloir reconsidérer votre décision, Madame Granger.
_Entendez-vous par-là que ma fille serait une menteuse ? S'était énervé son interlocutrice.
_Non, certainement pas ! Je ne me permettrai pas de dire ou penser de telles choses, ma chère. Avait réfuté Merope en serrant les dents sous la contrariété.
_Alors, qu'insinuez-vous ?
_Je voulais dire que votre fille avait simplement mal compris ce que lui a dit monsieur Potter.
_Ma fille est l'une des personnes les plus intelligentes de sa génération, et je l'imagine mal ne pas arriver à comprendre quelque chose d'aussi simple. Maintenant, je dois vous laisser, j'ai d'autres affaires bien plus importantes à traiter.
Et sur ce, elle avait coupé la liaison.
Merope ne s'était jamais sentie aussi humilié que ce jour-là. Comment cette guenon à face de lune se permettait-elle de la traiter de la sorte ? Elle devrait se sentir heureuse que, elle, elle veuille d'elle dans sa famille. C'était un immense honneur que Merope lui avait fait en lui proposant d'unir sa fille, dont personne ne voulait, à son magnifique fils !
Et c'était aussi la faute de sa laideronne de fille que son adorable Tom avait commencé cette mascarade. Mais que cela ne tienne, elle allait trouver une autre fiancée à son fils chéri ! Une, bien plus belle et qui allait le remettre dans le droit chemin. Et la matriarche avait déjà en tête la parfaite Future madame Riddle ...Miss Daphné Greengrass ferait parfaitement l'affaire ; et elle au moins, était issue d'une lignée honorable depuis plusieurs générations.
Merope était sortie de ses pensées et avait posé ses yeux perçants sur le profil de Potter. Son regard avait été tellement insistant que Harry s'était détourné de la partie de billard pour regarder la matrone, et les deux s'étaient alors observés en silence comme deux cowboys au cours d'un duel. C'était à celui qui possédait le regard le plus meurtrier et glacial. Alors qu'ils essayaient de se trucider à l'aide de leurs prunelles, un juron bien coloré avait mis fin au duel ; ils avaient dans un même ensemble tourné la tête vers la table de billard, où Tom Jr insultait copieusement les boules qui avaient osé dévier de la trajectoire qu'il leur avait donnée.
En écoutant plus attentivement Tom, Harry s'était aperçu qu'il était un peu ivre. Le jeune homme n'avait pas remarqué que le PDG avait bu un peu plus que de raison au dîner, et qu'il avait continué durant la partie de billard. Voyant que Tom n'était plus dans son état normal et pour éviter qu'il ne choque sa mère par ses injures très recherchées, Harry s'était approché doucement de lui pour lui proposer de rentrer, et avait posé sa main sur son épaule pour attirer son attention. Tom avait alors fait volte-face avec une rapidité que son ivresse n'aurait pas dû permettre, et avait pris Harry dans ses bras avant de le coller à son torse dans une étreinte d'ours.
_J'ai envie de toi, mon petit nain sexy ... Lui avait ensuite susurré Tom à l'oreille, mais assez fort pour que ses parents n'en perdent pas une miette. Il avait alors plongé son regard dans celui de Harry. Ses yeux étaient graves, gorgés de désir ; un désir qui avait pénétré Harry avec violence en répandant dans son corps une chaleur troublante et effrayante en même temps. Elle était d'une telle intensité qu'il lui avait fait oublier où ils se trouvaient et avec qui.
Soudain, n'en pouvant plus de la tension qui venait de se déclencher entre eux, Harry s'était mis sur la pointe de ses pieds et avait embrassé Tom avec passion. Il lui avait pris la bouche avec urgence et avait mélangé sa langue à la sienne dans un baiser fougueux. Tom avait posé ses deux mains sur les fesses de Potter et les avait saisies fermement en les massant. Il avait tourné, Harry dans ses bras, et l'avait appuyé sur la table de billard avant que sa main ne se glisse entre leurs deux corps pressés l'un contre l'autre, pour partir en exploration dans son pantalon.
Il n'avait pas tardé à atteindre la verge de son (petit) ami qui était déjà bien dure. Il l'avait enserré entre ses doigts avec délicatesse et avait commencé un lent va et vient. Harry avait soupiré contre ses lèvres avant de les reprendre avec gourmandise.
_Au nom de tous les saints, mais que faites-vous mon fils ?! Avait croassé Merope Riddle, le souffle court et les joues rougies par le spectacle que lui offrait son fils.
_Cela ne se voit-il donc pas, mère ? Je suis en train de tripoter mon homme. Avait répondu avec sérieux Tom.
Le silence qui suivit ne fut rompu que par le bruit que fit Merope en perdant connaissance.
MPJSG
Sirius Black avait eu une vie mouvementée. Jeté à la rue comme un indésirable à dix-huit ans et coupé de tout contact avec sa famille quand sa mère avait appris son homosexualité par sa cousine, il n'avait dû la chance de ne pas finir sur le trottoir, qu'à la générosité des parents de son meilleur ami qui l'avaient pris sous leurs ailes. Grâce à eux, il avait pu finir ses études en toute quiétude.
Sirius avait connu James Potter à Poudlard, une école qui n'acceptait que les enfants des anciens élèves. C'était là-bas qu'avait débuté leur amitié.
Ils s'étaient tout de suite bien entendus et n'avaient pas tardé à devenir les meilleurs amis du monde. Sirius avait toujours trouvé que James était un bel homme, mais sans trop savoir pourquoi cela était aussi important pour lui ; cependant il avait une grande admiration pour son ami et ne pouvait s'empêcher de le suivre du regard. Il était toujours heureux quand il se tenait aux côtés de James. Avec lui, il avait fait les quatre cents coups : ils avaient souvent dragué ensemble, et même une fois partagé une fille dans le même lit.
C'était après cette expérience, qu'il avait découvert qu'il était gay, et qu'il avait fini par comprendre pourquoi il était autant fasciné par son ami et pourquoi il admirait tant sa beauté : simplement parce qu'il était amoureux de James. Sirius avait été bouleversé par cette découverte et s'était noyé durant un temps dans l'alcool, tentant de s'éloigner de son ami.
Mais James ne s'était pas laissé évincer comme ça, sans explication, et l'avait harcelé jusqu'à ce que Sirius crache le morceau. Alors que ce dernier s'était attendu à ce que James lui tourne le dos à l'annonce de son homosexualité, celui-ci lui avait donné un coup de poing bien placé avant de le prendre dans ses bras en le traitant d'imbécile. Il lui avait assuré qu'il resterait toujours son meilleur ami quoi qu'il arrive … ce qui avait fait pleuré Sirius de joie et de soulagement. Après ça, leur amitié avait été encore plus forte.
James avait réussi à dégoter un bar qui recevait aussi bien les hétéros que les gays, un établissement connu de peu de personnes à cette époque-là ; et comme avant, ils allaient draguer ensemble : James, les filles et Sirius, les garçons. Tout allait parfaitement bien dans le petit monde de Sirius, quand un soir en sortant du bar avec un garçon qu'il venait de se taper, il était tombé sur sa cousine Bellatrix. Son monde avait alors volé en éclats.
Bellatrix avait rapporté ce qu'elle avait surpris à la mère de Sirius, et celle-ci l'avait directement mis à la porte sans chercher à comprendre le pourquoi du comment. Sirius s'était rendu immédiatement chez James et lui avait tout raconté ; son meilleur ami l'avait assuré qu'il pouvait rester chez lui et que ses parents ne s'y opposeraient pas. Sirius avait été perplexe, mais quand le jeune Potter avait expliqué la situation à ses parents, ceux-ci avaient tout de suite proposé au jeune homme de rester. En apprenant la nouvelle, la mère de Sirius avait essayé de faire changer d'avis les Potter et de les inciter à jeter son fils dehors, mais les Potter avaient refusé en la traitant de mère indigne.
Après son installation chez James, Sirius avait rapidement fait un trait sur sa famille. S'ils ne voulaient pas de lui, alors lui non plus ne voulait pas d'eux. Malgré cette perte, Sirius était heureux de vivre sous le même toit que James. Parfois, il avait eu l'étrange impression que James éprouvait quelque chose pour lui, mais jamais rien ne s'était passé entre eux, il s'était toujours comporté en ami. Et cela allait plutôt bien à Sirius : tant qu'il pouvait avoir James à ses côtés, même juste en tant qu'ami, tout irait bien. Mais une fois de plus, son monde avait été bouleversé quand celui-ci lui avait parlé de Lily Evans pour la première fois.
Sans connaître la jeune femme, Sirius avait développé pour elle une haine froide. James était à lui, pas à cette fille sortie d'il ne savait où ! Sirius avait tout fait pour détourner James de Lily sans pour autant lui avouer l'amour qu'il lui portait, mais son ami avait été comme envoûté par la parfaite jeune femme. Non seulement, elle était belle, intelligente, drôle, mais elle avait aussi le cœur sur la main ... Rapidement, les deux jeunes gens s'étaient fiancés puis mariés. Sirius avait bu comme un trou et avait baisé avec un type ramassé dans la rue la nuit des noces.
Il avait eu le cœur brisé ce soir-là. Le jeune homme avait eu, jusqu'à la dernière seconde, l'espoir fou que James allait se rendre compte de sa bêtise et enfin comprendre que c'était avec lui qu'il devait s'unir, pas avec cette Lily. Mais il n'était pas dans un film ou dans un roman à l'eau de rose ... Et de toute façon, dans ces cas-là, c'était toujours la fille qui gagnait, jamais le mec. Tout en débutant sa formation policière, Sirius avait commencé à songer sérieusement à mettre de la distance entre lui et James, mais la seule pensée de ne plus pouvoir voir le visage de l'homme aimé lui était insupportable.
Depuis sa première rencontre avec Lily, Sirius ne s'était jamais entendu avec elle. Au début, Lily avait tenté de se rapprocher de lui, mais Sirius l'avait rembarré sans état d'âme. James ne savait pas que sa femme et son meilleur ami ne s'aimaient pas, car quand James était avec eux, ils faisaient des efforts pour s'entendre. C'était pourquoi Sirius avait été étonné quand la jeune femme l'avait appelé un jour pour lui demander de se rendre chez eux, car elle avait quelque chose d'important à lui révéler.
_Je suis enceinte, lui avait-elle annoncé de but en blanc. Je sais pourquoi tu ne m'aimes pas et je compatis avec toi, avait-elle poursuivi.
_Je ne veux pas et je ne demande pas ta pitié, avait répondu Sirius sans même chercher à démentir.
_Je le sais, mais tu l'as quand même. Si je t'ai fait venir, c'est justement pour te parler de cela.
_Je t'écoute.
_Je veux que tu disparaisses de notre vie. Avait dit Lily brutalement ; on sentait cependant une trace de regret dans sa voix. Elle savait parfaitement que Sirius occupait une place très importante dans la vie de James et s'en voulait (un tout petit peu) de les séparer ainsi.
_Pardon ! Je crois que je n'ai pas bien entendu.
_Au contraire, tu as très bien entendu.
_Mais pourquoi ? Avait demandé Sirius, perdu.
_Tu es un danger pour mon couple et je ne peux pas te permettre de bousiller ma vie et celle de mon enfant.
Un danger ? Mais qu'avait-il de dangereux ? s'était-il demandé. Le fait qu'il soit gay ? Enfin bon, ce n'est pas le genre de trucs qui s'attrape comme une maladie contagieuse ...
_Et si je ne veux pas partir ?
_Tu ne me laisses pas le choix. Je vais devoir en parler avec les parents de James ... Que crois-tu qu'ils vont dire et penser, quand tu vas les priver de la chance de devenir grands-parents en poussant leur seul fils dans la déviation, hein ? Te sens-tu prêt à faire subir cela aux personnes qui ont pris soin de toi, quand tes propres parents t'ont mis à la porte ? Es-tu assez insensible et ingrat pour faire cela à des gens auxquels tu es redevable ? L'avait accusé Lily.
_Quoi, tu veux me faire du chantage ?
_Dieu me pardonne, mais oui. Avait dit Lily.
_Tu es sérieuse ?
_Oui. Je sais que James tient énormément à toi. Parfois même, j'ai l'impression qu'il t'aime plus que moi.
... Apparemment si.
_Ne dis pas n'importe quoi, s'il m'avait aimé autant comme tu le dis, il ne t'aurait jamais épousé et serait avec moi en ce moment, avait dit Sirius, amer. Et de toute façon, rien ne s'est jamais passé entre nous.
_J'aurais préféré que cela soit le cas ! Au moins, il aurait pu te chasser de sa tête et je ne serais pas aussi effrayé de le perdre un jour à ton profit … Écoute, je sais que tu aimes James, mais il est marié maintenant et il va bientôt devenir père.
_Comme si j'allais l'oublier ! Mais qu'est-ce que cela a à voir avec moi ? Je ne comprends pas ta demande, étant donné que lui et moi, nous n'avons et ne feront jamais rien ensemble.
_C'est peut-être vrai maintenant, mais ce n'est pas toi qui te réveille le soir en entendant ton mari gémir le nom d'une autre personne que le tien ... Et peut-être bien que pour l'instant, il n'y a rien entre vous, mais personne ne sait de quoi sera fait demain.
_Ce ne sont que des peurs sans fondement. Avait dit Sirius d'une voix un peu tremblante.
James faisait des rêves de lui. Il ne parvenait pas à le croire. C'était impossible, impensable.
_Oh que si, elles sont tout à fait légitimes, Sirius. Tu ne t'es tout simplement encore jamais rendu compte de la façon dont James te regarde quand tu as la tête tournée ailleurs. Lui avait dit Lily avec tristesse.
_ Donc, James rêve de moi ? avait demandé ensuite Sirius incrédule et ne pouvant plus se retenir d'en avoir la confirmation. Son cœur avait battu très fort. Il ne pouvait croire sa chance. James était finalement amoureux de lui ? "Mauvais timing, mec", se dit-il en pensant à ce mariage qu'il avait essayé de faire capoter de toutes ses forces.
_Oui, oui ! Il le fait. Presque toutes les nuits maintenant. Je sais qu'il t'aime et que tu l'aimes… Et je sais aussi que ce que je m'apprête à te faire est horrible … Mais comprends-moi Sirius, je l'aime, moi aussi. Je l'aime tant, que je ne pense pas pouvoir vivre sans lui un jour. Mais toi, tu le peux ! Et puis, nous allons bientôt avoir un enfant…je ne peux pas le perdre, tu comprends. C'est égoïste de ma part, mais je n'ai pas le choix. Pars ou je vais devoir t'y obliger.
_Et si je dis tout à James ?
_Si tu t'en sens le courage et que tu penses pouvoir vivre en éloignant un père de son enfant. Parce que crois-moi, il n'aurait jamais un seul contact avec lui s'il vient à me quitter pour toi !
Sirius était parti avec cette menace résonnant sans fin dans sa tête. Maintenant qu'il savait que James partageait les mêmes sentiments que lui, il allait devoir mettre un trait définitif sur lui ... Encore et toujours, le fait qu'il soit marié n'arrangeait pas les choses. Il avait pesé le pour et le contre durant une semaine avant de se décider à abandonner l'homme qu'il aimait (et qui l'aimait), et la séparation avait été faite lentement pour ne pas attirer la méfiance de James.
Il avait pris comme prétexte son travail pour passer moins de temps avec son ami, et avait attendu la naissance de Harry pour complètement couper les liens. Il n'était revenu dans la maison Potter que pour enterrer les parents de James, mort dans un accident d'avion. Cela avait été difficile, mais il y était parvenu, pour le bien du petit Harry et des Potter.
MPJSG
Mimi Elizabeth Warren aimait son travail. Elle était responsable du personnel dans l'un des plus somptueux et célèbre hôtel particulier de Londres. La jeune femme de trente ans avait travaillé intensément pour l'obtention de son poste, et elle prenait un malin plaisir à user de son autorité sur les autres. Toute sa vie, elle avait eu à endurer les moqueries des gens de son entourage ; et maintenant qu'elle avait un peu de pouvoir, elle ne rechignait et ne se privait jamais d'en faire usage. Elle adorait particulièrement et par-dessus tout, l'utiliser sur les jolies jeunes femmes qui se trouvaient sous sa direction.
Dès son entrée en maternelle, elle avait été mise de côté par ses camarades de classe. Elle n'avait jamais pu réellement se lier d'amitié avec qui que ce soit, toutes ses connaissances l'avaient accusé d'être une pleurnicheuse qui passait son temps à geindre pour un oui ou pour un non. C'était pour cela qu'elle avait été baptisée du ridicule sobriquet de Mimi Geignarde depuis sa plus tendre enfance, et la jeune femme n'avait jamais réussi à se départir de ce surnom par la suite, que ce soit au collège, au lycée, à l'université ou même au travail.
Où qu'elle se trouve, il y avait toujours une de ses anciennes connaissances, qui la reconnaissait et l'interpellait avec l'affreux pseudonyme ; ce qui l'avait toujours étonnée, étant donné qu'elle n'avait été amie avec aucune d'elles. Mais le malheur voulait que tous se souviennent d'elle, sans exception ...La jeune femme ne s'était pas trouvée à travailler dans cet hôtel particulier par hasard. Non, loin de là : si elle avait postulé dans cet hôtel en particulier, c'était parce qu'elle savait que Tom Riddle, dont elle avait toujours été amoureuse depuis leur rencontre au cours d'une visite dans le célèbre collège Poudlard, y résidait comme client permanent.
Après sa rencontre avec le beau Riddle, Mimi avait développé une légère obsession malsaine pour lui. Elle avait suivi de loin l'évolution de l'adolescent en homme dans les journaux à scandale, elle savait tout ce qui était humainement possible de savoir sur le milliardaire. Et quand cette horrible menteuse de journaliste avait annoncé à la télé que le beau célibataire était non seulement gay, mais aussi en couple avec un homme, elle ne l'avait pas cru un instant et avait nourri des idées de meurtres à son encontre. Et puis, quand quelques semaines après cette annonce, elle avait appris l'enlèvement, la séquestration et le passage à tabac de l'homme de sa vie, elle avait été anéantie.
Mimi aurait voulu se rendre auprès de l'homme pour lui apporter du réconfort, mais elle était assez lucide pour ne pas se bercer d'illusions. Elle n'était rien pour le PDG et celui-ci ne devait certainement pas avoir remarqué sa présence dans l'hôtel ... Elle s'était donc rendue à l'église pour prier pour le rétablissement de l'homme qu'elle aimait d'un amour à sens unique. Elle avait attendu le retour de son idole avec une hâte frisant la frénésie, et quand le jour était enfin arrivé, elle avait été peinée par l'image de défaite que l'homme renvoyait, mais notamment de ne pas avoir pu distinguer son beau visage.
Mimi s'était demandée d'où pouvait venir un tel changement de comportement et quelle en était la cause. Le Tom Riddle qu'elle connaissait était un homme à la démarche sûre et qui regardait les autres de haut comme s'ils n'étaient que de la vermine qu'il pouvait écraser sans problème ! Non, le Tom Riddle dont elle avait l'habitude, n'était pas cet être qui marchait les épaules affaissées comme s'il portait tout le poids du monde sur ses faibles épaules. Le Tom Riddle auquel elle avait été accoutumée, ne se cachait pas derrière sa veste pour soustraire son visage aux regards des gens. La jeune femme s'était beaucoup questionnée sur ses changements.
Quand, presque trois semaines après son retour dans l'hôtel, il avait demandé à ce que plus personne ne s'occupe du ménage dans son logement et qu'elle ne l'avait pas vu quitter son appartement, même pour aller travailler, Mimi avait sérieusement commencé à s'inquiéter pour lui. Et quand elle avait reçu pour instruction, de préparer et d'accueillir l'arrivée d'un jeune inconnu qui allait résider avec le beau célibataire, des questions en plus avaient rejoint les premières. Et parmi elles toutes, deux ne l'avaient plus quitté : la journaliste aurait-elle dit la vérité ? Et, le jeune homme était-il le petit ami de M. Riddle ? Quoi qu'il en soit, le nouvel arrivé était une beauté.
Mimi était très bonne dans son travail. Et, mis à part les moments où elle se perdait dans ses pensées - toutes dédiés à Tom Riddle et son nouvel colocataire- elle était très sérieuse et rigoureuse. Elle faisait toujours en sorte que tout se déroule parfaitement dans l'hôtel. Et depuis qu'elle avait pris la tête du service du personnel, aucun client ne s'était jamais plaint de rien. Elle veillait à ce que tout soit parfait et n'hésitait pas à sévir pour obtenir la perfection qu'elle souhaitait. Pour en arriver à ce résultat, Mimi se faisait un point d'honneur de ne recruter que des personnes qualifiées avec de bonnes recommandations.
Ce jour-là, quand son supérieur l'avait fait venir dans son bureau, elle s'était demandé pourquoi, et elle s'était creusé la tête pour essayer de deviner, sans toutefois trouver de quoi il pouvait s'agir. En arrivant devant la porte du bureau, elle avait donné deux légers coups dessus, puis une voix masculine l'avait invité à entrer. Après avoir ouvert la porte et entrée dans la pièce, elle avait été surprise de trouver une personne en plus de son supérieur. Mimi l'avait détesté au premier regard.
La personne en question était une jeune femme de plusieurs années plus jeune qu'elle. Elle avait une chevelure noire corbeau courte, des yeux très sombres, une peau très blanche, des taches de rousseur plein le visage et elle était d'une beauté frappante. Mais malgré cette beauté, quelque chose dans son regard la gâchait un peu ... Il y avait dans celui-ci comme une lueur de folie qui avait fait peur à Mimi. Comme si elle pouvait lire l'enchainement de ses pensées, la jeune inconnue avait fait un sourire sardonique à la responsable qui avait ressenti un frisson de peur lui courir la colonne vertébrale.
_Je vous présente miss Angeline Wels, notre nouvelle femme de chambre. Avait annoncé son supérieur sans préambule. Elle débute aujourd'hui même. Elle n'a aucune expérience dans le métier, je compte donc sur vous pour la former.
_Mais monsieur, avait protesté Mimi. Si elle n'a aucune qualification, pourquoi l'avoir engagé ? Et je vous fais remarquer que notre équipe est au complète et que concernant ce qui retourne du personnel d'étage, c'est à moi que revient le choix de…
_Je sais parfaitement tout cela, mademoiselle Warren, mais les ordres viennent de plus haut. Nous n'avons pas notre mot à dire sur le recrutement de miss Wels. J'ai à faire, je vous laisse vous occuper d'elle. Leur avait donné congé le supérieur de Mimi.
_Suivez-moi. Avait ordonné ensuite glacialement Mimi. Miss Wels l'avait suivi en silence.
_C'est vrai que Tom Riddle réside dans cet hôtel ? avait demandé la jeune femme au bout d'un moment.
_Cela ne sont pas vos affaires, lui avait répondu sèchement Mimi.
_Je demandais parce que je suis une grande fan de lui, et je me demandais si j'aurais la possibilité de l'apercevoir un jour. Je suis tellement impatiente de le rencontrer ! Avait dit la jeune femme d'une voix qui faisait froid dans le dos.
_Nous ne sommes pas là pour ennuyer les clients. Si vous êtes ici avec l'intention d'agacer la clientèle et de violer leur intimité, vous pouvez repartir dès à présent, miss ! Lui avait dit Mimi. Et seuls les employés ayant de très bonnes qualifications sont autorisés à servir les clients V.I.P, ce que vous n'avez pas si je ne m'abuse.
_C'est ce que nous verrons, avait doucement marmonné la jeune femme avec un sourire mauvais. Je te tiens saleté de pédale, avait-elle ajouté encore plus doucement.
Alors! Alors! Qu'en pensez-vous?
