Merci à Pulcotinette pour la correction du chapitre.

Merci à ceux qui me laisse des com's.


Chapitre 25

La première fois que Sirius avait posé les yeux sur Severus Snape, il avait su, sans l'ombre d'un doute, qu'il était l'homme de sa vie ; mais sans prendre réellement conscience de ce fait. Sirius avait craqué pour le beau brun à l'air intouchable, à l'assurance et l'arrogance sans limite, qui avait donné envie à l'homme de le faire sien. C'était quelque temps seulement après avoir quitté les forces de police et avoir rejoint la meute de loups de Greyback, que Sirius avait croisé Snape pour la première fois. Il était accompagné d'un jeune homme aux cheveux châtains, mince et émacié.

Au premier regard, Black avait pensé que les deux jeunes gens étaient ensemble tant ils avaient l'air proche l'un de l'autre, ce qui l'avait extrêmement contrarié ; mais en y regardant de plus près, il s'était rendu compte que ce n'était pas le cas. Rassuré sur le célibat de son coup de cœur, Sirius était parti en chasse : il avait d'abord tourné autour des deux jeunes gens durant une longue minute avant d'oser enfin faire une première approche. Il avait offert un verre aux deux amis, de même que son plus beau sourire. Bien sûr, Snape avait refusé le verre, ce qui n'avait pas été le cas de son compagnon.

Profitant de l'ouverture donnée par le compagnon de Severus, Sirius avait pris place aux côtés des deux amis. Il avait donné son nom et l'ami de Snape lui avait dit s'appeler Remus Lupin, tandis que son grincheux compagnon s'appelait Severus Snape. Black avait immédiatement remarqué que Lupin était intéressé par lui, mais, malheureusement pour le jeune brun, le coeur de Sirius était déjà pris. Le nouvel arrivant avait passé toute la soirée à essayer de dérider Snape, sans toutefois y parvenir : le jeune homme n'avait pas daigné lui adresser la parole durant cette soirée-là.

Et quand Sirius lui avait donné un morceau de papier avec son numéro dessus, Snape l'avait regardé droit dans les yeux, avait froissé le papier avec application et l'avait jeté dans une poubelle. C'était certainement ce comportement indifférent qui avait attisé la curiosité de Sirius ; habituellement, et cela, encore plus depuis qu'il avait coupé tous les liens entre lui et les Potter, Sirius était devenu accro au sexe : fan des coups d'un soir, il avait ses habitudes dans tous les bars gays et ressortait parfois avec plusieurs conquêtes au bras. Avec son sourire charmeur, il n'avait pas l'habitude que quelqu'un lui résiste ... Après sa dernière rencontre avec James, durant laquelle son ancien ami lui avait demandé des explications sur sa soudaine distance avec lui, Sirius avait failli revenir sur sa parole et retourner vers lui.

Cela avait été le lendemain de l'enterrement des parents de celui-ci ; mais en voyant le petit Harry dans les bras de sa mère non loin d'eux, il n'avait pas eu la force de le faire. Il ne souhaitait pas que James soit privé de son fils après avoir perdu ses parents ... Il n'avait pas eu le courage d'être la cause de l'éloignement entre un père et son fils, il n'était pas suffisamment insensible pour infliger cela à l'homme qu'il aimait. Alors, une fois de plus, Sirius avait donc donné comme raison qu'il avait trop de travail et que cela ne lui laissait plus assez de temps libre.

Il avait expliqué, en feignant de se plaindre un peu, qu'il avait parfois juste la force de se doucher avant de s'écrouler de fatigue sur son lit ; et même si James n'avait pas eu foi en le mensonge de son ami, il n'en avait pas débattu avec lui. Sirius avait longtemps pensé, après cette dernière rencontre, que James était certainement au courant de la véritable raison de son éloignement, et ce fut ce doute et le fait que James n'avait rien fait pour essayer de le retenir ou de trouver une solution pour qu'ils puissent de nouveau vivre ensemble qui avait poussé Sirius dans la décadence.

Le poussant à enchaîner les rencontres d'un soir, jour après jour. Cependant, l'homme s'était fait un devoir de ne jamais s'attacher émotionnellement à un mec après James ; il levait les types dans les bars et clubs, les baisait parfois sur place et les oubliait juste après la jouissance. Il ne voulait ni liaison, ni engagement. Il avait, d'ailleurs, était toujours relativement très clair dans ses intentions avec ses amants d'un soir, et s'était ainsi fait une solide réputation de dragueur invétéré sans cœur.

Mais malgré sa réputation de putain d'insensible, il n'avait jamais eu de problèmes à se trouver un plan cul. Bien au contraire, les mecs, attiré par sa coupe d'enfer et son regard de braise, faisaient tout pour mettre ce diable en cage, pour l'attirer dans leur lit avec le secret espoir de le retenir pour toujours ; mais personne n'y était jamais parvenu. Ainsi, l'attitude distante de Snape à son égard avait aiguillonné sa curiosité et, voyant que cela allait demander plus de travail que d'habitude pour avoir le jeune homme, Sirius s'était approché de Remus afin d'atteindre Snape.

Il avait donc fait du charme à Lupin. Cependant, sans jamais passer le pas avec lui, car il ne voulait pas qu'il y ait de méprise avec Snape au moment où il allait réussir à le prendre dans ses filets ; pour Sirius, cela ne faisait aucun doute qu'un jour Snape lui appartiendrait. Donc, en utilisant le béguin que Lupin lui portait, Sirius était parvenu à approcher suffisamment le couple d'ami pour franchir les barrières que le jeune ténébreux avait placées entre lui et le reste du monde. Ce fut certainement le fait d'avoir eu à le poursuivre durant autant de temps, qui avait contribué à faire comprendre à Sirius ce que Snape représentait pour lui.

Quand Black avait finalement compris qu'il était tombé amoureux de Snape et que cette envie désespérée de le conquérir grâce à ses tentatives de séduction n'avait été qu'un signe de son inconscient follement amouraché, il avait été complètement déboussolé. À force de tout faire pour ne plus penser à James et sa famille, ses sentiments à son encontre avaient fini par s'estomper, pour ensuite disparaître complètement. Sirius en avait été attristé, car il avait pensé ne jamais pouvoir se départir de ses sentiments envers son ami de longue date. Il avait songé brièvement à reprendre contact avec les Potter, mais il avait eu peur de leur réaction.

Après cette prise de conscience, Sirius avait redoublé d'efforts, allant même jusqu'à arrêter complètement ses rencontres d'un soir. Il lui avait fallu presque six mois pour obtenir un rendez-vous avec Snape ; mais ce délai en avait valu la peine. Ils étaient allés doucement dans leur relation, mettant quelques temps avant de s'embrasser vraiment, et deux mois avant d'avoir leur première relation sexuelle ensemble. Mais ce rapprochement n'avait pas plu à certaines personnes, notamment à Lupin et à l'ex de Snape qui avait tenté de reprendre sa liaison avec le jeune homme.

Afin de récupérer Snape, son ex avait pris contact avec Lupin dont il connaissait le penchant pour Sirius, comme la majorité des gays de Londres et, ensemble, ils avaient mis en place un plan pour séparer les deux hommes. Connaissant la méfiance et le manque d'assurance qu'avait Snape envers les autres, l'ex de celui-ci, avec la complicité de Lupin, avaient voulu soûler Sirius pour l'attirer dans les bras de Remus. Lupin avait donc attiré Sirius dans un bar avec la promesse d'une idée de cadeau pour Snape ; sans méfiance, l'autre l'avait suivi dans l'un des bars gay les plus chauds du monde de la nuit, et accesoirement ancien lieu de drague de Sirius.

Depuis sa mise en couple avec Snape, le jeune homme n'avait plus remis les pieds dans ces lieux. Les habitués avaient donc été très surpris par son retour, surtout que Lupin l'avait attiré dans une alcôve prévue pour les personnes ne pouvant attendre d'être chez eux pour se donner du plaisir. Lupin avait commandé plusieurs bouteilles d'alcool, dont une où il avait versé un peu de poudre que lui avait donnée son complice, et Sirius n'avait pas tardé à se retrouver enivré et à côté de la plaque. Lupin en avait profité pour lui déboutonner sa chemise et le décoiffer afin de donner l'impression qu'ils venaient juste de prendre du bon temps.

Ensuite, il avait aidé Sirius à sortir du bar et l'avait conduit dans l'appartement que Snape et lui partageaient à cette époque. Pendant ce temps, l'ex de Snape était parvenu à prendre contact avec lui, par le billet d'un de ses amis, qui avait convié ce dernier à une réunion sur un projet de création d'une association pour les jeunes gays mis à la porte par leurs parents après la découverte de leur homosexualité.

Après la réunion, l'ex de Severus l'avait attendu devant l'entrée de l'immeuble où avait eu lieu le rassemblement. Il avait tenté d'engager la conversation avec le jeune homme, mais celui-ci l'avait ignoré et repris sa route. Son ex l'avait poursuivi dans la rue en parlant de tout et de rien. Snape ne faisait pas réellement attention à ce qu'il disait, mais pourtant, ses oreilles n'avaient pu louper une phrase précise.

_Je suis vraiment désolé pour toi, tu sais. Avait-il dit. Ce que je t'ai fait n'était pas vraiment reluisant et crois-moi quand je te dis que je l'ai toujours regretté, et je le regrette toujours ... Quand j'ai appris que Black s'était rangé avec toi, je n'en avais pas cru mes oreilles ! Tu vois, connaissant sa réputation, je me suis inquiété pour toi, toujours méfiant envers les gens, et si renfermé dans ta coquille ... Pourtant, avec le temps, j'avais fini par croire qu'il avait effectivement changé pour toi, qu'il était devenu meilleur, qu'il pourrait te rendre heureux ! Mais quand je l'ai vu, tout à l'heure, je me suis maudit de ne pas avoir écouté ma première intuition.

_Qu'entends-tu par-là ? Avait demandé Snape.

_Tu ne sais pas ?! Ton amant est, en ce moment même, en train de s'amuser avec ton ami, comment s'appelle-t-il déjà ? Lunard ? Quelque chose comme ça ...

_Comment ça ?

_Je pense que le mieux est de te le montrer directement. Lui avait dit son ex en simulant la peine. Il avait alors sorti son téléphone portable et lui avait montré une photo de Remus embrassant Sirius dans le cou, ce dernier avachi dans un fauteuil, les yeux clos et la bouche ouverte en un gémissement muet. Quiconque regarderait cette image verrait les joues trop rouges de Sirius et son air perdu, non dans les limbes du plaisir mais dans les nuages de l'alcool ; mais Snape, aveuglé par la jalousie, n'avait pas remarqué ces détails.

Il avait senti comme un poignard planté droit dans le cœur. Reprenant sa route dans un état d'hébétude et de trahison complète, il était parvenu sans trop savoir comment à rentrer chez lui. En poussant la porte de leur appartement, Snape avait été étonné de trouver des habits éparpillés un peu partout de l'entrée au salon ; en pénétrant plus avant de la pièce, il avait été attiré par les gémissements provenant de sa chambre à coucher. Le cœur battant la chamade et la peur au ventre, il avait suivi les bruits. La porte de la chambre était grande ouverte.

Il n'avait donc eu aucun mal à voir son ami et son amant en pleine action, Remus entre les jambes de Sirius et plongeant en lui avec violence. Le monde de Snape s'était écroulé ce soir. La nuit de ses trente-trois ans.

MPJSG

Ginny était fière d'elle, et, alors qu'elle courait dans les couloirs de l'hôtel particulier en tentant de semer son poursuivant, elle ne pouvait se retenir de rire aux éclats. Certes, elle n'avait pas eu le bon, mais elle avait toutefois réussi son coup. Elle était parvenue à tuer cette saleté de tapette ! Grâce à elle, le monde avait été débarrassé d'une nuisance. Rien qu'en revoyant le regard que lui avait lancé cet enculé quand la balle l'avait touché, un plaisir indescriptible parcourrait son corps. Elle était heureuse comme jamais elle ne l'avait été de sa vie. Dommage que cette garce soit intervenue, sinon, elle aurait aussi réussi à se débarrasser de l'autre pédale ...

La jeune femme n'avait pas cru sa chance quand l'homme blond lui avait proposé de lui venir en aide, afin d'atteindre sa victime. Elle lui devait une fière chandelle, car sans lui, elle n'aurait jamais pu atteindre la tafiole dans son immeuble ultra-protégé.

Ginny courait devant elle sans jamais jeter un regard en arrière. Elle avait négligé l'ascenseur au profit des escaliers. Alors qu'elle descendait les volées de marches comme si elle avait le diable aux trousses (ce qui n'était pas faux en quelque sorte), elle s'était remémoré les évènements qui l'avaient menée à sa fuite.

Après que l'homme qui l'avait abordé sur le trottoir lui ait demandé de se rasseoir, Ginny l'avait écouté religieusement pendant qu'il lui expliquait son plan pour atteindre son but. L'homme qui n'avait pas voulu lui donner son nom, lui demandant simplement de penser à lui comme "Mr X" ; puis il lui avait appris qu'il avait une sacrée dent contre le gay qui lui avait volé et perverti son adorable et innocent Harry. Il lui avait ensuite expliqué que cela faisait des années qu'il cherchait un moyen de se débarrasser de lui, mais il n'avait cependant, jamais pensé à le faire assassiner ; cela était bien trop barbare pour un homme de sa position.

L'action de la jeune femme et de son groupe, lui avait néanmoins fait réviser ses méthodes, et c'était pour cela qu'il l'avait fait rechercher par un détective privé. Il connaissait une personne haut placée au sein du logement de Riddle, et il avait pensé, avec le concours de cet ami, à la faire entrer comme femme de ménage à l'hôtel. Puis une arme serait ensuite déposée à son attention dans un endroit qui lui serait indiqué plus tard ; il fallait éviter de se faire prendre la sécurité en essayant d'en faire passer une, car l'endroit était aussi bien gardé que Buckingham Palace. Elle pourrait alors accomplir sa vengeance ...

Pour plus de sécurité et afin d'éviter que la jeune femme ne se fasse trop vite démasquer par la police, qui avait placé une voiture de fonction devant l'entrée de l'immeuble, et qui s'était jointe à la sécurité pour le contrôle des entrées et sorties de l'endroit, Mr X lui avait offert un relooking intégral, afin de perfectionner son déguisement. Il lui avait également parlé de cette connaissance qui allait les aider.

En fait, elle n'avait pas été bien difficile à trouver. C'était à croire que la police faisait exprès pour ne pas la retrouver. Donc, le lendemain de sa rencontre avec Mr X, un homme très digne et muet s'était présenté dans le petit taudis qu'elle avait déniché. Sans un mot, il lui avait remis une enveloppe, que Ginny s'était empressée d'ouvrir : elle y avait trouvé une petite note manuscrite d'une très belle écriture. Cette dernière lui indiquait que son complice avait déjà tout mis en place avec son ami et, qu'elle devait se présenter le lendemain pour son premier jour. Le coursier s'était avéré être aussi le relookeur que lui avait envoyé son associé de crime.

Il lui avait donné une perruque, des lentilles de contact et montré comment se faire blanchir la peau avec une poudre. Il lui avait aussi fourni des vêtements décents, à mettre non seulement pour l'entretien mais aussi pour le temps de sa mission. Le jour J, Ginny avait opté pour les vêtements qui la mettaient le plus en valeur, car elle ne pouvait s'empêcher de vouloir plaire. Elle s'était présentée avec une heure de retard ; elle n'avait pas pu se retenir de répondre aux invitations des hommes qu'elle avait croisés en route. L'homme avec qui elle avait rendez-vous, l'avait accueilli froidement et l'avait toisé comme si elle n'était rien de moins qu'une merde ; Ginny avait bien essayé de le séduire, mais elle aurait eu plus de chance avec un mur qu'avec cet homme.

La jeune femme s'était consolée en se disant qu'il n'était qu'une tapette de plus dont il faudrait éradiquer l'existence définitivement. Elle avait ensuite pincé les lèvres de contrariété et avait regardé l'homme appeler la responsable du personnel. Cette dernière, une femme à qui Dieu avait oublié de fournir un peu de charme, était arrivée quelques minutes après. Ginny avait immédiatement détesté la jeune femme, et elle n'avait pas non plus manqué de remarquer que cette dernière le lui rendait bien.

C'était une de ces femmes qui jalousaient les femmes comme elles, c'est-à-dire les belles femmes, les femmes fatales. Ginny avait appris depuis son plus jeune âge à détecter cette lueur d'envie mélangée à de la haine que certaines de ses congénères lui lançaient à leur première rencontre ; c'était la faute de cette lueur, de ce détail, qu'elle n'avait jamais pu avoir une véritable amie. Les seules amies qu'elle se faisait étaient jalouses d'elle, et n'avaient jamais hésité à médire dans son dos. Ce n'était pas non plus de sa faute, si leurs petits amis les quittaient tous pour elle ! Elle n'allait tout de même pas dire non à un beau garçon pour faire plaisir à une amie, quand même !

Ce devrait plutôt être à elles de venir la remercier de les avoir débarrassé d'un infidèle. Enfin, bref ! Là n'était pas la question. Donc, quand la responsable du personnel était arrivée, l'homme les avait mis dehors sans ménagement après un rapide échange. Ginny avait mis de côté son aversion pour la Mimi quelque chose afin de se renseigner sur la tapette, mais la garce l'avait rembarré méchamment. Il avait fallu quatre jours à la jeune femme pour découvrir le numéro et l'étage de l'appartement de Riddle, car la responsable avait demandé à ce qu'aucune information sur Riddle ne lui soit dite.

Et comme elle n'avait pas l'autorisation de monter dans les étages, elle avait dû recourir à la ruse pour avoir l'information, et avait donc séduit un garçon d'étage pour parvenir à ses fins. C'était ainsi qu'elle avait appris la présence de Harry dans l'hôtel. Elle avait d'abord eu des difficultés à digérer l'information, puis une colère orageuse s'était emparée d'elle. Comment ce petit trou de cul osait-il offrir à cette tapette ce qu'il lui avait refusé à elle, depuis des mois ? Comment osait-il s'afficher devant n'importe qui et sans aucune honte avec cette ordure ?

Ginny avait perçu l'aménagement de Harry avec Tom comme une insulte faite à sa féminité et à son honneur de femme, et ses idées de meurtres s'étaient alors éloignées de Tom pour se fixer sur celui qu'elle qualifiait alors de traître et d'infidèle. Deux jours étaient passés depuis la découverte de l'installation de Potter avec Riddle et pendant ce temps, Ginny n'avait pas cessé de cogiter sur le couple en les imaginant dans différentes positions et situations. Et cela l'avait rendu encore plus dingue qu'elle ne l'était déjà ... Le lendemain soir, alors qu'elle venait de finir son service, elle s'était cachée dans un des réduits inoccupés de l'hôtel et avait attendu que le nombre d'employés de nuit diminue.

Quand les allées et venues étaient devenues moins nombreuses, elle avait quitté sa cachette et avait rasé les murs en évitant de se faire voir par les caméras ; en effet, la jeune femme avait pris note des différents emplacements des caméras éparpillées un peu partout à l'intérieur de l'immeuble. Ainsi donc, en faisant attention à ne pas se faire repérer, elle était parvenue dans les vestiaires des femmes, où elle avait alors troqué ses vêtements de ville contre la tenue réglementaire de l'hôtel. Fin prête, elle s'était rendue dans une des soupentes où étaient stockés les produits et chariots de ménage et en avait pris un, sans oublier auparavant de prendre l'arme à feu laissée pour elle.

Elle s'était dirigée vers les ascenseurs de service et était montée à l'étage où elle savait que se trouvait l'appartement de sa victime. Mais en arrivant, une gouvernante d'étage lui avait demandé d'aller chercher des serviettes dans un des réduits se trouvant près des ascenseurs réservés aux résidents. Ne pouvant refuser sans se faire remarquer ou démasquer, la jeune femme avait fait demi-tour pour s'exécuter, et n'avait pas eu trop de mal à retrouver le cabinet de stockage.

Elle avait eu de la chance en trouvant la porte de celui-ci ouvert, car elle n'avait pas de passe pour ouvrir les portes : elle avait pensé fracturer la serrure de l'appartement de Riddle, comme Harry le lui avait appris quand ils étaient encore ensemble. Elle avait pris ce qu'elle était venue chercher mais, alors qu'elle se préparait à repartir d'où elle venait avec sa charge, la porte de l'ascenseur s'était ouverte. Surprise, elle avait tourné la tête vers le bruit quand elle avait entendu des gémissements très suggestifs. Quel n'avait pas été son ahurissement et sa colère en découvrant le propriétaire de ces gémissements ?!

Elle en avait lâché sa charge en poussant un petit bruit de gorge. Riddle avait alors relevé la tête et s'était détaché de Potter pour la toiser avec mépris, avant de traîner Harry à sa suite. Après avoir réussi à reprendre le contrôle de son corps et avoir calmé un peu ses tremblements, Ginny était retournée donner les serviettes à la gouvernante et s'était saisi de son arme. Elle avait poussé le chariot de ménage dans un coin et s'était dirigé vers la porte de l'appartement de Riddle ; en découvrant les clés sur la porte, elle s'était quasiment mise à danser.

Elle s'était introduite dans l'appartement et avait soigneusement fermé la porte derrière elle ; mais elle était tellement concentrée sur le fait de ne pas faire de bruit, qu'elle n'avait pas remarqué la jeune femme qui venait de la surprendre en train de pénétrer dans le logis. Sans savoir qu'elle avait été repérée, Ginny avait suivi les geignements de plaisir que faisait Harry, qui l'avaient fait grincer des dents de mécontentement. Arrivée devant la porte entrouverte, elle avait observé avec une curiosité malsaine les deux hommes se donnant du plaisir sur le lit.

Elle avait été comme paralysée sur place et n'avait pas pu détourner son regard des deux corps nus et entremêlés devant elle : elle n'avait pas vu le temps passer tant elle était fascinée par la danse qu'avaient exécutée les deux hommes. Ce n'avait été qu'au moment de leur jouissance qu'elle était enfin parvenue à détourner son regard et à lever son arme vers les deux insouciants. Elle avait poussé brutalement la porte avant de soigneusement viser le torse du plus petit des hommes. La balle était partie dans un bruit sourd et un hurlement avait retenti ensuite.

Sans regarder si elle avait touché sa cible, elle avait relevé l'arme une seconde fois, mais elle n'avait pas eu l'occasion de viser ; au moment où elle allait réitérer son geste, elle avait été brusquement poussé sur le côté. La bousculade lui avait fait lâcher son arme alors qu'elle appuyait sur la gâchette, et le revolver avait une nouvelle fois craché son feu. Elle était aussi tombée au sol, alors qu'un poids lourd l'avait écrasé. Légèrement étourdie, elle avait néanmoins rapidement repris ses esprits, puis s'était dégagé du poids, qui n'était autre que Mimi.

Elle avait seulement eu le temps de voir un corps couvert de sang, allongé immobile sur le lit, avant de prendre ses jambes à son cou ,le sourire aux lèvres. Alors qu'elle s'éloignait de l'appartement, elle avait entendu un rugissement derrière elle, qu'on aurait pu sans crainte confondre avec celui d'un animal blessé, et la peine et la souffrance qu'il contenait l'avaient frappée. Elle n'avait pas eu besoin de se retourner pour savoir qui en était le propriétaire et qu'il était à ses trousses.

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L'homme poursuivait Ginny dans le plus simple appareil. Quand il avait entendu la porte de sa chambre s'ouvrir avec brusquerie, il n'avait eu que le temps de voir l'arme pointée vers eux avant d'essayer de basculer au-dessus du corps de son amant afin de le protéger avec le sien. Mais malheureusement pour lui, son compagnon avait eu la même idée que lui et avait été plus rapide. La balle l'avait alors touché dans la poitrine et une flasque de sang était apparue. Il avait poussé un cri de douleur quand il avait vu les yeux de son compagnon se fermer, tandis qu'un dernier sourire fleurissait sur ses lèvres.

Un autre coup de feu n'avait pas tardé à retentir, et l'homme avait alors tourné sa tête vers les deux femmes qui étaient en train de se débattre ensemble, avant que l'une ne parvienne à se soustraire de la prise de l'autre et à prendre la fuite. L'homme avait vu rouge, et sans chercher à savoir le pourquoi du comment, il avait bondi hors du lit avant de partir à la poursuite de la meurtrière. Il n'avait qu'un désir en tête : faire payer à la jeune femme ce qu'elle venait de lui faire. Il allait lui fournir un aller simple pour les enfers, et cela, sans attendre la moindre seconde !

Dans son plus simple appareil, il avait talonné Ginny à travers les couloirs et les escaliers en poussant des hurlements de fou furieux. Sur son chemin, certaines portes avaient été ouvertes et des regards hallucinés s'étaient braqués sur lui ; des femmes avaient poussé des hurlements de peur avant de refermer leurs portes en voyant cet homme nu qui coursait une jeune femme en hurlant à la mort. Rapidement, des agents de sécurité avaient fait leur apparition, tandis que l'homme parvenait à se saisir de la demoiselle et lui serrait le cou avec une joie malsaine.

Ginny avait essayé avec désespoir de se soustraire à la poigne de l'homme en se débattant avec la force du désespoir, mais celui-ci était bien plus fort qu'elle. Lentement, elle avait commencé à cesser de se débattre, ses yeux avaient commencé à se fermer, ses veines apparaissant encore un peu plus clairement à travers sa peau pale, quand trois agents de sécurité avaient assailli l'homme, à califourchon sur elle.

_Lâchez-moi putain de connards ! Je vais la tuer ! Je vais tuer cette garce. Je vais l'envoyer dans les sous-sols de l'enfer ! Lâchez-moi, bordel ! disait l'homme en se tortillant pour essayer de se soustraire de la poigne des policiers qui le maintenaient fermement au sol. Je vais buter cette salope ! Je vais la tuer comme elle l'a tué !

Pendant ce temps, un des agents s'occupait de la demoiselle à moitié évanouie.

_Calmez-vous, monsieur, ou nous allons devoir recourir à la violence.

_Que je me calme, alors que cette putain vient de le tuer ?! Elle lui a tiré dessus ! Il y avait tellement de sang sur lui ... Avait-il dit d'une voix brisée. Oh mon Dieu ! Il est mort. Il est vraiment mort … La réalité le rattrapait doucement, alors que son souffle revenait doucement. Que vais-je devenir sans lui ? avait encore dit l'homme en arrêtant de bouger. Je n'ai même pas eu le temps de lui dire à quel point je l'aime … Sa voix s'était faite de plus en plus faible à mesure que la peine le submergeait.

Les agents de sécurité avaient demandé plus d'informations, mais il avait été impossible de lui faire dire quoi que ce soit d'autre après sa déclaration poignante. L'homme avait été tellement calme après ses dires, que les vigiles avaient relâché leurs prises sur lui. Profitant de cette relaxe, il s'était dégagé et avait sauté comme un serpent sur Ginny, qui venait juste d'être remise en position assise. Il lui avait donné un violent coup de pied au ventre avant d'être à nouveau empoigné.

_Tu vas rôtir en enfer ! Je te promets que tu ne vas pas l'emporter au paradis, salope ! Avait-il hurlé avec haine.

_C'est bien, comme ça je pourrais faire un coucou à ta petite putain de tapette ! avait-elle réussi à souffler avant de partir dans un rire hystérique.

Pendant ce temps, Mimi, après s'être mise debout, avait saisi le poste de téléphone fixe, et avait appelé une ambulance. Elle s'était approchée de l'homme qui baignait dans son sang sur le lit, et avait essayé de stopper l'écoulement de sang. Malgré cela, l'hémoglobine avait continué de couler, et elle avait les larmes aux yeux, alors qu'elle regardait le liquide vital quitter lentement le corps de l'homme. L'ambulance n'avait mis que peu de temps avant de venir, l'hôpital se trouvant à quelques rues de là ; et les pompiers avaient pris le corps en charge et étaient repartis.

La police avait mis Ginny aux arrêts, et par la même occasion, l'homme nu. Les parents de Tom et le parrain de Harry avaient été contactés ; Mimi avait trouvé ces informations dans le dossier de l'hôtel.. Les journalistes avaient envahi l'hôtel, l'hôpital et le commissariat de police. Le lendemain, les gros titres diraient qu'une fusillade avait eu lieu dans l'appartement que Tom Riddle partageait avec son compagnon, et qu'il se pourrait qu'il ait un mort, mais on ne savait toujours pas qui.

Alors qu'un homme en peignoir pleurait la mort de son compagnon dans l'un des bureaux du commissariat de police, un groupe de chirurgiens essayait de maintenir en vie un autre homme dans une salle d'opération.

_Son cœur est en train de lâcher. Faites vite, passez-moi le défibrillateur, avait retenti la voix d'un des médecins, alors qu'un long bip, se fait entendre dans la pièce.


Ps : on ne trucide pas l'auteur. Ce n'est pas très productif pour la suite.

Pps: J'ai lancé un petit sondage sur ma prochaine fic. J'ai mis quatre résumées d'idées de fics. Si cela ne vous dérange pas de faire un petit tour sur mon profil, vous n'avez qu'à clic sur le " Vote now! " en haut à droite. Merci de votre participation.