Sieba972 : cela fait plaisir de lire un tel com. Merci pour le com.

Tinga Bella : Heureuse d'apprendre que tu as accroché à l'histoire. Merci pour le com, ça fait toujours plaisir. Voici donc la suite.

aude33 : Merci pour le com, la voici la suite.

Lolita : Tu vas le savoir dans ce chapitre, bonne lecture et merci pour le com.

Tenshi-Lily-Hime-Sama : Merci pour le com, la réponse à ton vœu est peut-être la dedans. ^^

bethy972 : Merci pour le com, voici la suite. En espérant qu'elle te plaise aussi. Eh non, tuer Ginny aurait forcément entrainé le coupable en prison.

STL87 : J'ai normalement une bêta pour la fic, mais elle ne peut pas toujours rendre le chapitre a l'heure pour la publication. Merci pour le com et l'info.

kimykymi : mais non, si peu ! hihihih! Merci pour le com. Il reste un chapitre et peut être un épilogue.

stormtrooper2 : eh oui, c'est bientôt fini. J'en suis tout émue, car cela va être ma première fic à laquelle je vais mettre le mot fin. Pour la vengeance de Remus, tu vas la découvrir à la fin du chapitre. Bon, elle n'est pas super-horrible non plus. Enfin...peut-être pas trop. C'était vraiment amusant de lire les hypothèses sur le blessé, vraiment tordant. Je devrais faire des fins comme cela plus souvent. ^^

Séraphine13 : bien sûr, sans l'auteur, pas de suite.^^ Je trouvais pourtant qu'elle était parfaite, moi. La voici la suite.

Un grand merci à Pulcotinette pour la correction.


Chapitre 26

Quand Mérope avait reçu le fameux coup de téléphone l'informant de ce qui s'était passé, elle venait à peine de s'endormir après le départ tourmenté de son fils, et avait cru halluciner en entendant son interlocutrice. Elle avait pris sur elle pour ne pas perdre son calme, puis avait donné une gifle retentissante à son époux qui ne tenait plus sur ses pieds, abasourdi. Elle avait ensuite fait sortir leur voiture et avait soutenu son mari durant le trajet jusqu'à l'hôpital.

D'eux deux, elle avait toujours été celle qui recevait le mieux les mauvaises nouvelles. Elle devait, de ce fait, rester forte ; non seulement pour son fils, mais aussi pour son tendre mari qui peinait à avancer. Même si Mérope portait à son fils un amour très fort, elle savait que cela n'était pas comparable à celui de son mari pour leur fils. Quand Tom Jr était venu au monde, Mérope avait été prise d'un baby-blues. Après l'accouchement, elle avait été sous l'emprise d'une dépression inexplicable ; une espèce de peur que son mari ne l'aime plus, qu'il chérisse son fils et qu'il la délaisse ...

Quand la responsable du personnel de l'hôtel particulier avait appelé en pleurs pour leur dire que leur fils et son compagnon avaient été victimes d'une fusillade avec un blessé grave, que dieu la pardonne, mais elle avait prié pour que cela ne soit pas son fils. Mais, comme pour la punir de son vœu, la femme lui avait appris, la gorge serrée, que c'était bien son précieux fils qui avait été touché par la folle furieuse qui avait tiré.

Heureusement, la police semblait avoir mis la main sur elle. Potter avait aussi été emmené par les forces de police, pour un interrogatoire sur les événements de la nuit, et Mérope s'était maudite pour ne pas avoir demandé aux deux hommes de rester dormir le soir même. Quand la voiture s'était stoppé devant l'entrée de l'hôpital où leur fils avait été amené, Mérope avait été heureuse de trouver leur ami, Severus Snape, accompagné de l'homme qui avait aidé à la libération de son fils, en train de les attendre.

La dame s'était approchée des deux hommes en essayant de rester digne et de ne pas s'effondrer. Severus s'était alors détaché de l'autre homme et l'avait pris dans ses bras. Ensemble, ils avaient pénétré dans la grande bâtisse et étaient allés prendre des nouvelles de Tom ; cependant, malgré les menaces et les cris que la dame avait fini par laisser sortir, rien n'avait pu leur être révélé sur l'état de santé de leur protégé, ni s'il était simplement encore de ce monde.

Sirius, qui s'était tenu un peu en retraite de la famille, avait été content de l'absence de Harry en cet instant-là. L'homme avait reçu la nouvelle alors qu'il se rendait à un rendez-vous avec Colin, et le jeune homme avait voulu l'accompagner ; mais Sirius l'en avait empêché. Il lui avait cependant de le tenir informé de l'évolution de la situation.

Il avait encouragé le blond à se rendre en boîte pour se changer les idées et lui avait, par la même occasion, fait comprendre qu'il devait prendre du bon temps, et ne pas laisser les évènements le miner. N'ayant pas été informé de l'identité du blessé, Sirius s'était immédiatement rendu à l'hôpital ; mais connaissant le tempérament de son filleul, l'homme s'était dit que ce devait certainement être lui qui avait été blessé en essayant de protéger Tom.

À son arrivée, il avait été surpris de trouver Snape devant l'entrée du dispensaire. Les deux ne s'étaient adressé la parole qu'une seule fois ; l'ancien flic avait demandé à Snape s'il avait été mis au courant de la gravité ou de l'identité du blessé. Celui-ci lui avait dit que c'était Tom, mais qu'il ne savait rien de plus sur son état. Black s'était alors posé la question de savoir s'il devait ou non partir, mais l'arrivée des parents de Tom l'avait obligé à rester.

Alors qu'il attendait que la famille Riddle prenne des renseignements sur la situation de leur fils et filleul, Sirius avait passé un coup de fil à Greyback ; il voulait lui demander de se rendre au commissariat de police, pour s'informer de ce qui était advenu de son filleul à lui. Son patron ayant une quantité conséquente d'amis dans les forces de l'ordre, cela n'allait pas présenter un souci majeur pour lui, et il pourrait de cette façon en savoir plus sur le déroulement de la soirée et informer Sirius, par la suite.

Sirius avait pensé qu'il serait plus utile de rester sur place afin de se tenir au fait de l'état de santé du compagnon de Harry, que d'aller au commissariat pour poireauter en attendant que sa garde à vue ne prenne fin. Le mercenaire s'était dit qu'il pourrait ainsi donner des nouvelles à son filleul et en cas de décès, lui évitant de se rendre inutilement sur place.

N'ayant reçu plus d'indications sur l'état de Tom, les Riddle et Snape avaient pris place aux côtés de Sirius dans un silence de mort. Ils avaient dû attendre presque quatre heures pour qu'un médecin vienne leur donner des indications sur la santé de leur héritier. L'opération avait été longue et le résultat hasardeux ; leur fils avait eu un arrêt cardiaque.

Personne n'avait pu entendre la suite car une gifle retentissante avait résonné dans le silence que l'annonce avait fait tomber.

MPJSG

Harry était dans un état second à son arrivée au commissariat de police. On lui avait posé une couverture sur les épaules afin de recouvrir sa nudité avant d'être pris en charge par deux hommes en uniforme, tandis que deux autres s'étaient occupés de la garce hystérique qui riait en continu. Le son de son ricanement stupide avait provoqué Harry et l'avait encore une fois de plus, incité à attaquer la jeune femme. Quelque chose en elle le poussait à bout, comme un relent de déception, de colère … un arrière-gout de haine. Cette femme, au delà de sa tentative d'assassinat, provoquait chez lui un sentiment de déjà-vu, de mépris ; et pourtant il n'arrivait pas à mettre de nom sur ce visage déformé par la folie.

Il s'était alors emparé de l'arme de l'un des policiers qui devait s'occuper de lui mais, malheureusement pour lui et heureusement pour la jeune demoiselle, on était parvenu à le désarmer avant qu'il n'ait pu appuyer sur la détente. Les policiers avaient alors dû lui mettre les menottes avant de le forcer à monter dans leur véhicule. Harry avait projeté des menaces de mort et des insultes colorées à Ginny alors qu'on l'éloignait d'elle, et le trajet jusqu'à Scotland Yard à Westminster s'était fait en silence.

À l'arrêt de la voiture, les deux policiers l'avaient conduit dans un bureau, avaient détaché une de ses mains pour l'attacher à sa chaise, pour ensuite sortir et l'abandonner à son triste sort sans un mot. En essayant de se recouvrir correctement, Harry avait posé son regard sur ses mains recouvertes du sang de son compagnon.

Le sang de Tom. Le sang de celui qu'il aimait plus que tout. Le sang de la personne avec qui il venait tout juste de commencer à croire qu'il finirait sa vie.

Le sang de sa moitié d'âme. Le jeune avait été alors pris d'une crise de larmes silencieuse, alors que son corps tremblait comme une feuille. Il avait porté ses mains tachées de l'hémoglobine de son amoureux sur son visage sans se soucier de se salir ; il venait de réaliser que Tom, son arrogant et narcissique petit ami, était mort. Irrémédiablement ... Il avait été tué d'une balle dans le cœur sans qu'il n'ait rien pu faire pour le sauver. Et le plus dur dans cette prise de conscience, c'était que tout était entièrement de sa faute … C'était sa faute si cette folle furieuse lui avait tiré dessus … Si seulement il avait été plus rapide, Tom serait toujours de ce monde …

Puis un éclair avait traversé son esprit. Ses cheveux volants autour de son visage, certes déguisé, mais nettement reconnaissable aux taches de rousseur qui perlaient sous le fond de teint … Ses petites mains fines qu'il avait tant de fois senti dans les siennes … Sa bouche, grande ouverte dans un éclat de rire … Le bruit régulier de ses pas lors de sa course … En fermant les yeux et en y appuyant ses poings serrés comme pour repousser la réalité, Harry mit enfin un nom sur ce visage : Ginny. Son ex. Cette fille superficielle à qui il avait refusé ce qu'il avait donné à Tom sous ses yeux … Son amour.

Cette révélation avait été un coup dur au jeune homme. Et dire qu'il lui avait fait confiance, à une époque ...Le jeune homme avait longuement pleuré, avant qu'une personne ne vienne s'enquérir de lui. Harry avait les yeux rougis par ses pleurs, et le nez qui coulait disgracieusement ; depuis le temps, le sang avait fini par sécher de ses mains et sur son visage.

Deux hommes en costumes cravates de très mauvaises qualités avaient pénétré dans le petit bureau. Après un bref salut, ils avaient pris place sur les deux chaises se trouvant derrière la table. La pièce où avait été maintenu Harry était très petite, de la taille d'un cagibi même. Elle ne comportait qu'une table moyenne qui à elle seule occupait déjà la majorité de la pièce ; trois chaises, une caméra bien visible et un miroir occupaient le reste de l'espace.

Les deux policiers s'étaient présentés comme étant Williams Wallace et Cedric Diggory, les inspecteurs en charge de l'affaire. Ils étaient là pour éclaircir les choses avec Harry.

_Donc, votre nom est Harry Potter ? avait demandé le plus jeune, Cedric.

_Oui, avait chuchoté Harry après un long silence.

_Bien. Monsieur Potter, pouvez-vous nous raconter ce qui se passait dans l'appartement de M. Riddle au moment des faits ? Quelles sont les relations exacts que vous entretenez avec lui, et que faisiez-vous là-bas à cette heure tardive de la nuit ?

À la dernière question, Harry avait regardé l'homme étrangement. Dans ses yeux, on pouvait y lire en gros caractères ''NON, MAIS VOUS ETES SERIEUX AVEC VOTRE QUESTION POURRI ?''.

_Je suis le compagnon de Tom. Nous avons commencé à vivre ensemble il y a seulement quelques semaines. Avait dit Harry en regardant droit dans les yeux le jeune inspecteur en le défiant de dire quoi que soit à ce sujet.

_Hum…Et avez-vous pu reconnaître la jeune femme qui vous a attaquée ? Nous aimerions avoir … plus de détails sur ce qu'il s'est précisément passé, s'il vous plait. Avait demandé le jeune inspecteur avec de la gêne dans la voix et en se tortillant de malaise sur sa chaise.

_Cela vous pose-t-il un problème que je sois gay ? Parce que si c'est le cas, vous pouvez immédiatement partir. Je n'aime pas les coincés du cul et les moralisateurs, ce que je fais de mon cul ne regarde que moi et personne d'autre. N'avait pas pu s'empêcher de dire Harry avec morgue.

_Euh…Non, je n'ai rien contre les homosexuels. J'ai un cousin qui l'est et c'est mon meilleur ami. Avait démenti Cédric.

_Alors, c'est quoi votre foutu problème ?! avait voulu savoir Harry.

_C'est que l'on voit votre, hum…

_Mon quoi ?

_Euh…

_Il veut dire que votre sexe est à découvert, Monsieur. Lui était venu en aide son équipier.

_Et alors, ce n'est pas une raison pour faire cette tête de constipé fini ! Je vous signale que vous avez le même service trois-pièces que moi ! Ce n'est pas comme si cela vous faisait quelque chose non plus, ou que j'étais une femme. À moins que vous ne soyez un de ces gays refoulés qui se cachent encore dans leur placard, bien à l'abri de ce que les bonnes gens de la société peuvent dire ou penser sur cette affreuse défaillance ... Avait dit Harry hargneusement, et en accentuant la fin de sa phrase d'un ton moqueur.

_Calmez-vous s'il vous plaît monsieur. Etre embarrassé de voir le "service trois-pièces" d'un autre homme, comme vous dites, n'est pas interdit que je sache ! Avait rétorqué sèchement Cedric. Et ce n'est pas parce que je me sens gêné d'avoir votre machin en pleine face, que je suis gay aussi. La pudeur, ça vous dit quelque chose ?

_C'est bon, Cedric. Ce jeune homme est sous le choc de ce qu'il vient de vivre, c'est pour ça qu'il est agressif, était intervenu en chuchotant le coéquipier de Cedric.

_Je veux bien qu'il soit sous le choc, mais ce n'est en aucun cas une raison pour lâcher ses nerfs sur moi ! avait dit Cedric en rouspétant.

_Tu dois apprendre à garder ton sang-froid dans toutes les situations si tu veux continuer à faire ce métier plus longtemps.

_Je me demande bien pourquoi je persiste dans ce monde pourri aussi …

_Tu aurais dû y penser avant de t'engager dans la police et de postuler par la suite au poste d'inspecteur. Lui avait dit son ami en souriant.

_Mais puisque je te dis que ce n'était pas moi qui ai posé ma candidature ! On m'a piégé.

_Pourquoi tu n'as pas foiré ton exam alors ?

_Comme si j'allais laisser à ces imbéciles l'occasion de se payer de ma tête pour un stupide test, avait sifflé le jeune homme.

Harry avait regardé les deux hommes discuter sans plus prêter attention à lui. D'une façon étrange, cet échange entre les deux policiers avait contribué à le calmer un peu.

_Je suis désolé pour mon comportement, avait-il dit d'une petite voix, quand les deux hommes s'étaient tus. Il avait ensuite couvert son truc en souriant avec embarras.

_Euh…ce n'est rien. J'ai parfois tendance à monter sur mes chevaux trop rapidement. Avait dit à son tour Cedric.

_Maintenant que cela est fait, pouvons-nous revenir à ce qui nous intéresse, messieurs ? Avait demandé Williams.

_ Ouais ouais, avait dit Cedric. Alors, monsieur Potter, pouvez-vous nous relater les événements de la soirée ?

_Nous venions de rentrer d'une soirée chez les parents de Tom. Avait commencé Harry avec difficulté.

_Ensuite, avait réclamé Williams.

_Nous avons fait l'amour…et… Raconter les événements les rendaient plus réels aux yeux fatigués et peinés de Harry.

_Oui ? L'avait encouragé Cedric.

_Nous…avait dit Harry en reniflant…nous venions à peine de finir…il avait essuyé avec rage ses yeux rempli de larmes…quand cette salope de Ginny a défoncée la porte avant de tirer sur Tom…J'ai essayé…J'ai essayé de me mettre dans la trajectoire de l'arme…mais cet imbécile de Tom m'a repoussé sur le lit et a pris la balle à ma place.

_C'était très courageux de sa part et de la vôtre aussi d'avoir essayé, lui avait dit Williams.

_J'aurais mille fois préféré qu'elle m'atteigne, moi, plutôt que lui ... Avait dit Harry, les larmes coulant lentement sur ses joues. Il serait encore de ce monde, si j'avais été plus rapide que lui … Avait-il continué en reniflant. Vous savez le plus absurde dans tout ça ?

_Quoi ? Avait demandé Williams.

_Je ne me serais jamais attendu à un tel geste de sa part.

_Pourquoi, s'il vous aimait ? l'avait interrogé Cedric perplexe.

_Tom est, enfin, était … non, est ! Utiliser la passé rendait inutile tout espoir et il ne pouvait s'y résoudre. L'homme le plus narcissique et égoïste que cette terre ait portée. Il était plus du genre à vous prendre comme gilet par balle, plutôt que l'inverse.

_Cet acte prouve qu'il vous aimait plus que lui-même. Vous devriez en être reconnaissant, et non le maudire, pour une si belle preuve d'amour. Peu de personnes sont capables de faire le geste qu'a eu votre compagnon !

_Je me rends compte maintenant, qu'il m'aimait autant que moi je l'aimais, avait dit Harry en souriant à travers ses larmes.

_Revenons à notre affaire, avait interrompu William.

Et quand Harry avait tourné son regard sur lui, il lui avait demandé s'ils connaissaient l'agresseuse, identifiée comme Ginevria Weasley et, si oui, dans quelles circonstances.

_Ginny était mon ex, avait dit Harry avec haine.

_Oh, donc si je puis me permettre … Vous êtes bi ? avait demandé Cedric.

_Non, je suis bien gay. Simplement, je ne m'en étais jamais rendu compte avant ma rencontre avec Tom, avait réfuté Harry.

_D'accord. Et donc depuis combien de temps aviez-vous rompu avec cette demoiselle ?

_Quelques semaines seulement.

_Et l'avez-vous fait à l'amiable ? Avait poursuivi Cedric.

_Nous n'avons pas vraiment eu l'occasion d'en parler, mais c'était clair pour nous deux que c'était fini.

_La demoiselle ne semblait pas vraiment de cet avis ... Avait dit Williams.

_C'est son problème, pas le mien ! Avait rétorqué Harry.

_Bien, dis l'inspecteur pour couper court à sa colère. Comment avez-vous fait la connaissance de M Riddle ? Et était ce avant ou après votre rupture avec mademoiselle Weasley ?

_Avant ma rupture, avait dit Harry.

_Et c'était dans quelles circonstances ? Avait insisté Williams. Harry avait un peu hésité avant de répondre.

_Avant de dire quoi que ce soit, promettez-moi de ne rien dire aux parents de Tom, avait exigé Harry.

_Si cela n'a rien à voir et n'entrave pas à la bonne marche du dossier, nous vous en faisons la promesse. Lui avait assuré Williams.

_J'ai fait la connaissance de Tom dans le parking d'un club huppé où j'occupais l'emploi de voiturier.

_Et comment en êtes-vous arrivé à sortir ensemble ? Avait demandé Cedric.

_J'étais en train de ranger la voiture d'un client qui venait d'arriver lorsqu'il m'est rentré dedans. Il était trop ivre pour prendre le volant ce soir, mais il l'avait tout de même fait.

_Nous n'avons trouvé aucune trace d'un tel accident durant notre recherche d'antécédents, avait fait remarquer Williams.

_Cela ne me surprend pas vraiment ... lui avait dit son coéquipier les lèvres pincées.

_Continuez, avait encouragé Williams.

_J'avoue que quand cela s'est produit, je n'étais pas vraiment dans de bonnes dispositions.

_C'est-à-dire ? Qu'avez-vous fait ? avait voulu connaître Cedric.

_Je lui ai gueulé qu'il devait faire attention aux autres et pas seulement à sa petite personne, et exigé qu'il prenne en charge les réparations des dégâts qu'il venait de causer. Hors de question que je paye pour sa connerie !

_Ce qui est tout à fait normal, puisqu'il était en tort. Lui avait accordé Williams.

_Mais cet idiot avait refusé de payer. Il a même tenté de me frapper ! avait dit Harry avec incrédulité.

_Et, qu'avez-vous fait ? Avait voulu savoir Cedric.

_Je lui ai mis une droite, mais comme je n'ai pas contrôlé ma force, je l'ai mis K.O. par la même occasion ... Les deux flics avaient regardé Harry avec incrédulité avant de fondre en larmes, pris par une crise de rire mémorable. Quand ils étaient enfin parvenus à se ressaisir, Cedric avait demandé à Harry ce qui s'était ensuite passé.

Harry avait alors raconté toute l'histoire qui avait suivi cet accident de voiture. Les deux policiers avaient beaucoup rigolé et à la fin de l'interrogatoire, ils étaient presque devenus amis, faisant momentanément oublier à Harry la mort de Tom. Mais quand Cedric avait annoncé la fin de l'interrogatoire et que Harry pouvait partir, la réalité lui était tombée dessus : Tom était bel et bien mort ce soir-là. Et c'était pour cette raison, qu'il s'était trouvé en face des deux inspecteurs de police.

Cédric avait fait apporter des vêtements pour Harry, un bas de jogging et un t-shirt avec le logo des forces de police dessus. Il avait ensuite demandé à Harry s'il voulait qu'on le raccompagne chez lui, mais le jeune homme avait décliné l'offre. Il voulait marcher pour se changer les idées et ne souhaitait pas retourner dans l'appartement ; maintenant que Tom n'y était plus, il ne voyait pas de raison de s'y rendre ; de plus, cet endroit ne ferait que le déprimer encore plus. En parlant de cela, il devrait rapidement se trouver un nouveau toit, s'était dit Harry en sortant du commissariat.

Alors que le jeune homme tournait sur sa droite sans savoir où aller, une ombre massive s'était dressée devant lui. Harry avait dû relevé la tête pour pouvoir apercevoir le visage de l'intrus, et reconnut immédiatement l'homme qui avait mené les investigations au moment de l'enlèvement de Tom. C'était le supérieur de son parrain, Greyback quelque chose.

Harry lui avait demandé ce qu'il fabriquait là. Il était venu le chercher sous la demande de Sirius qui était, lui, coincé à l'hôpital dans l'attente d'en savoir plus sur l'état de santé de Tom.

_Il n'est pas mort ? Avait demandé Harry d'une petite voix. Un fol espoir avait commencé à ressurgir dans son cœur.

_Je ne sais pas, lui avait répondu en toute honnêteté Greyback.

_Mais vous venez de dire que Sirius attendait de ses nouvelles, avait dit Harry avec déception.

_Oui ; le parrain, les parents de Mr Riddle et lui attendent qu'un médecin vienne leur donner des nouvelles. Personne ne sait s'il est toujours en vie. Lui avait expliqué Greyback en le dirigeant vers sa voiture.

L'homme avait conduit Harry en direction de l'hôpital où se trouvait Tom dans un silence de mort. À leur arrivée, Harry avait foncé comme un diable à l'intérieur du bâtiment, et n'avait pas eu à aller très loin pour trouver ceux qu'il cherchait.

L'espoir au cœur, Harry avait couru vers eux, sans prendre en compte les avertissements d'une infirmière qui lui rapellait qu'il était interdit de courir dans l'enceinte du bâtiment. En s'approchant du petit groupe, il avait remarqué la présence du médecin qu'il n'avait pas aperçu plus tôt.

_Votre fils a fait un arrêt cardiaque durant l'opération, nous sommes…

Ce fut tout ce qu'il put entendre : et il poussa un petit cri d'anéantissement à cette annonce. Toutes ses espérances venaient d'être réduites à néant. Tom était mort, réellement, définitivement, incontestablement ; mort. Décédé. Trépassé. Parti. Pour toujours. À jamais ... Harry avait été tellement affligé par cette annonce, qu'il n'avait pas senti la claque que lui avait mise Mérope.

(NDA : J'ai pensé à m'arrêter là, mais j'ai eu peur des représailles. Donc, j'ai continué.)

(NdT : Merci !)

_Sale petit ordure ! C'est ta faute si mon fils est mort ! Tu aurais dû prendre cette balle à sa place, toi au moins, personne ne t'aurait regretté. Pourquoi a-t-il fallu que cela soit mon fils ? avait hurlé Mérope en pleurant sa perte. Depuis que tu es rentré dans sa vie, il ne lui arrive que des malheurs !

Mais alors que la matriarche Riddle déversait sa haine sur le pauvre Potter, son mari lui avait mis, à son tour, une claque bien mérité.

_Comment oses tu avoir de tels propos à l'encontre du compagnon de notre fils ?! Ne vois-tu pas que ce garçon est autant affligé, voir même davantage, que nous-mêmes ? Je ne pensais pas que tu serais aussi vile, pour en venir à t'en prendre à un enfant innocent. Enfin, il sort d'un interrogatoire ! Tu ne crois pas que c'est assez comme ça ? Et je te signale, ma chère épouse, que c'est en partie de ta faute, si Tom s'est mis en ménage avec lui !

_Alors, maintenant c'est de ma faute, cet assassinat ? Avait demandé la matriarche indignée en se sentant trahie par les accusations de son conjoint.

_Ce n'est pas ce que j'ai dit. Je voulais simplement souligner que, sans ton insistance à vouloir absolument caser notre fils à la première venue, il n'aurait peut-être pas fait la rencontre de Harry, qui, selon toi, est la cause de ce qui lui est arrivé. Donc, si je prends en compte ton raisonnement, toi aussi tu es responsable de ce fait ! Avait dit le père Riddle avec logique. Je ne cautionne pas que tu t'en prennes à M. Potter pour rien. Ce qui est arrivé n'est de la faute de personne, si ce n'est de cette pauvre femme cinglée et dérangée qui lui a tiré dessus. Avait-il fini par conclure. Harry avait été étonné par tant de bon sens ; comment cet homme si intelligent avait-il pu s'abaisser à épouser Merope ? Mariage d'intérêt, s'était-il dit en soupirant.

Pendant que les parents de Tom étaient en train de se disputer, Sirius avait pris Harry dans ses bras et s'apprêtait à quitter le bâtiment avec son filleul afin de lui éviter plus de reproches non mérités. Ils venaient à peine de faire trois pas quand le médecin s'était écrié avec exaspération.

_Il n'est pas mort ! Le silence avait une nouvelle fois accueilli son intervention. Bordel, cela vous arrive de prendre la peine d'écouter votre interlocuteur jusqu'à la fin, bon sang de bon soir ?!

_Il est en vie ? avaient demandé, dans un même ensemble, toutes les personnes présentes.

_Oui ! Avait confirmé le médecin en passant une main nerveuse dans ses cheveux.

_Mais, vous venez de dire qu'il était mort … Il a fait un arrêt cardiaque, et ... Avait retenti la petite voix brisée de Harry.

_J'ai dit qu'il avait fait un arrêt cardiaque durant l'intervention, pas qu'il en était mort, bon sang !

_Il est donc bien en vie ? Avait encore demandé Harry qui avait eu du mal à croire le médecin.

_Oui, monsieur, lui avait confirmé le médecin en lui souriant gentiment. L'homme s'était rappelé que, quand l'ambulance avait amené le jeune blessé, celui-ci avait repris conscience durant quelques secondes. Et durant cette courte période, il n'avait pas arrêté d'appeler après le jeune homme et un nain de jardin. Tous s'étaient demandé ce qu'était le fameux petit nain de jardin ... Donc, le médecin était heureux d'annoncer cette nouvelle à Harry, il ne pouvait rien pour le nain de jardin cela dit.

Quand Harry avait eu confirmation que Tom était en vie, il s'était évanoui de soulagement dans les bras de Sirius.

MPJSG

Colin avait fait comme lui avait demandé Sirius ; il s'était rendu dans une boîte de nuit et s'y était amusé avec insouciance. Même si le jeune homme avait été peiné d'apprendre ce qui était arrivé à Tom et à Harry, comme lui avait dit Sirius, il ne pouvait rien pour eux. Le jeune homme avait donc fait en sorte de se sortir pour un temps les deux hommes de sa tête.

Colin était dans la boîte de nuit depuis à peu près une demi-heure, quand son regard avait été attiré par la forme avachie d'un homme d'une quarantaine d'années assis sur un tabouret du bar.

Sans savoir pourquoi, Colin s'était approché de lui et avait pris place à sa droite. Il avait commandé un verre et en avait offert un à l'homme, qui n'avait même pas pris la peine de soulever la tête pour regarder Colin, lui demandant simplement de partir. Mais Colin avait été piqué par la curiosité : l'homme ne ressemblait en rien à ceux qui se rendaient dans le club. Et cela avait suffit pour exciter son incessante indiscrétion.

L'homme était de taille moyenne, très maigre, avec une peau pâle et un teint qui semblaient relativement maladifs. Il avait des cheveux châtain clair coupés n'importe comment et clairsemés de mèches blanches, des yeux marron. Il était plutôt bel homme malgré ses fringues vieillottes et la fatigue flagrante sur son visage.

Il avait également un air d'une tristesse infinie qui avait donné envie à Colin de le consoler. Allez savoir pourquoi le jeune homme avait ressenti cela … Il n'avait, bien sûr, pas écouté l'homme., et s'était au contraire bien installé, puis avait commencé à lui parler de tout et de rien. L'homme avait fini par se dérider et petit à petit, une discussion avait débuté entre eux deux. L'homme portait le nom de Remus Lupin, médecin sans emploi.

Quand Colin lui avait demandé pourquoi il n'en avait pas trouvé avec tous les offres existant dans cette branche, l'homme avait baissé la tête avec défaitisme sans répondre. Colin lui avait alors dit sur le ton de la plaisanterie :

_Es-tu si peu doué pour que personne ne veuille de toi ?

_Je suis sorti majeur de ma promotion, avait réfuté Remus.

_Alors quoi ?

_Il y a quelques années, j'ai fait une chose horrible à un ami que je considérais comme un frère. Et maintenant j'en paye le prix ... D'une certaine façon, je n'ai eu que ce que je méritais. Avait dit l'homme encore plus triste et abattu.

_Je ne comprends pas. Où se trouve le lien entre le fait que tu ne trouves pas de taf et ta trahison ?

_Tout est lié.

_Explique-moi, avait exigé Colin.

_Durant ma dernière année d'études, j'ai fait la connaissance d'un jeune homme de mon âge qui était venu nous présenter un produit de ses laboratoires. Après l'avoir arrêté pour lui poser un peu plus de questions sur le produit, nous avons commencé à sympathiser et à nous voir en dehors de l'école. Et lentement nous sommes devenus des amis, et plus encore.

_Vous sortiez ensemble ?

_Non, mais j'aurais tout donné pour cela ! Malheureusement pour moi, il ne voyait en moi qu'un frère. Rien de plus ...

_Ce n'est pas de chance, vieux, avait compati Colin. Que s'est-il passé ensuite ? Lui as-tu avoué tes sentiments ?

_Je n'ai jamais eu le courage de lui dire, par peur de mettre fin à notre amitié. Et comme lui ne semblait pas intéressé par les hommes, même si je savais, car il me l'avait dit, qu'il était gay, j'étais heureux que nous ne soyons que tous les deux.

_Mais ? Car il doit bien y avoir un mais ...

_Un soir, en l'ayant forcé à se rendre dans une boîte, nous avons fait la rencontre d'un gars de notre âge. J'ai immédiatement su que l'homme plaisait à Severus. Ce nom avait fait tilté Colin.

_Attends ! Tu as bien dit Severus, comme dans Severus Snape ? Le mec super-bandant, mais avec un caractère de merde ? Avait demandé Colin.

_Tu le connais ?! avait demandé Remus, surpris.

_Non, pas vraiment … Simplement de vu et des on-dit. Mais continue ton histoire, l'avait poussé Colin.

_Donc dans cette boîte, un homme s'était approché de nous. Il avait fait directement du rentre dedans à Severus, mais celui-ci l'a éconduit sans aucune délicatesse. Je ne sais pas ce qui m'a pris, mais j'ai vu en lui un moyen de faire reconnaître à Severus ses vrais sentiments à mon égard.

_Severus t'aimait alors ? avait demandé Colin.

_Pas le moins du monde, mais cela, je ne l'ai su qu'après ... En effet, dans mon délire, j'étais persuadé que lui aussi avait de tendres sentiments amoureux pour moi. Je me suis donc dit que si j'arrivais à me rapprocher de l'homme qui lui faisait du charme, j'arriverais à attiser sa jalousie.

_Et alors ?

_Il est bien devenu jaloux, mais pas de la manière que je voulais … Tout mon stratagème a profité à l'autre homme, qui lui non plus n'avait jamais eu de sentiments pour moi.

_Ah merde, c'est vache. Tu devais avoir la haine.

_Et pas qu'un peu. Quelques mois après leur mise en couple, j'ai été approché par l'ex de Severus, un con fini.

_Que te voulait-il ?

_Il voulait reconquérir mon ami. J'ai vu là ma chance de pouvoir récupérer Severus.

_Mais n'aviez jamais été ensemble !

_Certes, mais dans mon esprit de cette époque, c'était le cas.

_Qu'as-tu fait?

_J'ai attiré Sirius dans un bar sous un faux prétexte, je lui ai fait boire comme un trou et l'ait drogué par la même occasion. Ensuite, je lui ai fait croire que Severus le trompait avec son ex.

_Et il t'a cru sur parole ? Avait demandé Colin incrédule.

_Non, bien sûr que non. Il avait une confiance aveugle en Severus.

_Comment l'as-tu persuadé alors ?

_L'ex de Severus avait une vidéo d'eux deux en plein action qu'il avait fait à l'insu de Severus. Je l'ai donc montré à Sirius, qui était trop éméché pour voir que Severus était plus jeune qu'à ce moment-là. Je l'ai ensuite ramené chez eux, mais au moment de le mettre au lit, j'ai été pris d'un désir irrépressible pour lui.

_Qu'as-tu fait ?

_Je lui ai sauté dessus. Il a d'abord résisté, mais quand je lui ai fait revoir la vidéo, cela n'a pas manqué. Nous avons fait l'amour comme des bêtes. Severus nous a surpris au lit tous les deux.

_Je vois le malaise … Qu'a-t-il fait ?

_Il nous a mis dehors tous les deux, et à poil ! Il a même viré tout ce qui appartenait à Sirius le soir même.

_La vache, il ne perd pas de temps lui. Et que t'a-t-il fait ?

_Je venais d'être diplômé et avait déjà été engagé dans l'un des plus prestigieux hôpitaux de Londres. Hé bien, il a utilisé ses contacts et a fait en sorte que personne ne veuille de moi, même dans les campagnes environnantes.

_Putain ! Il est aussi influent que ça ?

_Je ne te fais pas dire.

_Pourquoi tu n'as pas changé de pays ?

_J'ai bien essayé, mais il semblerait qu'il ait pris un détective privé chargé de me traquer où que j'aille ... Depuis, dès que je me fais embaucher, il fait en sorte que la personne me licencie sans raison valable.

_Merde alors, il est rancunier ce type !

_A qui le dis-tu ... Avait dit l'homme en poussant un soupir d'accablement, avant de reprendre une gorgée d'alcool.