Sieba972 : C'est triste, mais il fallait bien une fin. Moi de même en lisant ton com. C'est vraiment trop gent ce que tu dis. Je vais essayer de le faire le plus longtemps possible.

Celine sLineC-Line : Merci pour le com.

Alycia Panther : Je suis heureuse de l'apprendre, merci pour le com.

Jessylove drarry : Le voici donc le bonus, merci pour le review.

stormtrooper2 : pour la demande en mariage à ce moment-là, tout le mérite revient à ma bêta, parce que moi, je voulais le finir sur quand Tom a annoncé leur prochain mariage. Je dois dire que j'ai trouvé la demande à ce instant-là très amusante après qu'elle m'a rendu la correction. Je me suis vraiment amusée à écrire la partie avec Krum. Merci pour le com, en espérant que cette fin te plaira aussi.

Erika-Malefoy : Merci pour ton com et voici l'épilogue.

Hermi : siiiiiiii, c'est fini ! Merci pour tes gentils com's.


Épilogue.

Le lendemain de la tentative d'assassinat de ses deux amis, Colin, accompagné de Remus, s'était rendu à l'hôpital pour prendre des nouvelles des deux hommes. Le jeune homme qui avait hébergé cet adulte un peu étrange la nuit précédente, et évidemment, ne lui avait pas dit qui étaient les amis qu'il tenait tant à visiter. Sirius l'avait appelé tôt le matin pour le prévenir de ce qui s'était passé, et lui avait assuré qu'Harry se reposait de ses fortes émotions et que Tom récupérait de son opération. Le barman avait été heureux d'apprendre que ses amis étaient tous deux hors de danger.

Lorsqu'il avait eu ces nouvelles, Colin avait demandé à Sirius s'il pouvait passer les voir. Black lui avait dit que ce n'était pas vraiment la peine, car ni le PDG ni Harry ne seraient en mesure de recevoir des visites ; mais Colin, qui avait une idée en tête, avait insisté pour se rendre sur place ; et après s'être assuré que Sirius restait à la clinique jusqu'au réveil de son filleul, il avait embarqué Remus dans son sillage pour se rendre sur les lieux.

La rencontre entre Remus et Sirius avait été très musclée et injurieuse, surtout de la part de Sirius. Après avoir découvert la tromperie de Severus avec son ex et avoir séduit Remus (Sirius avait toujours pensé que c'était lui qui avait poussé Remus à coucher avec lui) pour se venger de cette trahison, Sirius s'était toujours senti responsable de la dispute, et de la séparation par la suite, des deux frères de cœur. Quand Sirius avait repris ses esprits le lendemain de sa beuverie, il était retourné voir Snape pour le confondre sur son hypocrisie.

En effet, comment cet asocial avait-il osé le mettre à la rue comme un malpropre pour s'être conduit de la même manière que lui ? Certes, lui-même n'avait pas choisi le meilleur gars pour se venger, mais il aurait au moins pu lui donner des explications sur sa conduite ! Lui accorder des éclaircissements sur le pourquoi il avait recouché avec son ex, et pas simplement se contenter de le foutre dehors avec ses bagages sans un seul mot ! Sirius était très remonté quand il avait sonné à la porte de l'appartement qu'il partageait encore la veille avec Severus.

Le chimiste avait entrouvert la porte avant de la lui claquer au nez. Black avait alors cogné sur le battant en l'appelant avec rage, menaçant de défoncer la porte et de le réduire ensuite en bouillie s'il ne lui ouvrait pas ; mais ses menaces avaient été vaines. Snape ne lui avait jamais répondu ; pire, il avait appelé la police afin qu'elle embarque Sirius pour effraction et menaces de mort. Le mercenaire n'avait pu se sortir de prison que grâce à ses anciennes connaissances qui avaient fait disparaître le dossier et la plainte. Heureusement pour lui, Snape n'avait jamais cherché à savoir ce qui était advenu de lui après que les flics l'avaient amené avec eux.

Ce flagrant manque d'intérêt pour son sort avait fait plus de mal à Sirius que sa trahison ou même son éloignement de James. C'était pour cela qu'il n'avait plus cherché à le revoir pour clarifier les choses après sa libération de prison ; au lieu de cela, il s'était rendu chez Remus, qui lui avait lui aussi claqué la porte au nez en l'accusant d'avoir gâché sa vie. Le jeune diplômé de médecine l'avait rendu coupable de tout et lui avait dit qu'il ne voulait plus jamais le revoir, car par sa faute, il venait de perdre son frère de cœur. Sirius avait encaissé les accusations sans broncher, car il ne pouvait contredire l'homme, ayant perdu la mémoire sur la majorité des événements de la soirée.

Tout ce dont il s'était souvenu de la nuit passée était la vidéo de son amant, son compagnon, l'homme à qui il s'était déclaré (car il ne voulait pas refaire les mêmes erreurs qu'avec James) ; l'homme qui l'avait impunément trompé sans aucun remords. Sans pouvoir rien dire, Sirius avait laissé Remus répandre sa haine sur lui en pensant qu'il l'avait bien méritée ; et durant des années, il a été persuadé d'être le responsable de la rupture du lien qui unissait si solidement les deux hommes.

Ainsi, quand Colin était arrivé à l'hôpital avec Remus, Sirius avait été pris de remords en le voyant. Tout ce qui s'était passé entre lui et Snape lui était revenu en tête, de même que sa honte de s'être servi du doux et aimable Remus Lupin pour sa vengeance. Il n'avait pas pu, dans les premières minutes, poser les yeux sur le bel homme négligé qui s'était approché de lui la tête basse, et un malaise s'était installé entre les deux hommes ; personne n'avait rien pu dire, chacun se pensant coupable. Ce n'était que lorsque Colin avait pris la parole en disant à Sirius que Remus avait quelque chose à lui avouer, que celui-ci avait réussi à poser son regard une fraction de seconde sur Remus.

Lupin, quant à lui, avait regardé Colin sans rien comprendre. Le barman ne lui avait pas fait part de son plan ; il voulait tenter de remettre Sirius et Snape ensemble, car il sentait que les deux hommes avaient toujours des sentiments l'un pour l'autre. Quand Remus lui avait révélé son implication dans la séparation des deux hommes, il avait d'abord été dégoûté par lui, mais rapidement sa situation lui avait fait pitié. Il avait donc décidé de lui venir en aide. Colin s'était dit que si Black et Snape venaient à se remettre ensemble, Snape consentirait peut-être à laisser Lupin en paix.

Voilà pourquoi il avait tant insisté pour se rendre à l'hôpital. En voyant que Remus ne comprenait pas ce que l'on attendait de lui, Colin l'avait pris de côté et lui avait exposé son plan. Remus n'avait pas été très enthousiasmé à l'idée d'avouer sa duperie à Sirius, mais faute avouée est à moitié pardonnée, comme on dit, et quand Colin lui avait expliqué que c'était là sa seule chance d'un jour pouvoir vivre librement, il avait pris son faible courage à deux mains et avait tout dit à Sirius.

_Tu veux dire, si j'ai bien compris, que tu ne m'as pas seulement saoulé, mais aussi drogué, afin de me faire croire que Severus m'avait trompé ? C'est bien ça ?!

_Oui, avait répondu Remus d'une voix honteuse.

_Et ensuite, tu m'as séduit, on a couché ensemble, puis tu m'as fait croire que c'était moi le responsable de tout ? Je ne me trompe pas, n'est-ce pas ? avait continué Sirius d'une voix soudainement calme. Un peu trop calme même ...

_Oui.

Le coup de poing était parti sans que Sirius ne l'ait vraiment voulu. Il avait ressenti une telle haine envers la pourriture qui se tenait devant lui, qu'il n'avait pas pu résister au désir de lui refaire le portrait. À cause de cette charogne, il avait perdu l'homme de sa vie, avait passé presque vingt ans de sa vie à le maudire sans jamais pouvoir l'oublier ; car Snape, quoi qu'il ait fait pour l'oublier, était resté dans sa tête durant tout ce temps. À cause de lui, il était devenu une coquille vide qui ne croyait plus en rien, et seul Colin les séparant l'avait fait se rendre compte qu'il était en train de passer Lupin à tabac.

Heureusement pour eux (enfin, pas vraiment pour Remus, hein), le couloir où ils se trouvaient était vide à ce moment-là.

_Pourquoi, nom de Dieu, tu as fait ça ? Avait demandé Sirius après s'être calmé. L'exaspération transparaissait toujours légèrement dans sa voix.

Colin s'était penché sur l'homme au sol et l'avait aidé à se remettre debout. Il avait le nez qui saignait méchamment et une lèvre ouverte, et tenait son ventre en grimaçant de douleur.

_Je… Mais la douleur l'avait empêché de poursuivre.

_Oui ? Avait exigé Sirius qui sentait la colère revenir.

Mais Remus n'avait rien trouvé à lui répondre. Il en était incapable, non pas par la souffrance physique qu'il ressentait, mais par la honte, l'embarras, le regret et les remords qui lui enserraient le cœur.

Son mutisme avait fini par faire perdre patience à Sirius qui s'était apprêté à le cogner une nouvelle fois, mais heureusement pour lui, Harry avait émergé de sa chambre comme un diable à cet instant-là et s'était rué sur son parrain pour exiger des renseignements sur son compagnon. Sirius s'était repris et avait indiqué le numéro de la chambre de Tom.

Ensuite, quand Harry s'était dirigé dans la direction indiquée, Sirius s'était retourné vers Remus.

_Je te donne une seule chance de t'expliquer sur ton geste. Et si la réponse ne me plaît pas, je te promets que tout ce qu'a bien pu te faire Snape ne sera rien à côté. Parce que je suis persuadé qu'il s'est vengé sur toi ; après tout il n'est pas homme à laisser passer une telle chose de la part d'une personne à qui il tenait tant. Donc, si ce que tu me dis ne me convient pas, je vais faire de ta vie un enfer sur terre. L'avait menacé Sirius.

_J'étais jaloux, avait fini par avouer Lupin d'une voix faible et honteuse.

_De Severus ? Tu étais amoureux de moi ?

_Certainement pas ! Avait réfuté Lupin avec véhémence.

_Donc c'était de Severus … en avait déduit Sirius. Je pensais que tu le considérais comme un frère ?

_C'est ce que je lui ai toujours fait croire.

_Mais pourquoi, bordel, il avait confiance en toi !

_Parce que je ne voulais pas le perdre ! Avait presque crié Remus les larmes aux yeux. Je l'aimais, et je l'aime encore tellement maintenant, que je serais toujours prêt à faire n'importe quoi pour lui. Et cela, malgré tout ce qu'il me fait endurer depuis ces longues années ... Nous étions tellement bien avant ton arrivée. Tu as tout gâché ! Sans toi, Severus aurait fini par partager mes sentiments, ce n'était qu'une question de temps. Mais tu as tout foutu en l'air ! Avait dit Remus avec désespoir.

_Alors, pour quelle raison tu me dis ça maintenant ? Avait demandé Sirius qui commençait à éprouver de la pitié pour l'homme. Sa situation lui rappelait un petit peu James, à la différence que lui-même était bien plus raisonnable.

_Parce qu'avec le temps, j'ai fini par comprendre ...

_Comprendre quoi ?!

_Qu'aimer, ce n'est pas seulement vouloir que l'autre partage ses sentiments et qu'il reste auprès de soi pour toujours, mais c'est aussi vouloir son bonheur avant tout. Même si pour cela, on doit le laisser partir et le regarder se faire aimer par un autre homme que soi-même ... Et puis, avant, j'avais encore le fol espoir qu'il partagerait un jour mes sentiments. Mais en réalité, et je le vois bien à présent, Severus ne m'a jamais aimé de la manière dont je voulais qu'il m'aime … Je ne m'en rends compte que maintenant ...

_En effet, cela n'était pas le cas à cette époque, et cela ne changera jamais, s'était soudainement élevée la voix de Snape.

Les trois hommes, qui étaient alors dos à lui, s'étaient tous retournés dans sa direction ; le quadragénaire se tenait adossé à un mur, les bras croisés sur sa poitrine et le regard fixé sur Sirius. Les deux hommes s'étaient dévorés des yeux durant une longue seconde avant que Sirius ne demande :

_Depuis combien de temps tu es là ?

_Assez longtemps pour avoir compris l'essentiel. Lui avait dit Snape en souriant timidement et narquoisement. Je pense que nous devons parler.

_Je le pense aussi.

Ensuite, sans faire attention aux deux autres hommes et sans un "au revoir", ils étaient partis en silence. De temps en temps, ils s'étaient jeté des regards interrogateurs et remplis d'espoir.

MPJSG

Presque deux ans s'étaient écoulés depuis que Tom avait fait sa demande en mariage et beaucoup de choses étaient arrivées entre temps. Harry en avait énormément voulu à Tom de la façon dont il avait fait sa demande. Et étant ce qu'il était, il lui avait bien fait payer en commençant par lui refuser de partager le même lit tant qu'il n'aurait pas trouvé une façon plus acceptable de refaire sa demande.

Tom n'avait pas compris pourquoi son petit nain de jardin lui faisait tout un cirque pour sa demande. Il avait pensé que cela lui aurait fait plaisir, mais non ! Il fallait toujours qu'il y trouve à redire. Mais qu'est-ce qui lui avait pris de tomber amoureux d'un idiot pareil, hein !

Cela avait été une fois de plus Colin qui lui était venu en aide. Un soir alors qu'il en avait sa claque des conneries et des bouderies de son insupportable et fourbe petit-ami, Tom s'était rendu au bar où travaillait Colin.

Après s'être bien saoulé, il avait fait part de ses malheurs au barman.

_Attends, tu veux dire que tu as annoncé aux infos que vous alliez vous marier, sans avoir fait ta demande, ni même songé à demander son avis à Harry ? S'était exclamé Colin qui n'en croyait pas ses oreilles. Eh bien, si j'avais été ton Harry, j'aurais peut-être réagi de la même manière.

_Ben quoi ! Il m'aime et je l'aime. C'est tout à fait logique que l'on se marie, n'est-ce pas ?!

_Mec, t'es le type le plus bizarre et le plus imbu de lui-même que je connaisse. Pourtant, j'en ai vu passer de sacrer numéros depuis que je fais ce métier …

_Que veux-tu dire par là ? Tu as compris pourquoi il me fait la tête ? avait demandé Tom avec espoir.

_ Écoute Riddle, le mariage est quelque chose de très important dans la vie d'un couple ; une promesse de confiance et de soutien, l'un envers l'autre, pour toujours. C'est une chose qui se décide à deux. Et parfois, même si deux personnes s'aiment plus que tout au monde, ils peuvent décider de ne jamais se marier, et cela tout en vivant ensemble !

_Mais moi, je veux me marier avec mon petit chaton. Je veux que tout le monde sache qu'il m'appartient ! Je ne veux pas que quelqu'un me le pique ... Même si, maintenant, mon parrain n'est plus un danger puisqu'il s'est remis en ménage avec celui de Harry, avec le physique qu'il a, il ne va pas arrêter d'attirer la convoitise des gens, et il n'aura aucun mal à se trouver quelqu'un d'autre que moi.

_Et tu penses que le mariage va le retenir de partir si un jour il se décide à te quitter ? Avait demandé doucement Colin.

_Ne dis pas de conneries, Harry ne me quittera jamais ! J'ai pris une balle pour ce petit emmerdeur, alors il n'a pas intérêt à s'éloigner, ou même à y songer une seconde, ou je l'enferme dans une cellule à vie. Il est ligoté maintenant, à moi, pour le restant de ses jours et même au-delà ! avait dit Tom avec conviction.

_Tu sais que parfois tu es flippant comme type ! On dirait un psychopathe, quelque fois. Tu me files la chair de poule ! Et puis, ce n'est pas très altruiste de te servir de ton acte de bravoure pour le retenir.

_Je n'ai jamais été altruiste de ma vie et ce n'est pas maintenant que je vais le devenir. Avait répliqué Tom sans honte. Et si tu m'éclairais plutôt sur ce qui m'empêche de partager le même lit que cet idiot au lieu de dire des stupidités ? avait demandé Tom.

_Bon, je pense que Harry aurait voulu une demande en règle. Pas nécessairement une demande romantique, mais une demande officielle avec une bague et un genou à terre, quoi. Tu as pigé ?

_Mais ce n'est pas une femme, avait souligné Tom.

_Faudrait penser à te sortir ces conneries de la tête. Ce n'est pas parce que c'est un homme qu'il n'aimerait pas un peu de douceur et de romantisme !

_Donc, tu penses que c'est de là que vient le problème ? Si je lui fais ma demande plus formellement, il acceptera de m'ouvrir ses draps à nouveau ?

_Non, mais je rêve ! En fait tout ce que tu veux, c'est coucher avec lui !

_Oui, avait dit Tom avec un sourire débile aux lèvres.

_Pff !

Après cette discussion, Tom avait disparu, sans dire à personne où il allait et quand il reviendrait. Harry avait commencé à sérieusement se demander si sa grève de sexe n'en était pas la cause, et était même parti demander conseil à Mérope, avec qui il avait commencé à mieux s'entendre. Le troisième jour, alors que tous songeaient à aller signaler sa disparition à la police avec un sentiment de déja-vu fort prononcé, un livreur avait apporté un colis à Harry de la part de Tom.

C'était une longue boîte avec un bel emballage et un gros ruban doré dessus de la taille de Harry, et le jeune homme s'était demandé ce que cela pouvait être. Ce jour-là, Colin était passé à l'improviste pour prendre le thé avec lui : il avait encouragé Harry à déballer le présent. Harry l'avait donc ouvert avec hésitation, et avait trouvé à l'intérieur une belle veste noire avec une chemise de la couleur des yeux de Harry.

Avec le costume, il y avait aussi une paire de mocassins noirs et un petit mot à l'intérieur qui disait : ''Une voiture t'attend dans le parking, elle te conduira à moi. Tom.''

Nerveux, Harry avait montré la note à Colin. Celui-ci l'avait poussé dans la salle d'eau avant de le presser d'enfiler le costume, qui lui allait parfaitement bien. Quand il avait été prêt, le barman l'avait pressé dehors avant de composer un numéro sur son Mobile.

_C'est bon, il est en route, t'as intérêt à pas gaffer cette fois.

_Pour qui me prends-tu ? Avait dit dédaigneusement Tom.

_Justement, pour toi-même ! Et c'est ça qui m'inquiète, car tu es… Un long biiiip l'avait coupé : Tom lui avait raccroché au nez. Connard !

Harry avait suivi les indications et effectivement une limousine noire patientait sur le parking. Le chauffeur l'attendait avec la portière ouverte.

Il avait invité Harry à prendre place dans le véhicule ; ensuite, il avait fermé la porte avant de se mettre au volant. La limousine avait roulé durant une trentaine de minutes avant de s'arrêter devant une piste d'atterrissage privé. En sortant de la voiture, Harry avait suivi un chemin fait de roses blanches posées sur les bords d'un tapis rouge. Le chemin l'avait conduit devant la porte ouverte d'un jet privé.

On l'avait prié de monter à bord. Harry, le cœur battant la chamade, avait fait comme on lui avait demandé. L'intérieur avait plus l'apparence d'un salon d'hôtel de luxe que d'un avion ; on aurait aisément pu se croire caché au sein d'une somptueuse auberge aux bords de la mer ou dans un palace princier. Il y avait trois longs sofas en cuir blanc ivoire fixé au sol ainsi qu'une longue table basse de la même couleur, avec en son milieu une bouteille de champagne. Tom était assis sur l'un des canapés et avait fait signe à Harry de le rejoindre.

La moquette qui recouvrait le sol du jet était d'une blancheur telle, que Harry avait eu peur de la salir en posant ses pieds dessus. Il avait même songé à retirer ses chaussures, mais Tom lui avait fait comprendre que ce n'était pas la peine. Harry l'avait donc rejoint, le cœur menaçant de sortir de sa poitrine, excité et fébrile. Dès qu'il avait été assez près de lui, Tom lui avait pris la main doucement pour le faire s'asseoir sur ses genoux et lui avait donné un long et savoureux baiser. Et il n'avait consenti à y mettre fin que pour donner l'ordre de décollage.

_Où allons-nous ? lui avait demandé Harry entre deux baisers.

_C'est une surprise.

_Ok. Avait simplement répondu le jeune homme en reprenant leurs embrassades. Ils avaient dû cependant se séparer le temps du décollage.

Tout le temps qu'avait duré le vol, les deux hommes l'avait passé à se grignoter la face et à boire la bouteille de champagne.

_Essayerais-tu de me soûler pour profiter honteusement de moi ? avait demandé Harry après le troisième verre.

_Que vas-tu donc chercher là ? Avait réfuté Tom. Je n'ai nullement besoin de cela pour profiter de ton sublime et délicieux corps, mon petit nain.

_Hmm, je vais faire semblant de te croire. Avait dit Harry avant de l'embrasser.

Après une heure de vol, le jet s'était posé sur une autre piste privée alors que le soleil venait de se coucher. Tom avait bandé les yeux de Harry avant de le faire descendre avec précautions de l'avion. Une autre limousine les attendait à leur arrivée, Tom avait fait monter Harry en faisant attention qu'il ne se cogne pas la tête. La voiture avait roulé une autre heure avant que de s'arrêter, puis Tom avait mené Harry devant les portes d'un ascenseur.

Quand les portes s'étaient ouvertes, ils étaient montés dedans. Tenant toujours Harry contre lui, les deux hommes avaient attendu patiemment d'arriver à destination, Tom déposant quelques baisers papillons dans le cou de Harry qui frissonnait sous la caresse fantôme. Quelques minutes après, les portes s'étaient ouvertes ; Tom avait fait avancer Harry devant lui et le jeune homme avait senti un léger vent. Puis, son compagnon lui avait retiré son bandeau. Alors s'était dressé devant le jeune homme, une vue saisissante sur Paris et ses monuments.

Harry avait été agréablement surpris par la vue, mais également ému par le geste de Tom. Il avait toujours rêvé de se rendre à Paris, mais cela n'avait été qu'un rêve pour le pauvre orphelin qu'il était ; et cet abruti qui lui tenait lieu de compagnon venait de réaliser son plus précieux rêve en quelques heures, d'un simple claquement de doigts. Harry avait sauté dans les bras de Tom et l'avait remercié avec joie. Ensuite, il avait fait le tour de la grande terrasse où ils se trouvaient. Ils étaient au sommet de la tour Eiffel.

Rien que tous les deux et personne d'autre. Lorsque Harry s'était étonné de cela, Tom lui avait appris en boudant et en pestant qu'il lui avait fallu trois jours pour parvenir à convaincre les abrutis responsables du monument de lui réserver tout le dernier étage pour la soirée.

_Tu as réservé tout le sommet de la tour, rien que pour nous deux ?!

_Évidemment ! Je ne tenais pas à me trouver à l'étroit.

Harry avait regardé Tom, puis ce qui les entourait, avant de secouer la tête devant l'ânerie de l'homme. Et dire qu'il avait fait la bêtise d'en tomber amoureux ! Il ne comprenait pas comment il a pu être aussi idiot ... Mais enfin, bon, personne n'était parfait ! Et certainement pas son homme, qui avait tout de même quelques qualités ; notamment un certain sens de la démesure.

Après avoir passé quelques minutes à admirer le panorama, Tom avait conduit Harry auprès d'une table dressée pour deux. Il lui avait tiré la chaise avant de prendre place lui-même à son tour. Le jeune Potter était aux anges ; des serveurs s'étaient approchés dès qu'ils avaient pris place et leur avaient servi un délicieux repas, se finissant sur une mousse au chocolat. Lorsqu'ils avaient fini leur repas, une musique douce et très romantique s'était élevée dans les airs. Les lumières de la tour s'étaient éteintes, ainsi que celles des quartiers alentour.

_Que se passe-t-il ? avait demandé Harry.

_ Lève les yeux, lui avait conseillé à la place Tom. Sans trop savoir pourquoi, Harry n'avait pas discuté et avait levé les yeux. Il avait alors été sans voix, les larmes lui étaient montées aux yeux (mais il avait retenu ces gouttes de joie), alors qu'un sourire resplendissant s'était dessiné sur ses lèvres. Dans le ciel noir de Paris, en grosses lettres bleues, on pouvait lire ceci : ''ÉPOUSE-MOI, NAIN DE JARDIN, OU JE T'ENFERME DANS UNE CAGE DORÉE ET ISOLÉE DE TOUT POUR LE RESTANT DE TA VIE !''Alors que Harry s'était tourné pour cogner l'imbécile, il s'était retrouvé en face d'un magnifique anneau en or blanc.

Le bijou était simple, sans aucun ornement, mais tellement beau, que Harry n'avait pas pu retenir plus longuement ses larmes. Il avait croassé un ''oui " retentissant tout en se jetant dans les bras de Tom.

Un an plus tard, nos deux tourtereaux s'étaient unis devant un maire. La cérémonie avait été très médiatisée et splendide ; on n'en avait parlé des semaines après l'événement. Harry avait poursuivi ses études du soir tout en reprenant son poste dans les labos de Snape.

Il s'était réconcilié avec Hermione en reprenant son boulot, et l'avait invité à son mariage. Elle avait pensé jusqu'à la dernière seconde que c'était une blague, mais quand les deux hommes s'étaient échangé leurs bagues, elle avait dû accepter l'horrible vérité. Ron, qui l'avait vu pleurer de chagrin, l'avait consolé et une chose en entraînant d'autres, ils avaient fini par sortir ensemble. Il était même question de mariage.

Colin était toujours célibataire et restait le confident de Tom. Remus s'était exilé en Amérique et Snape lui avait enfin foutu la paix. Sirius et Severus s'étaient remis ensemble après des semaines à se tourner autour ; quant à Ginny, elle avait pris trente ans de prison. D'après ce que Harry avait entendu, elle serait devenue une sorte d'esclave pour un groupe de femmes là-bas et elle avait fait plusieurs requêtes pour être changée de prison, mais elles n'avaient jamais donné suite. Son frère Percy ayant perdu sa place, personne ne pouvait plus rien pour elle.

Voilà, l'histoire de Tom et Harry se termine ainsi. Oh, mais non, il manque un petit détail à l'histoire. Vous souvenez-vous de cette fois-là, où Tom, après avoir échangé son premier baiser avec Harry, avait pris la fuite pour se rendre chez une de ses maîtresses ? Oui, celle-là même, Pansy Parkinson. Maintenant, vous rappelez vous que, pris dans leur passion, les deux amants n'avaient pris aucune précaution ? Eh bien, cela avait eu quelques conséquences.

Ainsi, un matin alors que les deux hommes étaient sur le point de faire l'amour, on avait sonné à leur porte. Les deux amants avaient bien essayé de faire la sourde oreille et de continuer leur petite affaire, mais leur visiteur avait été très persistant. Harry, suivi d'un Tom très grincheux, était allé ouvrir après avoir enfilé quelques vêtements… À peine avait-il ouvert la porte que leur voisine, une femme que Dieu avait privé des cases amabilité et tolérance, leur avait tendu un paquet bruyant.

_Je ne sais pas ce que vous avez encore trafiqué, bande de dégénérés, mais faites taire cette chose et ôtez là de ma vue ! avait-elle dit avant de repartir dans son appartement en claquant violemment la porte. Tom et Harry s'étaient regardés sans rien comprendre. Ensuite, ils avaient porté leurs regards sur la ''chose " en question. C'était un bébé de quelques mois, et d'après les habits, c'était un garçon.

Il était très mignon et avait cessé de pleurer dès que Harry l'avait pris dans ses bras, avant de porter un regard curieux sur les deux hommes.

_C'est quoi ça ?! avait demandé Tom en grimaçant devant la chose.

_Un bébé … avait répondi Harry avec un regard éberlué. Attends, je crois qu'il y a un mot par terre. Peux-tu le ramasser s'il te plaît ? Tom s'était baissé de mauvaise grâce et l'avait pris. L'écriture lui avait dit vaguement quelque chose, mais il n'y avait pas prêté attention. Il l'avait tendu à Harry en rentrant dans l'appartement.

_Je vais appeler quelqu'un pour que l'on nous débarrasse de ça, avait-il dit en se dirigeant vers le téléphone.

_Je pense que tu devrais prendre le temps de lire cette note avant de faire quoi que ce soit ... avait dit Harry en ramassant un sac qui était adossé contre le mur de leur logement avant de fermer la porte.

_Pourquoi ?

_Lis là et tu verras bien.

Tom avait pris le papier et en avait lu le contenu, tandis que son compagnon allait chercher une couverture pour l'enfant. Harry avait ensuite entendu un grand boum ; il s'était précipité pour voir ce qui se passait. Tom était évanoui au salon, le mot serré dans sa main.

_C'est vraiment une petite nature, ton papa, mais heureusement que je suis là moi ! avait dit Harry en enjambant le corps de Tom.

Sur la note, on pouvait lire :

''Chéri, je crois avoir fait plus que ma part en portant cet enfant durant neuf longs mois épouvantables, alors que toi, pendant ce temps, tu batifolais avec ce beau jeune homme. C'est vraiment injuste ! J'ai même pris la peine d'attendre ton retour de lune de miel. Ne suis-je pas magnanime ? Donc, voilà, j'ai enfin décroché un rôle vedette dans une pièce à Broadway, et tu sais à quel point j'attendais une telle occasion. Je ne peux évidemment pas emmener Teddy avec moi (c'est le nom de ton fils. Hors de question qu'il s'appelle aussi Tom ! Deux c'est déjà bien suffisant).

Donc, tu imagines bien ce que cela veut dire : tu vas devoir prendre le relais. Je ne sais pas si je reviendrais un jour dans le coin, alors prends bien soin de lui. Je lui enverrai des cadeaux pour les grandes occasions. Avec amour, Pansy.''


Note de fin : Alors cette fois-ci, c'est vraiment la fin de l'histoire et j'espère qu'elle ne vous a pas trop déplu. Je tiens à remercier berkano pour la correction des premiers chapitres de cette fic et particulièrement Pulcotinette qui a repris le flambeau par la suite. Elle m'a vraiment été d'une grande aide pour la suite de mon histoire. Donc, mercier mille fois pour ta fantastique contribution à MPJSG.

Je remercie aussi toutes les personnes qui ont pris le temps pour me lire, mais aussi pour m'avoir laissé un petit mot d'encouragement, car sans eux, je pense que j'aurais depuis longtemps mis la fic en pause. Merci à vous pour vos com's. Je n'oublie pas les favoris et les followers. Merci à vous aussi.

Pour ce qui est du vote sur ma prochaine fic, les résultats sont sur ma page profil. Bon ben, je crois avoir tout dit. Bonne soirée ou journée !