Disclamer : Harry Potter appartient à JKR , mais cette histoire est à moi.

Un grand merci à Pulcotinette pour la correction


Il faut sauver notre fils de la perdition !

Harry ouvrit la porte de son appartement et pénétra à l'intérieur. Il venait de sortir du travail et il était épuisé. Il ne demandait que trois choses : un bain, un repas et son lit. De préférence, un lit vide de son épuisant mari ; lui voulait dormir, mais avec Tom sous les draps, son désir de repos n'avait aucune chance de se réaliser. Harry soupira de fatigue et posa ses clés dans le bol près de la porte prévue à cet effet. Un peu somnolent, il se dirigea vers le salon les yeux fermés. Depuis le temps qu'il vivait là, il connaissait l'emplacement des meubles au millimètre près. Donc, il n'avait aucun risque de se prendre les pieds quelque part. Pourtant, alors qu'il se dirigeait vers la pièce commune, il rencontra un obstacle qui faillit lui faire perdre l'équilibre.

Harry ouvrit les yeux de stupéfaction. Dans quoi venait-il de rentrer ? Il était certain qu'il n'y avait aucun meuble à cette place. Étonnamment, il ne fut pas vraiment surpris lorsqu'il découvrit ce qu'était l'obstacle en question : en effet, son stupide et demeuré de mari était accroupi devant l'entrée du salon et jetait des regards soupçonneux à celui-ci. Que pouvait-il bien regarder avec autant de méfiance ? Cela avait l'air d'être vraiment intéressant, car l'espion en herbe ne semblait pas avoir conscience de sa présence alors même qu'il venait de lui rentrer dedans. Décidé à découvrir ce qui intriguait son mari à ce point, Harry se mit à son niveau et jeta un coup d'œil au salon.

À première vue, il n'y avait rien de spécial. Le salon avait l'air vide. Ne parvenant pas à comprendre pourquoi Tom s'était mis à espionner un salon vide, Harry tourna son regard vers celui-ci qui malgré la proximité de leurs deux corps, ne semblait pas avoir conscience de la présence de Harry. Exaspéré par l'attitude étrange de Tom, ce dernier lui donna un vicieux coup de poing sur le sommet du crâne et enfin, put obtenir une réaction de la part de son époux. Tom poussa un petit cri de douleur en portant la main à sa pauvre tête qui n'avait rien demandé. Ensuite, il jeta un regard tueur sur Harry et lui chuchota méchamment :

_ Tu n'es qu'une brute ! Je me demande ce qui peut bien me pousser à rester avec toi alors que tu passes ton temps à me maltraiter ! Quand je pense que je pourrais me trouver facilement un homme bien plus doux, beau et reconnaissant que toi, c'est à se demander si tu ne m'as pas jeté un sort de magie noire, conclut Tom.

Pour toute réponse, Harry lui donna un autre coup, mais sur l'épaule cette fois.

_ Si je te frappe, c'est entièrement de ta faute ! lui répliqua Harry. Et essaye simplement de m'échapper et tu verras ce qui va t'en coûter. Il fallait y réfléchir à deux fois avant de venir me chercher. Et puis, qui voudrait d'un vieil homme dégarni comme toi ? Le taquina Harry. Et avec un caractère aussi pourri que le tien, mis à part moi, personne ne pourra te supporter. Dis-toi que tu as beaucoup de chance de m'avoir !

_ Dégarni ! Dégarni ! Qui viens-tu de traiter de vieil homme dégarni ?! explosa Tom. Tom Riddle n'a rien de dégarni ou de vieux ! Je suis un homme mûr à la beauté ravageuse ! N'importe qui serait plus qu'honoré de recevoir un regard ou un sourire de ma part, alors retire ce que tu as osé insinuer, Potter !

Le milliardaire était parvenu à crier tout cela en silence. Harry en fut tellement interloqué qu'il explosa de rire. Tom mit fin à son fou rire en plaçant sa main sur la bouche de son compagnon.

_ Chute ! Tu vas nous faire repérer ! chuchota Tom à son oreille en oubliant sa colère.

Harry se dégagea de la main de son époux et lui demanda qui allait les repérer.

_ Notre fils, bien entendu ! lui répondit Tom.

_ Puis-je savoir pourquoi tu espionnes notre fils ? demanda Harry qui jeta un rapide coup d'œil au salon.

Cette fois, il repéra Teddy, assis sur l'un des canapés du salon. Celui-ci n'était pas seul, mais en compagnie d'une jeune fille de son âge.

_ Je le fais parce que je suis inquiet pour l'avenir de notre enfant.

_ Inquiet pour son avenir ? Mais pourquoi ?

_ Je pense que notre petit Teddy est perdu et qu'il ne sait pas ce qu'il fait ni ce qu'il veut, lui révéla Tom avec sérieux. Nous devons rapidement lui venir en aide avant que cela ne soit trop tard.

_ Là, je suis complètement perdu. Sois plus clair.

_ Je pense que notre fils est…

_ Notre fils est ?

_ Teddy est…

_ Il est quoi bordel ? s'énerva Harry qui n'avait jamais été très patient avec son mari.

Il se retint de justesse de lui donner un autre coup. C'est vrai qu'il était un peu trop violent avec Tom, mais cet abruti avait le don de le sortir de ses gonds. Et puis, ce n'était pas comme s'il le frappait tout le temps et avec force. Il ne le faisait que quand il était fatigué et que Tom faisait des conneries un peu trop grosses. Ce qui résumait parfaitement leur quotidien, en fait …

_ Je crois… je suis persuadé que notre Teddy aime…

_ Aime ?

_ Il aime les…

_ Putain, tu vas cracher le morceau ! explosa Harry en silence.

_ Il est attiré par les …

_ Les quoi à la fin ?! s'exclama Harry qui n'en pouvait plus du suspense.

_ Les filles, lâcha finalement Tom la larme à l'œil et d'une voix dramatique, de la même manière qu'il aurait annoncé le décès de leur fils adoré.

Harry en tomba par terre. Il n'en croyait pas ses oreilles. Tom était-il sérieux ? Il lui jeta un coup d'œil pour s'en assurer. Merde ! Il l'était vraiment. En quoi les préférences sexuelles de leur enfant étaient-elles un problème ? Harry posa la question à Tom, curieux de connaître la réponse.

_ Mais Harry, les femmes sont perfides, manipulatrices et avides. Si l'une d'elles met la main sur Teddy, ce sera catastrophique ! s'exclama Tom.

_ Je n'arrive pas à croire que de telles conneries viennent de franchir tes lèvres, dit Harry en regardant son mari avec incrédulité. Dis-moi Tom, ce n'était pas toi l'homme à femmes qui est passé de l'une à l'autre comme on change de chemise pendant des années ? demanda ensuite Harry. Alors, comment peux-tu tenir un tel discours ?

_ Je ne faisais que m'amuser avec elles. Et c'est parce que j'ai connu autant de femmes que je peux l'affirmer ! Teddy est bien trop jeune pour comprendre le danger qu'elles représentent, et c'est donc à nous, ses parents, de le mettre en garde contre elles. Et si possible, lui montrer le bon chemin à suivre. À savoir qu'un homme n'est vraiment heureux que dans les bras d'un autre homme.

Tom se rendait-il compte de ce qu'il était en train de dire ? Avait-il toute sa tête ? Mais où trouvait-il toutes ces idées abracadabrantes ? Cette question, Harry se la posait au moins une fois par semaine, voire par jour depuis sa rencontre avec Tom Riddle.

_ Quand tu dis que les femmes sont perfides, manipulatrices et avides, tu mets aussi ta mère dans le lot ? demanda finalement Harry en se disant qu'ainsi son mari comprendrait l'énormité de sa bêtise.

_ Bien entendu ! C'est parce que j'ai été élevé par elle que j'ai appris à me méfier des femmes, répondit Tom immédiatement.

_ Et Pansy ?

_ Elle, c'est une exception. Elle a la mentalité d'un homme, donc elle ne peut pas être considérée comme une femme à 100%.

_ N'importe quoi ! soupira Harry. Sinon, même si cela n'a aucune importance pour moi, car le plus important est que Teddy soit heureux, comment sais-tu qu'il aime les filles ?

_ Parce que je l'ai vu en embrasser une ce matin devant son collège.

_ Oh, était-ce son premier baiser ? demanda Harry avec excitation. Tu connais le nom de cette jeune fille ?

_ Non, j'étais trop loin pour voir son visage, bouda Tom. Et le temps que j'arrive à leur hauteur, ils étaient déjà entrés dans l'établissement.

_ Tu crois que c'est elle ? demanda ensuite Harry en pointant la fille assise à côté de Teddy au salon.

_ Je ne sais pas, voilà pourquoi je suis là. Je veux m'assurer que c'est bien elle avant de la mettre dehors.

_ Hein ! Mais tu es complètement con ! Tu ne feras rien à cette jeune demoiselle ! Et si elle est bien la petite amie de Teddy, tu me feras le plaisir de bien l'accueillir ! ordonna Harry tout en le menaçant.

_ Je refuse que mon fils soit hétéro, dit Tom en croisant les bras d'un air boudeur. Il sera gay comme ses pères, un point c'est tout !

_ Tu te rends compte du ridicule de ta déclaration ? fit remarquer Harry en souriant tendrement.

Parfois son mari pouvait être très mignon dans sa bêtise.

_ Que faites-vous là ? s'éleva soudainement la voix de Teddy.

_ Teddy ! dirent Harry et Tom en même temps.

_ Ton papa a perdu une de ses lentilles de contact, improvisa Tom en faisant semblant de la rechercher.

_ Oh, vous voulez que je vous aide ? proposa le jeune homme de quatorze ans.

_ Non, c'est bon ! répondit rapidement Harry.

_ Tu es sûr ? demanda encore Teddy.

_ Oui, va rejoindre ton amie, lui dit Harry.

Teddy retourna au salon. Les deux hommes poussèrent un soupir de soulagement.

_ Toi, tu as intérêt à bien te comporter ! avertit Harry en se relevant et en pénétrant au salon à son tour.

Tom le suivit en trainant les pieds. Foi de Riddle, il allait remettre son fils sur le droit chemin ! Teddy deviendra gay qu'il le veuille ou pas ! Lui, il l'était bien devenu, alors, pourquoi pas Teddy ? Dans la tête de Tom, son fils ne pouvait être heureux qu'avec un autre homme. N'était-il pas la preuve vivante que partager sa vie avec un homme amenait le bonheur absolu ?! Lui qui n'avait jamais cru à l'amour et qui pensait que le bonheur ne se résumait qu'à une partie de jambe en l'air avec une femme différente chaque semaine, vivait maintenant le parfait amour avec l'homme de sa vie. Tom voulait ce qu'il avait de mieux pour Teddy, c'est-à-dire, une personne qui l'aimerait tel qu'il était, rien que pour lui et non pour sa fortune et sa position sociale. Et pour Tom, tout cela ne serait possible que si Teddy était gay.

_ Alors, tu ne nous présentes pas ton amie ? demanda Harry à Teddy en s'installant sur le canapé.

_ C'est Rose, une amie de ma classe. Nous avons un exposé à faire ensemble. Je l'ai donc invité à venir le faire à la maison, dit Teddy. Rose, je te présente mes parents, Harry et Tom Riddle, indiqua ensuite Teddy la tête plongée dans un livre.

_ Oh ! Alors la rumeur était vraie ! s'exclama la jeune fille avec excitation.

_ Quelle rumeur ? demanda Harry.

_ Que Teddy avait deux papas !

_ Et tu as un problème avec ça ? demanda Tom sur la défensive.

_ Non, monsieur, je trouve ça super ! Moi, des fois, j'aimerais bien échanger ma mère contre un autre père.

_ Tu n'aimes pas ta mère ? demanda Teddy avec surprise.

Même si sa mère n'était pas la plus présente des mères ni la plus chaleureuse et qu'il ne la voyait pas très souvent, il l'aimait de tout son cœur, tout comme il aimait ses deux papas.

_ Non, j'aime beaucoup ma maman, réfuta Rose. Mais parfois, elle est tellement surprotectrice que je l'échangerais bien contre un autre papa. Mon père est bien plus cool que ma mère.

_ Si tu veux mon avis, deux papas ce n'est pas mieux qu'une maman. Mes pères sont tellement protecteurs que je ne peux pas mettre le nez dehors sans un garde du corps ! C'est une chance qu'ils me laissent aller dans une école normale, se plaignit Teddy sans se soucier que ses parents l'entendent.

_ Quoi ! Tu as un garde du corps ! s'exclama Rose les yeux grands ouverts.

_ Oui, tu n'as jamais remarqué le type super balaise et roux qui me suit partout et qui traîne toujours devant l'entrée du collège ?

_ Ah ! Le pervers ! s'exclama Rose.

_ Charlie n'est pas un pervers ! détrompa Teddy.

_ Ah bon ! Pourtant, c'est ce que tout le monde dit à son sujet. Hélène nous a dit qu'il a essayé de la draguer la dernière fois.

_ Hélène ne raconte que des bêtises. C'est elle qui a dragué Charlie, mais comme il n'est pas attiré par les petites filles, il l'a envoyé promener. Si Hélène colporte ces rumeurs, c'est seulement pour se venger.

_ Oh la garce !

_ Jeune fille, fais attention à ce que tu dis. Les gros mots sont interdits dans cette maison, intervint Harry.

_ Interdit à tout le monde sauf à toi, marmonnèrent Tom et Teddy dans leurs barbes.

_ Pardon ! Vous avez dit quelque chose ? demanda Harry, tout innocent alors qu'il savait très bien de quoi il retournait.

_ Non, se dépêchèrent de dire le père et le fils.

Harry avait un très mauvais caractère. Les deux ne le savaient que trop bien !

_ Dis-moi Teddy ... commença Harry.

_ Oui papa ?

_ Ton père m'a dit qu'il t'avait vu embrasser une jeune fille ce matin ?

_ Et ?

_ Qui était-ce ?

_ Ma petite amie, lui répondit Teddy avec désinvolture.

_ Et aurons-nous la chance de faire sa connaissance un jour ? se renseigna Harry avec un grand sourire engageant.

_ Si j'ai le choix, jamais ! fut la réponse catégorique de Teddy.

_ Hein ! Mais pourquoi ? Tu as honte de nous ? demanda Harry peiné.

_ Non, ce n'est pas ça, le rassura Teddy.

_ Quoi alors ?

_ Je ne tiens pas à ce que Père aille encore menacer les parents de ma petite amie.

_ C'est quoi cette histoire ? interrogea Harry.

Tom se fit tout petit à la question de Harry.

_ Quoi ! Tu ne savais pas pour ça ? s'étonna Teddy.

_ Non. Alors, qu'est-ce que ton adorable père a encore fait ?

_ Eh bien ! Depuis la maternelle, Père a pris l'habitude de surveiller mes fréquentations. Et lorsqu'il se rend compte que je suis trop proche d'une fille, il se rend chez les parents de cette dernière et les menace de je ne sais quoi. Résultat, elle ne m'adresse plus la parole ! Donc, non, je refuse de vous présenter ma copine ! Je tiens trop à elle pour la perdre aussi bêtement.

_ Tom, dis-moi que ce n'est pas vrai ! Tu n'as pas fait ça ?

_ Bien sûr que je l'ai fait ! se vanta l'imbécile en bombant le torse de fierté.

_ Mais pourquoi ? s'étonna Harry.

_ Comme je te l'ai dit, Teddy ne sait pas encore ce qu'il veut vraiment. Je ne fais que le protéger en entendant qu'il le découvre.

_ Tu es complètement fou ma parole ! s'écria Harry.

_ Non, je suis seulement un parent qui pense au bien-être de son enfant.

_ Tu vois, je ne peux pas vous amener ma petite amie tant qu'il est comme ça.

_ Et si je te promets de le garder sous contrôle ? tenta Harry.

_ Certainement pas ! Père est tellement perfide, qu'il trouvera un moyen de passer au-dessus de toi sans que tu ne le saches, lui dit calmement Teddy.

_ Teddy, intervint Rose en chuchotant même si Harry et Tom pouvaient parfaitement l'entendre.

_ Oui ?

_ Tu sais que c'est de ton père que tu parles, hein ?

_ Bien entendu. Où est le problème ?

_ Tu ne peux pas le traiter de perfide. Ce n'est pas très gentil.

_ Mais c'est la vérité ! s'écria Teddy. Et puis, même s'il est parfois très con, cela ne m'empêche pas de l'aimer. Et je pense que c'est le plus important.

_ Oh ! Il est vraiment adorable notre fils ! s'extasia Harry. Et toi qui lui mène la vie dure pour rien, ajouta-t-il en pinçant vicieusement Tom assis à ses côtés. Tu devrais avoir honte de toi.

_ Bien sûr qu'il est adorable, c'est mon fils ! fut la réponse arrogante de Tom.

Harry et Teddy poussèrent un long soupir d'exaspération.

_ Sinon, ton amie reste pour le dîner ? demanda Harry dont la faim commençait à se faire sentir.

_ Je ne sais pas. Rose, ça te dit de manger avec nous ?

_ Attends, je vais demander la permission à ma mère, dit-elle en se saisissant de son téléphone intelligent.

Une quarantaine de minutes plus tard, ils étaient tous installés autour de la table à manger. Harry avait fait le repas avec l'aide de Teddy et de Rose ; Tom, comme à son habitude avait refusé de mettre les pieds dans la cuisine. L'expérience lui avait appris que Harry était un tortionnaire et un esclavagiste lorsqu'il s'agissait de faire le repas : bien entendu, le milliardaire exagérait encore.

En fait, ce qu'il désignait comme de l'esclavagisme et de la torture faisaient référence à une fois où Harry lui avait demandé de découper un oignon. Et parfois, couper un oignon pique les yeux ; ce qui bien évidemment fut le cas de Tom. Celui-ci, les larmes aux yeux s'était plaint à Harry de la douleur occasionnée et lui avait demandé s'il pouvait s'arrêter. En guise de réponse, Harry l'avait traité de bébé et lui avait dit que s'il ne finissait pas le travail, il irait dormir le ventre vide. Ce fut la première et la dernière fois que Tom proposa à Harry de l'aider à faire à manger comme celui-ci refusait d'aller au restaurant tous les jours ou de se faire livrer à manger !

Le dîner se passa dans la joie et la bonne humeur. Ils discutèrent de l'école des enfants, des amis de ces derniers et un peu de la famille de Rose. À la fin du repas, Harry et Teddy accompagnèrent Rose chez elle en laissant Tom s'occuper de la vaisselle. Au retour, Harry parvint finalement à faire cracher le morceau à Teddy sur l'identité de sa petite amie.

_ Quoi ? Tu es sérieux ?

_ Pourquoi est-ce que je mentirais ? Erwan est vraiment ma copine. On s'est mis ensemble il y a six mois.

_ Je n'en reviens pas. Si ton père vient à l'apprendre, il va piquer une de ces crises de nerfs ! Déjà qu'il refuse que tu sois hétérosexuel, apprendre avec qui tu sors va le rendre complètement fou !

_ Tu vois maintenant pourquoi je ne peux pas le lui dire ... Le connaissant, il irait Le voir et tu sais ce qui risque de se passer.

_ Un petit séjour à l'hôpital pour ton père ...

_ Exactement !

_ Est-ce que son père est au courant pour vous deux ?

_ Non, pas encore. Erwan pense qu'il faut attendre un peu avant de le lui dire. Son père est parfois aussi tordu que le mien. Heureusement que son deuxième père est plus cool.

_ Plus décontracté que Sirius, je ne connais pas.

_ Oui, ton parrain est vraiment génial.

_ Est-ce qu'il est dans la confidence ? voulut savoir Harry.

_ Oui, Erwan ne peut rien cacher à Sirius. Ce n'est pas qu'elle n'a pas confiance en son autre père, mais elle est bien plus proche de Sirius que de Severus.

_ Je l'imagine bien. Severus est parfois un peu trop rigide. Je n'ose pas imaginer sa réaction le jour où il apprendra que sa précieuse princesse est en couple avec le fils de Tom Riddle ... Ces deux-là sont comme chien et chat. Mon chéri, tu vas devoir te montrer très fort dans les prochains mois, voire même, années à venir. Avec ces deux têtes de mule comme obstacle à votre amour, vous allez en baver.

_ Je le sais déjà. Rien que d'y penser, j'ai déjà la migraine ... Mais je ne vais pas abandonner ! J'aime Erwan et même si je ne sais pas si nous passerons le reste de notre vie ensemble, j'aimerais voir où cela nous conduit. C'est pour ça que je me battrais contre père et Severus s'il le faut.

_ Je reconnais bien là mon fils. En tout cas, tu peux compter sur mon soutien.

_ Merci papa.

_ C'est naturel. Tu es mon fils et je veux ce qu'il y a de mieux pour toi.

Deux mois après cette conversation, Tom et Snape furent mis au courant de la relation qu'entretenaient leurs enfants. Comme tous s'y étaient attendus, la découverte ne fut pas très bien accueillie par les deux hommes ; une bagarre éclata entre eux et comme prévu, Tom se retrouva à l'hôpital. Cela se passa le soir du Nouvel An au manoir Riddle ; lorsque les douze coups de minuit sonnèrent, Teddy et Erwan se rapprochèrent naturellement et s'échangèrent un baiser pour se souhaiter la bonne année. Lorsque Snape les vit, il manqua de faire basculer Sirius qui se trouvait près de lui sur le balcon dans sa précipitation pour aller séparer les deux jeunes gens. Tom, qui se trouvait non loin de là avec Harry, poussa un cri d'indignation à la vue des deux adolescents et chercha lui aussi à aller mettre fin à l'échange. Les deux hommes se croisèrent en chemin.

_ Ta dévergondée de fille est en train de pervertir mon fils ! Accusa Tom à la vue de Snape.

_ Ton dégénéré de fils est en train de souiller ma fille ! déclara Snape en même temps.

_ Pardon ! Que viens-tu d'insinuer, espèce de déficient mental ? s'énerva Snape. Ai-je mal entendu ou bien viens-tu de traiter ma fille de dévergondée ? Le ton était bas et froid.

Si Tom avait été un peu plus attentif, il aurait pu voir le danger venir. Mais l'homme était tellement pris par sa colère et son indignation, qu'il ne vit rien. À la place, il dit à Snape :

_ Cela ne t'a pas suffi d'avoir tenté de me voler mon mari, maintenant tu te sers de ta fille pour dépraver mon innocent petit Teddy ! Mais je te préviens que je ne vais pas rester là les bras croisés sans rien faire. Non ! Je vais m'assurer d'éloigner ta libertine de fille de mon fils. Je ne permettrais pas que mon Teddy s'acoquine avec une personne aussi immorale ! Je suis vraiment déçu parce que je pensais que tu aurais élevé ta fille bien mieux que ça, ajouta Tom avec un zeste de tristesse. Mais avec un père comme toi pour exemple il ne…

Le coup de poing de Snape fut si fort qu'il envoya Tom s'écraser sur une table.

_ Ne t'avise plus jamais d'insulter ma fille ou je te brise les os un à un, menaça Snape.

L'homme ne supportait pas que l'on s'empenne à sa douce Erwan, cela avait le don de le mettre dans une rage noire ; pourtant, quand il menaça Tom, il n'éleva pas la voix. Non, les mots avaient été dits très calmement, il était en apparence d'un calme olympien. À l'opposé de Snape, Tom bouillait de rage, et lorsqu'il parvint à se délivrer des assiettes et des restes du dîner qui n'avaient pas encore étaient débarrassés et qui le recouvraient, il chargea Snape comme un taureau devant un drapeau rouge. Son épaule entra en contact avec le ventre de l'homme, et la force de l'impact les fit rouler tous les deux sur le sol. Les deux hommes échangèrent ensuite des coups comme deux adolescents.

Comme la bagarre avait commencé un peu à l'écart des autres, les amis et les familles des deux hommes furent très surpris quand ils virent les deux idiots rouler sur le sol en se crêpant le chignon. Après que la surprise fut passée, Sirius, Rabastan, Théo et Harry se jetèrent sur eux pour les séparer. Snape avait cassé le nez de Tom et lui avait fendu la lèvre. Quand Harry vit le sang qui recouvrait le visage de son époux, il crut que celui-ci s'était gravement blessé ; il appela donc une ambulance et Tom fut amené à l'hôpital pour être soigné. Et pendant que le véhicule roulait vers l'établissement, Harry passa un sacré savon à Tom. Snape quant à lui, s'en était sorti avec un simple œil au beurre noir. Teddy et Erwan levèrent les yeux au ciel devant la conduite immature de leurs deux pères. Les prochains jours promettaient d'être très amusants, épuisant et exaspérant, se dirent-ils ! Et ils eurent raison.


Un petit com ça ne mange pas de pain !

Note de fin : Snape et Sirius ont eu recours à l'adoption pour leur fille.

Alors c'était mon cadeau de Noël et de Nouvel An, certes en retard, mais là. Bonne année à tous et merci de lire mes histoires loufoques !

Bonne vie à tous ! Que 2017 soit pour vous une année de bonheur et de souvenirs joyeux ! Pulcotinette

Ps : Pour ceux qui suivent mes autres histoires, les publications reprendront le vendredi 3 février.