Merci Jyanadavega pour la review. Et voici le drabble sur Zeref! 500 mots avec le titre (j'ai du raccourcir, ça se sentira peut-être). Je préviens, il est assez.. hm.. triste? Angst, même? Enfin bon. Le prochain sera sur Mirajane, plus joyeux ! Merci aussi à tout ceux qui lisent, c'est très gentil!


Cercle de mort.


Et les feuilles tombent dans un méli-mélo dramatique. Pêle-mêle dans le vent soufflant et emportant ces végétaux, je m'égare. Souvenirs, souvenirs, au loin s'en vont. Réminiscences qui s'estompent comme une palette de couleur dans le temps.

Et les animaux, qui se pavanent et qui se fanent comme les autres. Envolée; leur fierté. Disparue; leur agressivité. Évaporée; leur vie. Évanoui; leur instinct. Les voilà gisant sur le sol, inanimés.

Il ne reste plus rien.

Décédé. Mort. Comme tout ce qui gravite autour de mon monde. Bêtes sauvages; arbres endormis, bouts de verdure volants. C'est fini et c'est tout. Il n'y a pas de suite, pas d'après, pas de lendemain. Seulement le trou béant de mon cœur, qui ne peut même plus être triste pour eux. Lui aussi, il ne bat plus. Ça fait bien longtemps qu'il ne sait pas réveillé. De toute façon, en ai-je seulement un ?

Dîtes-moi, dîtes-moi. Vous, figures religieuses qui vous amusent au-delà de l'éther. Aimez-vous me voir souffrir d'une telle sorte ? Qu'ai-je donc fait au destin pour qu'il s'acharne ainsi sur moi. Je voulais être fort; Je suis devenu un monstre. Et les Rois rient, et les Divinités s'esclaffent.

A quoi ça sert d'être surpuissant si l'on a rien avec soi ? Personne à qui parler; personne à qui sourire. Aucun être avec qui partager mes peines et ces drôles de choses qui arrivent parfois.

Mavis m'avait dis un jour qu'on les appelaient « Sentiments ». J'aime pas ça. C'est tout bizarre et souvent ça fait mal. Enfin, je ne crois pas ce qu'elle dit -Après tout, elle aussi, elle est partie. Finalement, y'a aucun individu qui peut les voir sur moi, ces trucs. Ils sont inutiles, ils ne servent à rien.

Il ne me reste qu'une solution suicidaire. Je t'en pris, deviens fort. Deviens puissant. Devient plus grand que le plus éblouissant des Dieux. Natsu, deviens assez incroyable pour mettre un terme à ma vie. Je sais que tu peux, mais savoir que mon calvaire va encore continuer un moment avant que la liberté n'arrive me laisse amer. Ta droiture d'esprit, je la briserais. Pour que tu puisse me briser à ton tour. Moi, je ne peux pas; je ne peux plus.

J'en peux plus.

Faîte que ça se finisse, que ça s'arrête, que ça se stoppe. Cette angoisse qui me prend à la gorge à l'idée d'encore faire du mal. Je ne le veux pas; ce n'est pas mon intention. J'y suis pour rien, je ne veux pas être un profanateur de la vie. Mais c'est en moi. Partez.

Partez, partez, partez. Allez-vous en ! Je ne veux pas, je ne veux plus ! ASSEZ !

Ils sont tous au sol, autour de moi, en cercle, me rappelant le crime de ma propre existence. Et moi, je suis debout, au milieu même de celui-ci.

Plus aucune respiration ne se fait entendre. Plus aucun battement.

Nous sommes morts;

Je suis seul.