Hop là. 400 mots avec le titre. Je sais pas trop quoi en penser, à vrai dire. Merci de continuer à lire !


Famille


Je suis accoudée à mon bar, toute la journée. Ce n'est pas pour autant ennuyant, ce n'est pas pour autant décevant comme travail. Je sers mes amis, ils me le rendent aussi.

Je connais tout sur le bord des doigts, jin, jack; bière et vin; champagne pour les grandes occasions; cocktails et boissons.

Je les connais tous sur le bord des doigts, mon frère, le maître, Macao ou encore Laki. Plus les différentes Teams de la guilde, que ce soit les Shadow Gear ou autre.

Je les aiguille tous sur les différents chemins. « Et que dirais-tu de cette mission, elle t'irait bien ! »

Je les regarde tous grandir, évoluer. Je reste immuable pour eux, je me dois d'être un repère.

Un problème ? Venez me voir. Je suis autant de bons conseils, quand je le veux, qu'une commère, quand vous l'oubliez. C'est après tout toujours au bar qu'on apprend le plus grand nombre de chose !

De ce fier poste à la guilde, j'observe mes gamins à moi aussi. Comme Makarof, j'ai l'impression de leur être indispensable. Un sain pilier de leur vie, un quelque chose à quoi se raccrocher quand tout le reste change. Ils savent que je suis là. Ils s'attendent à me voir sourire comme d'habitude, je le fais, évidemment. Je leur donne autant d'espoir que je le peux.

Il faut que je sois forte.

Avant, je me battais, tout le temps. Avec Erza entre autre. J'ai du passer le cap, laborieusement. J'avais décidé d'endosser le deuil et de devenir quelqu'un. Pour elle. Je sais d'ores et déjà que c'est grâce à eux, en fait, si je peux sourire comme je le fais aujourd'hui.

« À Fairy Tail, on a tous un passé douloureux. »

Et quand, polissant un verre, je vois ma famille, au complet, je me sens bien. Ma « Famille », oui. Cette dernière s'est étendue et n'inclue plus juste mon frère, profitant de l'absence de Lisanna. Elle englobe la guilde toute entière, jusqu'aux derniers nouveaux, comme Lucy par exemple.

Ils se tournent vers moi quand ils ont besoin. Si le maître est absent, on me quémande; s'il est là, on cherche mon approbation à ses paroles. J'ai l'impression d'être leur mère.

Et quelque part, quand elle n'était plus là, ils m'ont fait survivre.

Par leurs joies, par leurs peines, par leur amour.

Ils m'ont fait survivre.