Double Jeu

Je remercie Lexiie, mokaee, Sydney, Mii, Amy, Drayy, Grazie, Coco-de-iles, Calimero59, 35nanou. Vous m'avez boostée avec vos reviews. Ce chapitre est pour vous. ^^

Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.

Chapitre 3

Edward arriva chez lui sans même s'en rendre compte. Il était un peu en mode automatique.

La villa des Cullen était magnifique. Elle était totalement ancrée dans les bois de Forks, personne ne pouvait la trouver à moins de s'y être déjà rendu auparavant. Il y avait de grandes fenêtres qui donnaient sur les bois et la façade arrière était totalement vitrée. La maison était sur deux étages mais n'était pas aussi gigantesque que la maison des Hale. Ils avaient eux aussi une piscine chauffée. Un peu plus loin à l'arrière de la maison, une source chaude que seuls les Cullen connaissaient faisait leur bonheur. Il fallait marcher une bonne demi-heure, mais ce petit coin de paradis valait le coup. Et puis faire la balade à vélo était plutôt sympa.

Sur le chemin, Edward n'avait pensé qu'à Jasper et à ce qu'il s'était passé la veille. C'est à cause de lui s'il se trouvait dans cette position délicate aujourd'hui. C'est lui qui avait forcé Jasper à l'embrasser.

Il entra sa voiture dans le garage et vit que celle de sa mère était garée dans l'allée. Il se souvint qu'il ne l'avait pas prévenue qu'il dormirait chez Jazz, elle n'allait pas laisser passer ça. Il entra dans la maison en essayant de faire le moins de bruit possible. Mais sa mère et sa sœur Alice étaient dans la cuisine.

« Edward ! » l'appela sa mère Esmée.

Il se dirigea sans grande volonté vers elles, se composant un visage un peu plus serein pour qu'elles ne lui posent pas de questions. A première vue, elles étaient en train de préparer un gâteau. Mais Edward n'avait vraiment pas envie de savoir. La seule chose qu'il voulait, c'était monter se changer et prendre de l'aspirine parce qu'il commençait à avoir mal à la tête à force de réfléchir à toute cette histoire. Il s'approcha d'elles et déposa un baiser sur leurs joues en guise de bonjour. Alice était souriante comme toujours et Esmée avait un visage indescriptible.

« Bonjour mon fils ! » Finit par dire Esmée sans un regard pour lui.

Edward comprit tout de suite ce qu'elle attendait.

« Excuse-moi maman de ne pas t'avoir appelée hier soir pour te dire que je dormais chez Jasper ! » Dit-il piteusement.

« Il a fallu que ce soit Jasper qui m'appelle pour me dire que tu dormais chez lui ! Je n'aime pas que vous dormiez dehors sans m'en informer avant ! Je me suis inquiétée pour toi et ton frère ! »

« Désolé maman ! Je ne le ferai plus ! »

« Bon, ça passe pour cette fois, mais la prochaine fois, vous serez punis ! Et remercie Jasper, c'est un bon garçon, sans lui tu aurais été privé de sortie à vie. »

« Oui, jasper est parfait ! » gloussa Alice.

Edward leva les yeux au ciel. Sa mère adorait Jasper, et Alice a toujours eu le béguin pour lui, ce n'était un secret pour personne.

« Ça va mon chéri ? Tu n'as pas l'air d'aller bien. » Lui demanda Esmée, inquiète par son air penseur tout à coup.

« Je vais bien maman, je suis juste un peu fatigué. » lui répondit Edward pour la rassurer.

« Dis plutôt que tu as la gueule de bois. » ajouta Alice en rigolant toute seule.

Edward lui fit les gros yeux et elle lui tira la langue. Il sortit de la cuisine avant que sa mère ne le prive réellement de sortie cette fois. Il adorait sa petite sœur Alice, elle avait seulement quatorze ans, mais elle pouvait être une vraie chieuse parfois. Il monta dans sa chambre et alla directement prendre une douche.

Une fois sous l'eau, il repensa à la veille, quand Jasper s'était agenouillé devant lui et l'avait sucé. Il avait tellement aimé ça. Rien quand y repensant, il devenait dur. Il se mit à se soulager tout en imaginant la bouche chaude de Jasper sur sa queue.

Après sa douche, il s'habilla et plongea sur son lit. Il était sur le dos et regardait le plafond.

Il se demanda qui il était réellement. S'il aimait les hommes, ou s'il était juste attiré par Jasper. Depuis qu'il était jeune il avait toujours été attiré par les filles. Bella a été sa meilleure amie depuis le primaire. Avant que Jasper ne débarque, il sortait avec elle depuis un an. Il avait vraiment été amoureux. C'est avec elle qu'il avait découvert le sexe et expérimenté un peu tout et n'importe quoi. Puis un jour, sans même lui donner une vraie explication, elle avait rompu avec lui. Lui disant qu'elle voulait uniquement qu'ils restent amis. Ça lui avait fait mal, mais pas tant que ça finalement. Il ne lui en a même pas voulu très longtemps. Deux jours après, ils se reparlaient comme si rien ne s'était passé. Puis quelques fois, ça leur arrivait de coucher ensemble quand l'envie leur prenait.

Il aimait ça, baiser avec Bella ou avec d'autres filles. En repensant à hier soir, il se rendit compte qu'il avait aimé faire l'amour avec Jasper encore plus, il avait aimé être en lui, sentir son odeur et l'embrasser. Il pensa que pour un mec, Jasper avait la peau étonnamment douce, aussi douce que celle de Bella. Il voulait encore le toucher et lui faire l'amour comme hier soir.

Il ne voulait pas être avec Jasper que pour le sexe. Il aimait sa personnalité, son côté doux et sensible quand ils étaient tous les deux. Sa façon de voir le monde. Il n'arrêtait pas de penser à lui. Et puis Jasper a toujours été attentif à son égard, à ses moindres besoins. Depuis un certain temps, il avait toujours envie de le voir, simplement pour qu'il soit près de lui.

Ce qui l'effrayait était la réaction des gens et de sa famille. Encore plus de son père. Il ne s'imaginait pas vivre sans sa famille. Mais quand il imaginait vivre sans Jasper, ça lui faisait si mal qu'il arrêtait d'y penser.

Il entendit quelqu'un sonner à la porte, mais ne fit pas attention. Ça faisait un moment qu'il était perdu dans ses pensées, couché sur son lit sans vraiment voir le temps passer. Quelqu'un frappa à la porte de sa chambre, il ne prit même pas la peine de répondre, il savait qui c'était rien qu'à la façon dont elle avait frappé à la porte.

Bella entra dans la pièce, quand elle vit Edward elle comprit tout de suite que quelque chose n'allait pas. Elle enleva ses chaussures et alla s'allonger près de lui sur le lit.

« Je n'ai jamais compris ce qu'il avait de si particulier ce plafond ! » dit Bella. « A chaque fois que tu as un problème, tu le regardes comme s'il avait la réponse à tous tes problèmes. »

« Qu'est-ce que tu veux Bella ? » Finit-il par lui demander.

« Ce que je veux, peut attendre. Toi, dis-moi ce qu'il y a ? Pourquoi tu regardes ton plafond ? »

Il avait vraiment envie de se confier à elle. Rosalie était bien au courant de ce qu'il s'était passé entre Jasper et lui. Et Bella était un peu comme sa Rosalie à lui. Bella ne le jugerait jamais. C'était une trop bonne personne pour ça.

« Je ne sais même pas par ou commencer. » lui avoua-t-il.

« Peu importe, parle comme tu le sens. Le principal c'est que ça sorte. »

Ils restèrent un moment silencieux tous les deux à regarder le plafond. Bella attendait qu'Edward se sente prêt à lui parler. Edward lui, cherchait les bons mots.

« J'ai couché avec Jasper ! » Dit Edward de but en blanc.

Bella ne dit rien.

Edward tourna sa tête pour la regarder et elle fit de même. Elle n'avait pas l'air choqué, encore moins dégouté.

« Comment c'est arrivé ? » lui demanda-t-elle.

Edward lui raconta tout. De sa jalousie envers Maria qui draguait Jasper ouvertement jusqu'à la nuit de sexe qu'ils avaient passée ensemble, ne lui épargnant aucun détail. Il lui raconta sa fuite face à la réalité qui l'avait rattrapé et le dégoût qu'il avait envers lui-même de faire subir ça à Jasper.

« Tu l'aimes ? » Lui demanda Bella.

« Oui ! » répondit-il avec un temps de réflexion.

« Alors, tout se passera bien ! »

Bella voyait Edward se défiler et fuir son futur bonheur pour des conneries.

« J'ai baisé des meufs tout au long de ma courte vie Bella ! Je suis un mec et j'aime les chattes ! » Dit-il agacé que Bella ne soit pas plus choquée que ça.

« Tu aimes aussi les fesses ! » dit Bella sur un ton taquin.

Il se leva du lit vraiment énervé cette fois.

« De quoi as-tu peur Edward ? D'aimer les hommes ou du jugement des autres, hein ? Dis-moi ! »

« Tu ne peux pas comprendre ! »

Bella se leva à son tour.

« Tu as peur qu'Edward la star du bahut soit traitée de lopette, de pédale ? »

« Arrête Bella ! »

« Que tu n'aies plus tout ce que tu veux en un claquement doigt, que plus personne ne te respecte ? »

Il se dirigea vers elle et la secoua.

« Putain ! Stop ! » Finit-il par lui hurler dessus.

Edward la tenait très fort par le bras et ça lui faisait mal. Elle se dégagea doucement mais sûrement de sa poigne. Elle soupira en voyant son visage complètement défait et le serra dans ses bras.

« Le plus important dans tout ça, c'est Jasper. Tu veux aller trop vite alors que tu devrais prendre ton temps avec lui. Il sait que c'est tout nouveau pour toi alors il ne te fera jamais faire ce que tu ne souhaites pas faire. »

« Je sais. » dit Edward en serrant un peu plus Bella dans ses bras.

« Il y a un nom pour les gens qui aiment les chattes et les fesses comme toi : bisexuel ! » dit Bella sur un ton comique. Ils rirent tous les deux et Edward se sentit plus léger.

« Je te serre dans mes bras là, je sens tes seins contre mon torse et je suis plus que sûr que si on reste encore comme ça je pourrai te baiser tellement j'aurai la trique. Mais je n'arrête pas de penser à Jazz. » Lui avoua-t-il.

« T'es raide amoureux ! » lui confirma Bella.

Edward se détacha de Bella et la regarda dans les yeux. Ils avaient toujours été très proche tous les deux. Bella est une fille très gentille, très douce, amicale, adorable, altruiste et surtout généreuse. Elle voit toujours le bon côté des gens. Il n'avait jamais réellement compris pourquoi elle l'avait quitté. Il lui parlait du fait qu'il soit attiré par un garçon et elle en parlait avec lui comme si la chose était tout à fait normale.

« Je t'aime. » Lui dit Edward.

« Moi aussi ! » lui sourit Bella.

« Alors, pourquoi tu as rompu avec moi ? » lui demanda Edward de but en blanc.

Bella devint plus blanche qu'elle ne l'était déjà. Elle se détacha d'Edward et fit mine d'admirer la forêt à travers la fenêtre de sa chambre.

« Tu as peur que Jasper fasse comme moi et rompe avec toi ? » essaya de s'esquiver Bella.

« N'essaie pas de changer de conversation. »

Bella ne voulait pas lui avouer ce qu'elle l'avait vu avant lui. Qu'il tombait amoureux de Jasper et qu'il était attiré par les hommes avant lui. Ni qu'elle était toujours amoureuse de lui malgré le fait qu'elle l'avait jeté. Elle souffrait tous les jours de cette séparation.

« Pourquoi Bella ? Dis-moi ! » Le supplia presque Edward.

Bella soupira. Elle ne savait pas mentir. Edward verrait qu'elle essaierait de le baratiner avant même qu'elle n'ouvre la bouche. Alors, elle essaya de la jouer fine.

« Je te promets de te donner la raison plus tard, mais ce n'est pas le moment, tu as déjà assez à réfléchir comme ça. »

Edward reconnut qu'elle avait raison, mais ne voulait pas lâcher l'affaire. Il allait lui dire qu'il voulait quand même savoir quand on frappa à la porte.

« Et les ex-tourtereaux, maman m'envoie vous dire que le repas est prêt et elle demande si Bella reste pour diner, alors abrégez vos cochonneries et descendez tout de suite. » dit Emmett.

Edward se passa une main dans les cheveux. Il n'avait pas remarqué qu'il était si tard. Il savait que Bella allait utiliser cette perche pour se défiler. Et il n'avait pas tord. Elle courut, sans trébucher pour une fois et ouvrit la porte sur Emmett.

« C'est bon, on arrive » lui dit-elle.

Comme il le pensait, elle se défila, elle remit ses baskets et ils descendirent ensemble. Elle ne lui adressa pas un mot. Arrivée en bas, elle s'excusa auprès d'Esmée et dit que Charlie l'attendait pour diner donc qu'elle ne pouvait pas rester.

« Bella ! » Appela Edward alors qu'elle sortait déjà.

Bella fit comme si elle n'avait pas entendu et partit en vitesse.

...

Lorsqu'Edward partit, Rosalie sentit tout de suite la détresse de son frère. Elle était toujours assise sur le plan de travail de la cuisine avec Emmett entre ses jambes qui l'assaillait de baisers dans le cou. Elle devait monter pour voir comment allait Jasper.

« Emmett ! »

« Hmmm ! » dit ce dernier en lui administrant un beau suçon.

Rosalie ne put résister et l'attira à ses lèvres pour un baiser langoureux avant de le repousser. Emmett desserra son étreinte à contrecœur.

« Je monte voir Jasper. Je reviens tout de suite, fais comme chez toi ! »

« Surtout ne sois pas trop longue. » chuchota-t-il à son oreille.

« Promis. » dit Rosalie après un dernier baiser sur ses lèvres.

Emmett la laissa passer. Elle monta directement dans la chambre de Jasper.

Elle entra dans la chambre et vit son frère assis au sol, un oreiller dans les bras serré contre son torse, le visage enfoui dedans. Elle se plaça près de lui et lui caressa ses cheveux blonds.

« Tu veux en parler ? » lui demanda-t-elle.

Il fit non de la tête.

« Il reviendra ! » le rassura Rosalie.

Il releva sa tête de l'oreiller et regarda sa sœur dans les yeux. Ils étaient rouges et plein d'eau. Il se jeta dans ses bras et elle le serra le plus fort possible.

« On aura plus pleuré aujourd'hui que durant toute notre vie, tu te rends compte ! » blagua Rosalie.

Ils se mirent à rire et Jasper se releva.

« Emmett est toujours là ? » lui demanda-t-il en essuyant ses yeux.

« Oui, il m'attend en bas. Je lui ai dit que je montais te chercher. Viens manger avec nous en bas ! »

« Non je n'ai pas très faim ! » il regarda vers la porte pour voir si Emmett n'était pas en train de monter et rajouta d'une toute petit voix : « Je vais appeler Jenks pour l'avertir qu'on prend une pause dans les recherches. Je vais aller au labo finir ce qu'on a commencé et quand Emmett partira tu n'auras qu'à me rejoindre. »

« Ok ! » dit Rosalie. « Tu penses arriver à travailler aujourd'hui ? »

Il fit un sourire amer. « J'ai été créé pour ça, non ? »

Rosalie lui lança un regard mécontent.

« Chut Jasper! Ce n'est pas comme ça qu'on arrivera à garder le secret. » Dit Rosalie en se relevant.

Jasper se rendit compte de sa bêtise et se releva lui aussi.

« Excuses-moi ! »

« C'est bon ! Je pense que l'amour te rend con. » Elle se dirigea vers la sortie. « Je vais emmener Emmett dans ma chambre et quand j'y serais tu pourras descendre au labo. »

« Rosalie ! » elle se retourna pour lui faire face. Jasper avait retrouvé toute sa lucidité. « Il faut qu'on ait des parents beaucoup plus présent ! »

« Tu as raison ! Emmett m'a demandé au moins six fois si mes parents n'allaient pas débarquer. Je vais appeler Irina et Royce ! Leurs congés sont terminés depuis un mois déjà. Ils doivent reprendre leur boulot ! »

Rosalie alla rejoindre Emmett, laissant Jasper seul dans sa chambre. Ce dernier se changea, il mit un jean et un t-shirt bleu, qui allait très bien avec ses yeux. Il enfila à ses pieds une paire de vans bleus. Il entendit des bruits dans le couloir. C'était Rosalie et Emmett qui remontaient, il entendit Emmett dire :

« Tu penses que ton frère va me péter la gueule ? »

« Pourquoi veux-tu qu'il te pète la gueule ? »

« Il trouve du jour au lendemain un mec avec sa sœur et tout, dans sa maison… » Rigola-t-il.

« T'inquiètes, je te sauverai ! »

Il les entendit rire et une porte claquer. Justement il aurait deux mots à dire à Emmett à ce propos. Il n'a pas intérêt à jouer avec ma sœur sinon il va amèrement le regretter… qu'il soit le frère d'Edward ou pas, pensa-t-il.

Edward, soupira-t-il mentalement. J'espère qu'il prendra la bonne décision et qu'il me reviendra.

L'esprit de Jasper était englouti par Edward, il avait tellement peur de ce qu'il déciderait. Hier soir, tout était vraiment parfait. Edward lui avait dit qu'il l'aimait. Ils avaient fait l'amour et tout avait été parfait. Il avait été doux et s'était préoccupé de son plaisir. Ils avaient dormi dans les bras l'un de l'autre, c'était la meilleure nuit de toute sa courte vie.

Il soupira. Le meilleur moyen de ne pas penser à Edward était encore de travailler. Il était très fort pour se concentrer sur son travail et ne penser à rien d'autre, presque comme un automate. Ses parents y avaient veillé.

Il descendit les escaliers, alla à la cuisine pour prendre une tasse de café et se dirigea vers l'escalier qui menait au sous-sol.

Il appuya sur une des briques sur le mur en face de l'escalier et une tablette tactile apparue. C'était un scanner de reconnaissance vocale et d'empreintes.

« Veuillez vous identifier. » lui dit une voix.

« Jasper ! » répondit-il à la machine.

« Reconnaissance vocale confirmée. »

Il posa sa main sur le scanner qui s'activa.

« Reconnaissance d'empreintes confirmée. »

« Bonjour Monsieur ! » lui dit l'ordinateur à l'intelligence artificielle.

« Bonjours Pam ! » lui répondit Jasper.

Le mur coulissa pour s'ouvrir sur un gigantesque laboratoire et un bureau secret. Il entra et le mur se referma aussitôt derrière lui. Il déposa son café et son téléphone portable sur le bureau et mit sa blouse.

« Les nouvelles Pam ! »

« Rien à signaler au niveau de la sécurité monsieur ! »

« Les résultats sont prêts ? »

« Les enzymes que vous avez modifié hier sont prêt ! La nouvelle électrophorèse n'a rien donné, il est le même que le précédent. »

Jasper soupira d'un air désespéré.

« Merde ! » jura-t-il.

Il mit des gants et se mit au travail.

Trois heures plus tard, il vit sur son écran de surveillance (qui contrôlait l'entrée et la majeure partie autour de la maison), Rosalie qui raccompagnait Emmett à sa voiture. Ce dernier la prit dans ses bras et se mit à l'embrasser avec fougue. Il la souleva de terre pour approfondir leur bouche à bouche et elle passa ses jambes autour de son grand ours. Il lui chuchota quelque chose à l'oreille et Rosalie se mit à rigoler.

Jasper détourna le regard et repensa à Edward. Il était jaloux du bonheur de sa sœur. Il aurait voulu qu'Edward et lui soient comme ça, juste après son réveil de ce matin, et qu'il lui chuchote des mots tendres à l'oreille et le regarde avec cet air bête qu'affichait Emmett en ce moment.

Rosalie arriva quinze minutes plus tard. Elle avait une assiette avec des parts de pizza qu'elle avait réchauffées, avec un verre de jus de fruits et posa le tout devant son frère.

« J'ai pas très faim ! »

« Ce n'est pas en mourant de faim que tu le feras venir plus vite ! » dit Rosalie en mettant sa blouse.

« Qu'est-ce qui te dit qu'il reviendra ? »

Elle s'approcha de son frère et le prit dans ses bras. Ce dernier eut une terrible envie de pleurer.

« Cullen est un peu con sur les bords, mais il t'aime. Il reviendra. »

Ça fit un bien fou à Jasper. Rosalie savait trouver les mots qu'il fallait pour consoler son frère un minimum. Jasper mangea un peu et Rosalie jeta un coup d'œil à son travail. Elle fut peinée de constater que leur dernière recherche n'avait rien donnée.

« Ça a pris combien temps pour que tout se détruise ! »

« Selon Pam, environ trente minutes ! »

« Merde ! Merde ! Merde ! Jazz on régresse. »

« Je sais ! Mais on doit quand même stopper les recherches Rose ! On n'est plus seuls là ! On… »

« Je sais ! On ne prend aucuns risques. »

« Appelle Jenks et dis-le lui. Puis tu appelleras Royce et Irina. Ils doivent être là au plus tard demain soir. » Jasper avait retrouvé rapidement tout son contrôle après sa séquence émotion. Même si une partie de son cerveau restait connectée à Edward.

Rosalie s'exécuta en délaissant le résultat des recherches pour se diriger vers le bureau. Elle appela d'abord Irina et Royce, puis Jenks qu'elle mit sur haut-parleur. Ils leurs annoncèrent leur décision et ce dernier se mit à crier et à essayer de les faire changer d'avis.

« Vous vous rendez compte que c'est votre vie future qui est en jeu ? » S'emporta-t-il.

« Jenks on ne changera pas d'avis. » dit Jasper.

« On reste en contact ! » dit Rosalie en raccrochant.

Ils soupirèrent. « Une chose de faite. » dit Jasper. « Maintenant… »

Jasper montra un tube à essai à Rosalie et cette dernière le regarda avec espoir.

« J'ai besoin de sang ! » lui dit Jasper.

Rosalie alla prendre un kit et Jasper lui fit une prise de sang. Il plaça une goutte de sang sur une lamelle et ajouta une goute du liquide qu'il y avait dans le tube à essai. Jasper mit la lamelle sous le microscope prévu à cet effet et regarda la réaction.

« Rien ! » fini-t-il par conclure.

« Rien ? » fut étonnée Rosalie.

Jasper se poussa pour laisser la place à sa sœur afin qu'elle regarde par elle-même.

Effectivement, il n'y avait rien.

Démoralisés par ce nouvel échec, ils rangèrent le labo, programmèrent Pam pour qu'elle les avertisse directement s'il y avait une menace quelconque, avant de lui dire au revoir pour une durée indéterminée.

Jasper se dirigea directement dans sa chambre et Rosalie le suivit. Sa peine refit surface comme un boomerang qu'il avait oublié avoir envoyé. Il mit le cd d'Usher de l'album "Here I Stand" et écouta la piste "Moving Mountains". Il s'allongea sur son lit la tête dans l'oreiller où avait dormi Edward. Rosalie s'installa à côté de son frère, qu'elle prit dans ses bras pour le consoler.

Il était dix neuf heures passées et Edward n'était toujours pas là. Le cœur de Jasper se brisait au fur et à mesure que le temps défilait.

Malgré ce qu'ils étaient, tout au fond d'eux, ils restaient des ados sensibles qui se cherchaient et aux hormones en feu.

Jasper se mit à pleurer en silence dans les bras de sa sœur. Quelques minutes plus tard, il s'endormit dans ses bras.

Vers vingt et une heures, Rosalie entendit une voiture se garer dans l'allée, elle savait que ça ne pouvait être qu'Edward. Il était le seul qui ne vivait pas ici à avoir le code de la barrière de sécurité. Elle sut qu'il allait entrer sans sonner puisque c'était son habitude quand ses supposés parents étaient absents.

Elle l'entendit monter les escaliers et se diriger vers la chambre de Jasper. La porte était ouverte et il resta dans l'encadrement de la porte un moment à contempler les jumeaux Hale dans les bras l'un de l'autre.

Je remercie mes Bêta Slak et Maru-Chan8.

Une petite review pour m'encourager ferait plaisir.

Eline