Hop là ! :) Les drabbles 10, 11 et 12 seront sur Kana. Elle m'inspire. Le premier titre de ce drabble était "Cana la canette". Ça me fais bien rire, mais la pauvre tout de même. Gardons des titres normaux.. x) 400 mots avec le titre.


Taverne


L'endroit était bruyant. L'établissement aux fondements précaires était rempli d'énergumènes à l'hygiène douteuse et au franc-parler amenant plusieurs bagarres. Ce n'était pas comme à la guilde; pensait-elle. Ici, les gens se cherchaient vraiment des noises et ne se pardonnaient guère. Rivalité côtoyait la dangerosité. On n'hésitait pas à en venir aux mains. Pourtant, la populace était chaleureuse. Trop; peut-être.

Dans un recoin sale, Kana se demandait encore se qu'elle faisait là. Elle s'était attendue à beaucoup de choses pour sa première mission, allant de l'épique au pathétique. Et c'était à ce dernier que cette place était reliée. Oh bien sur, elle était fière. Elle avait rempli se première mission ! C'était officiel, elle l'avait menée d'une main de maître !

Il ne pourrait qu'être fière d'elle. Petit à petit, la jeune adolescente de presque quinze ans se rapprochait de lui. L'écart entre eux était immense, mais elle s'était promise de le combler. C'était le but qu'elle s'était fixée, son objectif dans toute sa finalité.

Pourtant.. Pourtant, pourquoi hésitait-elle tellement à aller voir ce père qu'elle chérit tant sans vraiment oser lui adresser la parole ? Sa gentillesse est évidente : Personne ne le discuterait dans toute la guilde. Universellement, il est admiré de tous. Encore plus de la part de la jeune fille.

Elle voulait juste oublier. Était-ce un crime ? Son père était si parfait; elle n'était qu'une gamine écervelée et peureuse. La vérité, jamais elle n'oserait la dévoiler. C'était toujours des « plus tard », « après », « la prochaine fois ». La vérité, elle resterait cachée. Quant à ses larmes, elles continueront de couler.

Alors malgré son premier succès, Kana est morose. Elle voudrait être capable d'exclure toute pensée relative à lui, son père, à sa force. Un peu amorphe, un peu secouée par les événements antérieurs. Certes, elle avait gagné, mais qu'est-ce qu'elle était fatiguée...

- Hé ! Hé, toi, la naine ! Viens par-là, un p'tit peu.

S'arrêtant de regarder fixement son verre pour dévisager celui qui l'avait interpellé, Kana découvrit un ivrogne. Celui-ci, sortant une main de ses vêtements ternes, sales et rapiécés, lui indiqua de venir le voir. Emportant ses cartes avec elle, prête à se défendre, Kana s'approcha du type, à la façon d'un chat.

Elle mordrait, s'il s'approcherait trop. Ses yeux dardait un regard de suspicion, de méfiance dans les mirettes cernés et fatigués de l'homme.