Bonne vacance à ceux qui le sont.
Merci à calimero59, 35nanou, mamoure21, Drayy et Grazie pour leur review, ça m'a fait très plaisir.
Merci à mes Bêtas Slak et Maru-chan8.
Double Jeu
Chapitre 5
Emmett vint chercher Rosalie une heure à peine après l'arrivée d'Edward. Elle avait eu le temps de se préparer et de se faire belle pour le beau sportif.
Elle portait une jupe en jean assez courte, froncée, avec un top rose sur lequel elle avait passé une veste blanche.
Elle se chaussa d'une paire de bottines blanches, attacha sa masse de cheveux bouclés en une queue de cheval et pour finir se maquilla légèrement. En se regardant dans le miroir, elle fut satisfaite. Il y avait bien de quoi, elle était très intimidante, même vêtue de vieux vêtements troués, elle serait superbe.
Quand Emmett arriva, elle était déjà dehors à l'attendre. Comme un gentleman, il lui ouvrit la porte, en lui administrant un baiser avant de la laisser monter. Emmett ne s'était pas défait de son sourire idiot depuis qu'ils s'étaient vus ce midi. Quand il monta à son tour dans la voiture, il ne put s'empêcher d'attirer Rosalie à lui et de l'embrasser encore fougueusement. Il la relâcha pour qu'ils reprennent leur souffle. Elle le regardait avec un magnifique sourire, ses yeux bleus brillaient de joie.
« Où est-ce qu'on va ? » Lui demanda Rosalie.
« C'est une surprise. » Répondit-il.
« Je n'aime pas beaucoup les surprises. » Lui avoua-t-elle.
Emmett n'avait pas envie de la contrarier alors il lui dit tout de même :
« C'est une bonne surprise, fais-moi confiance Rose. » Il s'approcha de son visage et lui fit une moue boudeuse.
Rosalie sourit devant son air enfantin.
« Je te fais confiance Emmett ! » Lui affirma-t-elle en l'embrassant sur les lèvres. Il prit la route et s'engagea sur la 101 en direction du Sud. Il n'y avait rien avant des kilomètres. Mais Rosalie ne dit rien, elle n'aimait peut-être pas les surprises mais elle n'avait peur de rien. Après cinq minutes de trajet, Emmett prit un petit chemin qui les amena sur un chantier. Rosalie fronça les sourcils et il s'en rendit compte.
« Rien ne va t'arriver Rose, tu es en sécurité avec moi. » Il lui prit la main et porta sa paume à sa bouche pour un baiser.
Rosalie sourit. Elle n'était vraiment pas inquiète pour sa sécurité mais plus pour le genre d'endroit où son amoureux l'emmenait.
Elle entendit des bruits de voitures qui accéléraient et allaient vite. Elle regarda à l'extérieur et vit des lumières au loin. Quand ils s'approchèrent, Rosalie vit des personnes dans leur voiture dont la musique était à fond. Ils se trouvaient sur un grand terrain vague qui s'étendait à perte de vue.
/*Flo Rida Club Can't Handel Me fear David Guetta*/
Emmett l'avait amenée à une course de voitures, qui devait, sans aucun doute être clandestine. Elle adorait, ce qu'il remarqua.
« Alors ? » Dit-il.
« J'y crois pas ! On est à une course de rue. » Dit Rose impressionnée. « Viens, on va tout rater. » Elle descendit de la voiture avec empressement.
Emmett qui ne s'y attendait pas, sortit à sa poursuite. Il ne voulait pas la laisser seule une minute ici. C'était une course clandestine et par conséquent illégale. Donc il n'y avait pas que des gens bien dans les parages… y en avait-il au moins ? Il finit par la rattraper et lui agrippa la main. « Pars pas comme ça Rose, reste près de moi. »
Rosalie le regarda. '' S'il savait que je ne crains absolument rien''. Elle se contenta de se rapprocher d'Emmett comme la petite amie fragile et inoffensive qu'elle aurait dû être. Emmett passa son bras sur ses épaules, la serrant contre lui.
« Merci de m'avoir amenée ici, j'adore les courses de voitures. »
Il sourit, fier d'avoir trouvé le bon endroit pour leur premier rendez-vous.
Ils s'approchèrent de la piste, avant le départ. Il y avait deux voitures sur le point de partir.
Une jeune fille qui avait l'air d'avoir plus ou moins vingt ans, vint se placer entre les deux voitures qui s'apprêtaient à partir. Elle portait une tenue en cuir très sexy. Elle tourna la tête vers eux et quand elle reconnut Emmett elle lui fit un clin d'œil. Rosalie fit comme si elle n'avait rien remarqué.
Emmett se rendit vite compte que tous les mecs sur le circuit mâtaient sa copine. Il la serrait contre lui alors qu'elle faisait face à la course et criait comme les autres à chaque départ. Certain potes d'Emmett passèrent près d'eux pour les saluer. Ils hochèrent la tête pour saluer Rosalie et donnèrent à Emmett une poignée de main. Certains haussèrent les sourcils de manière subjective à son attention pour lui signifier quelle chance il avait d'être avec une bombe.
Rosalie semblait concentrée sur la course, mais elle avait l'œil sur tout ce qui se passait autour d'eux :
Elle avait remarqué les regards des potes d'Emmett sur elle.
Une fille qui était deux voitures plus loin sur la gauche, complètement bourrée et sur le point de gerber.
Deux mecs se bousculaient et étaient sur le point de se battre.
Un couple en train de baiser dans la voiture plus bas.
Et par-dessus tout, elle avait remarqué la blonde décolorée de l'autre côté de la ligne de départ, qui, une bière à la main, la regardait avec mépris et regardait Emmett avec un air résigné sur le visage.
Rosalie en fut très contrariée. ''Encore une emmerde'' pensa-t-elle.
Elle n'exprimait pas cette émotion sur son visage. En la regardant, on ne voyait que son excitation de participer à une course de ce genre et d'être dans les bras forts et puissants d'Emmett.
La blonde, de l'autre côté du circuit profita du fait que deux bolides soient partis pour traverser. Rosalie le vit et soupira, exaspérée. Elle n'avait aucune envie d'humilier cette pauvre fille en public et elle n'était vraiment pas d'humeur à se battre. Elle n'avait pas envie qu'Emmett voit tout de suite, à quel point elle était accro à lui.
Elle se retourna vers Emmett, se mit sur la pointe des pieds, l'embrassa doucement et lui chuchota à l'oreille par-dessus le bruit des moteurs de voitures :
« Et si on allait autre part. »
Au même moment une lumière rouge apparut dans le ciel. Rosalie reconnut une fusée de détresse.
'' Pourquoi quelqu'un s'amuserait à lancer une fusée de détresse ? '' pensa-t-elle.
« Merde ! » Jura Emmett.
« LES FLICS ! » Cria un mec à l'allure de Bad boy. « BARREZ-VOUS BORDEL DE MERDE ! »
Une agitation infernale prit la place de l'amusement et de l'ivresse. Emmett tira sa dulcinée derrière lui et la fit monter en voiture, avant de se mettre au volant et de décamper à toute vitesse. Rosalie sur le siège d'à côté était morte de rire. Emmett se tourna vers elle en gardant un œil sur la route. Il ne l'avait jamais vu rigoler autant. Il la trouvait en cet instant tellement belle et extraordinaire qu'il se demanda si cette beauté n'était pas surnaturelle.
A ce moment, il ne pouvait imaginer à quel point il était proche de la réalité.
Quand ils furent assez loin et en sécurité, Emmett se retourna vers Rosalie dont le fou rire s'était atténué.
« Tu as faim ? » Lui demanda-t-il.
« Oui un peu. » Répondit-elle sur un ton léger toujours avec un petit sourire.
« Alors je t'emmène manger dans un resto. »
Rosalie secoua la tête incrédule.
« Quoi ? »
« Il est minuit passé, il n'y a aucun restaurant ouvert à cette heure-là. »
Emmett haussa les épaules. « Bin j'espère que Rosalie Hale n'a rien contre les fast-food. »
Le sourire de la femme s'agrandit. « J'adore manger gras, salé et trop sucré. »
« Ok » Sourit Emmett. « Va pour le gras et le reste. »
Leurs regards se croisèrent. C'était si intense et si passionné que leurs cœurs se mirent à battre à grande vitesse. Emmett gara la voiture sur le bas-côté. A peine avait-il fini sa manœuvre que Rosalie le tira par la chemise pour le rapprocher d'elle.
« T'es une vraie tigresse à ce que je vois ! » Lui dit-il à quelques centimètres de ses lèvres.
« Et t'as encore rien vu. »
Ils s'embrassèrent avec fougue. La langue de Rosalie entra en contact avec celle d'Emmett. Elle la suça légèrement et il devint fou. Ses mains se baladèrent sous le top de Rosalie. Il lui caressa le ventre et monta doucement au niveau de ses seins.
Le désir de Rosalie grimpait crescendo. Surtout quand il sortit l'un de ses seins de son soutien-gorge et se mit à pincer le bout doucement, mais assez fermement pour lui arracher des gémissements de plaisir.
Sans prévenir Emmett stoppa le baiser, mit le contact et démarra la voiture sous les yeux choqués de Rosalie. Il avança jusqu'à une entrée qui donnait sur la forêt. Il entra assez profondément, là où la noirceur des arbres les cachait des regards indiscrets.
Tout se passa vite. Emmett recula son siège et attira sa belle sur lui. Il recommença à l'embrasser. Il lui enleva son t-shirt et fit basculer ses seins de leur carcan pour les sucer l'un après l'autre. La jupe de Rosalie remonta et elle ondula des hanches, cherchant une quelconque friction entre le sexe d'Emmett et le sien. Les mains de son fantasme caressèrent ses cuisses et ses fesses.
Il déchira sa culotte et elle ne protesta pas une seconde. Elle était très humide et prête. Elle se redressa pour laisser Emmett détacher son pantalon et libérer son sexe. Quand ce fut fait, Rosalie le caressa, faisant glisser ses mains sur son sexe complètement dur.
Emmett n'en pouvait plus. Il prit un préservatif dans la boîte à gants, le déroula sur sa bite palpitante avant de ramener Rosalie à lui. Il la tint par les hanches et la fit asseoir sur sa longueur. Il glissa doucement en elle, pour son plus grand bonheur. Rosalie fit des mouvements de hanches rapides, elle prenait tellement de plaisir avec Emmett, elle sentait son sexe palpiter autour de la queue du beau brun.
Emmett passa sa main dans les cheveux de la jeune femme, afin de dégager son visage et la regarder dans les yeux. L'orgasme grandit en eux. Rosalie accéléra le rythme. Emmett remarqua qu'elle avait beaucoup d'endurance. Car vu leur position, il trouvait qu'elle aurait déjà dû être fatiguée.
« Putain ! Rose t'es tellement douce. » Dit-il d'une voix rauque. « Je prends tellement de plaisir. »
Elle l'embrassa pour lui répondre, ne pouvant dire un mot.
Puis, au moment où l'orgasme la prit petit à petit, et qu'elle se mit à gémir et presque crier, elle sentit sa montre vibrer. Elle ralentit le mouvement sous le choc et Emmett pensa quelle commençait à fatiguer, il prit la relève en la faisant monter et descendre sur son sexe en rythme rapide. Rosalie en resta choquée. ''C'est quoi cette merde '' pensa-t-elle distraite par l'orgasme qu'elle attendait avec impatience.
« Rose ! T'es avec moi ? » Demanda Emmett qui avait remarqué son air détaché.
Elle secoua la tête positivement et embrassa Emmett. Ce dernier accéléra. En à peine trois coups de reins, Rosalie partit dans l'orgasme, suivie de près par Emmett.
Elle reprit à peine son souffle qu'elle se libera du sexe d'Emmett pour retourner sur le siège passager. Elle arrangea sa jupe, puis regarda le cadrant de sa montre dont les chiffres avaient viré au rouge.
'' Panique pas Rosalie '' se dit-elle à elle-même. ''Ça doit juste être un petit problème mineur.''
Emmett reprenait son souffle et ses esprits lui aussi, se demandant pourquoi Rosalie s'était éloignée de lui aussi rapidement, sans une once de 'câlin après le sexe' pour une fois qu'il en avait réellement envie avec une fille.
« Ça va Rose ? »
« Oui je veux juste rentrer ! » Dit-elle sans joie.
« Tu ne veux pas aller manger avant ? »
« Non ! » Répondit-elle sur un ton un peu sec. « Ramène-moi juste chez moi s'il te plait. »
Emmett fut déçu par ce changement brutal. Il ne voyait pas ce qui avait bien pu la contrarier. Il se débarrassa du préservatif, se réajusta un peu avant de reprendre la route à contre cœur.
Rosalie était toujours dans ses pensées, réfléchissant à tous les dangers possibles de les menacer elle et son frère en ce moment précis.
Emmett se fourvoyait, il se traitait de con, pensant qu'il l'avait un peu forcée à avoir ce rapport sexuel avec lui. Il pensait qu'elle lui en voulait.
Ils arrivèrent devant la maison des Hale cinq minutes après avoir quitté la forêt.
« On se voit demain. » Dit Rose avant de descendre précipitamment.
Emmett descendit à sa suite. « Je suis désolé ! » Cria-t-il.
Rosalie se retourna vers lui.
« Comment ! »
« Je sais que je suis accro au sexe et que je peux être exigeant quelque fois, mais je te jure Rose que je ne m'intéresse pas à toi juste pour ça. Je t'aime vraiment. Je suis désolé si je t'ai bousculé mais je pensais vraiment que c'était ce que tu voulais. J'ai l'impression de t'avoir violée. » Ses derniers mots ne furent qu'un murmure.
Rosalie fut un peu déroutée qu'Emmett puisse penser ça. Elle s'avança vers lui et lui donna une claque. Le choc passé, Emmett la regarda dans les yeux.
« N'est pas né celui qui violera Rosalie Hale ! » Dit-elle d'une voix grave. « J'ai voulu ce qui vient de se produire et j'ai même adoré. » Dans sa vision périphérique, elle remarqua une branche bouger à la lisière des bois derrière Emmett. « On se voit demain ! »
Emmett trouvait le comportement de Rosalie très étrange mais ne dit rien.
« Alors on passera toute la journée de demain avec ma famille ? »
« D'accord ! » Elle posa ses lèvres sur les siennes une dernière fois puis se dirigea vers la maison.
Emmett attendit qu'elle soit rentrée pour partir. Rosalie, une fois à l'intérieur regarda par la fenêtre pour voir s'il partait sans danger. Elle sentit la présence de son frère dans son dos mais ne se retourna qu'une fois Emmett au loin.
« T'en a mis du temps ! »
« On était dans une position un peu délicate si tu vois ce que je veux dire. »
« Tu me raconteras ça après ! »
Son frère lui lança un calibre cinq et un silencieux. Elle vérifia le chargeur, enleva le cran de sureté, mit le silencieux pendant que Jasper lui résumait la situation.
« Ils sont deux, il y en a un devant la maison et un autre derrière. Ils ont essayé à deux reprises de pénétrer dans la maison. J'ai pris des photos de leurs visages comme j'ai pu avec les caméras de surveillance et fait une recherche internationale. On a à faire à Ken Seron et Marc Dobs. Casiers judiciaires vierges. Mais en grattant plus loin, j'ai trouvé une arrestation pour tentative de meurtre pour ce cher Seron et Dobs à un casier si long que je ne sais même pas par où commencer. Ce ne sont pas des simples cambrioleurs. Devine quoi ? »
Rosalie haussa les épaules. « C'est le même juge qui a épuré les deux casiers. »
Il regarda sa sœur avec un air grave. « Le Juge Jane Kan. »
Le visage de Rosalie s'assombrit. Elle repensa à la dernière fois qu'elle avait entendu ce nom.
« Allons faire parler ses petits merdeux. »
« On a un petit problème ! »
« T'inquiète pas pour Edward, il sera en sécurité le temps qu'on gère ça, personne ne lui fera de mal. »
« C'est pas Edward. Je n'arrive pas à joindre Jenks ! »
« Et le numéro d'urgence ? »
« Rien ! »
Ils restèrent quelques secondes silencieux.
« Réglons ça, ensuite on verra. »
« Je m'occupe de celui de devant. » dit Rosalie.
Jasper sortit par une fenêtre sur le côté de la maison. Il repéra le mec, courut à grande vitesse vers lui, appuya sur sa nuque. Le bonhomme s'effondra au sol comme une masse, évanoui.
Rosalie fut plus mesquine, elle n'avait pas aimé le fait qu'on l'espionne alors qu'elle était avec l'amour de sa vie. Pour une fois qu'elle était heureuse, on venait lui arracher son moment de paix. Elle sortit par la porte de devant, descendit sur le chemin qui amenait à la grande barrière. Arrivée à l'extérieur elle resta immobile. Comme une prédatrice sur le point de chasser, elle regarda à gauche et à droite la tête immobile, n'utilisant que ses yeux.
Lorsqu'elle localisa le crétin dans la lisière juste en face d'elle, elle lui fit un sourire sadique, elle pouvait entendre le cœur du mec battre à toute allure. Elle pouvait sentir sa peur. Elle s'avança doucement vers lui, sans le quitter du regard.
L'homme en face d'elle comprit le danger qu'elle représentait. Il rassembla ses affaires au plus vite, mais quand il releva la tête, Rosalie avait disparu.
« C'est moi que tu cherches ? »
Il se retourna le cœur battant à cent l'heure, au bord de la crise cardiaque.
« Mais… comment ? » demanda l'homme.
« Alors comme ça on joue les voyeurs ? »
« Mais vous étiez… » Bégaya l'homme en se retournant pour regarder l'endroit qu'elle venait de quitter et celui où elle était à présent.
« Halala pauvre petite chose ! Ils ne vous ont même pas dit à quoi vous vous frottiez ! »
Rosalie s'approcha de lui en moins d'une seconde, avant de l'assommer avec le dos de son arme. L'homme s'écroula au sol.
« Tu m'as gâché ma soirée. » Dit-elle en lui donnant un coup de pied. « Et une paire de bottines Louboutin! » Elle soupira, agacée.
Elle prit le pauvre homme par les pieds, comme s'il n'était qu'une plume et le balança sur ses épaules, le tenant d'une main. De l'autre main, elle prit le sac qu'avait rangé l'homme.
Elle retourna dans la maison par une entrée souterraine allant de la forêt au sous-sol de la maison, directement dans le labo.
« T'en a mis du temps ! Ça en devient une habitude. » L'accusa Jasper quand elle arriva.
Ce dernier était en train d'attacher l'homme qu'il avait enlevé sur une chaise.
Rosalie ne lui répondit pas, elle savait que l'énervement rendait son frère sarcastique. Elle ne fut pas aussi tendre que Jasper avec le sien, qu'elle pendit par les mains à une poutre du labo. Une position très inconfortable.
Jasper remarqua que l'homme avait du sang qui coulait sur la tempe.
« Tu aurais pu y aller plus doucement ! » Dit-il en fouillant les poches des deux hommes, l'un après l'autre.
« J'ai plus de culotte et j'avais envie d'en profiter un maximum ! Il a gâché ma soirée. » Se justifia Rosalie en serrant les liens sur les mains de son prisonnier plus fort.
Jasper lui tendit un papier.
« Lui c'est Marc Dobs » Il désigna l'homme que Rosalie venait d'amener, il était brun, latino et baraqué avec des tatouages un peu partout sur le corps.
« Et l'autre Ken Seron » Celui-ci avait les cheveux châtains clairs, type caucasien un corps mince et élancé et un air négligé.
Rosalie les regarda avec mépris. Elle les détestait même s'ils ne savaient rien, ils travaillaient pour des personnes répugnantes, qui selon elle, ne méritaient pas de vivre.
Jasper lui, n'en pensait pas moins. Mais il était beaucoup moins en colère que sa sœur. Il savait comment elle avait souffert plus que lui de la situation. A croire que leur mémoire d'éléphant pouvait être une contrainte. Se rappeler de toute sa vie dans les moindres détails n'avait pour eux rien de réjouissant. Surtout avec la vie qu'il avait eue.
Jasper regarda dans le sac que Rosalie avait déposé au sol. Il y avait un portable, un portefeuille avec au moins deux milles dollars en espèce, un couteau de combat, quelques vêtements, un magnum calibre cinq et un ordinateur portable qu'il donna à Rosalie. Elle l'alluma et trouva rapidement les mots de passe. Elle brancha l'ordinateur sur leur générateur.
« Pam ! Analyse le disque dur. » Lui ordonna Rosalie.
« Tout de suite Mademoiselle ! » Répondit l'ordinateur à intelligence artificielle.
Rosalie en attendant, alla au frigo et prit une bouteille d'eau. Elle en but une gorgée. Se retourna vers les deux gaillards inconscients.
Jasper agacé, fit ce que sa sœur mourait d'envie de faire depuis qu'elle avait pris la bouteille d'eau. Il lui arracha la bouteille des mains et lança l'eau glacée au visage des deux hommes.
« On se réveille ! »
La suite dans pas longtemps.
Une Review!
