Mon premier Rogue/Yukino pour Aeliheart, 300 mots, en retard (anniversaire en mars, mais j'écrivais pas encore sur le fandom ! Donc voilà pour toi ! :). ).
Bonne lecture. Merci encore pour les reviews/lectures. J'espère que vous continuez d'apprécier. Le prochain drabble sera sur Visitor, celui qui danse, puis après un Gerza. enfin, je dis rien. Sinon je prépare un OS débile « Grève », et pas mal d'autres trucs. Le BAC est fini, l'écriture peut reprendre !
Blanc.
C'est soyeux, éclatant. C'est pur, le blanc. Un peu comme la neige qui tombe, un soir de février. Ça représente le froid, aussi. Mais elle n'est pas froide, elle. Non, ces sourires sont chaleurs, ses émotions sont ardentes. Elle te brûle un peu, au passage. Sa lumière trop éclairante, ce blanc, ce blanc. Il te grille les yeux, mais tu ne t'en plains pas.
Le blanc, c'est joli. Ça va avec tout, tous. C'est pur, le blanc, mais c'est aussi la couleur qui peut être souillée par toutes les autres. Toi, tu ne veux pas la noircir. Mais tu te sens comme attiré, tracté par cette blancheur que tu voudrais posséder. Être à ses côtés.
On dit toujours que si c'est trop foncé, il faut rajouter du blanc. C'est vrai, c'est pur le blanc. Mais au contact d'une autre couleur, il devient fade. Blanc cassé, blanc grisé, blanc foncé. Alors tu t'approches d'elle, dans la noirceur apaisante du soir, et tu lui souffles doucement à l'oreille :
- Laisse-moi juste te ternir.
Il adoucit les tons, le blanc. Mais on le mutile, on le déshonore. Il se sacrifie pour les autres, comme elle, qui prend toutes les peines du monde sur ses frêles épaules. Elle veut aider ? Qu'elle le fasse, mais qu'elle arrête de se détruire. Adieu, son innocence. Adieu, sa pureté. La voilà souillée, la voilà tachée.
C'est pur, le blanc. On a envie de le toucher, de l'accompagner. C'est pur; ça fait ressortir toute la laideur qui est en nous. Pourtant, sa lumière te réchauffe, un peu. Elle s'égare dans tes ténèbres, jouant avec les ombres.
Devant la lumière blanche brillante, céleste, nous ne sommes que des monstres. Silencieusement, tu la serres dans tes bras. Tu le sais; au fond. Tu es sa déchéance.
