Un autre drabble, 400 mots. Pour KuroganeNoFeari, parce qu'elle me l'a demandé gentillement. Allez hop, un Gajeel x Levy. J'espère juste que les adorateurs du couples ne deviendront pas des adoratueurs envers moi ! :')
J'ai fait de mon mieux. Dîtes-le moi si ce POV Gajeel vous semble OOC ou bien IC !
Merci pour les reviews ! Bonne lecture !
Mauvaise foi; bonnes intentions.
Il aimait particulièrement cet endroit, malgré tout. C'était un cadeau de la ville, une fin en soi et une preuve d'acceptation parmi eux. Mais quand même, la pièce avait ses petits défauts. C'était poussiéreux à n'en plus respirer. Remarque, il n'y avait presque jamais personne; à part lui. Mais ça, ça l'arrangeait au fond. Il pouvait jouer n'importe quoi, personne ne pouvait trouver quelque chose à lui dire. Ce qu'il aimait, ce qu'il voulait. Pour se défouler, pour ressentir, pour passer le temps, par mélancolie, pour des souvenirs..
Dans cette nouvelle guilde, refaite à neuf par les habitants de Magnolia, Gajeel avait eu le droit à sa propre salle de répétition. Insonorisée par un sort, une guitare posée au milieu de la salle ainsi qu'un micro, près du mur et un tabouret l'agrémentaient. C'était sa pièce, rien qu'à lui. D'ailleurs, on voyait bien que personne n'y entrait souvent.
Au milieu de la saleté, un passage était dégagé jusqu'à l'instrument de musique. Gajeel aurait vraiment dû penser plus tôt à aérer l'endroit. Le dragon Slayer d'acier avait une véritable flemme de le faire. De plus, quand il avait l'énergie pour, il se retrouvait soit à s'entraîner avec Lili, soit à partir en mission. Non, vraiment, c'était pas de sa faute. Il était un homme occupé, bon sang !
Mais il allait devoir le faire, parce qu'aujourd'hui, c'était un peu spécial après tout. Il s'avança jusqu'à la fenêtre, remuant ainsi quelques nuages, et l'ouvrit en grand avant de sortir de la pièce pour chercher quelque chose avec lequel il pourrait faire un brin de ménage. N'osez même pas l'imaginer avec un torchon dans les cheveux.
Il devait sortir, du genre maintenant, parce que la fumée poussiéreuse lui montait à la tête. Et aussi pour ne pas penser au pourquoi il faisait ça. Après tout, lui, il s'en fichait, de la saleté. S'il avait fait ça, c'était pour pouvoir jouer tranquillement ce soir et pouvoir respirer par la même occasion. C'était tout.
C'était absolument pas parce qu'une certaine crevette allait passer pour l'écouter – tout en lisant un vieux livre dont la poussière n'aura d'égale celle de la pièce – plus tard et qu'elle avait du mal avec la-dite poussière. Et encore moins parce qu'elle lui avait avoué, à demi-mots, qu'elle aimait tourner les pages de ses fichus bouquins dans un fond sonore musicale.
Pas du tout.
