Je n'aurai jamais pensé que ce couple m'inspirerait autant.. Et pourtant ! Voilà un deuxième drabble, 500 mots sans le titre, mais du point de vue de Levy ! Le début.. est une blague, hein. Y'a un écart de temps avec le premier, c'est un peu plus loin dans le futur. Bref, le temps est passé.

Merci pour les reviews/vues. ** Bonne lecture!


Routine


Il était énervant. Vulgaire. Malfamé, malveillant avant. Malpoli et mal coiffé, maintenant ! Son expression de colère, même si elle n'était pas dirigée contre elle, lui glaçait toujours autant le sang, lui rappelant le passé. Il mangeait n'importe quoi de métallique, accentuant sa différence et sa condition de Dragon Slayer. Mais ça, Levy s'en fichait.

Elle adorait l'exotisme, la diversité et la force de caractère de cet imbécile. Ses gestes maladroits pour camoufler sa gentillesse, tout en essayant de faire croire qu'il n'était pas de son côté. Sa protection qu'il lui offrait sans rien attendre en échange, tout comme elle essayait de l'aider du mieux qu'elle pouvait. Car Levy n'est ni une incapable, ni une adolescente sans pouvoir. C'est une mage de Fairy Tail, bon sang !

Récemment, un petit rituel s'était installé dans sa journée.

Après avoir remercié Jet et Droy de leur soutien perpétuel et de leur implication dans la Shadow Team, Levy ne rentrait pas directement au dortoir Fairy Hill. Ainsi le soir, quand les missions étaient faites et les bières rangées, elle prenait quelques uns des livres dans les étagères de sa chambre, qu'elle n'avait pas pu finir la vieille et dont un marque-page était présent et partait pour cette pièce poussiéreuse, vers le fond de leur guilde.

Elle y restait une heure, quelques fois deux, jamais plus. Il lui arrivait de tousser, faisant relever le regard du maître des lieux de sa guitare. Elle ne disait jamais rien, continuant de lire. Alors la musique reprenait, presque naturellement. Comme si rien ne s'était passé. Gajeel était reconnaissant à Levy de se taire, car il savait qu'il était nul pour le ménage. Un jour, elle finirait par en avoir marre et le ferait - sûrement sans demander son accord, d'ailleurs.

En attendant, Levy enchainait les missions et les livres, les sourires et les regards. Puis quand la Lune montait, elle partait discrètement dans cette pièce. Dans ces moments là, jamais les mots qu'elle lisait ne lui semblaient plus vrai; jamais le temps qu'elle consumait ne semblait plus lui passer entre les doigts; jamais les pages qu'elle arpentait ne lui semblaient aussi vivante et colorée.

Sous la musique du propriétaire des lieux, jamais sa lecture ne lui semblait aussi agréable.

Tout deux le savaient. Ils n'avaient pas besoin de mots pour le dire à l'autre, ce qui les arrangeait, d'ailleurs. L'un était maladroit de nature, l'autre timide, la tête cachée dans des pages recouvertes d'encre. Mais ils se comprenaient, mieux qu'ils ne l'auraient cru au départ. Surtout connaissant le-dit début !

Juste de la confiance, de la lecture, de la musique et la présence de l'autre. C'était tout ce qui leur fallait, dans la chaleur de la pièce et dans la routine de leur vies.

Si jamais l'un ou l'autre ne se rendait pas à ce rendez-vous sous-entendu, ils s'inquiétaient. Peut-être plus que de raison. Quand l'autre revenait, celui qui était resté ne disait rien. Intérieurement heureux; Et l'habitude reprenait. Pour le moment, c'était suffisant.