Ohayo Mina,
Voici la suite tant attendue. Désolée pour le très gros retard... mais j'ai manqué de temps libre...
D'autant plus que j'ai l'aide d'une bêta qui me conseille dans la traduction et qu'il faut bien qu'elle soit disponible elle aussi ^^ D'ailleurs un grand merci à elle !
Merci aussi à tout ceux qui me suivent et à ceux qui ont laissé une review !
Pour compenser le retard, je publie 2 chapitres aujourd'hui !
Bonne lecture !
DetectiveRan : Merci pour ta review ! Comme tu le constates, je continue la traduction de la fic. J'ai l'intention d'aller jusqu'au bout du projet, donc ne t'inquiète pas. C'est juste que ça peut prendre un peu de temps ^^. Bien sûr, cela n'empêche pas d'aller voir la version en Anglais chez l'auteur, au contraire ^^ Désolée de ne pas t'avoir répondu plus tôt mais comme tu es en Gest, je ne peux pas t'envoyer de MP...
(Pensez à vous faire un compte si vous attendez une réponse rapide à vos review ^^)
Chapitre 4 : Back Home
- Hei-chan !
Je tournais la tête vers l'entrée quand je reconnu le surnom familier avec lequel mon policier préféré avait l'habitude de m'appeler.
C'était donc lui qu'ils avaient envoyés ? Eh bien, je ne pouvais pas dire que j'étais surpris.
Le commissariat de Kyoto avait appelé celui d'Osaka pour demander à quelqu'un de venir me récupérer car ils ne voulaient pas me laisser sans escorte.
Je pensais pourtant que j'étais assez grand pour prendre soin de moi, mais un certain petit détective, assis sur le banc à côté de moi, ne semblait d'accord. Il m'avait lancé un regard noir, ravivant la douleur sur ma joue au souvenir de son coup ; j'avais donc cédé, obéissant comme un bon petit garçon qui attendait sa baby sitter.
- Tu vas bien ?, me demanda le policier qui approchait, après avoir remarqué mes vêtements sales et le bandage autour de mon coude gauche.
- Oui, oui, de simples égratignures..., fis-je dans un haussement d'épaules tandis que je me levais.
Les yeux d'Otaki-han restèrent néanmoins sur moi, légèrement soupçonneux.
A vrai dire, il me connaissait bien assez pour savoir que « égratignures » dans mon vocabulaire, pouvait aller des contusions aux fractures ; donc rien d'étonnant à ce qu'il essaye de deviner ce qu'il y avait derrière mes dires. Bon, mon dos me piquait un peu et je m'étais tordu le coude, mais ce n'était que de simples ecchymoses. Je souriais donc simplement lors de son examen silencieux.
- vous ne me croyez pas, hein ?
- Je préfère m'en assurer moi-même, répondit l'officier avec un sourire similaire au mien.
- C'est la vérité, confirma Kudo une fois sur ses deux pieds, souriant à l'homme plein d'aplomb.
- Oh, Bonjour, Conan-kun !
- Bonjour !
- Ah, je vois que vous les avez déjà trouvé…
Cette nouvelle voix était celle que j'appréciais le moins dans ce commissariat, celle d'Ayanokoji…
- Oui, Merci de nous avoir averti Ayanokoji-han, nous étions en effet très inquiets de notre côté... et, je suis désolé pour le désagrément…
Je baissais la tête à ces paroles, comprenant soudainement que le fait d'avoir quitté la maison avait dû en inquiéter plus d'un et que certains officiers d'Osaka avaient dû se lancer à ma recherche… Je ne savais pas ce qui était pire : de savoir que Toyama-han avait utilisé ses ressources pour veiller sur moi alors qu'il en avait besoin pour chercher l'assassin d'Oyaji ; ou le fait que j'aurais à affronter le regard sévère et mi-inquiet, mi-réprobateur de ma mère, alors qu'elle avait déjà beaucoup d'autres choses à gérer.
Réfléchir avec ma tête hein ? Je devrais peut-être essayer de suivre les conseils de mon meilleur ami si je voulais arrêter d'inquiéter mes proches…
Alors que je redressais la tête, je vis Otaki-han qui m'observait, une question dans son regard. Mon cerveau réfléchissait à la conversation que j'avais entendu et alors que j'étais perdu dans mes pensées, et je me souvins :
- Oui, allons-y !, confirmai-je avant de me diriger directement vers la porte.
Pas moyen que je remercie ou présente des excuses à cet inspecteur amoureux des écureuils, donc valait mieux partir le plus vite possible.
o.O.o
Un peu plus tard, nous étions dans la voiture en direction d'Osaka, le policier et moi à l'avant, Kudô à l'arrière.
Mais cela signifiait aussi que nous allions avoir du temps pour discuter sérieusement, il était donc temps de poser quelques questions...
- Alors ? Que s'est-il passé Jeudi ? Je sais que vous savez, Otaki-han...
L'homme soupira, s'attendant probablement à cette question.
- Hei-chan, ton père ne voulait pas que tu sois au courant…
Ok… encore cette excuse… Mais hors de question que je le laisse, avec Toyama-han, utiliser le fantôme d'Oyaji pour me cacher la vérité.
- Il n'est plus de ce monde, alors arrêtons avec ces plans compliqués et passons directement à la partie où vous m'expliquez comment Saijô s'est échappé.
Encore une fois, mon grand ami soupira et, une fois de plus, parce qu'il savait très bien qui j'étais, il renonça :
- Hei-chan... Je vais te le dire, mais promets-moi que tu ne feras rien de stupide, ok ? La police est déjà sur l'affaire, tu n'as pas à t'immiscer dans tout ça.
- Je ne le peux pas et vous le savez très bien ! »
Je n'allais pas promettre de renoncer à cette enquête, c'était tout simplement au-dessus de mes forces.
Otaki-han s'ébouriffa les cheveux d'agacement, mais finit néanmoins par reprendre la parole :
- Et merde, Hei-chan… promets-moi au moins d'être prudent.
- ça c'est dans mes cordes.
- Je me contenterais de ça pour le moment alors... C'est arrivé jeudi au matin. Le procès de Saijô devait commencer ce jour-là. Pour être honnête, tout le monde pensait que ça allait être rapide. L'avocat n'avait même pas besoin de ton témoignage, il y avait tant de preuves... et comme il n'y avait rien de spécial avec ce gars, nous avions recours au protocole de sécurité standard. Une voiture banalisée, trois inspecteurs, un coupable menotté. Ni plus, ni moins.
- Pas suffisant apparemment..., soulignai-je sombrement, voyant du coin de l'œil que le policier faisait un signe de tête approbateur.
- Clairement. Parmi ces trois inspecteurs, deux sont morts. Le troisième est toujours inconscient à l'hôpital. La voiture a été attaquée dans le tunnel sous d'Inariyama. Ces hommes - au moins trois d'entre-eux d'après les empreintes - avaient des armes automatiques et des balles perçantes. Les photos de la scène de crime dans la voiture étaient juste...
Je sentais, plus que je ne le voyais, le regard intense de Kudo dans mon cou. Oui, je savais que depuis le début j'avais été injuste avec Ayanokoji. Je me sentais mal à l'aise maintenant, d'avoir dénigrer cet inspecteur alors qu'il avait perdu deux de ses hommes et en avait un troisième dans un état critique...
Mettant cette culpabilité de côté, je me concentrai sur histoire d'Otaki-han.
- La Police de Kyoto n'a rien pu trouver sur les caméras... Cette équipe savait où et quand agir pour ne pas apparaître sur l'écran.
- Combien de personne connaissait l'itinéraire ? Et l'horaire ?, demanda mon meilleur ami, à l'évidence pour réduire notre liste de suspect.
- Hmm, pour l'itinéraire, c'était le même que d'habitude ; donc je dirais n'importe qui, même pour ceux disposant d'un minimum d'information.
- Et pour l'horaire ?, osai-je demander, même si je savais que j'avais de bonnes chances de ne pas aimer la réponse.
- L'équipe dans la voiture. Ayanokoji. Et son supérieur, le surintendant Tanioka.
En effet. Je détestais vraiment avoir raison. Pour ce genre de détails en tout cas. Sinon pour le reste, j'étais bien sûr content d'avoir raison en tant que détective.
Mais nous parlions de trahison. Et la liste était assez courte. Ayanokoji et Tanioka étaient bien sûr en tête, mais nous ne pouvions pas exclure la possibilité que l'employeur de la taupe l'avait trahi et tué, ou tenté de le tuer, durant l'opération.
La seule possibilité pour que cet informateur ne soit pas suspecté était peut-être… Un piratage ?
- Est-ce que c'était mentionné quelque part ? Dans un email ou un fichier sur un ordinateur peut-être ? »
C'était ma prochaine question, mais Kudô avait été plus rapide.
- Tout était sur papier, mais peut-être que quelques mails ont été envoyés entre Ayanokoji et les membres de son équipe...
- J'aime de moins en moins ce gars !, rouspétai-je, remarquant que son nom revenait régulièrement dans cette affaire.
-Tu ne devrais pas. c'est lui qui nous a avertis lorsque Saijô s'est échappé. Et il nous a conseillé de te mettre sous protection car ce gars semblait faire une fixation sur toi, même en prison. Nous n'aurions même pas dû être mis au courant étant donné que ça s'est produit à kyoto.
J'observais Otaki-han, pas vraiment convaincu. Je savais qu'en tant que détective, je ne devrais pas laisser mes sentiments personnels interférer mais... c'est juste que je ne pouvais pas encadrer ce type insignifiant. Point final..
- Alors ? Pourquoi ne pas m'avoir dit qu'il s'était échappé ?
- Eh bien, comme la dernière fois il avait kidnappé Kazuha et essayé de te tuer, nous nous sommes doutés que tu chercherais à aller à sa rencontre… Cela aurait été dangereux, surtout si lui et ses amis armés d'automatiques étaient après toi ; donc nous avons décidé de te mettre sous surveillance discrète.
- Discrète ? Essayez avec d'autres officiers la prochaine fois ! Je les ai sentis derrière moi à peine sorti du lycée... ironisai-je, et puis… « Nous » ?
- Tôyama-han, ton père et moi... Nous te connaissons très bien tous les trois, alors nous avons fait en sorte de prendre la plus sage décision et agit en conséquence. Désolé, mais nous pensions uniquement à ta sécurité Hei-chan…
Je secouai la tête, ne voulant pas parler de cette décision que je trouvais stupide, et qui m'abaissait au niveau d'un enfant. Savoir que les trois hommes les plus présents dans ma vie pensaient que j'étais un chien enragé était blessant. Mesure de sécurité ou non.
- Nous avons également décidé de placer deux hommes à la surveillance de Kazuha-chan. Vu que la dernière fois il l'avait utilisée pour t'attirer dans un piège, nous ne voulions pas que ça se reproduise. Elle ne semble pas encore l'avoir remarqué.
- Et vous pensez vraiment que ça va être suffisant ? Ce gars n'a même pas eu peur de m'attaquer alors qu'il y avait au moins vingt policiers aux alentours...
- Je vais voir avec Toyama-han si nous pouvons ajouter un ou deux hommes à la protection de Kazuha-chan. Mais plus nous affecterons de personnes à cette mission, moins il y aura de personne pour s'occuper de l'enquête donc...
Mais je n'écoutais plus, soudain envahi par une vague d'émotion. Je serais les poings et expirais profondément pour garder mon calme, comme Kudô me l'avait conseillé.
J'étais en colère, j'étais blessé, j'étais inquiet, mais je ne pouvais pas laisser ces émotions brouiller mon jugement. Kazuha était en sécurité et je devais m'efforcer d'y croire sinon je ne serais jamais capable de me concentrer sur l'affaire. Elle était forte et Nee-chan était avec elle, alors toute personne mal intentionnée aurait besoin d'une petite armée pour les assommer.
- Heiji-niichan, Saijô-san était seul quand tu l'as vu la première fois ?
- Oui. Il m'a semblé qu'il l'était également ce matin...
- C'est un peu étrange… où sont les complices qui l'ont libéré ? Il aurait été plus facile de s'en prendre à toi s'ils étaient plus nombreux..., poursuivit mon meilleur ami, toujours en utilisant son air enfantin « Alele, je suis juste un gamin, mais n'est-il pas étrange que... ? ».
- Nous ne les avons pas vu mais ils l'aident sûrement en lui fournissant du matériel ... Il y a un mandat contre Saijô, aucun moyen qu'il puisse acheter un arc ou des voitures facilement... , fis-je remarquer, quand même surpris par le travail d'équipe de nos ennemis.
- Oui, c'est étrange... OK les jeunes, nous sommes arrivés.
Je regardais par la fenêtre de la voiture, et reconnu effectivement ma propre maison.
- Pourras-tu nous envoyer toutes les informations sur l'évasion et... l'attaque de jeudi ?
- Ok, mais promets-moi que tu feras attention. Je continuerai de t'informer si jamais il y a du nouveau, alors ne quitte pas cette maison. Et si tu en as absolument besoin, appelle moi, ou Toyama-han, qu'on ait pas à se faire du soucis comme ce matin.
- Je vous le promets. Et je suis désolé..., déplorai-je alors que la culpabilité me nouait la gorge.
- Ne t'en fais pour ça. A plus tard !
Après un dernier clin d'œil à l'agent, je descendis de la voiture et le saluait de la main.
Une fois seul avec mon meilleur ami, je le regardais, réfléchissant toujours à l'affaire.
- Pourtant… pourquoi Saijô n'a pas terminé ce qu'il avait commencé ? Ça aurait été très facile pour lui d'en finir avec moi, là-bas à Kyoto. OK, toi et ce gardien étiez présents et la police était en route, mais doué comme il est, ce n'est pas ce qui l'aurait arrêté…
- J'ai été surpris aussi, au début...
- Et maintenant ?
Les yeux de Kudô se posèrent sur moi, d'un air grave :
- Il joue avec toi, avec tes nerfs, Hattori.
- ... quel enfoiré !, jurai-je, réalisant que ça expliquait beaucoup de choses. A commencer par pourquoi j'étais encore debout sur mes deux pieds après avoir subi ces deux attaques.
- Allons réfléchir à l'intérieur, je commence à mourir de faim..., admis le gamin avec un petit sourire d'embarras lorsque les bruits venant de son ventre me sortirent de ma rêverie.
- Ok.
Nous venions à peine d'arriver à mi-chemin de la ruelle lorsque la porte s'ouvrit brusquement, sortant presque de ses gonds pour dévoiler une silhouette familière. Kazuha.
- Heiji ! Je savais que j'avais entendu une portière de voiture…, cria-t-elle alors qu'elle se précipitait vers moi pour m'accueillir avec une gifle.
Super, c'était la seconde de la journée. Cela dit je m'y attendais à celle-ci. Je la méritais probablement autant que celle de Kudo, mais pourquoi toujours la joue gauche ? Sacrés droitiers, j'allais bientôt avoir une sérieuse ecchymose là.
- C'est pas croyable ! ... As-tu seulement idée de combien nous étions inquiets !?
Elle continua, frappant de colère ma poitrine avec ses poings
Heureusement que j'étais tombé sur le dos lors cet accident avec ma moto, sinon j'aurai vraiment mal, car elle ne retenait pas beaucoup ses coups. Mais blessé ou non, cela n'avait rien agréable alors j'attrapais ses poignets.
- Oï, Kazuha..., appelai-je doucement, plongeant mes yeux dans les siens. Je suis désolé. J'aurais dû vous avertir toi et Yamato avant de partir...
Mon calme semblait l'atteindre et elle s'arrêta, faisant de son mieux pour garder un visage impassible malgré ce mélange de colère et d'inquiétude dans son regard.
- Tu auras intérêt à t'expliquer..., rétorqua-t-elle, me tournant le dos pour revenir à l'intérieur.
- Je le ferai, assurai-je avec un petit sourire encourageant.
Voyant que Yamato était sur le pas de la porte, j'évitais inconsciemment son regard, sachant je l'avais probablement déçu lui aussi.
- Regarde-moi ça… je tourne le dos 30 secondes et je te vois revenir avec des ecchymoses, soupira-t-il dramatiquement après avoir saisis mon coude blessé et vu ma grimace.
- Désolé...
- Ne le soit pas. Dis-moi plutôt si tu as besoin de soins..., me proposa-il avec un sourire en ébouriffant mes cheveux.
- Je vais bien, j'ai déjà été pris en charge.. Mais Merci, lui répondis-je en lui retournant son sourire.
J'ai toujours adoré mon oncle. Une personne simple, avec un bon sens de l'humour et pas le genre à se soucier des petits détails. Je me demandais encore comment Oyaji et lui avait pu rester aussi longtemps en colère l'un contre l'autre. Problèmes d'adultes qu'ils ont dit. Cependant, ça restait assez enfantin pour moi.
- Et va t'excuser auprès de ta mère, fit-il à voix basse avec un clin d'œil.
Oui, cela n'allait pas être facile, mais c'était mon intention.
