Ohayo Mina,
Comme convenu, nouveau chapitre aujourd'hui !
L'enquête avance...
Enjoy !
Chapitre 7 : Police Station
Je n'étais pas très enthousiaste face à cette idée mais j'obéis néanmoins, sachant que mon meilleur ami avait très probablement plus de discernement que moi en ce moment.
Et mon humeur n'était pas prête à s'améliorer étant donné que nous avions dû voyager sous une pluie battante, ce qui n'avait rien d'agréable quand on se déplaçait à moto. Mais ce qui finit par me mettre hors de moi, ce fut une autre demande de Kudô, en face du poste de police :
"- Ayanokoji ? ! Surement pas ! Pas moyen que je demande à voir ce type !
- Hattori... c'est lui qui est en charge de cette affaire. Il a même deviné qu'Ogi était un suspect !
- Écoute… je ne peux pas… ce gars me tape sur les nerds, Kud..."
Un coup derrière le genoux m'interrompit. Quelqu'un venait de passer à côté de nous, et mon meilleur ami l'observait avec son habituelle paranoïa. Ahh... lui et sa manie de voir les hommes en noir partout…
Il reporta son attention sur moi et murmura :
"- Arrête de pleurnicher et terminons cette affaire !
- Ne vas pas te plaindre s'il ne veut pas nous parler..." cédai-je dans un soupire, avant de faire un pas vers la porte.
O.O.o
Cette scène s'avéra finalement inutile car, étant donné l'heure tardive, l'inspecteur était déjà rentré chez lui.
"- Mais on peut appeler son supérieur, le Surintendant Tanioka. Il est encore là, il termine tard ces derniers temps..."
J'échangeais un regard avec Kudo et vit que ça ne le dérangeait pas. Nous avions déjà entendu ce nom avant; cet homme avait pris part à la surveillance de Saijo lorsque la voiture avait été attaquée, alors il était sûrement au courant de la situation.
"- Si c'est possible, merci.
Quelques murmures au téléphone plus tard, la femme policier de l'accueil me sourit :
"- Il travaille sur quelque chose d'important pour le moment, mais sera en mesure de vous voir d'ici 30 à 45 minuties, cela vous convient-il ?
- Oui, pas de problème.
- Veuillez vous installer dans le salon des visiteurs. Vous trouverez des distributeurs automatiques si vous avez faim.
- Merci !"
Kudô et moi nous dirigeâmes silencieusement vers les sièges que la jeune fille nous avait indiqués.
Une demi-heure. Ce n'était pas vraiment long, mais... Mais nous avions déjà quitté le QG de ces gars il y a trente minutes, ajoutez à cela une demi-heure de plus…
"- Ils ne vont pas s'envoler si vite, Hattori..."
Je tournai la tête vers Kudô. Comment ce gars faisait-il pour savoir ce que je pense ? Suis-je à ce point transparent que mes pensées sont visibles sur mon visage ?
"- Mais aussi longtemps qu'ils seront dehors, toujours occupé à leurs activités criminelles, je ne pourrais pas me calmer, désolé...
- Eh bien, si tu as besoin de faire quelque chose, au moins appelle ta mère. Il est 22 heures passée."
Comme toujours, la voix de la raison... c'était un peu énervant... Mais en effet, après toutes ces belles paroles la nuit dernière au sujet d'être prudent et tout, je devais les appeler. Et demain étant sensé être un jour d'école...
Merde, j'avais intérêt à être convaincant. Et voir sur l'écran de mon téléphone, qu'elle avait essayé de m'appeler deux fois ne me remonta pas le moral :
"- Okan ?
- Heiji ? Où est-tu ? Nous avons essayé de t'appeler mais..."
Hé ! Bien joué mon gars, tu a réussi à inquiéter ta mère à peine un jour après lui avoir promis de faire plus attention ! Félicitation !
"- Je suis désolé, j'ai dû éteindre mon téléphone, je vais bien. Conan-kun est avec moi mais nous sommes toujours à Kyoto, au poste de police.
- Euh ok... Je suppose que tu n'iras pas à l'école demain, hein ?
- Oui, je suis désolé mais... Eh bien… Tu sais…
- Ne t'inquiète pas pour ça, je vais les appeler."
Je souris à sa réponse. Ma mère était beaucoup de chose, et compréhensive en faisait parti. Eh bien, pas étonnant, après avoir été marié à Oyaji aussi longtemps...
Un sourire triste se dessina sur mon visage à cette idée.
"- Puisque je suis occupé, je ne pense pas que je vais pouvoir ramener Conan-kun à Osaka maintenant. Peux-tu m'excuser auprès de Neechan ? Et si tu pouvais... J'ai en quelque sorte besoin de lui en ce moment, c'est que... tu sais..., il m'aide à rester calme. Je sais que c'est assez égoïste mais si tu pouvais voir avec elle pour qu'il reste un jour ou deux de plus avec moi ? Je vais lui dire de l'appeler.
- Hmm je vais essayer de la persuader, mais pas plus d'un jour, ok ? Un petit garçon doit être à l'école, je ne veux pas que tu compromettes son éducation en l'empêchant d'aller en cours…
- Ok ! Je ne sais pas exactement quand nous reviendrons à Osaka, mais dès que je sais, je t'appelle, promis !
- Tu as intérêt !
- Donc.. tu as besoin de moi ?, répéta Kudô avec un sourire en coin, déclenchant un rougissement de gêne sur mon visage.
- Ne me force pas à le répéter ! C'était déjà assez embarrassant... Et tu sais très bien que j'ai besoin de toi en ce moment. J'ai besoin de tes compétences et de tes regards noirs quand je suis sur le point de faire quelque chose de stupide…
- Heureux de t'aider…, confirma-t-il toujours en souriant. Et merci également pour l'excuse, je ne vais pas dire que je suis déçu de ne pas aller à l'école pendant un jour ou deux.
- C'est quand tu veux... N'oublie pas que tu dois l'appeler.
- Bien compris."
Après que Kudô ait appelé Neechan et que nous ayons pris un "dîner" au distributeur ; et soyons honnêtes, c'était plus des bonbons qu'un vrai repas ; nous avions attendu pendant un long moment avant que la femme vienne enfin nous chercher.
"- Le Surintendant Tanioka est prêt à vous accueillir. Vous trouverez son bureau au septième étage, la première porte sur la droite après l'ascenseur.
- Merci !" Répondis-je en me levant suivi par mon meilleur ami.
Mes yeux tombèrent sur l'horloge. 11 h moins 5. Les Surintendants avaient la vie dur…
O.O.o
"- Ah, entrez ! Désolé de vous avoir fait attendre, j'avais ce dossier urgent à finir..."
L'homme qui nous accueillit avait une silhouette fine - sauf peut-être au niveau du ventre - dans la cinquantaine, avec une petite barbe et des cheveux gris. Sa voix était forte mais il semblait un peu mal à l'aise tandis qu'il essuyait la sueur sur son front avec son mouchoir.
Ou peut-être qu'il était juste fatigué, il était assez tard, après tout.
"- Ah, vous êtes venu avec un ami ?, remarqua le surintendant fronçant rapidement le front quand il vit la petite silhouette de Kudô.
- Ah, oui, désolé, je l'ai pris avec moi pour visiter Kyoto et il s'est retrouvé mêlé à cette affaire... Je n'ai pas vraiment eu le choix.
- Alors, quelle était cette chose importante dont vous vouliez me parler ? Vous avez mentionné Saijô à l'accueil ?
- Ah, oui… Je crois qu'Ayanokoji…-keibu a dû mentionner qu'il y avait un informateur au sein de la police qui aurait donné des infos sur l'itinéraire et les heures du transfert de Saijô ? Et que l'informateur pourrait être Ogi-keiji ?
- … Je ne sais pas où vous avez entendu ceci, Hattori-kun…" rétorqua le policier ; ses coudes posés sur son bureau, les mains croisés devant son visage, le regard perçant.
Je décidai de ne pas tourner autour du pot et de le regardai dans les yeux avant de parler à nouveau.
"- Maa, allons, nous savons tous deux que vous n'auriez pas mis un garde devant sa porte s'il y avait pas de soupçons à son sujet…
- Imaginons que ce soit être une possibilité… Où voulez-vous en venir ?
- Grâce aux infos qu'il nous a donné, nous avons retrouvé le groupe qui a aidé à Saijô à s'échapper."
Si j'avais voulu le surprendre, c'était réussi car il me regardait surpris, voir un peu déstabilisé. Il déglutit avant de sortir une carte et m'invita d'un signe de la tête à désigner l'endroit.
"- Là, annonçai-je en point du doigt sur sa carte. "Cela ressemble à un lotissement abandonné, mais ne vous y trompez pas. Les maisons sont reliées et gardées par des hommes lourdement armés. Cet endroit est dangereux. J'ai des photos des lieux ainsi que quelque visages sur mon téléphone.
- Puis-je… ?
- Oui, bien sûr."
Je regardai l'homme télécharger les photos sur son ordinateur et les copier sur une clé USB.
"- Hé, Non…, m'écriai-je en voyant qu'il effaçait les données de mon téléphone. Mais c'était trop tard, je n'eus pas le temps de l'arrêter.
"- Ah, désolé, c'est un réflexe, je le fais toujours sur mon téléphone…
- Laissez tomber…" soupirai-je , sachant que Kudô avait fait des copies sur son propre téléphone, pour qu'on puisse poursuivre notre enquête en parallèle.
Je regardai l'homme prendre la clé USB et se lever pour me faire face.
"- Je ne vais pas vous demander, comment vous avez réussi ça, ni comment vous avez pu parler à Ogi alors qu'il est sous surveillance… J'ai entendu parler de vous, Heiji Hattori, et je sais que vous mettez souvent votre nez dans des affaires qui vous dépassent. Mais merci, ces informations pourraient nous être assez utiles."
Je serrais la main qu'il me tendit, m'abstenant de grimacer quand je senti qu'elle était moite.
"- Pouvez-vous attendre une seconde ? Je vais appeler le service d'identification pour voir si quelqu'un peut nous aider avec ces photos. Vous pouvez m'accompagner, bien entendu.
- Merci, j'accepte.
L'homme prit son téléphone et s'éloigna un peu, je saisi donc l'occasion pour me pencher vers mon meilleur ami.
"- Il n'avait pas vraiment l'air heureux de me voir…,murmura Kudô avec un sourire en coin.
- Il semblait très préoccupé par quelque chose… sa main était tellement moite, ce gars est clairement sous pression…
- Ca pourrait être lié à cette photo. Il regardait cela…"
Je levai les yeux pour voir ce que mon meilleur ami désignait. Une photo du surintendant et d'un garçon de mon âge était sur une étagère. Je l'a pris pour l'examiner de plus près.
"- Son fils probablement… Tu penses que… ?"
Mais je dû m'arrêter quand le policier revint.
"- C'est bon, il y a quelqu'un.
- Super, répondis-je, un peu gêné, avant d'avoir une idée. C'est votre fils ?
- Oui. L'homme avait un sourire tendre quand il regarda la photo. J'ai dû l''élever seul, je suis heureux qu'il soit un bon garçon.
- N'est-t-il pas trop seul ? Vous travaillez apparemment assez tard… Si j'avais un conseil à vous donner, ce serait de faire de votre mieux pour passer plus de temps avec lui.
Ce dernier commentaire était peut-être plus sur moi que pour lui. J'aurais aimé passer plus de temps avec Oyaji avant… Eh bien, maintenant il était trop tard pour avoir des regrets, non ?
J'étais tellement concentré sur mes propres pensées que je failli manquer sa réaction. Le gars pâlit avant de bégayer un "Mes condoléances" avant de regarder sa montre-bracelet pour cacher son malaise.
"- Nous devrions y aller. Il est déjà très tard."
Je regardai l'homme attraper sa veste et une énorme enveloppe.
"- Je vais suivre votre conseil et rentrer à la maison."
Il me sourit alors que nous le suivions à l'extérieur et je le vis fermer la porte. Il s'adressa ensuite à Kudo
"- Boya, pourrais-tu porter cette enveloppe à l'accueil ? ça m'aiderait. La femme te dira où nous trouver, demande lui où est le service d'identification."
Kudô leva les yeux vers moi avec un regard interrogatif mais j'haussai les épaules. Même si le mec avait quelque chose à cacher, nous étions encore au milieu d'un commissariat de police, il ne pouvait rien tenter ici..
"- Haaaii !, Répondit-il docilement alors qu'il saisissait l'enveloppe.
"- Merci. Nous allons prendre un autre ascenseur, ce sera plus court pour arriver au service d'identification alors part devant.
- Hai !"
J'échangerai un signe avec mon meilleur ami et le regarda entrer dans l'ascenseur, espérant que ce n'était pas une mauvaise idée d'accepter d'être séparés.
"- Hé bien, quelle énergie chez ce garçon, malgré l'heure tardive..., sourit Tanioka quand il vit que je le regardais. Allons-y alors !"
Je le suivis vers un autre ascenseur, un peu plus isolé, et le regardai pousser le bouton pour le premier sous-sol.
"- Ah, en passant, avez-vous déjà transmis ces photos au bureau d'Osaka ? Ou dois-je leur envoyer ?
- Non, nous avons préféré vous les donner en premier puisqu'il s'agit de votre juridiction…
- Ils les auront à la première heure demain matin alors, puisque cette organisation semble être implantée en ville, nous ne pouvons pas les laisser en dehors !"
Je me demandais s'il comptait vraiment le faire. Cet effacement "accidentel" - c'est ça Oui ! - de la mémoire du téléphone était suspecte. Son comportement étrange envers Kudô, envers moi, et cette photo de son fils était également suspects... Mais pourquoi ? Quel était son rôle ? Si c'était pour avoir l'itinéraire de Saijô, pas besoin d'un surintendant... Clairement... C'était quelque chose de plus important ? Assez pour que quelqu'un utilise son fils comme chantage probablement ... ?
Je me figeais alors que les portes s'ouvraient sur un couloir vide à peine éclairé, désormais totalement concentré sur ce qu'il y avait autour de moi.
"- Très isolé, ce service…
- Eh bien, vous savez que, puisqu'ils travaillent sur les informations les plus sensibles que nous ayons, ils ont besoin d'être entouré par le béton, pas de fenêtres autorisées, ce serait trop risqué..."
J'acquiesçai à sa réponse, mais je le laissai passer en premier, ne voulant pas lui tourner le dos même une seconde. Nous marchions vers le couloir tout à gauche et, quand j'ai vis que ce couloir se terminait par une sortie de secours, je me tendis. Est-ce qu'il allait agir et s'enfuir par là ?
J'essayai de calmer mon angoisse, je commençai à être parano. Et même si avoir le sang chaud était ma spécialité, être parano était celle de Kudô's et je voulais que les choses restent comme ça…
Ma paranoïa se calma lorsque nous nous arrêtâmes devant la dernière porte sur la droite et que je viis le panneau "Service d'identification" sur celle-ci. Nous y étions, comme promis.
Transpirant toujours, le surintendant tourna la poignée et entra en premier.
Quand je voulus le suivre, mon angoisse revint dans la seconde quand je vis que la pièce était rempli d'ordinateurs. Uniquement avec des ordinateurs. Il n'y avait personne.
"- Qu'est-ce que ça veut dire ?
- Je suis désolé, Hattori-kun..."
J'étais un peu surpris de voir un pincement de regret sincère sur son visage et je savais que quelque chose allait se passer, alors je reculai lentement.
Pour percuter quelque chose. Quelqu'un pour être plus précis.
Je me retournai vivement pour faire face à mon adversaire mais pour me rendre compte qu'il s'y attendait et il m'enfonça son poing profondément dans mon estomac.
Toussant, je tombais à genoux, essayant de retrouver le souffle mais sans succès. Il m'étais impossible de lever la tête pour me défendre ou de voir qui était mon agresseur.
La dernière chose dont je me souvint fut un coup violent porté à ma nuque, puis, ce fut uniquement le silence et ma perte de connaissance.
