Eh bien, voilà le premier chapitre de Burakumin.

Après un prologue dramatique, il est temps de confronter Naruto à la réalité. Quelle sera sa réaction ?

Je vous laisserais découvrir tout ça dans un instant.

Bonne lecture !


Chapitre 1: Cruelle réalité...

Hiruzen était au chevet de Naruto depuis soixante-douze heures. Trois jours qu'il n'avait pas dormi. Trois jours depuis qu'il avait cessé de remplir ses fonctions de Hokage. Trois jours qu'il se rongeait les sangs pour savoir comment annoncer la mauvaise nouvelle à Naruto. Car depuis qu'il avait été admis à l''hôpital, le blondinet n'avait pas ouvert les yeux une seule seconde. Pourtant, ses signes vitaux étaient stables. Le médecin affirmait qu'il s'agissait là d'un mécanisme d'autodéfense. L'Uzumaki avait subi un tel choc émotionnel lors de son agression qu'il s'était inconsciemment créé une coquille autour de son esprit. Pour être plus clair, il s'était plongé de lui même dans le coma. Son corps était totalement guéri, à présent, si l'on exceptait un petit détail. Désormais, tout dépendait de Naruto: il pouvait se réveiller dans une heure comme dans un an. Ou peut-être jamais. D'une façon ou d'une autre, Hiruzen n'était pas certain que ce fut une bonne chose pour le petit blond de se réveiller. Ce qui l'attendait lorsqu'il se réveillerait, le sandaime ne le souhaiterait à personne, et encore moins à un enfant de quatre ans. Mais que pouvait-il faire ? Il était l'homme le plus fort du village, mais il avait été incapable de protéger un simple enfant de la cruauté des siens.

Hiruzen entendit la porte de la chambre s'ouvrir et se refermer. Sans doute un médecin, une fois de plus, venu pour lui dire de rentrer chez lui. Il ne voulait plus qu'on lui dise qu'il n'y avait rien d'autre à faire qu'à attendre. Levant un regard fatigué vers le nouveau-venu, le vieil hokage observa avec stupéfaction l'homme qui venait d'entrer. Vêtu d'un kimono noir par-dessus un autre, blanc, il se tenait debout appuyé sur une canne, qu'il tenait à deux mains. Sur son menton, une petite cicatrice en forme de croix était présente, vestige d'une autre époque. Visiblement d'un âge proche de celui du sandaime, l'homme observait la chambre d'hôpital, les yeux plissés mais néanmoins perçants. Ses cheveux noirs étaient désordonnés, comme si le nouvel arrivant ne se souciait pas de son apparence, ce qui était peut-être effectivement le cas. Hiruzen le reconnut sans mal: Shimura Danzo, leader d'une section ANBU indépendante nommé Ne, la Racine. Le sandaime était méfiant concernant sa présence.

Hiruzen, suspicieux: Danzo.

Danzo, indifférent: Hiruzen.

Et après sa courte salutation, il se contenta d'observer fixement le sandaime. Enfin, peut-être était-ce plus juste de dire que son regard portait dans la direction du Hokage, car ses yeux plissés pouvaient aussi bien regarder d'un coté comme de l'autre sans que cela ne se vit le moins du monde. L'attente du réveil de Naruto ayant épuisé la patience de Hiruzen, celui-ci n'était pas d'humeur à un quelconque jeu de politique.

Hiruzen, acerbe: Que veux-tu encore à Naruto, Danzo ?

Danzo, souriant sombrement: Que vas-tu imaginer, mon cher Hiruzen ? Je ne suis certainement pas là pour le Kyubi. Il n'est plus bon à rien par ta faute.

Hiruzen, énervé: Je t'interdis de parler de Naruto de cette façon. Ce n'est pas un objet.

Danzo, faussement offensé: Cela n'a jamais été mon intention de le considérer comme tel. En revanche, tu sais aussi bien que moi que ce qui lui est arrivé aurait pu être évité.

Hiruzen, acide: Hors de question de confier Naruto aux Ne. Tu lui ruinerais son enfance. Et je ne tolère pas toutes tes actions, rappelle-t-en.

Danzo, mielleux: Ah oui ? Il est vrai qu'en refusant de me confier le Kyubi, tu lui as rendu l'existence tellement plus simple. Après tout, entre un shinobi en pleine possession de ses moyens et un enfant tétraplégique, je me demande lequel des deux a la vie la plus enviable ? Si tu avais accepté mes conditions, il y a quatre ans, tout aurait été différent. Mes Ne l'auraient surveillé jusqu'à ses six ans, moment ou je l'aurais recruté. Ainsi, il aurait été vraiment protégé.

Hiruzen ne répliqua pas, incapable de parler. D'une façon ou d'une autre, et même si cela ne lui plaisait pas, Danzo avait raison. Le chef de la Ne disposait des moyens de protéger ses hommes, ce qui aurait inclus Naruto, puisque le Shimura n'était pas soumis à l'interdiction du conseil, ou plutôt de ses doyens. Mais l'entêtement du sandaime avait provoqué plus ou moins directement l'état du blondinet. Et ça, c'était quelque chose qu'il craignait d'admettre. Pire, il avait peur de l'admettre, car c'était la preuve de son échec en tant que Hokage. Il secoua la tête pour chasser ses sombres pensées.

Hiruzen, lassé par la conversation: Si tu n'es pas venu pour me parler de Naruto, pourquoi es-tu là ?

Danzo, après un soupir: Tu es têtu ! Je t'ai dit que dans son état actuel, il n'est plus bon à quoi que ce soit. Bref, passons. Si je suis venu, c'est à la demande du conseil. Il s'inquiète, tu sais ? Depuis que le Kyubi est dans cet état, tu n'es plus que l'ombre de toi-même. Les doyens ont même émis la pensée de te remettre à la retraite pour élire un godaime hokage.

Hiruzen, ricanant: Laisse-moi deviner, tu n'étais pas sur leur liste.

Danzo, la mâchoire crispée et ignorant difficilement la pique: Je te préfère toi, en tant que Hokage, plutôt qu'un idiot quelconque en qui je n'aurais aucune confiance.

Hiruzen, moqueur: Sentimental ?

Danzo, reniflant: Surement pas, mais je tiens au bien du village. Ton comportement récent ces trois derniers jours le met en danger par égoïsme. Alors reprends-toi, ou même si cela ne me plait pas, je cesserais de m'opposer à l'élection d'un nouvel Hokage.

Hiruzen, amusé: Est-ce un ultimatum ?

Danzo: Tout à fait.

Hiruzen, légèrement rasséréné: Inutile de t'inquiéter, je vais reprendre mon poste immédiatement. Après quoi, je pense que je vais dormir un peu.

Danzo, hochant la tête: Je vais prévenir le conseil. Fais ce qu'il faut pour ne pas te parjurer.

Après quoi, Danzo quitta l'hôpital. Hiruzen poussa un soupir de soulagement. Le Shimura et lui étaient de vieux amis, qui avaient fini par choisir des voies différentes. Lorsque le Hiruzen avait été désigné Hokage par le nidaime, plusieurs décennies plus tôt, son acolyte avait mis en place de façon semi-clandestine une branche ANBU nommé Ne. Comme son nom l'indiquait, Danzo, en tant que leader, utilisait ses hommes pour faire prospérer dans l'ombre la grandeur de Konohagakure no sato, telles les racines d'un arbre, c'est à dire dissimulé. Officiellement, la Ne n'existait pas. Aucun papier, aucun rapport ne portait la mention de cette organisation interne. Seul le conseil et le Hokage connaissaient son existence. Danzo, pour sa part, ne rendait des comptes qu'à eux, même s'il se montrait très vague quand il parlait de ses agissements. Hiruzen savait qu'il n'apprécierait pas de connaître la vérité, aussi laissait-il volontairement Danzo libre d'agir à sa guise. Namikaze Minato, son défunt successeur, avait durant une période pensé à dissoudre la Ne, à cause de certaines actions à la légitimité douteuse, mais était mort avant d'avoir pu l'accomplir. Pour sa part, le sandaime ne se sentait pas capable de porter seul le fardeau que représentait la protection du village. Aussi n'était-il que trop content de laisser Danzo s'occuper des taches les plus ingrates, malgré ses affirmations constantes du contraire.

Se levant difficilement, Hiruzen se décida finalement à quitter l'hôpital, non sans avoir d'abord fait promettre à tout le personnel de le prévenir sitôt l'Uzumaki réveillé. Par mesure de sécurité, il laissa une fois de plus un Anbu dédié cette fois exclusivement à la protection du blondinet. Après quoi, il se rendit à son bureau en se promettant une chose: il ne fumerait jamais plus tant qu'il était en présence de Naruto. C'était une façon pour lui de ne jamais oublier le mal qu'il avait laisser faire par sa passivité. Il tenait à ce que plus jamais, cela ne se reproduise.


Naruto n'avait pas froid. Il était habillé comme à l'accoutumé, de vêtements orange vif terriblement visible, les seuls qu'on acceptait de lui donner à l'orphelinat, et que personne d'autre ne voulait. Depuis quelque temps, le blondinet se demandait si on ne lui avait pas réservé ces habits pour qu'il lui soit impossible de se fondre dans la masse. Après tout, il n'avait jamais vu qui que ce soit à part lui porter autant de orange. Comme si le fait d'avoir les cheveux dorés ne suffisaient pas à le rendre horriblement visible, lui qui ne demandait que l'anonymat.

Naruto n'était pas mouillé. Pourtant, ses pieds étaient plongés dans l'eau jusqu'au dessus des mollets. Sur les murs et le plafond, le blondinet pouvait voir dans la semi-obscurité du lieu une infinité de tuyaux, agencés dans une plomberie complexe. Tous fuyaient, laissant couler à l'occasion une goutte d'eau sur le sol, déjà inondé. Si par hasard l'une d'elles lui tombait dessus, elle roulait sur ses vêtements et tombait à terre, diluée dans le liquide incolore, sans le mouiller le moins du monde. Mais, étrangement, cela ne perturbait pas le blondinet.

Naruto n'avait pas conscience du temps qui passait. Il restait là, immobile. Il ne semblait pas avoir envie de bouger. Pourtant parfois, sans aucune raison, il faisait un pas en avant, en arrière ou sur les cotés. Ses mouvements étaient aléatoires. Son regard était vide de toute expression, de tout sentiment, comme s'il n'était pas vraiment présent. Il ne comptait même pas les gouttes d'eau s'écrasant sur le sol inondé.

Naruto n'était pas seul. Le blondinet était présentement debout dans un long couloir. En dehors de lui, il n'y avait aucun signe de vie. Pourtant, depuis les profondeurs les plus sombres de cet étrange endroit, il était possible d'entendre une respiration. Celle-ci était rauque et profonde, mais également étouffée, comme distante. Mais dans l'état second dans lequel se trouvait le petit Uzumaki, il était fort possible qu'il ne s'en fut pas rendu compte. Était-ce le cas ?

Le temps passait, inlassable. Parfois, Naruto avait comme un éclair de vie qui traversait son corps, l'animant un bref instant, avant disparaître. Le reste du temps, il se tenait juste là, immobile. Il n'était pas perdu dans ses pensées, non. Sa tête était entièrement vide. Cela aurait pu rester ainsi indéfiniment, si un rugissement n'avait pas brusquement retentit à travers tout le couloir, provoquant un écho qui se répéta plusieurs fois et sembla durer une éternité. Ce bref son, qui n'avait rien d'humain ou d'animal, fit sursauter Naruto, qui sembla enfin revenir à la réalité. Prenant enfin pleinement conscience de ce qui l'entourait, il fut alors pris d'un brusque accès de panique. Ou était-il ? Cet endroit lui était étrangement familier, sans qu'il en comprit la raison, et dégageait une sorte de nostalgie empreinte de tristesse et de haine. Le blondinet sembla alors prendre conscience de la respiration qu'il entendait dans les ténèbres. Prenant ses jambes à son cou, il partit dans la direction opposée. Le clapotement de ses pas au contact de l'eau résonnait lugubrement, dans ce couloir sans fin. Lentement, bien que le décor ne changea pas, la lumière se fit de plus en plus vive. Sa panique s'estompa quelque peu.

Naruto, continuant de courir: ''J'ai peur ! Je ne sais pas ou je suis, mais je veux sortir de cet endroit...''

Comme réagissant à ses pensées, le couloir s'illumina brutalement d'une lueur blanche aveuglante. Le corps de Naruto lui sembla subitement plus lourd. Ouvrant les yeux au prix d'un effort de volonté considérable, le blondinet vit un plafond blanc devant lui. Plus de tuyau, ni d'eau. Et d'après sa courte observation, le petit Uzumaki avait déduit qu'il était allongé sur le dos. Il ne se rappelait pas être tombé. Pivotant difficilement la tête sur le coté, il remarqua les barreaux blancs, ainsi que le matelas sur lequel il était. Il lui fut alors évident qu'il était à l'hôpital. Mais... Et ce couloir pleins de tuyaux partout ? Réfléchissant, Naruto commença à remarquer que sa perception de la réalité y était différente. Il ne se l'expliquait pas, mais il savait, d'une façon ou d'une autre, que c'était la manifestation de son esprit. Cette conclusion ne lui plut pas. Il y faisait beaucoup trop sombre et humide à son goût. Et l'atmosphère y était... Oppressante ! Oui, c'était le mot. Le blondinet n'était pas sur de comprendre pourquoi il se sentait aussi mal à l'aise dans son propre esprit. Il émit l'hypothèse, pour se rassurer, que c'était parce qu'il avait été inconscient, après la raclée qu'il s'était pris.

Un bip régulier lui fit lever les yeux. Cela provenait d'un appareil qui mesurait son rythme cardiaque. Le bip accéléra un court moment, avant de reprendre un rythme plus mesuré. Peu de temps après, une infirmière, sans doute alertée par les fluctuations enregistrées et transmises jusqu'à son bureau, entra en vitesse. Voyant deux yeux bleus se poser sur elle, elle poussa un cri de panique et s'enfuit en courant. Naruto esquissa un faible sourire. Il faisait crier les gens de peur, à présent. C'était nouveau. Jusque là, il n'avait eu droit qu'à des hurlements de haines, ou de colère. Le blondinet tenta de se redresser, sans succès. Avisant un compte-goutte, il en déduisit que c'était un effet secondaire d'un quelconque médicaments.

Regardant par l'unique fenêtre de la chambre, Naruto vit que le soleil était couché. Peut-être devrait-il l'imiter. Mais il ne voulait pas. Au contraire, il se sentait étrangement alerte, comme s'il s'était réveillé d'un long somme. Et l'hôpital ne faisait pas vraiment partie de ses lieux préféré au village. Il n'avait qu'une seule envie, s'enfuir en courant, mais en était incapable. Il aurait pu appelé quelqu'un à l'aide, mais vu l'heure, et le comportement des gens à son égard, il préféra s'en abstenir. Il resta donc allongé, véritable pile humaine qu'il était, à attendre que quelqu'un se décidât à venir le voir, ce qui pouvait prendre longtemps. Pourtant, à peine une vingtaine de minutes plus tard, quelqu'un toqua discrètement à la porte.

Naruto, amusé par cette attention: Entrez !

La porte s'ouvrit, révélant le sandaime.

Naruto, souriant à pleine dents: Jiji-sama !

Hiruzen, souriant légèrement et visiblement soulagé: Naruto. Je craignais que tu ne te réveilles jamais.

Naruto, ne comprenant pas: Comment ça ?

Hiruzen, la mine sombre: Après ton passage à tabac, tu es resté dans le coma pendant plus de deux semaines. Les médecins affirmaient que tu pouvais ne jamais te réveiller. ''Et une part d'eux espérait sans doute que ce soit le cas.''

Naruto, rayonnant: Bah, tu me connais, jiji-sama. Une bonne nuit de sommeil et je suis d'aplomb. Bon, là c'était une nuit de quatorze jours, mais au moins, ça explique pourquoi j'ai autant envie de bouger.

Hiruzen, sentant que l'heure de la révélation approchait: Écoute, Naruto...

Naruto, lui coupant involontairement la parole et souriant: Au fait, jiji-sama, je ne sais pas quel médicament vous avez utilisé pour me faire tenir tranquille cette fois, mais il est super efficace. Je n'arrive pas du tout à bouger mes bras ni mes jambes. Mais j'aimerais vraiment que ça s'arrête, alors si tu pouvais demander aux médecins de cesser le traitement pour que je puisse rentrer, ça me serait d'un grand secours.

Hiruzen, comme poignardé au cœur par la bonne humeur du blond: A ce sujet... Je crains malheureusement que ce ne soit pas possible. Ton état actuel n'est pas dû à un médicament.

Naruto, réfléchissant: J'ai été drogué ?

Hiruzen, sentant sa conviction s'ébranler: Ce n'est pas ça non plus, Naruto.

Naruto, cessant de sourire: Qu'est-ce que c'est dans ce cas ? Quel est le problème ?

Hiruzen se retint de pousser un soupir. Ce n'était vraiment pas le moment. Il tenta d'imaginer différents scénarios pour lui expliquer. Mais, comme depuis deux semaines, il ne trouva rien. Décidant qu'il ne pouvait décemment pas prendre plus de temps pour répondre, il finit par se décider.

Hiruzen, avec lenteur: Alors voilà... Naruto, lorsque tu t'es fait agresser, ta moelle épinière a été touché. Tu souffres désormais d'une tétraplégie complète.

Naruto, ne comprenant pas les termes utilisé: Ce qui veut dire ?

Hiruzen, après s'être mordillé la lèvre inférieure pour chercher les mots justes: Cela signifie qu'en dehors de ta tête, tu n'es plus capable de bouger ton corps par toi-même.

Naruto, mortifié: Et... Dans combien de temps serais-je guéri ?

Hiruzen, avec fatalité et le visage sombre: Jamais.

Inutile de lui préciser qu'il n'existait aucun traitement, si cela n'avait pas été le cas, il serait déjà sur pied. Hiruzen attendit avec angoisse une réaction de la part du blondinet. Il se contentait de contempler le plafond, le regard vide. Sa respiration n'avait pas varié et on rythme cardiaque ne s'était pas emballé. Il semblait ne pas réagir à la nouvelle. Pour le sandaime, c'était presque pire que de se faire hurler dessus. Finalement, le vieil homme entendit Naruto déglutir.

Naruto, fermant les yeux: Jiji-sama, je veux être seul, s'il te plait.

Hiruzen, peiné mais compréhensif: Naruto...

Naruto, tournant brusquement la tête pour le regarder dans les yeux: VA-T-EN !

Les yeux de Naruto étaient désormais rouge vif, et leur pupille, fendue verticalement. Hiruzen n'eut aucune difficulté à reconnaître ce regard. C'était celui du Kyubi. Les pulsations cardiaques de Naruto s'envolèrent, les bips résonnèrent à une vitesse effrénée dans la chambre. Le sandaime comprit soudain son erreur. Cette révélation l'avait affecté. Beaucoup. Il avait juste voulu être seul au moment de craquer. Et Hiruzen n'avait pas été capable de lire ces signes. Ne désirant pas aggraver la situation, il se leva et quitta la pièce, sans souhaiter une bonne nuit au blondinet. Ça n'aurait pas seulement été inutile, ça aurait été impoli, presque vulgaire. Pour Naruto, il s'agissait probablement de la pire nuit de sa vie. Lorsque la porte se referma, le petit Uzumaki ferma les yeux et laissa les larmes couler le long de ses joues. Il ne sanglota pas, allant jusqu'à se mordre la lèvre inférieur jusqu'au sang pour ne pas entendre le son de sa propre voix. Il ne voulait pas entendre ses pleurs, pas alors qu'il était au plus mal.

La nuit passa ainsi. Au petit matin, les larmes de Naruto s'étaient taries, ses joues avaient séché, comme le sang qui avait coulé le long de son menton. Il n'y avait même pas la moindre trace de plaies sur sa lèvre inférieure. Elles avaient déjà disparues, comme toujours. Un médecin entra vers dix heures dans sa chambre avec une évidente réticence. Il apportait un fauteuil roulant avec lui. Naruto comprit aussitôt pourquoi l'homme ne voulait pas être là. Il devait installer le blondinet dans l'engin, ce qui signifiait toucher le démon. En dehors de ses agresseurs, presque personne n'avait le courage, ou la folie d'après l'opinion publique, d'entrer en contact direct avec lui. L'Uzumaki posa son regard sur le médecin, qui frissonna. Pourtant, ses yeux avaient repris une couleur azur, et ses pupilles étaient rondes. L'homme hésita longuement, puis, après s'y être repris à plusieurs fois, finit par installer Naruto dans le fauteuil roulant. Le blondinet retint un ricanement mauvais. Pour avancer, il allait devoir faire rouler les roues. Et de ce simple geste de la main, il en était désormais incapable. Condamner à dépendre des autres. Pour quelqu'un qui n'avait jamais aspiré à autre chose qu'à disparaître, il était servit. Même les vêtements orange ne semblaient pas aussi voyants que ce fauteuil. Pour lui, c'était comme avoir une cible accrochée autour du cou qui annonçait: ''Je suis sans défense ! Venez tentez votre chance de m'achever !''

C'était vraiment déplaisant. Penser qu'il devait dépendre de ce village qu'il haïssait pour vivre. Non, pour survivre. Une seconde ! Qu'il haïssait ? Depuis quand ? Après seulement quelques minutes de réflexion, Naruto découvrit qu'il éprouvait une rancune tenace envers Konohagakure no sato. Ce n'était pas vraiment de la haine, mais c'était tout aussi fort. Elle était enfouie au plus profond de lui, en partie à cause du fait que le sandaime était comme un grand-père pour lui, mais elle était belle et bien présente. Tandis que le médecin sanglait le blondinet au fauteuil pour l'empêcher de tomber, pas que cela l'aurait dérangé mais il aurait du le remettre ensuite sur le fauteuil ce qui signifiait le toucher encore, ce dernier songeait à ce qu'il allait devenir à présent. A vrai dire, il n'en avait aucune idée. Quelle genre de vie pouvait bien avoir un... Quoi déjà ? Tétar... Téra... Ah oui ! Tétrapanique, à moins que ce ne fut autre chose... Enfin bref, Naruto n'avait qu'une seule ambition dans la vie: être indépendant. Le destin avait décidément un sens de l'humour sacrément tordu, pour lui imposer l'exact opposé.

Lorsqu'enfin il reprit conscience de ce qui l'entourait, Naruto remarqua qu'il avait été reconduit à l'orphelinat. Visiblement, l'hôpital ne voulait pas s'embarrasser de l'Uzumaki plus que nécessaire. Cela tombait bien, car c'était réciproque. Le médecin s'en alla après avoir expliqué comment s'occuper d'un tétraplégique. Voilà, c'était le mot que Naruto cherchait plus tôt: tétraplégique ! La gérante de l'hôpital lui jeta un regard hostile avant de s'en aller en lui tournant le dos. Le blondinet soupira, car sa vie venait de sensiblement se compliquer. Personne ne voulait de lui et lui même ne voulait de l'aide de personne. Mais d'une façon ou d'une autre, le village et lui allaient être obligés de mettre leurs sentiments de coté pour trouver un terrain d'entente. Avec la plus mauvaise volonté du monde d'un coté comme de l'autre.

Personne ne s'occupa de Naruto de la journée, excepté lors des repas. Même durant ce bref moment de torture, l'interaction entre l'Uzumaki et celui, ou celle, qui le nourrissait se résumait au strict minimum. Ce qui était déjà trop selon le personnel de l'orphelinat. Le pire fut lorsqu'il du aller se coucher. La directrice de l'hôpital débattit longuement avec le personnel pour savoir s'il devait dormir dans son fauteuil, ou s'il fallait tirer au sort celui qui l'allongerait dans son lit. Lorsque ''Hokage-sama'' fut prononcé dans la conversation, ce fut la seconde option qui fut choisit. Personne ne voulait d'ennuis avec le sandaime. Selon eux, le démon de Konoha n'en valait pas la peine. Bien sur, cela avait été dit hors de porté des oreilles de Naruto et des autres enfants, mais l'ouïe du blondinet s'était amplifiée depuis son réveil, si bien qu'il comprit le plus gros de la conversation.

La personne désignée pour coucher l'Uzumaki jeta un regard noir à ce dernier avant de l'installer le plus vite possible dans son lit, comme si un contact prolongé allait le maudire, ou quelque chose comme ça. Naruto ne se gêna pas pour fixer intensément son assistant personnel, à tel point que s'il avait pu, il se serait sauvé en hurlant de peur. Ce n'était pas affiché sur le visage de l'homme, toujours hostile, mais le blondinet le savait, le sentait. Chaque action transpirait la peur et l'Uzumaki se surprit à apprécier de provoquer une telle émotion à ses opposants. C'était peut-être malsain de penser ainsi, mais c'était l'un des derniers réconforts qu'il pouvait avoir.

Et soudainement, ce fut comme une révélation ! Naruto sut ce qu'il ferait désormais. Le village de Konohagakure no sato lui avait pourrit la vie pendant quatre ans. Le blondinet décida de faire exactement la même chose. Eux ne supportaient pas sa présence, alors il la leur imposerait. Ils ne voulaient pas l'entendre, alors ils n'entendront que lui. Ils le considéraient comme un démon, alors il agirait comme tel...


Cela faisait un mois depuis que Naruto était sortit du coma, mais pour lui, chaque jour semblait durer un an. Lui qui était autrefois légèrement hyperactif, il était désormais d'un calme olympien. Rien ne semblait pouvoir le perturber. De toute façon, personne à l'orphelinat n'aurait prit un tel risque. Certes, à première vue, le blondinet semblait inoffensif, et physiquement il l'était, mais au cours de ce seul mois, il avait appris à user d'un autre talent, bien plus redoutable. Incapable de bouger par lui-même, il avait rapidement compensé son manque de physique par un mental redoutable. Sa langue était désormais plus acérée qu'une lame de rasoir. Le personnel de l'orphelinat n'osait plus lui faire de reproche, ni même le regarder de travers, de peur d'être brisé. Car par ses seules paroles, Naruto était parvenu à faire démissionner plus de cinq personnes.

La directrice de l'orphelinat s'était plusieurs fois plainte à l'hokage, mais malgré tout, celui-ci n'avait rien voulut entendre. Pire, il avait donné l'ordre de l'accompagner à la bibliothèque, aux bains publiques ou à l'endroit de son choix, s'il venait à le réclamer. Et le blondinet prenait un malin plaisir à les emmener promener n'importe ou dans le village. Toutefois, il y avait un endroit qu'il affectionnait particulièrement. C'était le seul lieu ou le personnel de l'orphelinat savait qu'ils ne risquaient rien. Il s'agissait de la bibliothèque. Naruto considérait cet endroit comme sacré, si bien qu'il ne troublait jamais la tranquillité qui y régnait. Aussi longtemps qu'on lui tournait les pages des livres qu'il lisait, il se montrait satisfait. Généralement, après avoir cultivé son esprit, il restait calme pour le reste de la journée.

Un autre lieu qu'il appréciait était un petit restaurant sans prétention, situé au cœur de Konohagakure no sato. Il s'agissait d'un stand de ramens tenu par un vieil homme, Ichiraku Teuchi et sa fille Ichiraku Ayame. En dehors du seul fait de manger les ramens qu'on lui servait, Naruto appréciait que les propriétaires ne fussent pas hostiles avec lui. Ayame était une jeune femme qui poussait sa gentillesse jusqu'à s'occuper elle-même de l'Uzumaki lorsqu'il se présentait à son restaurant. Le blondinet appréciait cette petite attention, d'autant plus qu'elle était de bonne compagnie et ne se gênait pas pour parler franchement. Naruto se sentait apaisé, loin des mauvaises vibrations de l'orphelinat. Mais toutes les bonnes choses ayant une fin, le blondinet devait tôt ou tard rentrer ce coucher.

Ce jour là, Naruto était assis sur son fauteuil roulant, qui était lui-même placé dans le jardin de l'orphelinat. Cette fois-ci, le blondinet se contentait d'apprécier la sensation du vent sur son visage. Un craquement retentit derrière lui. La mâchoire de Naruto se crispa. Ce n'était pas un orphelin, ni même un membre du personnel. Incapable de se retourner de lui-même, il se résolut à poser une question qu'il détestait, car elle prouvait sa faiblesse.

Naruto, méfiant: Qui est là ?

Inconnu: ...

Naruto, passablement énervé: Montre-toi, je sais que tu es là.

Inconnu: Nya !

Un chat marron apparut alors dans le champ de vision de Naruto. A son oreille droite était accroché un nœud papillon rouge. Tous deux se regardèrent avec méfiance. Le blondinet sentait que le petit animal appréciait relativement peu les présences humaines. À l'inverse, le chat dû sentir que l'Uzumaki ne lui ferait rien, car ils se détendirent. Le poil marron du chat diminua de volume, tandis que Naruto ferma les yeux. S'il n'y avait pas de menace, il pouvait reprendre tranquillement son bain de soleil.

Le chat: Nya !

Naruto, ouvrant les yeux: Tiens, neko-san. Je ne t'ai pas sentit t'installer sur mes genoux. ''Comment le pourrais-je ? Je ne sens plus rien...''

Le chat, roulé en boule et baillant: Nyaaaaa !

Naruto, souriant: Tu as raison. Je ferais bien une petite sieste, moi aussi.

Le chat, confortablement installé sur Naruto, se mit à ronronner. Le sourire du blondinet s'élargit, tandis qu'il ferma les yeux à nouveau. Ils restèrent ainsi pendant plusieurs minutes, appréciant le calme qui régnait. Puis, brusquement, Neko-san bondit sur ses pattes en feulant, avant de tenter de fuir à toute vitesse. Il fut malheureusement rattrapé en pleine action par deux garçons et une fille, d'une douzaine d'années.

Garçon 1, parlant à son oreillette: On l'a attrapé !

Garçon 2, parlant à son oreillette: Oui, je confirme. Il s'agit bien de Tora-chan. Son nœud à l'oreille l'atteste.

Fille, à ses deux compagnons: Bon, je vous laisse le porter. Il est absolument hors de question que je touche à cette boule de poils.

Garçon 2, griffé au sang: Oh si, tu vas prendre ce chat de malheur ! J'en ai marre de me faire hacher menu par cette horreur sur patte. C'est déjà la sixième fois qu'on fait cette mission et tu ne l'as jamais touché. Donc, soit tu le prend, soit tu touches pas ta part pour cette mission.

Fille, râlant: Bon, c'est bon. Je le prends, mais que ça ne devienne pas une habitude. D'ailleurs, on a un peu trop pris l'habitude de faire cette mission. On devrait en dire un mot à notre sensei.

Garçon 1, approuvant: Tout à fait d'accord.

Fille, jetant un regard à Naruto: Ceci dit, depuis le temps qu'on a cette mission, c'est la première fois que je vois Tora s'approcher autant d'un humain.

Garçon 2, suivant le regard de son équipière: Ah, il paraît que cet enfant est un cas à part. Selon ce que j'ai entendu des adultes, il serait l'incarnation du démon, ou un truc comme ça. J'y crois pas vraiment, mais s'il est capable d'approcher impunément un monstre comme Tora, il doit posséder une certaine animalité.

Les trois enfants s'en allèrent en traînant le chat avec eux, sous le regard perçant de Naruto. La conversation avait révélé certaines informations intéressantes. La première, c'était qu'ils étaient des shinobis. Les mentions de paye et de sensei révélaient cet état de fait. Le blondinet avait lu à la bibliothèque que les moins gradés, les genins, se déplaçaient par trios de deux garçons et d'une fille. Les trois étaient sous la responsabilité d'un ninja plus expérimenté, de rang juunin, le fameux sensei. Naruto avait également compris que le chat se nommait Tora. L'utilisation du suffixe chan indiquait qu'il s'agissait d'une femelle. Apparemment, Tora-chan semblait être le sujet d'une mission récurrente. Ce qui le perturbait le plus, c'était le fait qu'il était le seul à être approché sans crainte par ce chat. Pas que cela lui déplut. Il était juste surpris, car d'ordinaire, on cherchait plutôt à l'éviter. Poussant un soupir, il tenta de reprendre le cours de son activité, sans grand succès.


Dans son bureau, Hiruzen fumait sa pipe. La journée avait été relativement calme. Les missions s'étaient déroulées en douceur. Le sandaime regardait à présent son pire ennemi droit dans les yeux, pour ainsi dire. Celui-ci restait immobile et provocateur. Sa seule présence incommodait le vieil homme, mais il faisait de grands efforts pour ne pas le montrer. Il ne voulait pas lui faire face dans l'immédiat, car c'était toujours un combat de longue haleine et il n'en sortait jamais vainqueur. Hiruzen détourna finalement son regard de la montagne de paperasse qui le narguait de par sa hauteur lorsque quelqu'un frappa à la porte.

Hiruzen: Entrez !

Aussitôt, la porte s'ouvrit, laissant entrer une équipe de genins ainsi que leur sensei. Les trois enfants avaient le visage et les mains griffés. Quelques brindilles et feuilles mortes parsemaient leur chevelure. A l'inverse, le juunin était des plus présentable.

Juunin, d'un ton nonchalant: Mission accomplie ! Tora-chan a été rendue à sa maîtresse en pleine forme.

Hiruzen, souriant: Bien. Au vu de l'heure, je ne vous confierais pas d'autres missions. Revenez demain matin, pour en recevoir...

A ce moment là, la porte du bureau s'ouvrit à la volée, laissant entrer une dame de bonne corpulence. Vêtue d'un kimono de haute couture, elle portait une bague ornée d'une pierre précieuse différente à chaque doigt. En bref, tout chez elle indiquait la noblesse de son rang. Elle semblait paniquée.

Femme, affolée: Au secours ! Tora-chan s'est enfuie. Il faut la retrouver au plus vite !

Hiruzen, retenant un éclat de rire: Allons, madame Shijimi, vous savez qu'à cette heure de la journée, nous n'acceptions plus de demandes. Ne vous inquiétez pas, dès demain, je mettrais une équipe de genins à sa recherche, avec le tarif habituel. ''Il faut dire que ce chat s'enfuit presque une fois par jour. Je devrais peut-être envisager de créer un abonnement spécial pour ce genre de cas de figure...''

Madame Shijimi, guère rassurée: Mais Tora-chan est si fragile... Il risque de lui arriver malheur si on ne la retrouve pas rapidement.

Les genins, ironiques: ''Fragile ? Ce chat ? Il est plus résistant que nous. Il n'a rien à envier aux shinobis question vitesse et esquive...''

Hiruzen, apaisant: Allons, allons. Toutes les entrées de Konoha sont fermées, à cette heure-ci. Tora-chan ne pourra pas quitter le village avant demain matin. Il ne lui arrivera rien, soyez sans crainte.

Madame Shijimi, sceptique: Si vous le dites... Je serais de retour demain matin à la première heure.

Hiruzen, amusé: ''Je n'en doute pas. C'est ce que vous faites chaque fois.''

Madame Shijimi finit par s'en aller, laissant les trois genins, le juunin et le Hokage entre eux. Le sandaime eut un sourire qui fit frissonner les enfants.

Hiruzen, le regard brillant: Je disais donc, demain matin, vous aurez comme première mission de retrouver Tora-chan.

Garçon 1, s'énervant: Ah non ! On a passé trois heures à lui courir après aujourd'hui. Si on avait pas croisé l'autre blondinet, on y serait encore à l'heure actuelle.

Hiruzen, fronçant les sourcils: quel blondinet ?

Garçon 2: Celui qui est en fauteuil roulant, à l'orphelinat.

Hiruzen, surpris: Naruto ? Qu'a-t-il fait ?

Garçon 1: Pas grand chose en fait. On ne l'a pas vu bouger une seule fois...

Hiruzen, sombrement: ''Logique, il ne peut pas.''

Fille, coupant la parole à son coéquipier: En fait, Tora s'est installé de son plein gré sur ses genoux. Jusqu'à ce qu'on se fasse remarquer par le chat, ils avaient l'air de bien s'entendre. Si les deux ne s'étaient pas croisés, on serait encore en train de courir après cette boule de poils.

Hiruzen, pensif: '' Ça me donne une idée...'' Bon, je suppose que je peux donner la mission de Tora-chan à une autre équipe de genins. Ils s'en feront une joie...

Les genins, ironiques: ''Oui, certainement !''

Hiruzen: Ce sera tout, vous pouvez disposer.

Le juunin et ses genins: Haï, hokage-sama !

Aussitôt, le bureau se vida, ne laissant que le sandaime assis à sa place. Le vieil homme était plongé dans ses pensées. Tirant sur sa pipe, il réfléchissait à la portée que pouvait avoir certains points de la conversation qu'il venait de terminer. Comme à son habitude, Tora s'était enfuie, laissant à l'hokage le soin d'organiser une mission de recherche. Mais, pour la première fois, le chat avait sympathisé avec un homme. Et pas n'importe lequel: Uzumaki Naruto, rien que ça. Hiruzen ne savat pas comment le blondinet s'y était pris, mais cela lui avait permis d'établir une relation entre les deux. Tous deux fuyaient le village: l'un physiquement, l'autre mentalement. Ainsi, le sandaime se dit qu'il devait être possible de régler ces deux problèmes de façon similaire. Pour Tora, il s'agissait d'une mission de recherche. Pour Naruto, l'idée fonctionnait de la même manière. De rang D, une équipe de genins aurait pour objectif de s'occuper du blondinet pendant une journée. L'idée avait un triple avantage. Le premier: l'Uzumaki ne serait plus jamais seul. Le second, le village apprendrait à le connaître, ce qui devrait réduire l'animosité entre eux. Le troisième: Le personnel de l'orphelinat cessera enfin de se plaindre.

Hiruzen hocha la tête. C'était décidé, il mettrait dès le lendemain une mission classée rang D, et dont l'objectif sera de s'occuper de Naruto pendant une journée. Tout se passerait bien. Pourtant, le sandaime ne pouvait s'empêcher d'avoir un mauvais pressentiment.


Et... C'est... Tout !

Je n'ai rien à dire de plus pour le moment.

Une rewiew ?