Cela faisait un moment, donc je m'excuse du retard.

J'ai totalement oublié la date.

En tout cas, je pense que ce chapitre vous plaira !


Chapitre 3: Un nouvel espoir

Naruto avait les yeux fermés. Ses sourcils et son front étaient froncés par la concentration. Comme d'ordinaire, il était assit sur son fauteuil roulant, élément faisant désormais partie de lui. Sanglé au niveau des poignets, des jambes, de la ceinture et du torse, il ne risquait pas de tomber, s'il venait à s'endormir. Quoi que, sans elles, il serait tombé au sol même en étant éveillé. C'était le gros inconvénient de la tétraplégie, il ne pouvait plus rien faire seul. Plus exactement, c'était le premier d'une longue liste et l'un des pires. L'Uzumaki, qui n'avait jamais demandé autre chose que son indépendance, avait été condamné huit mois plus tôt à l'exact opposé. Il ne pouvait plus se déplacer seul, ne pouvait pas manger par lui-même et ne pouvait même pas se gratter le nez quand et s'il le voulait. Beaucoup de choses s'étaient produites, depuis qu'on lui avait annoncé sa tétraplégie. Au début, il l'avait mal prit. Il en avait voulu au monde entier, sans pouvoir rien faire pour changer cela. Et puis, lentement, le temps passant, il avait finalement accepté sa condition. Il s'y était résigné. Il ne l'appréciait pas, mais ne pouvait faire autrement. Pendant un moment, il avait cru devenir fou. Et un jour, il avait découvert qu'il pouvait transférer sa folie à ceux qu'il n'appréciait pas. ''Transférer'' n'était pas le terme exact, décharger serait plus juste... Ses sens, affinés depuis sa tétraplégie, lui faisaient sentir les émotions de son entourage. Lorsque celles-ci se faisaient négatives à son encontre, il déchargeait sa frustration et sa folie sur leur propriétaire. De simples paroles, au début, légères, mais aussi affûtées qu'un kunaï. Cela l'avait aidé à faire la paix avec lui-même. D'une certaine façon, cela lui avait permis de s'accepter.

Et puis il y avait eu cet incident. Un groupuscule adorateur extrémiste et pseudo-religieux, à la gloire du yondaime, qui lui en voulait littéralement à mort, avait tenté de le tuer. Cela n'avait pas été la première fois. Chaque année, ils essayaient de façon plus ou moins discrète. Généralement, il y avait trois ou quatre tentatives par an, le temps de trouver une nouvelle idée. Ces essais étaient plutôt timides, comme s'ils craignaient une quelconque répercussion. Pourtant, il n'y avait pas de réelle raison à cela. Le sandaime hokage ne pouvait pas sanctionner quiconque s'en prenait à Naruto. Il aurait aimé pouvoir le faire, mais les doyens du conseil l'en empêchait, fortement soutenu par l'opinion publique. Alors que pouvaient craindre cette secte ? Leur victime, tout simplement. Ils avaient peur de représailles de sa part. C'était ridicule, car étant tétraplégique, Naruto ne pouvait pas faire de mal à une mouche. Malgré cela, ils se montraient extrêmement prudent, tout le long de l'année. Oh, ils n'hésitaient pas à l'insulter copieusement, comme tout le monde, lorsque l'occasion s'en présentait. Ils s'assuraient seulement que l'Uzumaki n'était pas dans les environs. La réputation de Naruto affirmant qu'il brisait l'esprit de ceux qui se confrontait à lui n'était plus à faire. C'était pour cela qu'ils étaient aussi prudent. Le ''démon'' restait dangereux, même handicapé. En réalité, étrangement, il n'y avait qu'un seul jour dans l'année ou cette peur disparaissait. Le dix octobre. Jour de la naissance de l'Uzumaki, et de mort du yondaime. Ce lien, qui unissait ces deux personnes, était mystique. La secte considérait que ce jour était sacré... Qu'ils étaient immunisés du danger. Comme si ce jour là, la puissance du démon était la plus faible, car symbolisant sa mortalité... Comme si ce jour là, le yondaime, depuis l'au delà, les protégeait de l'influence de l'obscurité... Si seulement ces personnes pouvaient comprendre qu'ils étaient eux-même plongés dans les ténèbres, qu'ils étaient un vecteur de haine. Les dix octobre, ils se sentaient tout puissant, immunisés contre les ''pouvoirs'' de Naruto, et tentaient de l'éliminer directement. Ils ne montraient jamais leur visage, pour le cas ou leur victime survivrait. Ce qu'elle faisait toujours... Mais cette fois, l'Uzumaki avait gardé des séquelles: sa tétraplégie. Cette preuve que le monstre n'était pas invulnérable les avaient enhardi. Ils s'étaient montrés plus sûr d'eux. Ils avaient alors tenté leur chance une nouvelle fois, quatre mois plus tôt. Alors que le blond se ''promenait'' en compagnie d'une personne en qui il avait une certaine confiance, pas totale mais suffisante, il s'était fait kidnappé. Cela n'avait pas prit longtemps, vu qu'il ne pouvait émettre aucune résistance. Et il avait été jeté dans un puits...

Et là, il avait découvert l'impensable. Alors qu'il avait plus ou moins accepté l'idée de mourir, il s'était réfugié dans son esprit. Il y avait fait une rencontre surprenante. Effrayante aurait dû était le terme le plus approprié, mais finalement non. Juste surprenante. Son esprit était habité. Oh, il lui était déjà arrivé de s'y rendre, mais jamais il n'avait rencontré qui que ce fut. Bon, ce n'était pas vraiment une personne, même si elle avait de la conversation. Ce n'était pas non plus un animal, en dépit de son épaisse fourrure. Et ce n'était certainement pas quelqu'un sur qui l'on pouvait compter, même s'il avait décidé d'aider Naruto. Il s'agissait du grand Kyubi no Yoko. Le plus grand, le plus puissant et le plus dangereux des neuf bijus. Et cette entité surpuissante était enfermée dans le corps de l'Uzumaki. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le blond n'avait pas eu peur de lui. Persuadé qu'il avait été de mourir, faire face posément et même faire preuve d'un peu d'arrogance ne lui avait pas posé trop de problèmes. Même après qu'il fut sauvé, Naruto avait continué de parler avec familiarité au démon-renard. À force de le côtoyer, le blondinet avait commencé à comprendre ses émotions. Principalement composé de haine, le Kyubi était toutefois également capable d'autres sentiments, mais tellement refoulés qu'il était impossible de savoir desquels il s'agissait. La seule chose que l'Uzumaki pouvait appréhender, c'était que le renard aux neuf queues appréciait son franc parler. Et... c'était à peu près tout ! A sa manière, Kyubi était d'une immense pureté, dans les ténèbres. L'opposé de ce qu'était Naruto à sa naissance. Tel le ying et le yang... Mais deux forces opposées ne pouvaient qu'être fascinées l'une par l'autre. Chacun cherchant ce qui lui manquait dans son contraire... Dans le but improbable de s'harmoniser. Quand noir et blanc se mélangent, petit à petit, fusionnant pour former des tons de gris. C'était ce qu'était actuellement Naruto. A la frontière entre lumière et ténèbres. Mais ce n'était pas l'influence du démon, car le sceau du yondaime l'en empêchait. C'était de sa propre volonté. Un choix personnel, le seul qu'il pouvait encore faire dans sa condition actuelle...

Kyubi n'était pas bavard, mais, parfois, était prit d'une brusque envie de dialoguer. Bon, ses paroles étaient entrecoupées de sarcasmes, d'insultes et d'autres choses complètement inutile, mais il révélait parfois, très rarement cependant, des informations utiles. Au cours des quatre mois ayant suivi cette première et étrange rencontre, Kyubi avait commencé à réfléchir à un moyen de protéger Naruto. L'Anbu qui s'en chargeait était certes efficace, mais depuis l'incident du puits, les doyens du conseil tentaient de restreindre ses actions. Les deux anciens ne voulaient qu'une chose: voir l'Uzumaki disparaître ou, en tout cas, pouvoir l'oublier. Malgré tout, ils avaient une conscience. Ils ne voulaient pas qu'un enfant souffre, même s'il s'agissait du démon. La secte, au contraire, voulait le voir se faire torturer, avant de finalement mourir. La torture était facile, pour eux... Tuer Naruto, en revanche, était beaucoup plus dur. Briser son corps et réduire ses os en poussière n'avait pas suffit à l'achever. Le noyer ne fonctionnait pas non plus, l'Anbu y veillait désormais. Il n'avait toutefois pas le droit de porter la main sur un civil et était donc obligé d'attendre que les sectaires finissent de martyriser Naruto pour l'emmener se faire soigner, ou alors d'intervenir avant qu'ils ne commencent... Mais la secte devenait de plus en plus hargneuse, car la souffrance physique n'atteignait plus Naruto. Ils cherchaient d'autres moyens de le faire souffrir, sans y parvenir... Revenons à Kyubi. En quatre mois il avait cherché un moyen de permettre au petit blondinet de se défendre par lui-même. D'après les regards qu'il lançait parfois lorsque les deux étaient seuls ensemble, il devait avoir trouvé quelque chose, mais ne disait rien... Pour l'instant du moins. Le démon avait toutefois fait une proposition généreuse, du point de son point de vue, au garçon. Cela s'était passé environ deux mois plus tôt...

Flash Back:

L'esprit de Naruto était calme. Les couloirs, sombres, étaient silencieux, fait inhabituel. Pour cause, Kyubi était tellement excité qu'il en avait retenu sa respiration. Devant sa cage, il observait intensément son hôte, en face de lui, avec une forme d'avidité dans le regard. Naruto, assis en tailleur à la surface de l'eau, se tenait légèrement penché en avant. Les coudes sur les genoux, il semblait surpris.

Naruto, avec incrédulité: Je dois avoir mal entendu... Pourrais-tu me répéter ce que tu viens de dire ?

Kyubi, avec agacement: Combien de fois vais-je encore devoir te le répéter ? La prochaine fois que ces insectes qui osent se qualifier d'humains tentent quelque chose contre toi, je propose de me sacrifier à ta place.

Naruto, sceptique: Je n'avais donc pas rêvé. Tu es en train de me dire que Sa Cruauté, le grand Kyubi no Yoko, se... laisserait malmener, par de simples humains ?

Kyubi, énervé par le sarcasme présent dans la voix de son hôte:Parfaitement, ça te pose un problème, morveux ?

Naruto, réfléchissant: Je me demande... Je me suis renseigné sur tes actes. S'il y a bien une chose que tu détestes, ce sont les humains. Je ne te vois vraiment pas à la place du martyr.

Kyubi, grognant:Si tu meurs, je meurs. Je suis plus résistant que toi. Ces insectes insignifiant ne pourrait rien me faire.

Naruto, toujours en pleine réflexion: Quand bien même... Tu ne me cacherais rien, par hasard ?

Kyubi, d'une voix plus grave et caverneuse à cause de la colère:Je n'ai pas de compte à rendre à un gamin. D'ailleurs, je ne te demande pas ton avis. Tu me donne ta place, un point c'est tout.

Naruto, levant un sourcil amusé: Tu m'ordonnes de te laisser te faire massacrer à ma place ?

Kyubi, sur un ton sans réplique: Oui !

Naruto, qui répliqua malgré tout: Je ne te comprends vraiment pas... A cause de ma tétraplégie, je ne sentirais rien, de toute façon.

Kyubi:...

Naruto, pris d'une illumination: Attends une seconde ! Je me doutais bien que c'était louche. À cause de ma tétraplégie, me faire massacrer ne me poserait pas de problème, puisque je ne sens rien en dessous du cou. Cette volonté de prendre ma place cache quelque chose.

Kyubi: ...

Naruto, fixant intensément le renard: Alors ?

Kyubi:...

Naruto défia le démon du regard, cherchant à comprendre l'intention cachée derrière cette si ''généreuse'' proposition. Depuis qu'il avait découvert la présence du Kyubi en lui, il avait fait des recherches à la bibliothèque, pour essayer de comprendre les motivations du démon. Il voulait cerner son mode de pensée, pour ne jamais être prit de court. Ce n'était pas facile, car le démon vivait depuis des millénaires, et il excellait dans la ruse et la sournoiserie. Pour créer des bains de sang aussi, cependant...

Naruto, comprenant enfin: Non...

Kyubi,grincheux:Quoi ?

Naruto, l'air sombre: c'est ça que tu voulais en fait... Tu voulais leur régler leur compte.

Kyubi, hargneux:Ouais ! Ça te pose un problème, peut-être ?

Naruto, encore plus sombre: Oui. Un gros...

Kyubi, avec incrédulité:Quoi ?

Naruto, d'une mauvaise humeur évidente: Je t'interdis de les toucher !

Kyubi, ne revenant pas de sa surprise:Tu les protèges ? Ces parasites indignent de respirer le même air que nous... Tu refuses que je les élimine ?

Naruto, le plus sérieusement du monde: Exactement !

Kyubi, sur le point de hurler:Toi...

Naruto, avec un sourire sadique: Ce sont mes proies. C'est à moi de les éliminer...

Kyubi, se permettant un rire inquiétant:Il semble que tu reprennes enfin goût à la vie.

Naruto, haussant un sourcil: Vraiment ? J'aurais plutôt dit que je côtoyais de plus en plus la mort...

Kyubi, avec philosophie:ce n'est qu'une question de point de vue.

Naruto, soupirant: Si tu le dis... Mais pour réaliser mon objectif, il me faut une arme... Quelque chose de redoutable ! Ça donne quoi de ton coté ?

Kyubi, avec un rictus songeur:Qui sait...

Naruto,les épaules affaissées: Ce n'est toujours pas au point, n'est-ce pas ?

Kyubi, acquiesçant:Pas encore... Et même lorsque ce sera le cas, je ne te confierais cette nouvelle arme que si tu le mérites.

Naruto, indifférent: Je m'en doutais...

Kyubi, tapant distraitement ses griffes contre le sol:Tu es encore trop faible pour que je te confie quelque chose de dangereux, et de toute façon, je n'en ai pas envie.

Naruto, se relevant: Mouais... Au fait, tu voulais tuer ces humains, tout à l'heure... Comment aurais-tu fais cela ?

Kyubi, plongeant son regard au plus profond de celui de son hôte:Je suis un être de pur chakra. Je peux le contrôler indépendamment de mon corps, lorsque j'adopte un forme physique. Et crois-moi, mon chakra est pire qu'un poison pour l'organisme humain.

Naruto, pas plus choqué que cela: Hum... Oui. Je suppose que c'est logique.

Kyubi, agacé:Je lui explique à quel point je suis dangereux, et pour unique réaction, il soupire...

Naruto, réfléchissant: Oh fait... Que voulais-tu dire par: Ces parasites indignent de respirer le même air que nous ?

Pour toute réponse, Kyubi éjecta Naruto de son esprit, l'obligeant à reprendre conscience...

Fin du Flash Back !

Ainsi, Naruto laissait le démon renard trouver un moyen de les protéger tous les deux, car l'Anbu qui le protégeait ne serait pas présent indéfiniment. De son coté, il cherchait quelque chose de totalement différent. Une sensation, pour être précis. C'était quelque chose qu'il avait perdu depuis huit mois: la sensation de son corps en mouvement. Tétraplégique qu'il était, cela n'aurait pas dû être possible. Pourtant, quatre mois plus tôt, il avait vu son index bouger. Il n'avait pourtant pas rêvé... Probablement. Les yeux toujours fermés, Naruto tentait de se rappeler des circonstances qui avaient accompagné cette découverte. Il avait parlé avec Kyubi pour la première fois, mais cela n'avait pas été le déclencheur, sinon cela se serait reproduit à chaque post-discussion avec le démon. Cela n'avait pas été le cas. On avait tenté de le noyer. Le danger de mort ? Non plus, car il y avait eu d'autres petits incidents depuis, sans déclencher en lui la moindre réaction. Son corps demeurait inerte. Et comme il était incapable de ressentir la moindre sensation sous la base du cou, essayer de retrouver ladite sensation était légèrement difficile... Mais l'Uzumaki ne désespérait pas, car il était persuadé qu'il s'y était mal pris, jusqu'à présent. Il continuait donc d'imaginer des théories, de les tester, pour finalement de passer à une autre lorsqu'il découvrait que ce n'était toujours pas la bonne. Plus d'une vingtaine avaient déjà été mises de coté... Il commençait à manquer d'imagination.

Rouvrant brusquement les yeux, Naruto grogna d'exaspération. Les enfants et le personnel de l'orphelinat se raidirent immédiatement, craignant d'avoir offensé l'Uzumaki d'une quelconque manière. Mais le blond ne se souciait pas d'eux, son regard était perdu dans le vide. Lentement, avec hésitation, chacun commença à reprendre ses activités, le plus discrètement possible. Le tétraplégique releva la tête, promenant ses yeux sur l'herbe du jardin dans lequel il avait été installé. Son regard s'arrêta une seconde sur chaque personne présente, provoquant chez chacun un frisson de peur. La raison de leur effroi: les iris d'un bleu glacé et les pupilles à moitié fendues verticalement de Naruto. Que ce fut les enfants ou les adultes, personne n'aimait voir ces yeux. C'était une peur profonde et primaire, issue de l'instinct de préservation, le même qui dit à la proie de s'enfuir lorsqu'elle se trouvait en face de son chasseur. L'Uzumaki trouva finalement ce qu'il cherchait. Il s'agissait d'un membre du personnel de orphelinat, chargé de s'occuper exclusivement du petit blondinet.

A la base, cette femme s'occupait de tous les enfants, comme le reste des adultes, mais certaines circonstances changèrent cela. Âgé d'une quarantaine d'années, elle avait été la plus courageuse, ou plutôt la moins trouillarde, depuis l'arrivée de Naruto presque cinq ans plus tôt. L'enfant en question avait été un tel sujet à débat, surtout après l'incident l'ayant rendu handicapé, que finalement, le personnel de l'orphelinat décida de jouer à la courte-paille qui devrait s'en occuper. Sept des douze personnes y travaillant avaient dû ''prendre soin'' de lui, une tache relativement peu compliquée, en soi. Le problème avait été que Naruto était parvenu, par de simples mots, à faire démissionner cinq d'entre eux. La quarantenaire avait été la dernière à avoir été tiré au sort. Comme tout le monde, elle se méfiait de l'enfant, en avait même peur, parfois. Mais il ne lui avait jamais fait de mal. Au contraire, il avait même fait un marché. Il lui avait proposé l'immunité, en échange de quoi elle devrait céder à ses caprices, quels qu'ils fussent. Au début, elle s'était méfiée, mais elle n'avait rien trouvé à redire à ses conditions. Après plusieurs jours de réflexions, elle avait finalement accepté. Ce choix fut la un changement radical dans ses rapports avec le reste du personnel. Ceux-ci commencèrent à dire dans son dos qu'elle avait vendu son âme au démon. La preuve en était qu'il semblait presque bien s'entendre avec elle. A cause de cela, elle n'avait plus été autorisé à s'approcher des autres enfants, de peur qu'ils fussent corrompus... Ridicule, évidemment, mais les craintes superstitieuses étaient tenaces. Ainsi donc, cette femme avait finit par n'avoir à s'occuper que de Naruto. Ce ne fut pas aussi épuisant que ce qu'elle avait d'abord imaginé. L'Uzumaki, en effet, ne la sollicitait que rarement, en dehors des périodes ordinaires de travail. A cela s'ajoutait qu'en plus de son salaire, elle recevait un petit bonus de la part du sandaime hokage lui-même. Autrement dit, elle s'en sortait royalement.

Avisant le signe de tête que lui fit Naruto, elle se leva et s'approcha pour savoir ce qu'il voulait. Il voulait simplement se coucher. Il était dix-huit heures, il n'avait pas mangé, et il demandait à se coucher... Étrange, mais pas inhabituel de sa part. Elle le reconduisit dans sa chambre, puis, avec l'habileté conféré par l'habitude, elle dessangla le blondinet de son fauteuil roulant et l'allongea sous sur son lit, avant de le recouvrir de ses couvertures et de le border. Après quoi, elle hésita un instant, puis décida que lui souhaiter bonne nuit était légèrement déplacé malgré tout, et s'en alla. Quelques secondes plus tard, Naruto se permit un soupir. Sa ''gardienne'' était gentille, mais il pouvait sentir qu'elle avait peur de lui, malgré tout. C'était le cas de presque tout le monde, à Konohagakure no sato. L'Uzumaki ne blâmait personne toutefois. Aussi longtemps qu'on ne s'en prenait pas physiquement à lui, il se fichait de ce que pouvait penser ces ignares. Surtout en ce moment, car il avait un problème qu'il jugeait plus important. Son envie presque désespérée de retrouver la motricité de son corps l'obsédait. Il n'en dormait presque plus la nuit, se réfugiant dans son esprit pour trouver un semblant de sérénité. Difficile, à propos, d'être parfaitement calme lorsqu'un démon grincheux, arrogant et égocentrique ne cessait de dire, ou hurler, des insanités sitôt que Naruto avait le malheur de poser son regard sur lui. La relation entre l'Uzumaki et le Kyubi était difficile à définir. D'un coté, il y avait la haine du renard, tandis que de l'autre il y avait l'indifférence du blond. Une chose qui étonnait franchement le démon, cependant, était que le jeune garçon n'avait jamais cherché à comprendre pourquoi l'entité la plus puissante du monde shinobi se trouvait enfermé dans son corps.

Comme tout le monde, l'orphelin avait entendu l'histoire disant que le yondaime avait sacrifié sa vie pour emporter avec lui le Kyubi. Il savait également que c'était faux, comme un certain nombre de shinobis. Le démon lui-même avait admis avoir été scellé dans Naruto. Pourtant, ce dernier ne s'était jamais interrogé sur le pourquoi. Il s'en fichait, tout simplement. Moche, cruel, injuste et partial ! Quatre mots si simples, mais qui définissaient parfaitement la philosophie du monde selon le point de vue de l'Uzumaki. Il ne cherchait pas plus loin. Il faisait avec, pour le moment. Lorsque le moment viendrait, il changerait cela, mais en attendant... Ce que Naruto appréciait lorsqu'il venait dans son esprit, plus que le calme, très relatif, qui y régnait, c'était son autonomie. Il pouvait bouger de lui-même, sans entrave. Et surtout, il était à l'abri du regard de son Anbu attitré. Certes, ce dernier était utile pour éloigner les civils, mais il se montrait très attentif, presque trop, aux actions du blondinet. Et le junchuriki détestait être surveillé dans ce seul but. S'il venait à recouvrer l'utilisation de son corps, l'Anbu le verrait très certainement. Or, Naruto ne voulait pas que le village caché de la feuille le découvre avant qu'il en ait terminé avec certains... désagréments, pour ainsi dire. Mais chaque chose en son temps. Il fallait d'abord qu'il trouve le moyen de la retrouver, cette motricité. Mais quelle action avait provoqué cette réaction ? Quelles circonstances avaient conduit à cet événement ? Il avait analysé de fond en comble son souvenir de ce moment, sans trouver la réponse. Ce qu'il ne savait pas, c'était qu'il ne pouvait pas trouver la réponse, car une personne ordinaire ne pouvait comprendre ce qui lui était arrivé à ce moment là. Mais personne ne lui avait dit qu'il ne pouvait pas le comprendre, aussi finit-il enfin par comprendre, aux première lueurs de l'aube, après presque quatre mois de recherche. C'était quelque chose qu'un civil, ou qu'un shinobi, ne pouvait concevoir. Une chose que seul un junchuriki particulièrement malchanceux aurait pu éventuellement imaginer. C'était la théorie de Naruto. Sa dernière. Le problème était qu'il ne pourrait pas la tester seul. Il s'approcha de la cage du Kyubi.

Kyubi, grincheux: Que veux-tu encore, morveux ?

Naruto, les yeux pétillants: Je veux vérifier quelque chose.

Kyubi, se redressant légèrement: Vérifier quoi ?

Naruto, avec une excitation difficilement contenue: Quelque chose que tu m'as dit un jour...

Kyubi, approchant un œil des barreaux de la cage: Je t'écoute, mais si tu me fais perdre mon temps, tu le regretteras !

Naruto, distraitement: Oui, oui...

Kyubi, avec une certaine exaspération: Alors ?

Naruto, rassemblant ses pensées: Et bien... Tu te souviens de ce que tu m'as raconté au sujet de ma tétraplégie ? Tu pourrais me le répéter ?

Kyubi, soudainement las: Oui... A cause de ton ''accident'' ton corps ne produit plus de chakra yang. De ce fait, tu tentes plus ou moins inconsciemment d'équilibrer ton flux de chakra, en aspirant le mien.

Naruto, réfléchissant toujours: Ce qui n'est possible que parce que tu es une entité de pur chakra yang, n'est-ce pas ?

Kyubi: Oui.

Naruto, hésitant: Donc, mon corps ne produit que du chakra yin ?

Kyubi, soudainement timide: C'est... plus compliqué que cela.

Naruto, surpris: Comment ça ?

Kyubi, avec réticence: Cela remonte au jour de ta naissance, et également à celui ou j'ai attaqué Konoha.

Naruto, souriant légèrement: Je ne t'en aurais pas empêché, personnellement.

Kyubi, continuant: Bref... Il faut que tu saches qu'avant d'être scellé en toi, j'ai été l'hôte d'une autre personne de Konoha, une femme pour être précis.

Naruto, se sentant à peine concerné: Vraiment ?

Kyubi, mal à l'aise de devoir en parler: Oui. J'ai été libéré par un homme du nom de Madara Uchiwa pour détruire Konoha. Oh, je l'aurais fait de toute façon, mais cette enflure m'a mit sous genjutsu pour m'y forcer.

Naruto, levant un sourcil: Quel rapport avec moi ?

Kyubi, sombrement: Tu étais présent, au moment de mon extraction du sceau qui me retenait. Logique, puisque cette femme était ta mère.

Naruto, manquant de s'étouffer: Qu-quoi ?

Kyubi, avec un rictus cruel: Oui, mon précédent jinchuriki était ta mère. Et elle était en train de te donner naissance au moment ou j'ai été libéré. Tu me suis toujours ?

Naruto, le regard brusquement assombri: Oui, mais je ne vois pas ou tu veux en venir.

Kyubi, son rictus s'agrandissant: J'y viens. A la base, je suis une entité composé de pur chakra yin et yang, en quantité égale. Avec le yin, je forme mon corps et avec le yang, je l'habite. Au moment ou j'ai été libéré du sceau qui me retenait, j'ai utilisé mon énergie spirituelle pour prendre mon apparence, celle d'un renard à neuf queues. Or, tu étais en train de naître au même moment, petit être si faible et si fragile.

Naruto, une veine battant furieusement à sa tempe: Abrège !

Kyubi, dans un rire sombre: Soit. Fils d'une jinchuriki, tu étais naturellement doté d'une quantité phénoménale de chakra, ma ''contribution'' a ton existence. Ce flux, stable et calme, chez un être primitif ordinaire, a été perturbé par ma libération. Un bébé est comme une éponge, il absorbe ce qui l'entoure. Or, ce qui t'entourait n'était autre que mon chakra yin qui reformait mon corps. Tu as littéralement baigné dedans lorsque tu es né. Ton chakra, alors déjà quatre fois supérieur à un shinobi de rang juunin, devint brusquement instable.

Naruto, surpris: Pourquoi ?

Kyubi, ricanant: Tu as absorbé mon chakra yin, sous sa forme la plus pure. L'équilibre entre ton chakra yin et ton chakra yang a été brisé. Ta quantité d'énergie spirituelle, déjà immense, a encore triplé, alors que ton énergie physique est resté inchangé. Tu es devenu comme une bombe ambulante, car ton chakra aurait put te faire exploser en essayant de se re-stabiliser. Si ton père ne m'avait pas scellé en toi, c'est probablement ce qui serait arrivé.

Naruto, figé: Mon... père ?

Kyubi, jubilant: Tu n'avais pas deviné ? C'est le yondaime.

Naruto, reniflant: En fait, je m'en fiche pas mal de qui sont mes parents. Surtout si ils sont responsable de ma condition.

Kyubi, approbateur: Bien dit. Les liens familiaux ne conduisent qu'à l'arrogance et à la complaisance. Les clans en sont la preuve vivante.

Naruto, grognant: Bon, on peut en finir avec cette histoire ?

Kyubi, approuvant d'un hochement de tête: Tout à fait. Je disais donc qu'en me scellant en toi, le yondaime a rééquilibré ton chakra. Trois fois plus de chakra yin que de yang, ce n'était qu'une goutte d'eau dans l'océan, comparé à ma propre quantité de chakra. Ma présence a stabilisé ton surplus.

Naruto, soupirant: Ce que tu me dis est intéressant, mais je ne vois pas le rapport avec ce que je t'ai demandé.

Kyubi, conservant difficilement sa patience: J'y viens. Cet événement aurait pu rester anodin, s'il n'y avait pas eu l'incident qui t'a rendu tétraplégique. Comme je te l'ai déjà dit, le corps produit du chakra yang, tandis que l'esprit produit du chakra yin. Mais à cause de ton handicap, tu as cessé de produire de l'énergie physique. Ton corps cherche donc à en récupérer en absorbant mon propre chakra yang. Cet état de symbiose entre nous deux a modifié la structure du sceau qui nous lie. Nous représentons deux parties d'un seul être. Toi, tu es le coté physique, et moi le coté spirituel. L'ironie est que je produit l'énergie physique, et toi l'énergie spirituelle. Et comme nos essences ont commencé à fusionner, nous devenons complémentaire à un niveau presque cellulaire. Ça me fait horreur ! A cause de cela, tu es donc forcé de produire du chakra yin, en quantité plus grande que ta quantité d'origine.

Naruto, sceptique: Tu veux dire que mon chakra yin, douze fois supérieur à la normale, va continuer d'augmenter ?

Kyubi, approuvant: Oui. Et cela continuera jusqu'à ce qu'il égalise mon chakra yang.

Naruto, songeur: Je comprends mieux.

Kyubi, dans un grognement: Alors, pourquoi voulais-tu savoir cela ?

Naruto, hésitant un court instant: En fait, j'ai peut-être enfin trouvé comment retrouvé ma motricité.

Kyubi, essayant de ne pas se montrer curieux: Et ?

Naruto, soupirant: Ce que tu m'as annoncé a plus ou moins confirmé mon hypothèse. Elle est un peu tiré par les cheveux, pour ne pas dire carrément loufoque, mais pourrait marcher...

Kyubi, grognant d'un air amusé: Vraiment ?

Naruto, acquiesçant: Oui, vraiment. Pour pouvoir à nouveau bouger mon corps par moi-même, je dois me servir du chakra, à la manière des marionnettistes. Le problème était...

Kyubi, complétant: Le problème était que ton corps ne produit que du chakra yin. Or, le chakra dont tu me parles es l'association du chakra yin et du chakra yang.

Naruto, grimaçant: Voilà.

Kyubi, révélant un sourire carnassier: Donc, tu as besoin de moi ?

Naruto, grimaçant un peu plus: Oui...

Kyubi, reprenant son sérieux: Très bien.

Naruto, réellement surpris: Tu acceptes ?

Kyubi, avec un sourire sadique: Oui., mais ce ne sera pas gratuit, tu t'en doutes...

Naruto, avec hésitation: Et... Tu veux... Quoi ?

Kyubi, songeur: Ce que je veux... Du changement. Cette cage m'horripile. Je veux un accès direct au reste du monde. Je veux voir ce que tu vois, entendre ce que tu entends, sentir ce que tu sens ce que tu sens et goûter ce que tu goutes.

Naruto: Ok.

Kyubi, surpris: Tu acceptes si simplement ?

Naruto, haussant les épaules: Je n'ai aucune raison de refuser. Si tu veux, on peut même échanger nos places de temps en temps.

Kyubi, complètement figé: Tu ferais ça ?

Naruto, sans hésitation: Pourquoi pas ? On doit s'entre-aider pour survivre. Autant que chacun y mette du sien et y prenne plaisir, tu ne crois pas ?

Kyubi: ...

Naruto: Alors ?

Kyubi: Très bien morveux. Établissons un contrat. Posa ta main sur le sceau.

Naruto s'exécuta. Le Kyubi posa une griffe de l'autre coté de la cage. Mû d'une volonté propre, une aura de chakra noir-bleuté, représentant le yin, s'échappa de la paume de l'Uzumaki, tandis qu'une aura de chakra blanc-bleuté, symbolisant le yang, illumina la griffe du renard. Les deux énergies se rencontrèrent et fusionnèrent, prenant une couleur bleu unie. Il y eut un flash. Naruto et le Kyubi purent voir que le sceau emprisonnant le démon-renard avait changé. Évoluer, serait plus correct. Le démon émit un rire satisfait.

Kyubi, avec bonne humeur: Voilà. A partir de maintenant, je t'offrirais gratuitement mon chakra yang, en échange de quoi je possède désormais un libre-accès à tes sens. Je peux également communiquer mentalement avec toi, si l'envie m'en prends, sans attendre que tu sois dans ton esprit. Si de ton coté tu tiens parole et que tu me laisses ta place de temps en temps, je te fournirais l'arme que tu m'as demandé, dès qu'elle sera prête. A l'inverse, lorsque je serais aux commandes, tu bénéficieras des mêmes avantages que moi par rapport à nos positions d'origine.

Naruto, se permettant un sourire: Cool, enfin je crois. Il ne reste plus qu'une chose à faire: vérifier ma théorie... Mais avec cet Anbu qui me surveille d'un peu trop près, essayer ma théorie, surtout si elle est juste, ce serait révéler notre secret. Et je n'en ai pas du tout envie.

Kyubi, approuvant: Je le surveillerais pour toi. Je connais un peu le fonctionnement des Anbus, et je sais qu'ils font le rapport à un rythme régulier. Vu que la surveillance de celui-ci est au sein du village, la fréquence devrait être d'un par jour. Et il doit bien dormir à un moment donné... Sitôt qu'il sera partit, tu pourras tester ta théorie.

Naruto, souriant: Merci Kyu-chan.

Kyubi, s'étranglant d'indignation: chan ? Kyu-chan ? Espèce de... de sale morveux !

Naruto, espiègle: Désolé, Kyu-chan, mais comme je ne connais pas ton nom, je vais t'appeler comme ça.

Kyubi, encore en colère, mais soudainement songeur: C'est la première fois que quelqu'un remarque ce détail. Tout le monde m'appelle Kyubi, ou le Kyubi, sans chercher plus loin...

Naruto, ironique: Cela n'a certainement rien à voir avec le fait que tu élimines quiconque s'approche de toi.

Kyubi, avec un regard assassin, prouvant les dire de Naruto: Peu importe. Sache que mon nom est Kurama.

Naruto, réfléchissant: Kurama... Bien, ravi de te rencontrer, Kura-chan !

Kyubi(Kurama): Arrête avec la chan. Je suis pas une mignonne petite femelle ! Je suis un démon sanguinaire !

Naruto, joueur: Si tu veux... Kura-chan !

Naruto quitta alors son esprit, sans se soucier du hurlement de frustration. Du moins ne s'en soucia-t-il pas jusqu'au moment ou il se rappela que désormais le Kyubi, ou plutôt Kurama, pouvait communiquer mentalement avec lui, même hors des limites spirituelles. Ses oreilles sifflèrent un long moment... Mais ce nouveau jour avait été une expérience singulière, autant pour le démon renard que pour l'Uzumaki. En effet, le kitsune prenait vraiment plaisir à sentir de nouveau le monde l'entourant. Il n'avait pas pu pendant presque un siècle, selon ses propres dires. Kurama ne comptait pas la fois ou il avait été descellé de force, car il avait été soumit à un genjutsu. Il n'avait pas pu en profiter, contrairement à maintenant. Le seul problème qu'avait rencontré Naruto était que le démon se montrait un peu trop enthousiaste, et surtout, qu'il le faisait entendre. Il ne parlait pas, préférant hurler son plaisir à sentir son environnement. Certes, les sens de l'Uzumaki n'étaient pas aussi développés que les siens, mais ils s'affinaient, petit à petit. Et le renard affirmait que cela allait se faire plus rapidement, dorénavant.

Malgré cela, Kurama n'oubliait pas de tenir sa parole. Il surveillait l'Anbu, persuadé d'être discret, et qui l'était probablement pour le commun des mortels. Seulement, ce qu'il ne savait pas, et ne pouvait savoir, c'était que l'objet de sa surveillance était un être unique. Plus vraiment humain, mais pas vraiment démon, il n'était plus le jinchuriki, sans non plus être le biju. Une existence à part, qui devenait plus forte, à mesure que le temps passait. Les heures s'écoulèrent lentement, ce jour là, selon Naruto. Il bouillait d'impatience de tester sa nouvelle théorie, persuadé qu'il était d'avoir enfin trouvé la raison. Il s'était remémoré les circonstances ayant accompagnés le mouvement de ce doigt. Kurama avait utilisé une légère vague de chakra yang pour le forcer à quitter son esprit. De l'énergie physique... Et en reprenant conscience du monde, le blondinet avait naturellement eu le réflexe de tenter de se débattre pour sortir de l'eau, même s'il savait avoir été sauvé quelques instants plus tôt. Mais il avait du utiliser inconsciemment de l'énergie spirituelle. Les deux formes de chakra s'étaient alors associées, provoquant un tic à l'index droit de Naruto. La quantité n'avait pas été suffisante pour plus. Heureusement, d'ailleurs, car l'Anbu était très proche. Il n'avait rien pu voir, car la main avait été dissimulé par le corps même de l'Uzumaki. Enfin, tout cela n'était que la théorie plus ou moins désespérée d'un enfant malgré tout très intelligent.

La journée passa, monotone. L'impatience grandissante de Naruto n'arrangeait rien les choses, mais Kurama ne disait rien, probablement car lui-même l'était encore plus. Pour d'autres raisons cependant... Il avait apprécié de sentir les goût de la nourriture à travers la bouche de son hôte, mais aurait malgré tout préféré autre chose que des ramens ! Il était un carnivore, il préférait la viande. Pas forcément crue, même s'il en avait une préférence, mais de la chair animale. Pas des nouilles. Naruto lui avait promit que s'il parvenait à trouver un restaurant qui acceptait de les laisser entrer, il le laisserait profiter directement de la saveur. Sans intermédiaire donc... Le problème, c'était que Kurama savait que l'Anbu renforcerait sa surveillance en ville, à causes du danger plus important. C'était pourquoi il attendait de savoir si la théorie de Naruto fonctionnait ou non. Il espérait secrètement que ce fut le cas.

Kurama, excité malgré lui: ''C'est bon, il est enfin partit.''

Naruto, craignant subitement une désillusion: ''Très bien. Il est temps d'essayer...''


Alors ?

Ce chapitre vaut bien une petite rewiew, n'est-ce pas ?