Voici donc un nouveau chapitre de Burakumin.

Voici donc comment évolue la théorie de Naruto, ainsi que ses doutes et ses certitudes.

Je vous laisse donc profiter de ce chapitre.

Bonne lecture !


Chapitre 4: Chakra...

Kurama, excité malgré lui:''C'est bon, il est enfin partit.''

Naruto, craignant subitement une désillusion: ''Très bien. Il est temps d'essayer...''

Naruto fixa sa main, soudainement incertain. Cette théorie était la dernière qu'il avait, son dernier espoir. Et s'il s'était trompé depuis le début ? Et si le mouvement de son doigt n'avait été qu'une simple coïncidence ? Ou pire, s'il l'avait imaginé ? Après tout, il venait de survivre de justesse à une mort par noyade. Peut-être qu'à ce moment là, son corps avait juste tremblé à cause du froid... Non, son corps ne ressentait plus rien, mais cela signifiait-il qu'il ne pouvait plus trembler ? Naruto ne voulait plus savoir. Si sa théorie était démentie, il ne serait plus rien. Rien qu'une relique, sans existence propre, ni but, ni même objectif... Et l'Uzumaki ne pourrait supporter une telle vie, s'il était possible de considérer cela comme tel.

Kurama, frustré de l'indécision de son jinchuriki: Bon, on ne va pas y passer une année de plus. Soit tu le fais, soit non, mais prends une décision. Morveux idiot...

Naruto, amusé du comportement du biju: Tu as l'air encore plus nerveux que moi...

Kurama, grognant: Bon, tu te décides ? Si tu n'oses pas, je le fais à ta place !

Naruto, avec un léger sourire: Non, c'est à moi de le faire. Mais merci quand même.

Kurama, de mauvaise humeur: Rien à foutre de tes remerciements ! Contente-toi de tester ta théorie, qu'on en finisse. Cette attente est insupportable...

Naruto acquiesça. Il avait préféré ne pas le faire remarquer, mais l'intervention de son démon intérieur l'avait détendu. Au moins, il n'avait pas à faire face seul... Son meilleur ami, son pire ennemi, sa conscience, sa tentation, Kurama était tout cela à la fois, et plus encore. Et surtout, il était une partie de plus en plus importante de lui-même. Inspirant à fond, il se concentra sur sa main. Le renard, lentement, lui fournit son chakra yang. Petit à petit, l'énergie physique du démon imprégna la moindre parcelle du corps de l'Uzumaki. Contrairement aux dires du kitsune, le pouvoir subit qui l'envahit ne lui parut pas nocif, mais au contraire incroyablement revigorant. Ses membres insensibles lui parurent soudainement plus légers. Il se sentait vivant comme jamais depuis le début de sa tétraplégie. C'était un début prometteur, mais ce n'était pas l'objectif recherché. Expirant lentement, Naruto voulut commencer à combiner le chakra yang du renard à son propre chakra yin... Avant de se rendre compte qu'il ignorait comment faire cela. Kurama n'aurait eu aucun mal à le faire, mais le blondinet avait la sensation qu'il devait s'en charger lui-même. C'était un acte solennel, qui ne prendrait son ampleur que si c'était lui qui le faisait, même s'il devait échouer. Il voulait retrouver sa vie par lui-même, sans aide extérieure ni intérieure. Même s'il devait mettre des années pour cela.

Le chakra yin de Naruto était froid mais le chakra yang de Kurama le réchauffait, lentement. Si le chakra était l'équilibre entre le yin et le yang, entre le physique et le spirituel, alors c'était peut-être également unifier le chaud et le froid. L'Uzumaki devait rechercher la douce tiédeur qui le mènerait à l'étape suivante. Plus facile à dire qu'à faire... Lorsque le blondinet sentit qu'il avait accumulé une quantité de chakra yang similaire à sa propre réserve de chakra yin, il augmenta sa concentration. Comment unifier deux opposés ? Ses lectures étaient vagues à ce sujet. Toutefois, il se rappelait d'une représentation de la dualité du yin et du yang. Un symbole tournoyant représentant l'équilibre entre le blanc et le noir, le soleil et la lune, le bien et le mal... Naruto sourit. Voilà la réponse ! Il devait imaginer un tourbillon à l'intérieur de son corps, qui mélangerait les deux énergies pour former le tant attendu chakra. Fermant les yeux, il s'imagina une spirale rouge. Silencieux, enfermé dans l'esprit de son jinchuriki, Kurama reconnaissait ce symbole. C'était celui du clan Uzumaki, leur fierté déchue. Il observa avec intérêt la création de ce chakra unique, ni humain ni démoniaque, en se disant que l'hérédité était une chose admirable. La mère du blondinet, Kushina Uzumaki avait été membre du clan du même nom. Que Naruto se serve de leur symbole comme d'un repère pour former son chakra semblait étrangement normal et adapté. Mais cela énervait passablement le kitsune, qui détestait le clan en question. Toutefois, il prenait son mal en patience, voulant voir ce qui allait advenir.

Rouvrant les yeux, Naruto contempla le ciel. Une douce lueur bleutée luisait dans ses prunelles, différente du bleu glacé de ses iris. Il se sentait bien, complet. Le chakra pulsait dans son corps, en une quantité qu'aucun homme n'avait jamais ne serait-ce qu'imaginé. Il poussa un soupir de bien être. Il avait réussit à produire du chakra, sa théorie n'était donc pas impossible. Improbable, certes, mais pas impossible. Unir l'énergie physique d'un démon avec l'énergie spirituelle d'un humain en était la preuve. L'Uzumaki observa la main, comme si elle appartenait à quelqu'un d'autre. D'une certaine façon, c'était le cas. Celles qui lui appartenaient n'étaient pas inanimées. Il concentra son chakra nouvellement créé dans sa paume, qui se mit à luire doucement. Mais son corps n'eut aucun mouvement, pas le moindre spasme indiquant une quelconque activité de ses muscles. L'Uzumaki grogna mais ne se découragea pas. Il s'était attendu à de la difficulté, mais il avait déjà bien progressé en si peu de temps.

Kurama, soudain alerte: L'Anbu est sur le retour ! Arrête tout.

Naruto, contrarié: Dommage...

Il dissipa son chakra, qui perdit rapidement son unité, redevenant énergie physique d'un coté, et spirituelle de l'autre. Kurama réabsorba son chakra yang, afin que l'Anbu ne remarque rien. Le démon éprouvait une certaine antipathie pour le membre des forces spéciales, sans avoir de raison particulière... Peut-être à cause de son regard perçant. Les jours qui suivirent, Naruto continua à fabriquer du chakra, sans parvenir à faire bouger la moindre partie de son corps. Au bout d'une semaine, il avait commencé à déprimer, mais finalement, dans un élan de pitié, Kurama finit par lui avouer que sa manière d'utiliser son chakra était mauvaise. Les marionnettistes l'utilisait avec subtilité et donc avec un contrôle parfait ou presque. Le démon, avec un ricanement, expliqua que l'Uzumaki n'avait pas encore de contrôle sur ce chakra next-gen. Il lui fallait d'abord le dompter, pour ne serait-ce qu'espérer devenir un semblant de marionnettiste. Le problème était que Kurama ne connaissait rien à ce domaine. La subtilité n'était pas le fort du Kyubi, il préférait les attaques destructrices et de préférence de type katon. Et Naruto ne pouvait pas obtenir de renseignement sur la manipulation du chakra à la bibliothèque civile du village. Il lui faudrait aller à l'académie des shinobis, pour trouver les bases. Le problème était que s'il faisait ça, le village serait au courant dans l'heure.

Autrement dit, l'Uzumaki ne pouvait qu'avancer à tâtons. Et son impatience nuisait à sa progression. D'un autre coté, à une heure d'entrainement par jour, Naruto n'avait à son actif qu'une centaine d'heures d'apprentissage. Le problème était que la date fatidique approchait. Le 10 octobre... La secte à la gloire du yondaime s'était faite discrète, ces derniers temps. Pas de tentative de meurtre, pas d'insulte. Ils n'allaient pas jusqu'à être courtois, mais ils l'avaient laissé tranquille un long moment. Il ne faisait aucun doute qu'ils attendaient cette date qui leur donnait l'illusion d'être invulnérable. Naruto voulait briser cette illusion. Mais pour ça, il lui fallait le pouvoir de le faire, ce qu'il n'avait pas encore. Dans vingt jours, au plus tard, le jeu du chat et de la souris recommencera. Le blondinet n'avait pas du tout l'intention d'être le chassé, mais laisserait l'impression à ses proies qu'ils étaient les chasseurs. Encore une fois, il allait lui en falloir les moyens. De plus, le 10 octobre, l'orphelinat fermait mystérieusement ses portes. S'il ne retrouvait pas sa mobilité d'ici là, ce serait un pugilat. Il ne l'accepterait pas. Plus que dix-huit jours...

L'Anbu venait de partir faire son rapport journalier. Aussitôt, Naruto ferma les yeux et se concentra. Sa paume irradia d'une douce lueur bleu. L'Uzumaki avait décidé de changer de méthode. Il n'avait pas accès aux archives et à la bibliothèque des shinobis, il ne pouvait donc pas chercher de renseignements de ce coté là. Toutefois, Kurama lui apprenait les bases du malaxage du chakra, puisqu'il ne voulait pas non plus assister à un massacre en sa défaveur. Et comme le blondinet lui refusait le plaisir particulier de les éliminer, préférant le faire lui-même, il avait décidé de ne pas le laisser livré à lui-même. Pas totalement, en tout cas. De son coté, Naruto faisait un nouveau type de recherche. S'il ne pouvait se renseigner sur les techniques ninjas, il pouvait toujours s'informer sur les arts civils. Les marionnettistes civils ne pouvaient pas être si différents des marionnettistes shinobis, du moins l'espérait-il. Ils étaient moins performants, mais les bases étaient la même. Le même type de manipulation... Des fils ! C'était la nouvelle piste de l'Uzumaki. Il essayait d'imaginer des fils de chakra partant de ses doigts et reliés à... quoi ? Un marionnettiste se sert de ses mains pour contrôler ses marionnettes. Mais dans le cas actuel, c'était le contraire. Naruto était lui-même la marionnette. Mais comment contrôler son corps sans au moins un doigt fonctionnel ? Plus que dix jours...

Lors de ses recherches, le blondinet tomba par hasard sur un livre détaillant l'anatomie humaine. Si les détails étaient trop compliqués pour lui, qui avait à peine cinq ans, il avait toutefois une vague compréhension de son contenu. Même si de nombreux mots lui étaient incompréhensibles, Naruto parvint à compléter sa théorie. Le système nerveux contrôlait l'ensemble du corps humain. C'était parce que le sien était atrophié qu'il était devenu tétraplégique. En théorie, il lui suffisait de remplacer son système nerveux par des fils de chakra pour retrouver le contrôle de son corps. En pratique, c'était possible, mais infiniment plus compliqué que la théorie. Le système nerveux est omniprésent dans le corps humain. Il était impossible de le remplacer par un simple fil de chakra. Il fallait tisser tout un système alternatif pour ne serait-ce qu'espérer retrouver sa mobilité. Pas à cent pour cent, mais même en partie, ce ne serait pas une mince affaire. Et l'Uzumaki ne se faisait plus d'illusion à ce sujet: il ne serait pas opérationnel à temps. S'il ne récupérait l'usage ne serait-ce que d'une main, ce serait déjà un exploit. Et il ne restait plus que huit jours...

Naruto essayait une fois de plus de créer des fils de chakra. En soi, l'épreuve était simple, mais l'utilisation qu'il voulait en faire rendait cela bien plus complexe. Il devait essayer de s'en draper, de s'en habiller, comme une seconde peau, ce qui n'était pas tout à fait exact. Sa véritable peau était inerte, aussi morte que son sens du toucher sur toute la surface de son corps. Sa peau fictive, en fil de chakra, lui redonnait un semblant de sensation, bien moins précis, mais présent. Le blondinet arrivait presque à bouger un doigt, désormais, lorsqu'il se concentrait. C'était des mouvements saccadés, mais c'était un nouveau progrès. Un autre détail que l'on pouvait signifier était l'amélioration du temps qu'il mettait à produire du chakra. De quelques minutes la première fois, il ne mettait plus qu'une dizaine de secondes. Un mieux impressionnant, mais pas encore suffisant. En dix secondes, on pouvait mourir six fois. Kurama, pour sa part se montrait de plus en plus énervé, au fur et à mesure que la date limite approchait. Il détestait par-dessus tout être une victime, et le 10 octobre représentait pour lui la pire des humiliations. Il en avait déjà subi cinq, en incluant la naissance de Naruto. Il ne voulait pas revivre ça une sixième fois. Mais il ne restait que quatre jours...

À soixante douze heures de la pire journée de sa vie, Naruto reçut une demande de Kurama, l'invitant à le rejoindre dans son esprit. Il n'avait pas donné d'explication précise, mais l'Uzumaki était particulièrement curieux. C'était la première fois que le démon agissait ainsi. Il n'avait pas simplement été poli, il avait également demandé, pas ordonné. Ce n'était donc pas une obligation de sa part, quoique le blondinet n'aurait pas obéit pour autant si cela avait été le cas. Toutefois, comme les deux partis s'efforçaient de rester en bons termes, l'un comme l'autre évitait dans la mesure du possible de se fâcher. Il y avait bien de petites piques de temps en temps, assez souvent en fait, mais cela restait dans le domaine relativement vague de l'amical. Aussi, Naruto était vraiment intrigué par une demande de discussion en face à face, chose qu'ils n'avaient pratiquement plus fait depuis qu'ils avaient la capacité de communiquer mentalement. Et Kurama ne l'aurait certainement pas dérangé à un moment aussi critique, alors que chaque seconde d'entrainement pourrait faire une différence. Se concentrant rapidement, le jinchuriki se retrouva devant l'immense cage retenant le Kyubi. Les yeux du démon brillaient dans la pénombre.

Naruto, vaguement curieux: Pourquoi voulais-tu une rencontre en face à face ?

Kurama, presque avec politesse: Je voulais savoir si tu avais révisé ta décision concernant le 10 octobre.

Naruto, souriant sombrement: Non, j'ai toujours l'intention de leur faire payer moi-même. J'ai la sensation que si ce n'est pas moi qui le fait, je n'aurais pas d'avenir.

Kurama, sérieusement: Tu as conscience que dans ton état actuel, tu ne pourras rien faire ?

Naruto, agacé: Bien sur que je le sais ! Mais c'est mon combat, c'est à moi de le mener.

Kurama le regarda pendant plusieurs secondes, sans dire un mot. Il réfléchissait aux paroles de son hôte. Il avait toujours eu du mal à comprendre l'obstination des humains quand une cause était désespérée. Toutefois, dans le cas de Naruto, il parvenait à concevoir ce qui le motivait. La vengeance... S'il y avait une chose que le Kyubi pouvait comprendre, c'était bien ce sentiment. Mais le blondinet allait se faire tuer dans trois jours, dans son état actuel. Et le démon ne pouvait pas permettre cela. Il reporta son attention sur le jinchuriki, qui se grattait distraitement le crâne.

Kurama, sérieusement: Je ne peux pas te laisser te faire tuer aussi stupidement.

Naruto, indifférent: Je n'ai pas l'intention de mourir, pas plus que je ne te laisserais les tuer à ma place.

Kurama, grognant: Tu es vraiment trop têtu...

Naruto, se permettant un sourire narquois: Merci, Kura-chan.

Kurama, se retenant à peine de hurler: Fais attention, morveux.

Naruto, avec défi: Sinon quoi ?

Kurama, se relevant dans la cage: Sinon je ne te confie pas l'arme que tu m'as tant demandé.

Naruto, humblement: Je suis désolé, Kurama-sama.

Kurama, rapprochant son visage le plus possible de Naruto: C'est mieux...

Naruto, faussement timide: De quel type d'arme s'agit-il ?

Kurama, l'œil brillant: Qui sait ? Je vais te laisser le découvrir. Tends ta main.

Naruto s'exécuta. Il tandis la main droite, paume en avant. Kurama avança une griffe entre les barreaux de la cage. L'extrémité entra en contact avec la paume de l'Uzumaki, faisant couler une fine ligne de sang. Aussitôt, les pupilles du blondinet se mirent à le bruler. Il s'effondra au sol en portant les mains à ses yeux. Il hurla en se tordant dans tous les sens. Inconsciemment, Naruto avait cherché à apaiser sa souffrance en s'immergeant dans l'eau qui lui arrivait d'ordinaire juste au dessus des chevilles. Malheureusement, cela ne changea rien à sa douleur. Ses hurlements, partiellement noyés, ne s'arrêtait pas. Kurama se contenta de soupirer de dépit. Il faisait certes des efforts pour s'entendre avec son jinchuriki, il n'arrivait pas à s'empêcher de penser que son hôte avait vraiment une faible constitution, pour ne pas supporter un si petit transfert de pouvoirs. Cela l'énervait légèrement, mais il essaya de relativiser, essayant de se rappeler sa propre force au même âge. Il ne s'en souvenait pas, ce qui augmentait sa frustration d'entendre Naruto hurler.

Lentement, au bout de ce qui sembla être plusieurs heures, ou seulement quelques minutes, les cris de l'Uzumaki se firent plus faibles, avant de finalement disparaître. Il resta allongé encore de longues secondes, le souffle court. Puis, dans un visible effort, le blondinet agrippa les barreaux de la cage d'une main, et parvint enfin à se relever. Sa seconde main lui servait à dissimuler ses yeux, comme si cela lui apportait un quelconque soulagement.

Kurama, exaspéré: Tu comptes y passer la journée, ou tu vas enfin enlever cette main ridicule de tes yeux ?

Naruto, d'une voix faible: La lumière... Si intense !

Kurama, hochant la tête: Tu t'y habitueras. Tu as de la chance que l'on soit dans ton esprit, car ainsi cet effet est moindre. Maintenant, enlève cette main que je vois à quel point je suis incroyable.

Naruto, enlevant la main et ouvrant les yeux avec une lenteur mesurée: Je ne sens pas de réelle différence.

C'était la vérité. Naruto regardait son reflet dans l'eau. Après ce mauvais moment passé, il s'était attendu à quelque chose, mais il ne sentait rien de particulier. Peut-être une très légère perception de son environnement, mais c'était tout. Ses pupilles étaient toujours d'un bleu glacé et à moitié fendues verticalement. Gardant les yeux plissés, le blondinet fixa son regard sur son démon intérieur. Ce dernier semblait sourire, ce qui se traduisait pas un rictus révélant les puissants crocs de sa mâchoire.

Naruto, levant un sourcil perplexe: Non, vraiment. Je ne sens pas vraiment la différence entre avant et après...

Kurama, soupirant de dépit: Si peu curieux... Il ne demande même pas ce que je lui ai fait qu'il se plaint déjà.

Naruto, piqué au vif: Je ne me plaignais pas ! Je faisais un constat.

Kurama, dont le rictus s'agrandissait: Ce qui prouve ton manque de curiosité. Si tu cherchais, je suis persuadé que tu trouverais quelque chose...

Naruto fit une moue sceptique, mais le Kyubi ne développa pas plus. Renonçant à comprendre le comportement de son hôte, l'Uzumaki se mit à chercher. Bon, il ignorait ce qu'il devait trouver, donc cela compliquait quelque peu les choses, mais, à force de concentration, il finit par sentir quelque chose. C'était subtil, mais présent, et le jinchuriki était persuadé que c'était nouveau en lui. Il essaya virtuellement de comprendre ce dont il s'agissait, mais malgré tous ses efforts, Naruto n'y parvint pas. Le blondinet lança un regard à Kurama, signifiant sa reddition. Le démon-renard secoua la tête avec une légère déception. Il avait espéré que son hôte découvrirait sa nouvelle armé par lui-même, mais c'était visiblement trop subtil, ou sophistiqué, pour le garçon de bientôt cinq ans. Au moins, il avait su la trouver en lui, c'était déjà un bon départ.

Kurama, faussement indifférent: Alors ? Une idée de ce dont il s'agit ?

Naruto, toujours aussi perplexe: Désolé, mais non...

Kurama, d'un ton professoral: C'est sans doute un domaine trop poussé pour un enfant. Civil qui plus est. J'ai conçu et adapté quelques techniques de mon répertoires personnel pour te les confier. Toutefois, à cause de ta condition spécifique, du moins pour le moment, je me suis arrangé pour sceller le tout sous une forme spécifique.

Naruto, complètement perdu: Je n'ai absolument rien compris !

Kurama, qui ne savait pas s'il devait soupirer ou ricaner: Reprenons à la base de la base... Sais-tu ce que sont les arts shinobis ?

Naruto, se remémorant ses maigres lectures sur le sujet: Il y a... le ninjutsu, je crois. Il y a aussi le genjutsu et le... Taijutsu ?

Kurama, approuvant: Exactement. Le ninjutsu est la maîtrise du chakra pour créer des techniques de combat et pouvant s'associer avec des armes. Le taijutsu est la maîtrise du corps pour le combat. La maîtrise du chakra permet d'améliorer cet état de fait. Le genjutsu, enfin, est l'utilisation du chakra pour créer une illusion. Le terme est généralisé, car complexe. Tu me suis toujours ?

Naruto, les sourcils froncés: Oui...

Kurama, avec un sourire cru: Bien. A présent, oublie tout ce dont on vient de parler !

Naruto, hoquetant: Quoi ?

Kurama, fier de lui: Tu as bien compris. Le ninjutsu et le taijutsu ne sont pas du tout à l'ordre du jour. Le genjutsu l'est déjà un peu plus, mais on reste largement hors de ce domaine.

Naruto, en proie à un énorme mal de tête: Mais s'il ne s'agit ni de ninjutsu, ni de genjutsu, ni de taijutsu, c'est quoi alors ?

Kurama, malicieux: Il s'agit d'une branche très spécifique des arts shinobis. On le nomme plus communément dojutsu.

Naruto, réfléchissant furieusement: Mais... Les dojutsus ne sont-ils pas des techniques héréditaires ?

Kurama, hésitant: Pas exactement. Tu confonds dojutsu et kekkeis genkais. Ce sont ces derniers qui sont des techniques héréditaires. Les dojutsus en sont assez souvent, toutefois, d'où la confusion. C'est une erreur humaine.

Naruto, pince sans rire: Cela tombe bien, car tu n'es pas humain.

Kurama, de bonne humeur: Encore heureux ! Sans vouloir te vexer...

Naruto, amusé et songeur: Mon arme serait donc un dojutsu...

Kurama, acquiesçant: Puis-je te le présenter ?

Naruto, avec excitation: Mais je t'en prie !

Kurama, avec un ton professoral: Pour commencer, si j'ai choisi la forme d'un dojutsu pour te confier ces pouvoirs, c'est parce qu'il s'agit de la forme la plus pratique et la moins contraignante pour toi et ton corps. J'ai utilisé plusieurs bases déjà pré-existantes. Pour son apparence, je me suis servi de mes propres yeux... Et un peu des tiens aussi.

Naruto, surpris: Vraiment ?

Kurama, peu désireux de s'étendre sur le sujet: Bref... Si tu invoques mon œil droit, tu pourras concevoir tes propres genjutsus. Leur puissance dépend de la quantité de chakra que tu leur insuffles. Par exemple, pour une faible quantité de chakra, tu auras un genjutsu de rang D. Évite juste de dépasser le rang B à l'heure actuelle.

Naruto, prenant l'avertissement au sérieux: D'accord.

Kurama, hochant la tête: Bien. Si tu invoques mon œil gauche, tu auras l'effet inverse. Au lieu de créer des genjutsus, tu pourras t'en libérer. Attention cependant, car ce n'est pas une rupture d'illusion, contrairement à la méthode utilisée par les shinobis. Eux se servent du principe qu'un genjutsu annule un autre de puissance inférieure. Or, une illusion est comme un rêve. Si tu te réveilles, il ne fera plus effet sur toi. Il s'agit d'une déviation de chakra. Au lieu d'imposer ta propre force pour contrer celle de ton opposant, tu pourras librement te détourner du flux. L'avantage sur la technique shinobi est que l'adversaire continue à user de son genjutsu alors même que tu en es libéré. Cela consomme son chakra tandis que le tien est inchangé. Cela se nomme le kakusei.

Naruto, assimilant l'information: Je comprends.

Kurama, insondable: Ce n'est pas comme si tu allais avoir besoin de t'en servir, mais sait-on jamais... Comme je le disais plus tôt, je me suis servi d'une base pré-existante pour chaque œil. Un dojutsu plus précisément.

Naruto, curieux: Lequel ?

Kurama, crachant le premier mot: Sharingan ! Je ne me suis inspiré que de la capacité à créer ou briser des illusions d'un regard. Anticiper les mouvements n'est pas du tout utile pour toi, puisque dans l'immédiat tu ne pourrais esquiver.

Naruto: ...

Kurama, continuant son explication: Ton dojutsu possède encore d'autres fonctions. Si tu invoques nos deux yeux combinés, un autre pouvoir se déclenchera. Celui-là, à la différence des deux précédents, est dangereux. Si on le compare aux techniques shinobis, tu pourrais le considérer comme un kinjutsu de rang S sans la moindre hésitation. Pour cause, je me suis inspiré de ma dernière, et unique, confrontation avec le shinigami. C'est un genjutsu qui confronte les âmes de l'utilisateur et de la cible. C'est extrêmement dangereux. L'avantage est que tu retrouves les mêmes particularités que lorsque tu te trouves dans ton esprit. Le danger, car on ne peut pas parler de simple inconvénient, est qu'en cas de combat ton âme sera à nue. Si tu te fais tuer dans le genjutsu, tu mourras, car ton âme aura été détruite.

Naruto, intrigué: Pourquoi me donner cette possibilité, dans ce cas ?

Kurama, sadique: C'est le choix de la dernière chance, si tout le reste ne marche pas. De plus, si jamais tu te faisais tuer, ton âme serait détruite, mais pas la mienne. Dans un cas, comme dans l'autre, je suis gagnant.

Naruto, reniflant: Si tu le dis...

Kurama, excédé: Je lui explique qu'il peut mourir s'il se sert de cette technique, et lui il s'en fout...

Naruto, de nouveau curieux: Autre chose ?

Kurama, reprenant contenance: Oui, une dernière. Je t'ai également doté de la même version thermique que moi. Si tu te sers de mes deux yeux simultanément, tu y auras accès. Disons que ce sera pour ton anniversaire, avec quelques jours d'avance.

Naruto, se permettant un de ses rares sourires: Cool...

Kurama était tout à fait d'accord, mais préféra s'abstenir de le dire à voix haute. Il avait passé beaucoup de temps à mettre au point ce dojutsu si dangereux, en particulier le kinjutsu qui y était intégré. Taberu no reikon: le dévoreur d'âme... Sa rencontre avec le shinigami, et le sacrifice du yondaime l'avait laissé affaibli et hargneux. Cette expérience déplaisante lui avait toutefois permis de créer un genjutsu d'une puissance inimaginable, qui pouvait annihiler l'âme de celui qui y succombait, que ce fut la cible ou l'utilisateur. C'était le coté à double tranchant qui faisait de cette technique un kinjutsu de rang S. En contre-partie l'utilisateur, à savoir Naruto, bénéficiait de la puissance de son esprit. À l'intérieur de l'illusion, l'Uzumaki voyait son corps optimisé, tel qu'il aurait été sans sa tétraplégie, et amplifié par la force de sa volonté. Il n'était pas tout puissant pour autant, et il pouvait être vaincu, pour peu que son ennemi fusse assez puissant. Et il y en avait toujours.

Durant les quarante-huit heures qui suivirent, Naruto entreprit de maîtriser ses nouvelles aptitudes, tout en s'assurant que l'Anbu ne voyait rien. Autant il n'eut pas vraiment de problème à créer ses première illusions, ou à se servir de sa nouvelle vision thermique, autant il ne put vraiment s'essayer à l'œil gauche du Kyubi. Et Kurama avait formellement interdit l'utilisation du Taberu no reikon, expliquant que son hôte n'était pas encore mentalement prêt à cette épreuve. L'Uzumaki prit le danger au sérieux, car le démon ne se souciait que raisonnablement peu de son bien-être, d'ordinaire. Cette nuit là, le 9 octobre, Naruto ne parvint pas à s'endormir. Un mélange d'excitation, de peur, d'appréhension et d'anticipation le maintenait éveillé. Dans quelques heures seulement, sa vie allait se jouer, comme chaque année. Mais cette fois serait différente. Il avait les moyens de se défendre, ce qui était un plus. Il ne pourrait pas s'enfuir, ce qui était un moins. L'un dans l'autre, tout allait se jouer durant les vingt-quatre heures composant la journée qui allait suivre. Le problème était qu'il ne voulait pas rester dans cette chambre. Il s'y sentait comme acculé...

Naruto, à voix basse: Anbu-san ?

Pas de réponse. L'Uzumaki crut un court instant que son surveillant attitré n'était plus présent. Pourtant, il sentait encore sa présence. Peut-être ne l'avait-il pas entendu ?

Naruto, répétant sur un ton à peine plus élevé: Anbu-san ?

Anbu: Je suis là.

L'Anbu avait une voix plutôt aigüe, signe qu'il était encore jeune. Sa taille laissait supposer qu'il ne devait pas avoir plus d'une dizaine d'années. Au moins ne l'ignorait-il pas. Naruto craignait que ce ne fut le cas. Son plan n'aurait pas fonctionné dans le cas contraire. Même ainsi, cela allait s'avérer délicat.

Naruto, poliment: Serait-il possible de prendre l'air ? J'ai l'impression d'étouffer dans cette chambre...

Anbu, d'un hochement de tête: C'est effectivement possible... Mais n'as-tu pas quelqu'un d'autre à qui demander en temps normal ?

Naruto, fixant le plafond: En temps normal, oui, mais cette nuit est particulière. Ceux qui seront vu en ma présence d'ici demain passeront la pire journée de leur vie... En tant que shinobi, vous devriez pouvoir le supporter, mais une civile ordinaire risquerait de périr. Je ne le veux pas.

Anbu, songeur: Cela me semble logique... Soit.

Il était vingt-trois heures. L'Anbu sangla Naruto à sa chaise roulante, avant de transporter le tout par la fenêtre. Pendant la demi-heure qui suivit, le membre de l'Ansatsu Senjutsu Tokushu Butai poussa l'Uzumaki à travers le village endormi. Le blondinet, pour la première fois de sa vie, circulait dans les rues sans rencontrer de regards hostiles ou d'insultes en tout genre. Konohgakure no sato, plongé dans les ténèbres, était une vision d'une autre époque. Naruto trouvait cela reposant, car pour la première fois de sa vie, il avait l'impression d'y être à sa place. La pleine lune et les étoiles scintillantes éclairaient faiblement la rue d'une lueur argentée. L'Anbu conduisait l'enfant au gré des humeurs de ce dernier, sans jamais manifester la moindre exaspération. Sa patience à toute épreuve plut beaucoup à Naruto, qui décida de se rendre à un dernier endroit. Son guide hésita une minuscule seconde à la demande, avant de l'y conduire. L'Uzumaki pouvait comprendre cet instant de doute, car par cette action, il allait probablement déclarer la guerre à une bonne partie des civils du village. Et cela lui plaisait. Après plusieurs minutes, ils arrivèrent à destination: la falaise des Hokages. Symbole du passé, du présent, et du futur, c'était également un lieu de recueillement, de paix et de méditation. Naruto n'avait jamais eu le droit de s'y rendre, car les villageois considéraient sa présence comme impure. Selon eux, il souillerait cet endroit par sa seule présence. Pour lui, s'imposer dans ce lieu, c'était défier le village lui-même. Et c'était son intention. Le garçon demanda à s'arrêter sur la tête du yondaime. Cette fois-ci, l'hésitation de l'Anbu se fit plus longue. Ce n'était pas de la mauvaise volonté de sa part, mais il commençait à comprendre ce qu'avait l'intention de faire son protégé. Être présent, le dix octobre, sur la quatrième tête de pierre de la falaise des Hokages, pour le jinchuriki de Kyubi, c'était plus qu'une simple provocation. C'était une véritable déclaration de guerre contre les villageois, qui le détestaient.

Naruto, dont le fauteuil roulant était installé sur la tête du yondaime: Anbu-san ?

Anbu, intrigué: Oui ?

Naruto, cherchant ses mots: Je voudrais... Serait-il possible de... passer la nuit ici ?

Anbu, se figeant: Je ne suis pas sûr que cela soit une bonne idée.

Naruto, soupirant: Je suis fatigué de tout cela... de cette guerre contre les villageois. Il est temps d'y mettre fin...

Anbu, craignant de comprendre: As-tu l'intention de...

Naruto, secouant la tête négativement: Non, je ne comptais pas me suicider... Mais soyons réaliste. Demain, je serais traqué, comme chaque année. À la différence des fois passées, je ne peux plus fuir. Et à quoi bon se voiler la face, je ne serais pas éternellement protégé. Que je vive quelques années de plus ne fera qu'apporter d'avantage de souffrance pour tous.

Anbu, assimilant les sombres paroles de l'enfant: Il y a toujours de l'espoir. Avec le temps, peut-être que les villageois changerons d'avis à ton sujet.

Naruto, amer: Peut-être, ou peut-être pas. Je n'ai pas l'intention d'attendre pour le savoir. Si j'ai une place dans ce village, alors je la trouverais demain. Sinon, je n'ai nulle raison de continuer cette demi-vie plus longtemps.

Anbu, sombrement: ''Si jeune, et déjà si désespéré de trouver sa place en ce monde... Quelle tristesse ! Ce qui me trouble le plus, c'est que je retrouve un peu de moi en lui...''

Naruto, poursuivant: Puis-je vous demander une faveur ?

Anbu, posant son regard sur l'Uzumaki: Quelle faveur ?

Naruto, mordillant nerveusement sa lèvre inférieure: Pourriez-vous m'oublier, durant les prochaines vingt-quatre heures ?

Anbu, les mains crispées sur les poignées du fauteuil roulant: Tu me demandes de cesser de te surveiller le jour ou tu es le plus en danger, et ou les chances de te faire tuer sont les plus fortes ?

Naruto: Oui.

Anbu: Tu sais que sandaime-sama m'a demandé personnellement de ne jamais te quitter des yeux, et que ta demande va à l'encontre de ma mission ?

Naruto: Oui.

Anbu: As-tu conscience que si j'accepte ta demande et qu'il t'arrive malheur, je pourrais le payer de ma vie ?

Naruto, acquiesçant: Oui.

Anbu: Et malgré cela, tu me demandes cette faveur ?

Naruto, solonnel: Oui.

L'Anbu se mit à réfléchir à toute vitesse. Lui-même, s'il avait été dans la même condition, aurait-il fait la même demande ? Oui, probablement... Il n'est pire souffrance que de se voir retirer la dernière de ses libertés. Et réduit ainsi à l'impuissance et aux regards, l'opposé même de ce que représente un shinobi, il ne l'aurait pas non plus supporté. Mais devait-il pour autant accepter la faveur de cet enfant ? S'il le faisait, il risquait bien pire que sa carrière d'Anbu ou même de ninja. Il prenait également le risque de s'attirer la fureur de Sarutobi Hiruzen, ce qui serait pire que tout. Mais si c'était pour apaiser l'âme en peine d'un enfant innocent et stigmatisé par la haine ? Quel choix était le mieux, sa carrière ou la paix intérieur d'Uzumaki Naruto ? Son désir personnel ou le besoin d'une personne en quête d'identité ? Quel dilemme...

Anbu, hésitant: Quelles sont les chances que le village t'accepte, selon toi ?

Naruto, réfléchissant: Aux alentours de six pour cent, je dirais...

Anbu, désolé: Si peu ? Et les chance qu'ils continuent à vouloir ta mort ?

Naruto, indifférent: Supérieures à quatre-vingt quinze pour cent... Si l'on tient compte du fait qu'ils peuvent très bien m'accepter une fois mort.

Anbu, la gorge sèche: Cela... Cela compte beaucoup pour toi, n'est-ce pas ?

Naruto, le regard déterminé: Si je n'ai pas ma place au village, y vivre n'est plus utile. Et comme je n'ai pas la possibilité de vivre ailleurs...

Anbu, hochant gravement la tête: Je comprends. Je vais... oublier de te surveiller. Je ne te promet pas de pouvoir le faire durer une journée entière, mais je vais essayer. Mais si j'apprends d'une façon ou d'une autre que tu es en danger, je viendrais dans la minute. Je ne peux pas faire mieux, désolé.

Naruto, appréciant l'effort: C'est plus que ce que je pouvais souhaiter. Espérons que je trouve enfin une réponse.

L'Anbu venait de faire son choix, et par la même, avait scellé son destin. Il se retourna et hésita un instant. Il fit un pas et hésita encore. Inspirant un grand coup, il s'élança le plus loin possible de la falaise des Hokages. Demain allait être une longue journée pour lui, une très longue journée. Ou plutôt aujourd'hui, puisqu'il était minuit. Une fois seul, Naruto eut un sourire carnassier, révélant d'avantage des crocs que des dents. Enfin ! Après cinq ans de souffrance et de douleur, il allait pouvoir prendre sa revanche. Pas d'intervention extérieure, pas de témoin, juste le jinchuriki face à la secte et aux idiots qui s'allieront à eux. Une seule chose était certaine, il allait y avoir des morts en ce dix octobre...


C'est tout pour aujourd'hui !

"Son meilleur ami, son pire ennemi, sa conscience, sa tentation, Kurama était tout cela à la fois, et plus encore..." Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que cette phrase résume assez bien la relation entre Naruto et Kurama.

N'hésitez pas à laisser une rewiew.