Voilà un nouveau chapitre !
Oui je sais, j'ai été beaucoup plus long que prévu, mais j'ai presque une bonne raison... Ou pas. En fait je n'ai tout bonnement pas eu le temps de publier ce chapitre dans les temps.
C'est stupide de ma part, car le prochain chapitre est déjà prêt... J'essaierais de ne pas trop tarder ce coup là.
Que dire de ce chapitre ?
Il y aura des surprises, ça c'est sur... Des révélations aussi !
Et surtout, il y aura une petite surprise. Je vous laisserai deviner laquelle.
Chapitre 5: Dix octobre...
Une fois seul, Naruto eut un sourire carnassier, révélant d'avantage des crocs que des dents. Enfin ! Après cinq ans de souffrance et de douleur, il allait pouvoir prendre sa revanche. Pas d'intervention extérieure, pas de témoin, juste le jinchuriki face à la secte et aux idiots qui s'allieront à eux. Une seule chose était certaine, il allait y avoir des morts en ce dix octobre... Pour le moment, il était minuit, le village était calme. Peut-être un peu trop, tel le calme précédent la tempête. Le ciel était dégagé. Les étoiles brillaient et la lune émettait une lueur qui rendait le monde légèrement argenté. Konohagakure no sato, de nuit, était une vision plutôt apaisante. Mais le jinchuriki n'oubliait pas qu'au lever du soleil, il jouerait sa vie. Il profitait juste de cet instant paisible. Inspirant l'air frais du matin, Naruto observa le ciel s'éclaircir, lentement. De noir, il vira à bleu foncé, au fil des heures. Dans le village, les premières maisons commençaient à s'éclairer. Les étoiles se faisaient de moins en moins nombreuses.
De bleu foncé, le ciel vira bleu clair, aux alentours de six heures du matin. À l'horizon, le soleil offrait un spectacle flamboyant, l'azur se teintant d'orange. Les étoiles et la lune avaient entièrement disparues. Aucun nuage n'était visible, annonçant une magnifique journée. Les premiers villageois sortaient de chez eux. Rapidement, les rues se remplirent de gens. L'atmosphère se fit effervescente. Toutefois, contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette ambiance générale n'était pas ordinaire, de si bon matin. Si le village semblait si excité, c'était à cause de la date. Le dix octobre... C'était une date symbolique pour le village. Le yondaime hokage, Namikaze Minato, s'était sacrifié pour tuer le Kyubi. Ce soir, le village rendrait hommage à cet homme et fêterait la défaite du démon. Naruto soupira. Comment ces ignares, dont était habité le village de Konohagakure no sato, pouvaient croire à la mort du Kyubi, et continuer à le torturer lui, en le considérant comme tel ? C'était illogique ! Mais le blondinet savait que ce n'était qu'un moyen pour les villageois de se décharger de leur peine. Il le comprenait, mais il ne l'acceptait pas. À plus forte raison, il ne voulait plus se laisser faire, surtout si la secte à la gloire du yondaime, qui était composé des pires tordus du village, faisait partie des réjouissances.
À dix heures, le festival commença. Un peu partout, il était possible de voir des représentations grotesques du Kyubi. Il était représenté avec des traits cruels et stupides. Mais cela n'était pas aussi important que la raison de la présence des-dites représentations du démon dans le village. A tout moment, il était possible de voir un villageois enflammer telle image ou telle statuette du kitsune. Et ce n'était rien comparé à l'immense statue du Kyubi no Yoko qui se trouvait sur la grande place. Celle-là serait brulé à vingt-trois heures, mettant fin par la même au festival. Treize heures de fête pour une illusion... Naruto ricana sombrement, à cette réalisation. Inconsciemment, le village savait que le festival du dix octobre n'était qu'une mascarade, mais ils se laissaient bercer par cette illusion. Soudainement, l'Uzumaki grogna. Du sommet de la tête de pierre du yondaime hokage, il pouvait entendre la rumeur naissante. Le village commençait à prendre conscience de l'absence de l'enfant-démon. Sur le coup, tous avaient été sceptique, avant de se rappeler que la personne en question était tétraplégique. Il n'avait pas fallut longtemps avant que les premiers hommes envahissent l'orphelinat. Mais ils n'avaient pas trouvé Naruto, naturellement. À cette découverte, une étrange tension s'était faite sentir dans le village. Un malaise de ne pas savoir ou se trouvait l'objet de leur haine. Plusieurs groupes de villageois, probablement des membres de la secte, au vu de leur comportement belliqueux, se mirent à chercher le blondinet à travers tout le village, et même en dehors. Aucun ne chercha sur la falaise, pour la simple raison qu'il n'était possible d'y accéder que par un escalier. Or, il était bien connu que le démon incarné était cloué dans un fauteuil roulant.
Quinze heures. Naruto observait l'agitation de la fourmilière qu'était Konohagakure no sato. De là ou il se trouvait, il pouvait sans prétention considérer le monde se trouvant à ses pieds comme étant des fourmis. C'était un sentiment exaltant, mais pourtant illusoire. Actuellement, le blondinet ignorait à quelle position il se trouvait dans la chaîne alimentaire. Aujourd'hui lui donnerait une première indication. Proie ou prédateur, lequel allait-il devenir ? Un frisson mental parcouru l'Uzumaki, tandis que l'excitation le gagnait. Il ne l'avouerait jamais, mais il aimait cette sensation de danger. Tant de personnes étaient en mesure de lui faire du mal, mais si peu étaient capable de lui nuire réellement. Inspirant à fond, Naruto reporta son attention sur le village, au pied de la falaise. C'était tout de même ironique que maintenant qu'il ne pouvait plus bouger, personne ne le trouvait. Mais tôt ou tard, cela arriverait, et son festival commencerait...
Vingt-deux heures. Le soleil se couchait à l'horizon, teintant le ciel de rouge et d'orange. La journée prenait fin, les cris de la foule se réduisaient lentement à des murmures. Dans moins d'une heure, le festival se terminerait et la statue géante du Kyubi brulerait. Pourtant, personne n'était pleinement satisfait. Le démon ne s'était toujours pas fait lyncher. Tel un fantôme, il était passé entre les mailles du filet. Pas besoin de bouger lorsque l'endroit ou l'on se trouvait était le dernier ou le monde s'attendait à ce que l'on fusse. Le yondaime était la Nemesis de Naruto, mais ironiquement était sa meilleure protection. Personne ne chercherait le démon sur la tête du yondaime. Mais ledit démon n'était pas superstitieux, et le blondinait usait de toutes les astuces pour être trouvé le plus tard possible. Mais il voulait être trouvé ! Peut-être avait-il sous-estimé l'idiotie de l'intégralité du village ? Les ayant vu comme des tyrans pendant toute sa vie, il avait sur-estimé leur intelligence réelle. Mais peu importait, car d'ici peu, tous le verraient, et trembleraient de peur.
Une troupe de villageois s'approchait, lentement, le flambeau à la main. Dans un autre contexte, cela aurait pu ressembler à une chasse aux sorcières. Les mêmes cris de haines. La même excitation malsaine dans l'atmosphère. La seule différence résidait dans le fait qu'il était vingt-trois heures, et que la victime n'était qu'une malheureuse statue de huit mètres de haut, composé de bois et de paille. La statue du Kyubi no Yoko. Les membres de la secte à la gloire du yondaime s'étaient surpassés, cette année. Ils avaient brillamment organisé le festival. Mais Naruto était bien déterminé à l'achever par lui-même. Les villageois étaient désormais au pied de la statue du démon. Ils brandirent leur main tenant le flambeau, puis marquèrent un temps d'arrêt. Ce n'était pas de l'hésitation, mais une excitation teinté de folie. Le groupe était presque en transe. Finalement, dans un même mouvement, ils mirent le feu à la statue, qui s'enflamma rapidement. Naruto observa de là ou il se trouvait, indifférent. La folie des hommes ne le concernait plus, n'étant plus totalement humain. Il avait ses propres lois, ses propres règles et sa propre folie. Il se sentait bien, dans les flammes de son enfer personnel.
Brusquement, un hoquet de stupeur et de frayeur s'éleva de la foule. Naruto, grâce à son ouïe largement plus développé que la normale, avait entendu ce faible son et repéré la personne à l'origine. Cela n'avait pas été très difficile. Alors que tous avaient les yeux rivés sur le bucher, l'homme, lui, observait la falaise des hokages à travers les flammes. Plus exactement, il fixait l'Uzumaki d'un regard horrifié. Il l'avait vu par hasard, mais la frayeur n'en était pas moins présente, car le blondinet aurait facilement pu sortir d'un film d'horreur. Assis sur son fauteuil roulant, il était installé sur la tête du yondaime, comme pour montrer sa supériorité face au héros de Konoha. Son visage était baigné par les reflets du brasier. Ses yeux, à la pupille partiellement fendue d'un bleu où se reflétait un rouge écarlate, fixaient l'attroupement avec supériorité. Un murmure s'éleva, alors que les membres de la secte à la gloire du yondaime prenaient peu à peu conscience de sa présence. Officiellement, le festival venait de se terminer. Officieusement, tant que la statue continuait de brûler, la fête continuait. Les sectaires commençaient à se regrouper, alors qu'ils voyaient le démon bafouer de sa présence la tête de leur héros. Une dizaine d'entre eux, les plus courageux ou les plus cruels, se dirigèrent vers lui. Lentement, sans précipitation, ils grimpèrent les quelques deux cents marches de l'escalier qui menait au sommet de la falaise. Naruto observa la lente ascension de ses ennemis, un sourire aux lèvres. Légèrement crispé, certes, mais bien présent et un brin arrogant. En dehors de la secte, aucun villageois ne semblait avoir conscience de la présence de l'Uzumaki. Un premier homme s'approcha, presque paresseusement. Il savait que le démon ne pourrait s'échapper. En revanche, il ignorait que Naruto n'avait pas l'intention de leur échapper. Il avait voulu être retrouvé.
Les dix membres de la secte à la gloire du yondaime étaient debout, devant l'escalier, et fixaient celui qu'ils appelaient le démon. Uzumaki Naruto, l'enfant-maudit. Il ne leur avait jamais rien fait, mais tous le jugeaient responsable de leur malheur. C'était tellement pus simple que de voir la vérité en face... Un sourire vengeur naquit sur les lèvres des sectaires, tandis qu'ils s'imaginaient déjà achever le travail du yondaime. Lorsque le blondinet prit conscience de cela, ce fut à son tour de sourire. L'ignorance des gens était tellement incroyable, parfois. Naruto n'avait pas choisi son emplacement par hasard. S'il s'était mit sur la tête du yondaime, c'était pour mettre en valeur sa ressemblance avec le héros de Konoha. Si les villageois n'étaient pas si obtus, ils en auraient eu une crise cardiaque. Mais ils préféraient se voiler la face et ignorer ce qui crevait les yeux. Pour eux, il était inconcevable qu'Uzumaki Naruto ait un quelconque lien de parenté avec Namikaze Minato autre que son meurtrier. N'importe qui se penchant sur la question aurait vu qu'ils étaient père et fils. Mais évidement, personne ne l'avait fait, préférant s'ancrer dans cette stupide superstition. Mais cela convenait au jinchuriki. Sa vengeance n'en serait que plus douce... Un des hommes produisit un bruit gras et rauque. Naruto mit quelques secondes à comprendre qu'il s'agissait d'un rire. L'odeur des nouveaux venus étaient mélangées à celle de l'alcool. En faible quantité, mais c'était plus que suffisant pour ce que voulait faire l'Uzumaki.
Homme 1, jubilant : Nous te trouvons enfin, démon !
Naruto, indifférent : Je ne me cachais pas. J'étais là depuis le début. Ce n'est pas ma faute si vous êtes tous incapable de lever les yeux...
Homme 2 : furieux: Comment oses-tu te tenir sur ici ? N'as-tu pas causé assez de dommages au village ?
Naruto, esquissant un sourire provocateur : Je ne me souviens pas avoir jamais fait quoi que ce soit de nuisible.
Homme 3, 4 et 5, furieux : Espèce de...
Homme 1, élevant la voix : Il suffit ! Nous n'avons pas de temps à perdre. Parler avec le démon ne nous mènera à rien, d'autant que bientôt il ne sera plus de ce monde...
Les hommes rirent sombrement, tandis que Naruto se retenait de faire de même. Il jouait sa vie sur un coup de bluff et la peur qu'il inspirait. S'il se loupait, il mourrait très probablement jeté de la falaise. Autant dire que cela ne le tentait pas vraiment. Le premier homme, qui semblait être le leader, désigna trois personnes du groupe.
Homme 1, avec un rictus : Vous trois, allez le chercher. N'hésitez pas à le frapper si l'envie vous en prend.
Les personnes désignées hochèrent la tête avec excitation, avant de courir en direction de Naruto. Activant la pupille droite de Kurama, l'Uzumaki regarda dans les yeux chacun des trois hommes qui s'approchaient, tout en s'assurant de ne pas être vu des autres. Ceux-ci continuèrent d'avancer. Encore. Encore. Encore. Encore... Ils le dépassèrent et tombèrent dans le vide. Ils moururent écrasés au sol avant d'avoir eu le temps de pousser un cri. Aussitôt, les six des sept hommes restants se mirent à murmurer entre eux.
Hommes, murmurant avec une touche de panique : Il s'est passé quoi ? Je ne sais pas... Je n'ai rien compris... Moi non plus... C'est un monstre... Il doit y avoir une explication... Je croyais qu'il était incapable de se défendre...
Homme 1, qui était resté silencieux jusqu'à présent : Vous croyez vraiment que cette chose est responsable de ce qui vient de se passer ? Réfléchissez ! Ces trois là ont juste un peu trop bu et n'ont pas fait attention. C'est un malheureux accident, mais on n'y peut rien. Allons, nous n'allons quand même pas laissez ce démon s'en sortir vivant alors que l'on peut définitivement mettre un terme à son existence.
De nouveaux murmures s'élevèrent dans le groupe, d'approbation cette fois. En effet, c'était ridicule qu'un enfant tétraplégique, aussi démoniaque fut-il, ait la capacité de tuer quelqu'un d'un regard. C'était tout simplement ridicule ! Aussitôt, les six hommes s'approchèrent de Naruto. Seul le leader ne bougea pas. Ils avançaient à pas lents, car malgré leurs affirmations, ils conservaient une légère appréhension. Ils croisèrent tous le regard de Naruto, mais aucun ne remarqua rien. Ils continuèrent d'avancer. Ils arrivèrent à quelques mètres seulement de l'Uzumaki. Trois mètres. Deux mètres. Un mètre. Zéro mètre. Pourtant, ils continuèrent d'avancer, sans manifester la moindre réaction au fait qu'ils avaient dépassé leur cible. Ils avaient toujours le visage teinté d'une légère appréhension, mais sans plus. Les six hommes dépassèrent les têtes de pierre et se tombèrent dans le vide, sans un bruit. En bas, les premiers villageois commençaient à se rendre compte qu'il se passait quelque chose sur la falaise des hokages. Il fallait dire que les neuf bruits de chute, espacés au total d'à peine quelques minutes, n'étaient pas passés inaperçus. Mais Naruto n'était pas inquiet. Aucun Anbu ne le surveillait dans l'immédiat, et seul un shinobi aurait découvert ce qui s'était passé, et ce, seulement s'il l'avait vu. Car ce qu'avait fait l'Uzumaki était un simple genjutsu. Il avait modifié la perception des distances de ses victimes de sorte que dans leur élan elles se jetassent d'elles-mêmes de la falaise. Ils étaient persuadés que leur ''victime'' était toujours devant eux alors qu'en réalité ils tombaient dans le vide.
Non, le problème pour le moment, du point de vue du jinchuriki, c'était que le dernier homme était intelligent. Très intelligent. Il s'était servit de ses hommes pour anticiper le danger. Naruto le reconnut. Cet homme faisait partie de ceux qui l'avaient rendu tétraplégique. L'enfoiré ! Comparé à lui, les autres n'étaient que du menu fretin. L'homme gardait la tête baissée, évitant ainsi de croiser le regard du blondinet. Coïncidence ? L'Uzumaki en doutait fortement. Neuf personnes étaient mortes sans que cette ordure ne bouge le petit doigt et Naruto avait la désagréable sensation d'avoir été manipulé.
Homme 1, murmurant de façon tout à fait audible : Impressionnant ! Vraiment impressionnant ! Quand j'ai découvert que tu avais survécu, l'année dernière, j'ai su que la situation avait évolué. T'approcher devenait difficile, tu devenais méfiant. Du coup, j'ai pris mon mal en patience et je t'ai observé. Cela ne me faisait pas plaisir, loin de là, mais pour avoir une chance de te tuer, je devais attendre le jour idéal. Aujourd'hui, le dix octobre ! Le jour où tu es le plus faible, car yondaime-sama en a décidé ainsi… Et j'ai eu raison de prendre mes précautions. Je ne sais pas comment tu le fais, mais ce que tu fais, tu ne peux le faire qu'en regardant ta victime dans les yeux. Tant que je ne croise pas ton regard, je ne risque rien.
Et pour cette seule information, il avait sacrifié neuf hommes. Lequel des deux, entre Naruto et l'homme, était le plus monstrueux ? Mais au moins, le jinchuriki voyait là la confirmation qu'il avait été manipulé. Et cela le fit enrager. S'il ne pouvait regarder son adversaire dans les yeux, son dojutsu devenait inutilisable. Et sa maitrise des techniques de marionnettiste shinobi n'était tout simplement pas au point. Être capable de bouger un doigt de façon saccadé n'allait pas l'aider à tuer son dernier opposant. L'Uzumaki s'efforça de ne pas se mettre à paniquer. S'il restait calme, il allait trouver une solution… Probablement. Dans le cas contraire, il allait se faire jeter de la falaise, ou alors Kurama prendrait la relève. Mais dans les deux situations, Naruto aurait échoué, car il aura perdu sa raison d'être. Ce serait sa défaite. L'homme s'approchait, sans précipitation. Sa théorie était correcte et il le savait, alors pourquoi se dépêcher ? Le cerveau du jinchuriki tournait à plein régime. Il ne pouvait s'enfuir, ni simplement bouger. Il ne pouvait l'enfermer dans une illusion. Il ne pouvait… rien faire. Lorsque cet état de fait lui fut parvenu, il sentit un début de déprime l'envahir. Cela ne dura pas longtemps car il sentit quelque chose sur son visage. C'était chaud et désagréable. Cela se diffusait sur toute la surface de sa joue. Restait ensuite une sorte de picotement persistant. Naruto comprit finalement ce que c'était, après quelques secondes. De la douleur ! L'Uzumaki souffrait. Il avait fallut d'une petite année et il avait déjà oublié cette sensation. Pourtant, au même instant, le jinchuriki comprit une chose. Il était vivant ! Ou plus exactement, il n'était pas mort. Pas encore. Un poids se libéra de l'esprit du garçon alors qu'il commençait seulement à prendre conscience qu'il ne s'était jamais vraiment considérant comme tel depuis son accident. Inconsciemment, il s'était imaginé être un mort en sursis. Cette douleur, sur sa joue, venait de lui prouver le contraire. Mais le soulagement fut rapidement remplacé par la colère. Cet homme n'avait aucun droit de le frapper. Il l'avait déjà fait bien trop souvent. Il était temps de lui faire payer… Mais comment ?
Le poing de son ex-future victime s'écrasa une nouvelle fois sur son visage. Du sang perla du nez et des lèvres de Naruto. Le coup avait été violent. L'ordure frappait avec application à ou ça faisait mal. L'homme avait bien fait ses devoirs. La tétraplégie immunisait de la sensation de douleur partout, sauf dans le cou, le visage et le reste du crâne. Et c'était là que le jinchuriki se faisait frapper. Chaque coup semblait résonner dans son crâne, tant ils étaient douloureux. Et l'homme parvenait encore à ne pas croiser le regard de l'enfant. L'Uzumaki sentit sa colère monter à mesure que sa douleur grandissait. Lorsque son nez se cassa, la rage se changea en détermination. Même si se devait être la dernière chose qu'il ferait, il tuerait ce salop qui obligeait son sang à couler. Avant que quiconque comprenne ce qui se passait, une main agrippa violemment le col de l'homme. Incrédules, lui et Naruto observèrent cette main, puis le bras, puis l'épaule de… Naruto ? Pourtant, le jinchuriki n'avait pas utilisé sa technique de marionnettiste qui d'ailleurs n'aurait jamais donné un tel résultat aussi vite. Comment était-ce possible ? La sangle, qui avait un jour retenu le poignet du blondinet, était maintenant en lambeaux, littéralement arraché au fauteuil. Evitant toujours de croiser le regard de l'Uzumaki, l'homme commença à paniquer.
Homme, d'une voix hystérique : Non ! C'est impossible ! Une personne tétraplégique ne peut pas bouger son bras. Monstre ! Comment peux-tu…
L'homme tenta de se libérer de la poigne de Naruto, sans succès. Sa panique lui fit perdre ses moyens. Le jinchuriki, pour sa part, était confus. Il ne prit toutefois pas le temps de s'attarder sur ce détail. Avec toute la volonté dont il fut capable, il parvint à faire bouger son bras à nouveau, de façon volontaire cette fois. Il projeta l'homme vers la droite. Sa main avait lâché prise, et pendant un instant, son tortionnaire ria nerveusement. Un instant seulement. Celui d'après, il remarqua que ses pieds ne touchaient plus le sol et qu'il pouvait voir de face les têtes de pierre des hokages, à quelques mètres devant lui. Et elles montaient. Non ! C'était lui qui descendait, ou plutôt qui tombait. Naruto l'avait projeté dans le vide. Il fit alors ce que n'importe quelle personne censée aurait fait dans les mêmes circonstances. Il hurla de peur. Son cri résonna dans tout le village pendant cinq minuscules secondes, avant qu'un autre bruit ne l'interrompe brusquement. L'homme venait de toucher terre. Écrasé au sol… Exactement comme ses neuf prédécesseurs. L'unique différence résidait dans le fait qu'il avait été conscient de sa chute. Mais c'était un maigre retour des choses, en tenant compte de tout ce qu'il avait fait à Naruto.
L'Uzumaki se permit un sourire de victoire, avant que son corps ne s'affaisse sur lui-même. Il se sentait subitement épuisé, comme si son énergie avait été drainée avec le mouvement effectué. Mais c'était un réel progrès ! Bouger un bras entier, il ne l'avait jamais fait… Restait à savoir s'il allait être capable de le reproduire. Car peu importait la façon dont le jinchuriki retournait la chose, ce n'était pas une technique de marionnettiste. C'était autre chose, mais quoi ? Cela, il ne le savait pas. Il n'eut toutefois pas le temps d'y réfléchir beaucoup plus longtemps, car à présent de nouveaux cris s'élevèrent. Quelqu'un avait trouvé au moins un des dix corps. Un attroupement eut rapidement lieu. Mais Naruto ne s'en soucia qu'une courte seconde. Son Anbu attitré venait de refaire son apparition. Vingt-trois heures et treize minutes. Pas exactement vingt-quatre heures, mais compte tenu des circonstances, c'était plus qu'espéré. Mais le blondinet était curieux de découvrir l'interprétation des événements de la part d'un shinobi. Les faits ? Un enfant tétraplégique au visage ensanglanté, une sangle du fauteuil roulant le maintenant en place arrachée et une falaise au pied de laquelle reposaient dix cadavres. Pas de témoins. Lentement, les pièces du puzzle s'assemblèrent, formant un schéma illogique, mais pourtant rationnel.
Anbu, marquant un temps d'hésitation : Que… s'est-il passé ici ?
Naruto, avec un sourire ensanglanté : Passage à tabac… Rien de bien méchant selon mes normes.
Anbu, sceptique : Le seul incapable de se défendre se retrouve être le seul survivant… Alors qu'il était seul contre dix.
Naruto, hochant la tête : Il y a une explication tout à fait rationnelle.
Anbu, pas vraiment convaincu : Je t'écoute…
Naruto, observant les lieux comme pour se remémorer les événements : Alors voilà… Ces hommes m'ont trouvé il y a environ un quart d'heure. Comme attendu de leur part, dès qu'ils m'ont vu, ils n'ont pu s'empêcher de me frapper. Ils avaient dans l'idée de me jeter ensuite dans le vide. Ils auraient réussi d'ailleurs. Seulement, j'ai eu de la chance. Ils avaient tous un peu bu et l'un d'eux dérapa sur le rebord de la falaise. Il a ensuite tenté de se rattraper à un de ses amis, mais l'entraina avec lui. Le deuxième tenta de faire de même avec le troisième, qui tenta de faire de même avec le quatrième. Au final, ils sont tous tombé, me laissant seul en haut. Un véritable coup de chance !
C'était également ce qu'avait conclu l'Anbu. C'était la seule solution rationnelle pour de telles circonstances. Toutefois, cela n'était pas pour autant logique. Plusieurs points ne correspondaient pas avec le récit. Si le début de l'histoire semblait en accord avec le témoignage de l'enfant, le reste ne l'était tout simplement pas. Si chaque personne en avait entrainé une autre dans sa chute, le dernier excepté, tous auraient du hurler dans leur chute. Or, il n'y avait eu qu'un unique cri. Un seul bruit d'impact au sol également au terme dudit cri, mais dix morts en bas de la falaise et les indices révélaient que tous avaient subis la même hauteur de chute, à savoir le sommet de la falaise. Mais pourquoi n'avaient-ils pas crié dans ce cas ? Et surtout, comment ont-ils fait pour ne pas entrainer Naruto dans leur chute, alors que leur but principal était de toute évidence de le tuer. Ils auraient dû l'entrainer avec eux. Son fauteuil était si près du bord que cela semble impossible qu'ils se fussent tous agrippés les uns aux autres en épargnant le blondinet. Illogique, donc. Mais pourtant, les circonstances donnaient raison à a version de l'enfant. Si encore un shinobi était intervenu, ou si l'Uzumaki n'avait pas été tétraplégique, une autre hypothèse aurait été plus logique, mais comme ce n'était pas le cas, il ne restait que cette hypothèse. La seule qui fut un temps soit peu rationnelle était dons le récit de Naruto, aussi illogique fut-il.
Anbu, troublé : Quoi qu'il en soit, je pense qu'il vaut mieux que tu retournes à l'orphelinat à présent. Pas mal de gens t'ont vu en haut après que ces homms soient tombés. La plupart pense que c'est de ton fait, même s'ils ignorent comment.
Naruto, amusé : ''Logique, puisque c'est de mon fait…'' Oui, tu as raison. J'ai besoin de dormit un peu de toute façon. Les évènements récents m'ont un peu chamboulé. Je dois désormais méditer sur la place que j'ai dans le village, puisqu'il semble que j'en aie bel et bien une…
L'Anbu acquiesça et ramena rapidement Naruto à sa chambre de l'orphelinat. Il essuya le sang séché et constata sans surprise que les blessures s'étaient toutes refermées. Il mit l'enfant au lit, après quoi il s'en alla. Kurama confirma qu'il n'était pas dans les environs. Il devait donc être allé faire son rapport au sandaime sur les événements de la journée. Le pauvre… Mais dans l'immédiat, autre chose intéressait davantage l'Uzumaki.
Naruto, impatient : ''Alors, comment ais-je réussi cet exploit ?''
Kurama, songeur : ''…''
Naruto, de plus en plus impatient : ''Kurama ? Tu sais ce qu'il s'est passé ou pas ?''
Kurama, confirmant : ''En effet, je pense savoir ce que tu as fait. Je dois m'avouer surpris. C'était plutôt bien joué pour un morveux.''
Naruto, curieux : ''Alors ? C'était quoi ?''
Kurama, d'une voix lente : ''Ton aura.''
Naruto, fronçant les sourcils : ''Mon… Quoi ?''
Kurama, soupirant : ''Ton aura. C'est, en quelques sortes, l'impression que tu laisses aux gens. Comment t'expliquer simplement... Tu peux le comparer au charisme naturel d'une personne. La différence, c'est que le charisme est une donnée abstraite, alors que l'aura est quelque chose de concret. En effet, elle émet en continue une faible quantité de chakra. Ce que les shinobis appellent la signature de chakra est la trace que laisse l'aura d'une personne dans la nature. On peut également s'en servir pour mesurer la puissance d'un combattant. Les shinobis ayant la capacité de capteur peuvent également la lire.''
Naruto, perturbé : ''La lire ? Qu'est-ce que cela signifie ? Et quel rapport avec ce que j'ai fait ?''
Kurama, grognant son exaspération : ''Ce que les capteurs appellent lire l'aura d'une personne, c'est s'informer de sa puissance par le flux de chakra que la cible diffuse dans la nature, les éventuelles perturbations de ce flux par des émotions, observer la maîtrise du chakra de l'individu, observer la signature de chakra... Il y a beaucoup de possibilités associés aux pouvoirs d'un capteur. Les shinobis les plus expérimentés sont capable de diminuer ou d'augmenter leur aura, qui est une force passive. C'est ce que tu as fait, d'une certaine façon.''
Naruto, perplexe : ''Comment ça ?''
Kurama, soupirant : ''Tu as augmenté ton aura de façon brusque, la rendant presque palpable. En soi, ce n'est pas extraordinaire, car beaucoup de shinobis utilisent ce genre de coup de bluff pour se rendre plus menaçant qu'ils ne le sont en réalité. Là où tu m'as surpris, en revanche, c'est que tu as combiné ton aura avec autre chose. Il s'agit d'un pouvoir que seuls possèdent les porteurs de bijus, ou jinchurikis : la gangue de chakra. Ce pouvoir, sous sa forme primaire, active et agressive, est nocif tant pour l'utilisateur que pour la victime, car il s'agit d'un chakra d'une immense densité et pureté. Toutefois, en la combinant à l'aura qui est une force passive, tu as canalisé la puissance de façon à n'en retirer que les avantages, sans les inconvénients. Je t'ai dit il y a quelques temps que mon chakra pouvait agir de façon autonome, indépendamment du corps qu'il est censé protéger, selon la volonté de l'utilisateur. A l'opposé, l'aura ne fait qu'envelopper le corps d'une fine pellicule de chakra, car elle est émise par lui. En la combinant avec la gangue de chakra, tu as obtenu de nouvelles capacités. Cette aura modifiée est une force semi-active. Elle enveloppe le corps comme l'aura originale, mais à une densité plus grande et est plus autonome comme la gangue de chakra. De plus, l'aura est indissociable du corps. Si tu bouges ton aura, c'est ton corps que tu bouges, car l'aura reflète ton corps.''
Naruto, excité: ''Mais c'est génial ! Et de ce que tu m'en as dit, cela semble bien plus efficace que ma technique de marionnettiste.''
Kurama acquiesçant : ''Plus efficace, mais surtout plus gourmande en chakra. Elle possède ses propres avantages et ses propres défauts. Comme je te l'ai dit, l'aura reflète le corps. Bouger l'un, c'est bouger l'autre. Tu prends juste le problème à l'envers. Les être vivants bougent leur corps, l'aura suit. Toi, tu as modifié ton aura pour pouvoir la déplacer, faisant suivre le corps. Ainsi, les bases du mouvement sont celles que tu utilisais avant de devenir tétraplégique. Tu n'auras donc pas à réapprendre. Le problème, c'est que l'aura est basée sur une diffusion continue de chakra, tout autour du corps et comme l'aura modifiée est beaucoup plus gourmande en chakra, tu le sentiras passer. De plus, tu n'as encore qu'une faible maîtrise de ton chakra, tu en consommes donc encore plus que d'ordinaire. C'est pour cela que ne bouger qu'un bras t'a tant épuisé. A l'inverse, ta technique de marionnettiste est bien plus limitée. Tu auras une liberté de mouvement beaucoup pus restreinte, et tu devras réapprendre à te mouvoir à partir de zéro comme tu l'as déjà remarqué. L'avantage est que si cela demande de la précision, tu n'as en revanche pas besoin d'une grande quantité de chakra pour maintenir cette technique en place. Et plus tu pratiqueras, plus tu seras précis dans ta maîtrise de ton chakra.''
Naruto, réfléchissant : ''Donc… Délaisser l'une des deux techniques au profit de l'autre n'est pas une bonne idée. L'idéal serait, selon moi, de choisir l'une des deux en fonction de la situation. Dans les deux cas, tant que ma maîtrise du chakra n'est pas davantage développée, je resterais limité. Soit par le temps, soit dans mes déplacements…''
Kurama fut sur le point de rajouter quelque chose, mais à ce moment là les yeux de Naruto se fermèrent et il sombra dans le sommeil. La journée avait été longue. Le démon se permit un sourire. Son hôte se montrait particulièrement intéressant.
Assis sur son siège, derrière son bureau, Hiruzen se rongeait les sangs. Pour être tout à fait honnête, il avait peur. Peur de ce qu'il allait apprendre. Chaque dix octobre, une seule question l'obsédait : Naruto allait-il s'en sortir vivant ? Son inquiétude n'avait fait qu'empirer, virant à la paranoïa suite à l'incident de l'année précédente. Le fait que le petit blondinet ait en permanence un Anbu pour sa protection ne le rassurait que moyennement. Le fait que ce dernier était en retard pour faire son rapport n'arrangeait rien. Il avait beau être jeune, il n'en était pas moins ponctuel, d'ordinaire. Et ce cri, de qui venait-il ? Le sandaime voulait aller voir de lui-même ce qu'il en était, mais n'osait pas. Il n'avait que peu revu Naruto depuis qu'il lui avait annoncé sa tétraplégie. Leur relation était devenu tendue et distante et Hiruzen ne pouvait rien y faire, à son plus grand regret. Soupirant, il ferma les yeux un instant. Lorsqu'il les rouvrit, la personne qu'il attendait avec le plus d'impatience/d'appréhension se tenait devant lui, au garde-à-vous.
Anbu, professionnel : Anbu Karasu, au rapport !
Hiruzen, à la fois soulagé et inquiet : Alors ? Comment a été cette journée ?
Karasu, hésitant : Il y a eu… un incident.
Hiruzen, figé par la peur : Quel type d'incident ?
Karasu, avec raideur : Personne ne vous en a déjà parlé ?
Hiruzen, secouant la tête : Je n'ai voulu voir personne de la journée. Ceux qui ont voulu me parler attendent toujours dehors.
Karasu, hochant la tête : Bien… Comme je le disais, il y a eu un incident peu banal. Cet incident a entrainé la mort de dix personnes, et manqué de tuer Uzumaki Naruto.
Hiruzen, palissant : Que s'est-il passé ?
Karasu, cherchant ses mots : Uzumaki Naruto se trouvait sur le bord de la falaise des hokages, profitant de sa solitude pour observer le village. La journée s'est déroulée sans incident majeurs. En bas, le village fêtait la mort du Kyubi no Yoko et pleurait le sacrifice du yondaime. Quelques individus cherchaient Naruto pour le faire participer au festival, mais sans le trouver. Ce n'est qu'à la fin de la fête qu'un groupe de dix personnes, ayant trop bu durant la journée, eurent la mauvaise idée de monter au sommet de la falaise aux hokages. Ils y trouvèrent Uzumaki Naruto et eurent l'envie de jouer avec lui. Toutefois, leur équilibre plus que précaire à cause de l'alcool leur fut fatal. Ils tombèrent tous du sommet de la falaise et s'écrasèrent au sol. Il ne s'en est fallu de peu pour qu'Uzumaki Naruto ne les y accompagne, car l'un d'eux avait tenté d'agripper son fauteuil roulant. Seule mon intervention l'a empêché de finir comme les autres.
L'Anbu Karasu avait légèrement modifié ce qu'il pensait être la vérité de façon à ne pas indiquer qu'il n'avait pas été présent à ce moment là. Mais il savait que son alibi ne tiendrait pas longtemps. De son coté, Hiruzen réfléchissait à ce qu'il venait d'apprendre. L'histoire était plausible, certes, mais quelques points semblaient étonnants.
Hiruzen, vérifiant les faits : Tu as empêché un ivrogne d'entrainer Naruto dans sa chute de la falaise, c'est bien cela ?
Karasu, hochant a tête avec raideur : Oui hokage-sama !
Hiruzen, poursuivant : Et tu as préféré empêché que Naruto ne tombe, plutôt que d'attraper l'ivrogne avant sa chute ?
Karasu, de plus un plus raide : Oui hokage-sama !
Hiruzen, impitoyable : Et tu n'as pas non plus tenté de rattraper qui que ce soit d'autre que Naruto, alors que leur vie était en jeu et que tu avais certainement les capacités pour rattraper plusieurs, sinon tous les membres du groupe.
Karasu, baissant la tête : Oui hokage-sama !
Hiruzen, songeur : Je vois…
Karasu se retenait de toutes ses forces de partir en courant. Hiruzen réfléchissait furieusement à ce qu'il venait d'entendre. L'Anbu admettait volontiers que certains points dans son histoire n'étaient pas logiques. Alors pourquoi se contentait-il de l'admettre ? Pourquoi ne clarifiait-il pas la situation ? Peut-être parce que le silence était préférable. C'était ce à quoi songeait le sandaime. Pour quelles raisons un Anbu oblitérerait-il volontairement certains détails de son rapport ? Hiruzen réfléchissait à ce qu'il savait. L'incident avait eu lieu aux alentours de vingt-trois heures, puisque c'était à cette heure là que le festival prenait fin. Cela avait eu lieu sur la falaise des hokages. Naruto avait été le premier présent. D'ailleurs, pourquoi y était-il et comment y était-il monté ? Cela n'avait que peu d'importance dans l'immédiat. Ensuite, un groupe de dix hommes ayant un peu trop profité du festival s'étaient présentés là ou se trouvait Naruto. Ils avaient voulu le tuer. A partir de là, l'histoire devenait confuse. Si ces hommes avaient été suffisamment ivres pour tomber de la falaise, il n'aurait même pas dû être en mesure de monter les escaliers qui y menaient. Et s'ils ne l'étaient pas assez, comment avaient-ils pu tomber dans le vide ? Il y avait anguille sous roche. Ils auraient dû pouvoir jeter Naruto de la falaise sans encombre… Sauf qu'il avait un ange gardien en la personne de Karasu. L'imagination de Hiruzen s'emballa. Les hommes avaient du tenter de jeter l'Uzumaki dans le vide, mais l'Anbu s'était certainement interposé. Le groupe avait dû vouloir forcer le passage, mais Karasu aurait tenu bon. Des insultes auraient alors fusées, et un mot de trop avait été prononcé. Le jeune Anbu, encore peu expérimenté, aurait ainsi réagi un peu trop violemment. Les dix hommes se seraient retrouvés projetés dans le vide. Cela expliquerait pourquoi Karasu s'obstinait au minimum de précision.
Hiruzen, murmurant : Naruto a-t-il été blessé ?
Karasu, crispé : Oui. Une légère blessure, mais rien de bien méchant…
Hiruzen hocha la tête. Aucune blessure ne pouvait vraiment affecter Naruto, et aucune n'était bien méchante. Aucune sauf celle ayant causée sa tétraplégie… Au moins, à présent, Hiruzen était persuadé que son hypothèse était la bonne. Karasu avait certainement tué les dix hommes en réaction à la blessure de l'Uzumaki. Un peu excessif, mais Hiruzen ne releva pas. Naruto avait eu suffisamment de malheurs sans qu'une nouvelle tentative de meurtre ne soit à ajouter à la liste. De toute façon, personne ne pourrait faire le lien entre Karasu, Naruto et les meurtres. Et le conseil pouvait aller se faire voir. Ils avaient assez ruiné la vie de l'enfant. Il n'y aurait pas de suites à cet incident. Telle fut la conclusion du sandaime.
Hiruzen, relevant la tête : Merci Karasu. Ne parle à personne d'autre de l'incident. Ce sera tout.
Karasu, soulagé : Oui hokage-sama !
Karasu tourna les talons et s'apprêta à partir. Il ne s'était pas vraiment attendu à s'en sortir sans punition. Après tout, il avait joué sa carrière d'Anbu pour le caprice d'un enfant. Mais cela en avait valu la peine, car la vie était revenue dans les yeux d'Uzumaki Naruto. Et il avait la sensation étrange que le sandaime était tombé sur une conclusion différente de la sienne…
Hiruzen : Oh, au fait…
Karasu, se retournant : Hokage-sama ?
Hiruzen, se permettant un léger sourire : Merci de t'appliquer autant pour ce travail, Itachi…
Alors ?
Comment trouvez-vous mon chapitre ?
Je veux tout savoir. Le bon, le moins bon...
S'il y a des zones d'ombre, c'est normal. Je clarifierais dans les chapitres suivants. Posez toutes les questions que vous voulez, je répondrais à chaque commentaire, comme d'habitude.
Donc n'hésitez pas à commenter, que ce soit un encouragement, une critique, une question ou même un constat.
Les rewiews sont très fortement appréciés, les auteurs ne le diront jamais assez. Cela permet entre autre de faire connaître sa fic, et donc de remotiver l'auteur...
ps: J'ai dans l'idée de commencer bientôt une fiction sur Harry Potter... Faites-moi part de vos avis et si ils sont favorable, il se peu que je poste un prologue sous peu...
