Bien, me revoilà !
Je pense qu'il est enfin temps d'expliquer en détail le nom de ma fiction, car il prendra enfin pleinement son sens à partir de ce chapitre.
Burakumin... Ce terme japonais possède plusieurs sens. Premièrement, il signifie intouchables. C'est évidemment un clin d'œil au film français du même nom, du fait de la tétraplégie de Naruto. Pour ceux qui ne l'ont pas vu, sachez que l'histoire tourne autour de deux personnages principaux, venus de deux milieux sociaux différents. Ils apprendront l'un de l'autre afin d'en ressortir grandit. Dans Burakumin, on retrouve ce lien, mais sous deux formes. Le duo spirituel est naturellement Naruto/Kurama. Avec ce chapitre, en revanche, je fais apparaître le duo physique, qui est Naruto/... Je vous laisserai découvrir.
Voyons à présent la seconde définition possible du terme Burakumin. Minorité opprimée... Encore une fois, cela colle parfaitement au statut de jinchuriki de Naruto. Je ne détaillerais pas beaucoup plus, pour ne pas spoiler mon travail...
Bien, il ne me reste qu'à vous souhaiter une bonne lecture !
Chapitre 6: L'enlèvement !
Trois juin... Huit mois s'étaient écoulés depuis la journée fatidique. Le cinquième anniversaire de Naruto avait provoqué de nombreux bouleversements. Tout d'abord, de nombreuses rumeurs ont circulé, affirmant que le jinchuriki était capable de tuer quelqu'un dès lors qu'il était en sa présence physique. Les dix morts ayant eut lieu le dix octobres prouvaient ces dires, selon les villageois. Ce n'était qu'en partie vrai, mais seul Naruto le savait. Il ne tuait pas d'un regard, mais pouvait soumettre les gens à un genjutsu pour les inciter à mourir. Des dix morts ayant eu lieu ce jour là, neuf avaient succombé de cette façon. Le dernier avait été projeté manuellement du haut de la falaise des hokages par l'Uzumaki. Ce qui conduisait au second bouleversement. Naruto avait découvert ce jour là une nouvelle méthode pour retrouver la motricité de son corps. Jusque là, il s'était servi d'un dérivé des techniques de marionnettistes shinobis, avec des résultats mitigés. Mais ce dix octobre, il avait découvert une autre méthode, utilisable uniquement parce qu'il était un jinchuriki : la manipulation d'aura. Ironie s'il en était, c'était à cause de son statut de jinchuriki qu'il était devenu tétraplégique et donc, qu'il avait découvert cette méthode... C'était donc par la technique de la manipulation d'aura que Naruto avait tué le dixième homme le jour de son cinquième anniversaire. Du moins, il les y avait tous jeté, ou poussé à se jeter, les dix hommes, à défaut de les tuer physiquement.
Le troisième bouleversement eut lieu environ un mois après, le dix-huit novembre. Le froid avait commencé à se faire plus intense. Les premiers flocons de neige avaient commencé à tomber. Les doyens du conseil de Konoha, Mitokado Homura et Utatane Koharu, avaient décidé de faire pression sur le sandaime pour que l'Anbu chargé de la protection d'Uzumaki Naruto soit réassigné à une autre tache. Selon eux, il s'agissait d'un gâchis des forces militaires qui n'avait plus lieu d'être. Ils avaient prit à témoin la réputation de l'enfant qui était telle que plus personne n'osait s'approcher de lui. Même les membres suspectés de faire partie de la secte adorateur du yondaime ne tentaient plus rien. Il fallait dire que leur conviction selon laquelle ils étaient immunisé du démon le dix octobre avait fondue comme neige au soleil en voyant dix des leurs mourir ce jour là. Alors s'y risquer un autre jour, c'était juste inimaginable... Cela ne fit pas plaisir à Hiruzen que les doyens se servent de cette raison pour retirer l'Anbu à Naruto, mais il ne pouvait objecter, dans le mesure ou il s'agissait de la vérité. Cela avait été un coup bas, mais il l'avait encaissé. Et comme Naruto semblait bel et bien hors de danger, il ne pouvait pas remettre en cause cette décision. Toutefois, il continuait de surveiller les événements avec sa boule de cristal. De son coté, l'Uzumaki, grâce à la surveillance constante de Kurama, avait rapidement remarqué l'absence de l'Anbu. Cela avait plutôt arrangé ses plans, car ainsi, il pouvait s'entraîner à toute heure du jour ou de la nuit. Bien sûr, il ne le faisait qu'à l'extérieur du village, mais c'était agréable d'être libre de ses mouvements, dans tous les sens du terme.
Le quatrième bouleversement eut lieu en ce trois juin. Naruto, comme à son habitude, s'entraînait dans la forêt bordant le village. Il n'était jamais trop loin, de façon à pouvoir être trouvé rapidement si quelqu'un le cherchait, ce que personne ne faisait, mais suffisamment éloigné pour que les émanations de son chakra ne portent pas jusqu'au village. Kurama faisait particulièrement attention à ce qu'aucun shinobi ne fusse à proximité tout le long que durait les entraînements. Généralement, ceux-ci duraient dans les douze ou treize heures par jour. Il arrivait toutefois que cela dure plus longtemps, comme c'était le cas ce jour là. Naruto avait décidé que la température était suffisante pour passer ses nuits hors du village. Sa gardienne passait la journée toutes les deux ou trois heures pour s'assurer qu'il allait bien et, dans les cas ou il restait la nuit dehors, revenait tôt le matin. Elle le faisait également manger durant ces périodes. Les entraînements de l'Uzumaki portaient principalement sur sa mobilité. Sa technique de marionnettiste avait progressé. À présent, le blondinet était capable de bouger une main entière. Les mouvements restaient saccadés, mais il y avait du progrès chaque jour. Ses fils de chakra devenaient plus fin et plus précis et sa maîtrise de son flux de chakra s'améliorait lentement. Cela se ressentait d'ailleurs sur son autre technique de mobilité. Son déplacement d'aura, bien que consommant toujours plus de chakra que nécessaire, devenait petit à petit mieux contrôlé. Il y avait encore trois cents cinquante pour cent de perte de chakra à l'utilisation, mais comparé aux trois cents soixante trois pour cent que cela coûtait huit mois plus tôt, c'était déjà un progrès de treize pour cent.
Malgré tout, Naruto ne se sentait pas satisfait de ses progrès. Il avait l'impression qu'il continuait à stagner. Il mettait tant d'acharnement à améliorer sa maîtrise de ces deux techniques que sa lente progression ne lui suffisait plus. Dans ces moments là, de plus en plus réguliers, il laissait tout simplement tomber. Il passait temporairement à autre chose, comme l'amélioration de sa maîtrise des pupilles de Kurama. Il créait des illusions de plus en plus complexes, ou améliorait son temps de création d'illusions basique. Il s'habituait également à l'étrange perception qu'il avait lorsqu'il se servait de la vision thermique du démon renard. Lorsqu'il s'estimait satisfait ou qu'il s'était suffisamment calmé, il retentait alors sa chance dans ses déplacements. Il lui manquait deux choses : de la souplesse et de l'agilité. Mais cela, il ne pouvait l'acquérir qu'avec de la pratique...
Konohagakure no sato était calme. C'était logique, d'une certaine façon, puisqu'il était deux heures du matin. Le village dormait. Le silence était apaisant. Qui aurait pu imaginer qu'à ce moment là, le destin d'un enfant allait changer de façon radicale ? Une ombre se déplaçait de toit en toit, portant sur son épaule une masse indistincte qui gémissait. De courts sanglots étouffés auraient pu être entendu par qui aurait été réveillé. Mais il était encore tôt et le village était en période de paix. Il n'y avait nul Anbu patrouillant dans les rues ou sur les toits. Il n'y avait pas de shinobi en proie à l'insomnie. Il n'y avait personne...
Ailleurs dans le village, un homme était en proie à une panique et à une fureur sans nom. Il possédait de long cheveux noirs et des yeux d'un blanc tirant sur le crème. Plutôt grand et avec un visage sans traits distinctifs, il était un jeune chef de clan. A l'heure actuelle, il portait une robe ample traditionnelle sous un manteau aux armoiries de son clan. Son nom était Hyuga Hiashi. Le clan Hyuga avait une particularité par rapport aux autres. Ce clan était divisé en deux parties. La Soke, ou branche principale, était composé d'une minorité. Il s'agissait de la famille des héritiers du clan et de leur garde du corps officiels. La Bunke, ou branche secondaire, était composé du reste du clan, une grande majorité. Leur particularité était que chaque membre de la Bunke portait un sceau sur leur front. Ce sceau, nommé Hyûga Sôke no Juinjutsu, obligeait ceux sous son emprise à rester fidèle aux membres de la Soke. En cas de rébellion, un membre de la branche principal pouvait activer le sceau et ainsi stopper toute activité cérébrale de la cible, causant ainsi sa mort. Parlant de mort, lorsque un membre de la Bunke venait à décéder, le sceau se verrouillait, dissimulant à un potentiel ennemi l'ultime fierté du clan. Il s'agissait d'un dojutsu nommé Byakugan.
Ce dojutsu permettait à son utilisateur d'avoir une vision périphérique de trois cent cinquante neuf degré, ne laissant, en moyenne, qu'un degré d'angle mort. Ce détail était jalousement gardé afin que les ennemis de Konoha ne puisse l'exploiter. Un autre avantage était que la vue contournait les obstacles et, avec de l'expérience, possédait une portée de plusieurs kilomètres. En moyenne, un membre du clan Hyuga pouvait voir tout ce qui se trouvait dans un rayon allant de trois à cinq cent mètres. Enfin, le byakugan pouvait repérer les tenketsus, ou points vitaux, présents dans le corps humain. Cela leur permettait entre autre de voir le flux de chakra adversaire et d'utiliser le Juken, un style de taijutsu basé sur la maîtrise des tenketsus. Le Hyûga Sôke no Juinjutsu était la cause de tension entre la Soke et la Bunke, entre les dirigeants et les dirigés. En cette nuit funeste, toutefois, cette tension était oubliée. Hiashi se tenait devant les membres de son clan, Soke et Bunke confondue, et parlait avec raideur. Son front plissé trahissait à quel point il était inquiet, chose rare chez lui.
Hiashi, montrant un sang froid qu'il n'avait pas : Cette nuit, ma fille a été enlevé. D'après les informations recueillies, le kidnapping a dû avoir lieu, il y a une dizaine de minutes seulement. Le hokage a déjà été prévenu. Si Hinata ne se trouve plus dans le village, elle doit encore être dans les environs. Je vous laisse carte blanche à tous, mais retrouvez ma fille. Je mènerais les recherches personnellement. Est-ce compris ?
Hyugas, d'une seule voix : Oui, Hiashi-sama !
Hiashi, avec empressement : Dans ce cas, dispersion !
Aussitôt, le clan Hyuga, dans son intégralité, fouilla le village de fond en comble. Malgré leur byakugan, il fallut plusieurs précieuses minutes pour s'assurer que le village était sécurisé. Aussitôt, les membres du clan Hyuga se dispersèrent à travers la forêt entourant Konoha. Avec de tels chasseurs, il n'y avait nul endroit pour se cacher. La traque ne durerait pas longtemps. Malgré tout, les minutes passaient, sans que quiconque ne trouve la trace de Hinata ou de son ravisseur. Hiashi sentait la panique le gagner. Byakugan activé et poussé au delà de ses limites, le chef de clan s'enfonçait de plus en plus profondément dans les bois...
Assis dans son fauteuil pendant l'une de ses pauses, Naruto entendit un sanglot. C'était faible, étouffé et accompagné d'un léger tambourinement sur le sol, probablement des pas. Si l'Uzumaki n'avait pas acquit une ouïe aussi fine, il n'aurait simplement rien remarqué. Kurama n'avait pas signalé de présence humaine, mais peut-être était-ce parce qu'il savait que le blondinet l'avait déjà remarqué. Le jinchuriki du Kyubi fut tenté d'ignoré ce bruit, mais quelque chose le retint. Premièrement, le sanglot qu'il avait entendu avait une intonation aiguë, probablement celle d'un enfant. Deuxièmement, le rythme des pas était trop rapide pour appartenir à la même personne. Il s'agissait donc certainement d'un adulte. Troisièmement, la situation rappelait à Naruto un autre événement, qui ne le laissait pas du tout indifférent. Activant sa vision thermique, le blondinet repéra rapidement l'origine de ces bruits. Comme il l'avait deviné, il s'agissait d'un enfant et d'un adulte. Ce dernier courait, ou plutôt fuyait Konoha. Il tenait l'enfant sur son épaule à la manière d'un sac de pommes de terre. Sa posture n'était pas naturelle. De plus, Naruto connaissait bien ces pleurs. Ce n'était pas ceux que l'on avait lorsque l'on se blessait, non. Ils étaient issus de la peur. Et le son, continuellement étouffé, semblait indiquer que l'enfant était bâillonné. Ses pieds et ses poings étaient probablement liés également. C'était donc très probablement un enlèvement...
La première pensée de Naruto fut qu'il n'avait aucun compte à rendre à Konoha. Ils avaient ruiné sa vie et il était bien décidé à leur faire payer. Il n'avait aucune raison de s'en mêler. La décision la plus logique était donc d'oublier ce qu'il avait vu et de rentrer ce coucher. Malheureusement, sa seconde pensée lui fit transposer la situation de l'enfant avec son quatrième anniversaire. C'était très similaire. Trop similaire. La peur était la même, l'atmosphère et la tension étaient identiques. Il ne fallut qu'une seconde à Naruto pour comprendre que si l'enfant se faisait réellement enlever, il subirait le même traitement que lui, un similaire du moins. Et le blondinet n'était pas assez cruel pour souhaiter un tel malheur à un enfant qui avait de fortes chances d'être innocent. Pire, Naruto savait qu'il ne pourrait plus jamais se regarder dans un miroir en sachant qu'il avait condamné un enfant au même destin que lui en refusant d'agir. Maudissant d'avance son bon cœur, il fonça à toute allure dans la direction du kidnappeur. Grâce à sa vision thermique, il avançait rapidement, alors que l'homme peinait à avancer dans la forêt. En un rien de temps, il fut suffisamment proche pour que la vision thermique ne soit plus utile. La désactivant, il conserva simplement la pupille droite de son démon.
L'individu était un shinobi, mais Naruto l'avait déjà compris à sa manière de se déplacer. Il portait un bandeau frontal inconnu du blondinet. Le symbole gravé dessus était un nuage. Il n'était donc pas de Konoha. Tant pis... L'homme s'arrêta brutalement. Il devait avoir deviné la présence de l'Uzumaki. Le fait qu'il dégageait une quantité de chakra phénoménale ne devait pas y être pour rien. Le jinchuriki n'hésita pas et sortit de sa cachette, faisant directement face à son adversaire. Leurs regards se croisèrent. Le shinobi fut surpris par sa présence, ne remarquant que trop tard l'étrange œil droit de son opposant. Naruto le plongea dans le plus puissant genjutsu qu'il avait à sa disposition. Puis, sans perdre une seconde, il se jeta sur lui. Il sauta par dessus l'homme et attrapa au passage l'enfant qui se révéla être une fille. Comme prévu par le blondinet, elle était bâillonné et avait les pieds et les poings liés. La demoiselle écarquilla ses yeux crème quand elle vit son sauveur. Il était vrai que voir un enfant de presque six ans, blond, un œil bleu et l'autre rouge, sauter par dessus un shinobi subitement immobile avait de quoi surprendre. Sans perdre un instant, il mit sa charge sur son dos et s'enfuit en courant. Bien lui en prit car le kidnappeur s'échappa du genjutsu peu de temps après. Il ne fit qu'un pas avant de se retrouver immobilisé une fois de moment d'attraper la fille, Naruto avait tissé une toile de chakra tout autour de l'homme. Cela lui fit gagner quelques secondes de plus. Assez pour disparaître dans la forêt et se fondre dans la masse. Plusieurs minutes plus tard, une fois certain que lui et sa charge étaient en sécurité, le jinchuriki s'arrêta et reporta son attention sur la fille. Celle-ci avait de beaux habits, de courts cheveux bleus et les joues rouges. Étrange, il ne faisait pas froid pourtant... Sans s'en préoccuper plus que cela, il la fixa dans les yeux et la plongea dans un léger genjutsu. Ainsi, elle allait dormir quelques heures et lui serait tranquille. Réactivant ensuite sa vision thermique, il sonda les environs. La forêt grouillait de shinobis ! Tous venaient de Konoha et semblaient chercher quelqu'un. Naruto observa la fille une fois de plus, se demandant qui elle pouvait être pour que sa disparition provoque une telle émeute. Puis, haussant les épaules, il défit son bâillon, libéra ses mains et ses pieds et s'en alla. Le kidnappeur était aux prises avec un shinobi de Konoha, donc il n'y avait plus de risque pour la gamine. La fatigue commençait à gagner Naruto. Il avait passé la journée à s'entraîner, avait abusé de la manipulation d'aura et usé du dojutsu de Kurama. Il méritait une bonne nuit de sommeil, surtout qu'il avait fait une bonne action et qu'il était déterminé à ne pas recommencer...
Hiashi traversait la forêt à une vitesse dont il ne se serait jamais cru capable. Toutefois, dans l'état actuel des choses, il s'agissait de la dernière de ses préoccupations. Sa fille avait été enlevé depuis presque une demi-heure sans que quiconque ne découvre le moindre indice. Le kidnappeur ne pouvait pas être allé bien loin pourtant. Surtout avec une charge supplémentaire ! Le chef du clan Hyuga était en proie à une telle panique qu'il manqua de percuter l'arbre qui se trouvait devant lui. Esquivant rapidement, il craignait d'avoir mit trop de temps à rassembler le clan. Il aurait dû y aller seul dès le départ. Hiashi tentait de se convaincre que seul il n'aurait jamais retrouvé la trace de l'ennemi, mais le fait que le clan au complet n'arrivait pas à mieux renforçait sa première impression. Son malaise augmenta d'un cran...
Une minute plus tard, environ, Hiashi trouva enfin une trace. C'était inespéré. Son byakugan lui montrait qu'une certaine quantité de chakra avait utilisé à cet endroit. C'était très récent, quelques minutes tout au plus. Élargissant son champs de vision, il repéra rapidement celui qui devait être le ravisseur de sa précieuse Hinata. Un shinobi de Kumogakure no sato ! Sans hésiter, il se lança à sa poursuite et engagea le combat. Il ne remarqua qu'alors que sa fille n'était pas dans les environs immédiat. Furieux, il élimina rapidement l'homme, avant de chercher sa fille avec son dojutsu. Il la trouva environ quatre cents mètres plus loin... Dans la direction ou se rendait le shinobi de Kumo ? Pourquoi aurait-il abandonné sa précieuse cargaison ? Hiashi ne prit pas la peine d'y réfléchir. Il était tellement soulagé de retrouver sa fille qu'il ne pensa pas à chercher une raison pour laquelle sa fille était libérée de son bâillon et de ses liens. En revanche, il commença à paniquer en voyant qu'elle ne se réveillait pas. La prenant avec précaution dans ses bras, il rentra à Konoha plus vite encore qu'il n'en était partit. Sans attendre, il la conduisit à l'hôpital. Ce ne fut qu'après que sa fille fut prise en charge par le personnel compétent que Hiashi se rappela que son clan continuait les recherches. Il les rappela rapidement au village.
Après que chacun, ou presque, ait demandé à leur chef de clan comment allait sa fille et qu'il ait répondu qu'il n'en savait rien, il retourna à l'hôpital. Cela faisait presque une heure que Hinata s'y trouvait et il n'avait reçu aucune nouvelle. Se rendant dans la chambre de sa fille, il y trouva un médecin qui vérifiait ses fonctions vitales. Il semblait soucieux.
Hiashi, diplomate malgré la situation : Comment va-t-elle ?
Médecin, cherchant ses mots : Je ne comprends pas ce dont elle souffre.
Hiashi, sentant son sang se glacer :Est-ce si grave ?
Médecin, hésitant : Je ne sais pas. Ses fonctions vitales sont normales. Tout indique qu'elle... dort.
Hiashi, légèrement plus pâle que d'ordinaire : Mais vous n'arrivez pas à la réveiller ?
Médecin, résigné : Non.
Hiashi s'assit lourdement sur une chaise et baissa la tête. C'était sa faute si sa fille était dans cet état. Sa fille, son héritière, était dans un état que les médecins de Konoha ne parvenaient pas à soigner. Il avait du mal à interpréter les sentiments qui l'habitait actuellement. Après son retour à Konoha, une heure plus tôt, Hiruzen l'avait déchargé de ses obligations, estimant que le chef du clan Hyuga préférerait passer du temps avec sa fille. Hiashi n'était pas tout à fait sur de le vouloir. Maintenant qu'il était seul avec elle, il voulait quitter la pièce, faire n'importe quoi, mais oublier sa fille allongé dans ce lit, qui demeurait obstinément endormie. Les premières lueurs de l'aube pointèrent à l'horizon quand quelqu'un toqua à la porte. Relevant la tête, Hiashi alla ouvrir. Il n'avait même pas remarqué que trois heures s'étaient écoulées et que le médecin était partit depuis longtemps. Hiruzen attendait patiemment sur le seuil. Sans un mot, le Hyuga laissa entrer le Sarutobi, avant de se rasseoir. Plusieurs minutes passèrent en silence, seulement brisé par les bips réguilers de l'électrocardiographe. L'atmosphère était tendue. La question que le sandaime avait voulu poser n'avait plus lieu d'être. Hinata n'allait pas bien. Hiashi non plus. Il demeurait inerte, le regard vague. Avait-il seulement conscience de son entourage ?
Hiruzen, doucement : Hiaishi ? Nous devons parler de ce qu'il s'est passé cette nuit...
Hiashi, absent : Oui...
Hiruzen, d'une voix douce : L'homme que tu as tué... Le kidnappeur... Mes Anbus ont été récupérer le corps. Sais tu de qui il s'agissait ?
Hiashi,le regard vide : Non...
Hiruzen, d'une voix douce : Il s'agit de l'émissaire de Kumogakure no sato.
Hiashi ne réagit pas tout de suite, l'information mettant du temps à être analysé. Lorsque ce fut enfin fait, le chef du clan Hyuga se raidit, avant de relever la tête brusquement. La vie était brusquement revenu dans son regard, avec une fureur probablement supérieure encore au moment ou Hinata s'était faite enlever. C'était tout juste s'il ne tremblait pas de rage.
Hiashi, d'une voix tremblante : Cet espèce de... Et dire qu'il affirmait venir pour signer un traité de paix entre Kumo et le clan Hyuga. Ce n'était qu'une nouvelle ruse pour tenter de s'approprier le byakugan.
Le clan Hyuga et Kumogakure no sato avait un passé commun. Le moins que l'on pouvait dire, c'était que ce passé était tendu. Le village caché des nuages avait déjà tenté plusieurs fois de s'approprier le dojutsu des Hyuga. Une rumeur qui n'avait jamais été prouvé disait que Kumo s'en était approprié une paire. Ces deux raisons avaient contribué à scinder le clan Hyuga en deux, créant par la même la Soke et la Bunke. Si les deux branches s'occupaient du reste du monde shinobi, seule la Bunke s'occupait des missions dès lors qu'il y avait le moindre risque que Kumo soit impliqué. La raison en était que le Hyûga Sôke no Juinjutsu scellait le byakugan à la mort de son possesseur et un shinobi préférait être prit mort que vivant. Au cours de l'histoire, le clan Hyuga et le village caché des nuages se sont affrontés dans de violentes escarmouches. Jusque là, le statu quo avait toujours été respecté, mais devenait de plus en plus délicat. Et là, la limite à ne pas dépasser... avait été dépassé. Hiashi n'avait pas l'intention d'être le chef ayant vu le clan vaincu par Kumo. Reportant son attention sur le sandaime, le Hyuga vit que son supérieur le regardait intensément.
Hiashi, incertain : Hokage-sama ?
Hiruzen, compatissant : Je sais à quoi tu penses. Crois-moi, j'y ai déjà réfléchi. Cette décision n'affectera pas seulement le clan Hyuga, mais le village tout entier. C'est pourquoi je te demande d'attendre la prochaine réunion du conseil et d'y déposer une demande officielle.
Hiashi, interdit : Vous me demandez de... porter au conseil une demande de déclaration de guerre ?
Hiruzen, tendu : Oui.
Hiashi, secouant la tête : Ils vont refuser...
Hiruzen, hochant la tête : Naturellement.
Hiashi, perdu : Dans ce cas, à quoi bon ?
Hiruzen, les yeux perçants : Je pense qu'il serait bon pour toi d'entendre les avis des autres chefs de clan. Actuellement, tu es obnubilé par ton esprit de revanche et tu oublies le plus important. Il faut que tu penses aux conséquences à grande échelle. Si après cela, tu désires quand même faire une vendetta qui mènerait à une nouvelle guerre shinobi, je ne t'en empêcherai pas. Ton clan a fait beaucoup pour le village, nombre de shinobis te suivront. Le clan Uchiwa se fera certainement un plaisir de participer à ton petit éclat.
Hiashi se retint à grande peine de frissonner. Il n'aimait pas spécialement être comparé aux membres du clan Uchiwa. Une rivalité existait entre eux, principalement à cause de leur dojutsu si différents. Le simple fait que ces deux clans soient sur la même longueur d'onde provoquait un malaise. Ce simple fait retenait Hiashi de déclarer la guerre immédiatement. Il se demandait si ce n'était pas ce qu'avait voulu Hiruzen. Le chef du clan Hyuga hocha la tête, montrant qu'il avait comprit. Hiruzen répondit de la même manière, avant de quitter la chambre de Hinata. Le sandaime voulait laisser Hiashi dans l'intimité afin qu'il puisse réfléchir pleinement à ce qui avait été dit. Il y avait matière à penser, et le conseil du village n'était que dans deux semaines. Toujours assis, ce dernier avait posé ses coudes sur ses genoux et sa tête dans ses mains. Il peinait à avoir les idées claires. Mais le hokage avait eut raison sur un point: il n'avait pas les idées claires. Toute cette histoire l'avait grandement perturbé. Si Hiruzen n'avait pas annoncé lui-même la nouvelle à Hiashi et que le chef du clan Hyuga l'avait découvert, il aurait certainement commis la pire la pire bêtise de sa carrière de shinobi. Il aurait certainement mené une expédition punitive qui se serait soldé par une hécatombe. Les conséquences auraient été très dommageable pour Konoha. Si le village était derrière lui, en revanche, cela serait différent.
Les bips sonores s'accélérèrent légèrement, sortant Hiashi de ses pensées. Hinata se réveillait. Elle se retourna légèrement dans son lit et battit des paupières. Elle jeta un regard perdu autour d'elle. Remarquant son père, elle poussa un soupir de soulagement. Toutefois, ses yeux révélaient son trouble. Elle ne semblait pas avoir compris où elle se trouvait.
Hinata, d'une voix timide : P-père...
Hiashi, dissimulant tout juste son soulagement : Hinata.
La conversation n'alla pas plus loin, car à ce moment là un médecin entra dans la pièce. Il vérifia les constantes vitales de sa patiente et ne manqua pas de montrer son soulagement. Quoi qu'ai eut Hinata, c'était terminé. Elle était tiré d'affaire, désormais. Hiashi se leva et se dirigea vers la porte et marqua un temps d'arrêt au moment de saisir la poignée.
Hiashi, d'une voix neutre : Lorsque tu seras définitivement apte à rentrer, tu commenceras un entraînement intensif. Ce qui s'est passé ne doit pas pouvoir se reproduire. L'héritière du clan Hyuga ne doit pas être ainsi inoffensive.
Sur ce, il s'en alla. Hiashi avait encore beaucoup à penser, mais rester en présence de sa fille ne ferait que lui rappeler ses erreurs passées. Il n'avait vraiment pas besoin de ça pour le moment. Il allait devoir défendre son point de vue devant le conseil. Ce n'était vraiment pas gagné, d'autant que le clan Nara aurait son mot à dire sur la question... Hinata, de son coté, était surprise et encore le mot était faible. Son père s'était montré étonnement froid. Cela ne lui ressemblait pas. Certes, il n'avait jamais été porté sur les effusions sentimentales, mais quand même. Il avait toujours eu un petit geste affectueux, mais pas cette fois-ci. Était-il déçu qu'elle se soit faite kidnapper si facilement ? C'était très possible. La jeune Hyuga s'appesantit longuement sur ces tristes pensées, cherchant à comprendre comment se rattraper aux yeux de son père. Pourtant, après deux heures à se morfondre, sa réflexion commença à dériver vers un sujet annexe. Comment était-elle arrivée à l'hôpital ? Que s'était-il passé dans la forêt ? Comment s'était-elle endormie ? A qui appartenait cet œil rouge ?
Hinata cessa soudainement de respirer, tandis qu'elle commençait à réaliser. Cet enfant blond lui avait sauvé la vie. Elle ignorait comment mais il l'avait fait. Lui, un enfant d'à peu près le même âge qu'elle, avait réussit à la sauver d'un kidnappeur qui était de toute évidence un shinobi. Étrangement, son visage ne lui était pas totalement inconnu. La petite Hyuga chercha où elle avait déjà pu avoir rencontré son sauveur par le passé, mais dû se résoudre à avouer qu'elle ne s'en souvenait pas. D'un autre coté, un œil droit rouge vif à la pupille fendue, ça ne devait pas être si dur de s'en rappeler. Peut-être n'était-ce pas la même personne, dans ce cas. Se remémorant la nuit de la veille, Hinata ne parvint pas à s'empêcher de frissonner. Ça avait été horrible. Sans l'intervention de cet enfant, qui savait ce qu'elle serait devenue ? Pourtant, dès l'instant ou le garçon blond l'avait mit sur son dos, elle s'était sentie étrangement en sécurité, comme si rien ne pouvait plus lui arriver. Lorsqu'elle se rendit compte de ce qu'elle venait de penser, Hinata rougit fortement alors que son cœur s'emballait, affolant au passage l'électrocardiographe. Un médecin accourut rapidement pour voir ce qu'il se passait. Il fit de rapides tests mais ne trouva rien. Le nouveau venu hésitait entre le soulagement et la nervosité. Le soulagement car la princesse du clan Hyuga semblait indemne. La nervosité parce que si elle était vraiment malade, il ne parvenait pas à trouver l'origine de son mal. Et il ne pouvait tout simplement pas annoncer cela à son père. Après plusieurs autres essais infructueux, il se décida à abandonner la partie pour le moment.
Le lendemain, Hinata se réveilla une fois de plus dans la chambre de l'hôpital. Elle se demanda combien de temps elle allait devoir y rester. Les murs, blancs et unis, lui semblèrent soudainement oppressant. Son rythme cardiaque accéléra légèrement, provoquant la venue du médecin de la veille. Il refit les mêmes tests que la veille, sans plus de résultats. Soupirant, il s'apprêta à quitter la chambre.
Hinata, d'une voix timide : M-monsieur ?
Médecin, se retournant légèrement : Oui ?
Hinata, baissant la tête : Je v-voulais savoir si j-je pouvais sortir un peu p-pour prendre l'air. Cette chambre me m-met un peu mal à l'aise.
Médecin, réfléchissant : Ce n'est pas une mauvaise idée. Un peu d'air frais ne pourra pas te faire de mal. Toutefois, ne t'éloigne pas trop. Nous ignorons encore si tu es malade et, si oui, de quoi tu souffres. Je vais t'accompagner, juste au cas où...
Hinata hocha la tête avec un sourire timide, mais le regard pétillant de vie. Elle en ignorait la raison, mais elle savait qu'elle n'était pas malade. Toutefois, elle se garda bien de le signaler à son médecin, car elle n'aurait pas été en mesure de répondre aux questions qui en auraient découlé. Sautant souplement à bas de son lit, la petit Hyuga s'habilla rapidement, avant de sortir rejoindre son médecin, qui l'attendait dans le couloir. Elle avança à un rythme rapide, quoique prudent, observant avec attention et curiosité tout ce qui, pour elle, sortait de l'ordinaire. Le spectacle de Hinata courant dans les couloirs, le regard émerveillé, ne manqua pas de faire rire le personnel qu'ils croisèrent. En quelques minutes, ils furent arrivé à l'entrée de l'hôpital. Le soleil éblouit de petite princesse qui ferma les yeux et inspira à fond avec un plaisir non-dissimulé. Puis, elle prit conscience de ce qu'elle faisait, jeta des regards furtif autour d'elle et rougit légèrement. Ce fut ensuite d'une démarche plus timide et mesurée qu'elle se promena dans les rues et le parc environnant. Elle joua comme n'importe quelle petite fille de son âge, les joues rougies par le plaisir. Elle profita pleinement de ces instants de bonheur, car elle savait que bientôt ils se feraient beaucoup plus rare.
La journée passa ainsi, dans une relative bonne humeur. Lorsque vint finalement le soir, le médecin décida qu'il était temps de rentrer. Hochant la tête timidement, Hinata se leva et alla le rejoindre. Contrairement à la majorité des enfants de son âge, ses vêtements étaient restés propre. Il n'y avait aucun trace d'herbe ou de terre dessus. Quelques minutes plus tard, alors qu'ils avaient quitté le parc, la jeune Hyuga remarqua un reflet doré à l'orée de son champ de vision. Tournant la tête, elle le vit. Les mêmes cheveux d'un jaune-or, les mêmes marques en forme de moustache sur les joues : c'était l'enfant qui l'avait sauvé. Il avait les yeux fermés et était assis dans un fauteuil roulant, solidement sanglé à l'exception de son poignet droit qui était libre de toute entrave. Il était poussé par une femme d'âge mûr. Se sentant soudainement très timide, Hinata se cacha derrière le médecin, provoquant un rire léger de sa part, et observa discrètement le blondinet. Pas assez discrètement, car ce dernier ouvrit brusquement ses yeux, qui se posèrent immédiatement sur elle. En dehors de ce détail, il ne fit pas le moindre mouvement indiquant qu'il l'avait remarqué. Ce qui perturba le plus la jeune Hyuga fut ce regard perçant d'un bleu froid et dur, tel un saphir. Nul trace de rouge. Ce n'était pas la bonne personne. Pourtant, Hinata était persuadé du contraire. Il était impossible que deux personnes se ressemble autan autrement. Certes, elle ne l'avait qu'entraperçu dans les ténèbres de la forêt, mais elle ne doutait pas que c'était lui. Le regard qu'il lui avait lancé lui confirmait cette hypothèse. La femme continuait de pousser le fauteuil roulant, sans rien remarquer, tandis que le garçon refermait les yeux. Le médecin regarda dans la même direction que la jeune fille et son regard se fit soudainement grave et haineux. Voyant que sa patiente observait aussi le petit blond, il se pencha légèrement vers elle.
Médecin, d'une voix basse et dure : Tu devrais éviter de regarder ce monstre. Il est un fléau pour le village.
Hinata, rougissant légèrement : Cet enfant ?
Médecin, hochant sèchement la tête : Oui. Il a déjà tué de nombreuses personnes. Chaque catastrophe dans ce village est de son fait. Uzumaki Naruto, l'enfant-démon...
Hinata, timidement : Co-comment fait-il ?
Médecin, réticent : Je l'ignore. Il est victime d'un handicap nommé tétraplégie. En dehors de sa tête, il est incapable de bouger. Je le sais car c'est moi qui ai diagnostiqué son état. Il s'agit d' un moindre mal pour tout ce qu'il a fait à ce village, mais cela ne l'empêche visiblement pas de continuer ses méfaits.
Hinata, stupéfaite : ''Incapable de bouger ? Dans ce cas, qui m'a sauvé ?''
Le médecin poursuivit son chemin, indiquant que la discussion était terminée. Hinata essaya de comprendre ce qu'elle savait désormais. Uzumaki Naruto était haï par le village, mais la jeune fille n'arrivait pas à en comprendre la raison. Il était incapable de bouger, mais la petite Hyuga ne doutait pas qu'il était son sauveur. Les adultes disaient qu'il était mauvais, mais il l'avait protégé de son kidnappeur. Plus ses réflexions avançaient, plus cela semblait étrange. Rien n'était logique lorsqu'il s'agissait de cet enfant. Le temps d'arriver jusqu'à sa chambre d'hôpital, sa curiosité avait atteint son paroxysme. Hinata était de plus en plus intriguée par cet enfant... Par ce Naruto...
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Le prochain chapitre développera ce lien nouveau.
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Ce sera donc pour ce week-end...
