Voila la suite de ma fiction Burakumin !
Je tiens également à faire savoir que j'ai commencé une nouvelle fiction (encore, oui je sais).
J'en parlerais en fin de chapitre.
Je vous laisse donc découvrir ce chapitre qui est plus porté sur la politique que les précédents...
Bonne lecture !
Chapitre 9: le sacrifice !
Dans le bâtiment du hokage, il existait une salle. A l'intérieur, il y avait une longue table. Au pied des murs étaient présents de nombreux sceaux de silence, disposés à une trentaine de centimètres les uns des autres. Autour de la table, installés sur les fauteuils, étaient présents les membres du conseil. En bout de table, la place d'honneur était attribué à Sarutobi Hiruzen. D'un âge plus que vénérable, il avait une carrure voûtée et fumait pensivement sa pipe. Sa chevelure grisonnante était dissimulée par son chapeau rouge et blanc marqué du kanji ''feu''. De part et d'autre de sa position, étaient présents Mitokado Homura et Utatane Koharu, les doyens du conseil. Le visage sévère, ils avaient autrefois fait partie de l'équipe du sandaime, du temps ou celui-ci n'était pas encore hokage. Leur position conservatrice avait la particularité d'avantager et de frustrer tout le monde, selon les circonstances. Venait ensuite Uchiha Fugaku. Son air suffisant et légèrement arrogant en toutes circonstances lui valait de nombreux regards antipathiques. Toutefois, personne n'oserait contester sa puissance, ou celle de son clan, dans la mesure ou il était l'un des meilleurs et omniprésent dans le village. En face de lui se tenait Hyuga Hiashi. Il était la seule personne dans cette pièce à avoir du mal à rester assis à sa place. Son indifférence habituelle laissa percevoir aujourd'hui des traces de nervosité que beaucoup remarquèrent. A ses cotés se trouvait Nara Shikaku. Le visage balafré qu'il arborait lui donnait un air sérieux que son regard à moitié endormi faisait immédiatement disparaître. Toutefois, personne n'oubliait qu'il était doté d'une intelligence hors norme, bien supérieure à quiconque présent. Était présent également Aburame Shibi. Incarnation du stoïcisme, il était difficile de savoir s'il écoutait la conversation ou non. Il parlait si peu que beaucoup le supposait muet avant de voir cette illusion démentie au moment le plus inattendu.
Juste à coté se trouvait la dangereuse Inuzuka Tsume. Revêche et directe, elle n'hésitait pas à dire ce qu'elle pensait. Son instinct la dirigeait tout aussi sûrement que sa raison, faisant d'elle une combattante imprévisible. Son style de combat était d'autant plus complexe qu'il était accompagné par trois chiens shinobis. En face d'elle, Yamanaka Inoichi était immobile, les yeux fermés et les bras croisé. Ses cheveux blonds maintenus en une queue de cheval haute mettaient en avant la sévérité de son regard. Pour ceux capable de voir plus loin que son apparence, il était de bonne compagnie. Ses pouvoirs mentaux faisait de lui un shinobi et un informateur redoutable. Présent également, Akimichi Choza était à son aise. Piochant distraitement dans le paquet de chips qu'il avait apporté, il observait la pièce avec intérêt. Beaucoup le sous-estimait à cause de sa corpulence peu commune pour un shinobi. Cette erreur s'avérait souvent fatale pour un ennemi. Il y avait également quelques conseillers civils du village. Les chefs de clans toléraient leur présence avec beaucoup de réticences, estimant que leur présence freinait les débats plutôt que le contraire. Jusqu'à ce jour, cela n'avait encore jamais été démenti, car leur principal objectif était de gagner ou d'économiser de l'argent. Pour cette raison, ils étaient souvent en conflit avec chaque demande de dépense pour améliorer les équipements shinobis standards. Enfin, à l'autre bout de la table se tenait Shimura Danzo. Lui non plus n'était que partiellement toléré, car son domaine d'activité était obscur et qu'il ne rendait de compte pratiquement à personne. Toutefois, Hiruzen avait donné son accord, si bien qu'il était autorisé à siéger parmi les membres du conseil.
La porte était gardé par deux Anbus à l'intérieur, et deux autres à l'extérieur. Il n'y avait aucune fenêtre pour espionner. Ce qui était dit dans cette salle y restait, car telle était l'unique règle de ce lieu. En dehors de ça, tout pouvait être dit, pratiquement sans aucun tabou. Lorsque chacun fut installé, Homura se leva.
Homura, d'une voix forte : Puisque tout le monde est présent, je déclara officiellement ce conseil ouvert. Commençons sans attendre. Hokage-sama ?
Hiruzen, hochant la tête : Merci Homura. Bien, sachez que la principale question à l'ordre du jour est plutôt inhabituelle. Je vais donc demander à Hiashi d'expliquer la situation afin que vous compreniez tous ce qu'il en est.
Hiashi, se levant : Merci Hokage-sama. La plupart d'entre vous savent déjà ce que je vais dire. Pour les autres, écoutez attentivement je vous prie. Il y a deux semaines, une tentative d'enlèvement a été porté sur ma fille, Hinata. Celle-ci a été avorté à l'extérieure de Konoha, environ une heure après. Entre-temps, un émissaire de Kumo s'était présenté à nous dans l'espoir de signer un traité de paix entre mon clan et son village. Leur désir de s'approprier notre dojutsu n'était pas inconnu du monde shinobi.
La plupart des personnes présentes, civils exceptés, hochèrent la tête. Ils connaissaient effectivement l'histoire. Une rumeur avait même circulé un temps, disant que Kumo avait réussi à s'approprier une paire de byakugan. Le clan Hyuga n'avait jamais confirmé. Kumo non plus. Seul Danzo savait que cette rumeur était fondé, partiellement du moins. Le village caché des nuages avait réussi à mettre la main sur deux pupilles d'un membre de la Soke qui avait été pris au piège. Sa Ne s'en était mêlée, mais avait échoué dans sa mission de récupérer la possession de Konoha. Un œil s'était dirigé vers Kumo, mais avait été prit par hasard dans une escarmouche avec Kiri. Aux dernières nouvelles, c'était toujours le village de la brume qui le possédait. Pas étonnant que Kumo n'ait jamais commenté la rumeur. Être si proche de son objectif et échouer misérablement... L'autre avait été détruit durant l'escarmouche entre les nuages et la feuille. Le Shimura avait toujours dans l'idée de régler cette histoire lorsque le moment viendrait, mais l'occasion ne s'était jamais présentée.
Shikaku, exprimant sa pensée : D'ordinaire, les clans évitent de dévoiler au grand jour leurs moments de faiblesse. La seule raison pouvant pousser un chef de clan à ravaler sa fierté est lorsque la sécurité du village est menacé. A partir de cela, je peux supposer que l'émissaire de Kumo n'était autre que le kidnappeur...
Hiashi, acquiesçant sèchement : En effet.
Tsume, se grattant la tête : Quel rapport ?
Shikaku ne répondit pas, se contentant de fixer intensément Hiashi. Celui-ci soutint le regard sans faillir, le visage crispé. Le Hyuga savait que le Nara avait déjà compris la situation, ainsi que la raison pour laquelle elle était présentée au conseil. Cela ne l'aida pas à poursuivre, mais il le devait. Il prit une profonde inspiration.
Hiashi, nerveusement : L'émissaire de Kumo s'est présenté à mon clan. En tant que chef, je l'ai accueilli avec toutes les formalités dû à son poste. Le traité a été signé relativement tard, ce soir là. En tant qu'hôte, il aurait été malvenu que je refuse de l'héberger. La nuit-même, il avait kidnappé ma fille et tenté de s'enfuir. Sur le moment, je n'ai pas réalisé de qui il s'agissait et dans ma colère, je l'ai éliminé. Seule ma fille importait. Si j'avais pris davantage de temps à la réflexion, nous n'en serions pas là aujourd'hui...
Choza, grignotant une chips : Je ne vois toujours pas le rapport...
Fugaku, suffisant : Ce cher Hiashi-dono est simplement en train d'expliquer que par sa colère, il a éliminé l'émissaire de Kumo. De fait, il a mit Konoha en position de faiblesse par rapport au pays de la foudre. S'il s'était contenté de capturer le kidnappeur, la situation aurait été autre, naturellement. Nous aurions eu des preuves de notre légitimité quant au sort de cet émissaire.
Inoichi, ouvrant les yeux : Alors que désormais, c'est notre parole contre la leur...
Shikaku, approuvant : Oui. Dans le meilleur des cas, Kumo peut s'estimer en droit de demander à punir lui-même son shinobi, en niant l'implication du village. Dans le pire d'entre eux, il pourrait demander réparation de la mort de son émissaire en mission diplomatique alors qu'il était sous la protection du clan Hyuga.
Hiruzen, toussotant : A ce sujet... Je me suis trouvé dans l'obligation de signaler la mort dudit émissaire, sans en expliquer la cause. Voici la réponse.
Le sandaime fouilla une de ses poches et en sortit un rouleau de parchemin. Le scellé avait été brisé, signe que le hokage avait déjà prit connaissance du contenu. Au vu de son expression, la situation était sérieuse. Les doyens le lurent chacun leur tour, et ils pâlirent légèrement. D'une main tremblante, ils firent passer aux chefs de clan. Hiashi fut le premier à en prendre connaissance. Il manqua de déchirer le parchemin au moment de faire suivre. Le contenu tenait en quelques lignes seulement.
Hokage-dono,
Je tiens à vous remercier d'avoir pris la peine de m'avoir informé du décès de mon émissaire. C'est une perte très regrettable et dommageable pour Kumogakure no sato et le pays de la foudre. Nous aimerions récupérer son corps afin de faire notre deuil et de l'enterrer dans le village qu'il a protégé toute sa vie. Pour les mêmes raisons, nous aimerions connaître précisément les circonstances de sa mort.
Cela ne diminue toutefois en rien la responsabilité de Konoha quant à la mort de notre émissaire. Étant sous la responsabilité du clan Hyuga durant son séjour, ses membres son également responsable de négligence et Kumo espère qu'ils recevront une sanction appropriée. De plus, nous exigeons de recevoir le corps de l'assassin en compensation de ses actes.
En souhaitant continuer à entretenir de bonnes relations entre nos villages,
A
Lorsque chacun eut prit connaissance du contenu de la missive de Kumo, chacun commença à réfléchir aux implications qui en résulterait. Les conseillers civils murmuraient à voix basse dans leur coin. Il était question de répondre favorablement à la demande de Kumo, et de droits de commerce entre les pays. De toute évidence, ils ne se souciaient que raisonnablement peu des vies humaines, dans la mesure ou l'économie du village était assurée. Les chefs de clan avaient un autre avis sur la question.
Inoichi, songeur : ''En souhaitant continuer à entretenir de bonnes relations entre nos village...'' C'est une menace tout juste voilée.
Choza, mangeant toujours : Vraiment ? Je pensais qu'il s'agissait simplement d'une formule de politesse classique.
Inoichi, hochant la tête : Dans un autre contexte, se serait le cas. Toutefois, cette phrase suit : ''Nous exigeons de recevoir le corps de l'assassin en compensation de ses actes''. Si nous n'accédons pas à sa demande, dans le meilleur des cas le raikage couperait les maigres contacts entre Konoha et Kumo. Dans le pire des cas, il pourrait déclarer la guerre, même si je doute de cette dernière hypothèse.
Hiruzen, démentant : C'est pourtant très possible. A-dono est une personne très impulsive. Durant la troisième grande guerre shinobi, ils étaient connu, lui et son frère Bee, pour agir sur le coup de l'émotion plutôt que sur son raisonnement. Il n'en était pas moins redoutable. Il devint le yondaime raikage à la mort de son père et prédécesseur. Il est une personne difficile à cerner.
Shikaku, intervenant : Mais le plan qu'il a mené est ingénieux.''Nous aimerions récupérer son corps afin de faire notre deuil et de l'enterrer dans le village qu'il a protégé toute sa vie. Pour les mêmes raisons, nous aimerions connaître précisément les circonstances de sa mort.''. Ce que Kumo veut réellement, c'est étudier le corps de leur shinobi pour comprendre quels jutsus l'ont éliminé. Ajouté à cela l'explication sur la mort de leur émissaire, ils sauront que le clan Hyuga en est le responsable. De plus, ils exigent le corps de la personne ayant mené à ce résultat. Ce n'est pas un hasard, ils savaient que leur shinobi échouerait ou en tout cas serait aussi utile vivant que mort. Le plan de la lettre a été conçu dans l'unique but d'acquérir le byakugan.
Hiashi, maugréant : D'autant que ce maudit émissaire n'était pas spécialement fort. Rapide, je veux bien, mais il ne devait pas être au dessus du rang de chuunin. Je leur en donnerais du ''très regrettable et dommageable pour Kumogakure no sato''. Leur shinobi devait probablement être en disgrâce. Il aura été envoyé pour une mission suicide.
Shikaku, approuvant : Probablement.
Fugaku, grognant : Cela ne nous aide pas à savoir comment réagir. Ils veulent un Hyuga, son byakugan du moins. Je n'aime pas qu'on force la main au village, s'ils veulent la guerre, ils l'auront.
Hiashi, se retint de frissonner. C'était exactement ce qu'avait imaginé le sandaime sur la tournure des événements. Les Uchiha se rangeaient de son coté, alors que les autre tentaient de trouver une solution diplomatique. Shikaku, avait le visage fermé, signe que soit il n'en existait pas, soit il y en avait une mais elle ne lui plaisait pas. L'un dans l'autre, cela restait une mauvaise nouvelle.
Tsume, se frottant les cheveux : Avant de prendre une décision, peut-être serait-il judicieux de savoir ce qu'il s'est précisément passé lors de l'enlèvement...
Chacun approuva. Comment juger d'une situation sans avoir tous les éléments en main. Seul Shikaku avait, semblait-il, déjà deviné suffisamment pour rendre son jugement. Mais il ne refusa pas, préférant voir ses hypothèses vérifiées. Hiashi leur raconta alors toute l'histoire, du moment ou l'émissaire s'était présenté, au moment ou Hinata avait été transporté à l'hôpital. A de nombreux moments, plusieurs personnes froncèrent des sourcils.
Hiashi, achevant : Voilà toute l'histoire. Toutefois, après coup, je me suis rendu compte que plusieurs détails étaient étranges. Pourquoi le kidnappeur se serait-il éloigné volontairement de ma fille ? Pourquoi Hinata était libéré de ses liens quand je suis arrivé ? Pourquoi est-ce que personne n'était parvenu à la réveiller de son étrange sommeil ? Mon empressement m'a fait passer à coté de ces trois points.
Choza, mangeant un nouvelle chips : Pour moi, cela signifie juste que quelqu'un d'autre était présent.
Hiashi, sceptique : C'est illogique. Si cela avait été un allié de Kumo, je n'aurais jamais retrouvé ma fille. Si cela avait été un allié de Konoha, il aurait ramené Hinata au village.
Hiruzen, grimaçant : Mais les faits sont là. Ce qui m'inquiète surtout, c'est la possibilité qu'il s'agissait d'un shinobi d'un autre village. Cela signifierait que l'on ait été espionné cette nuit là. L'individu aura libérer Hinata pour que personne ne recherche plus loin et qu'il puisse fuir tranquillement.
Cette possibilité était réelle, selon les chefs de clan. Hiashi avait avoué n'avoir pas vérifié les alentours avec son byakugan, à ce moment là. Sitôt qu'il avait eu sa fille et qu'il n'était pas parvenu à la réveiller, il s'était précipité à l'hôpital. A la lumière de ceci, le sommeil forcé de l'héritière Hyuga était probablement dû à un genjutsu. Les médecins de l'hôpital, civils pour les cas de moindre importance, n'avaient rien vu. Mais ce que Hiruzen craignait, en dehors de ça était la possibilité qu'un espion ait pu infiltrer le village sans se faire remarquer. Il allait devoir revenir sur ce point plus tard...
Fugaku, avec impatience : Tout cela est bien beau, mais nous ne sommes pas plus avancé. Comment le village doit-il réagir face à cette menace à peine voilée ?
Shikaku, paresseusement : La bonne question serait plutôt que comptais faire Hiashi-dono avant de recevoir ces nouvelles informations ?
Aussitôt, toutes les têtes se tournèrent vers Hiashi, qui ne demandait pas tant d'attention au vu des circonstances. Il garda néanmoins la tête haute tandis qu'il fixait le sandaime hokage. Ce dernier se contenta de soupirer.
Hiruzen, d'un ton médiateur : Suite à l'enlèvement de sa fille, Shiashi avait en tête d'emmener son clan dans un vendetta contre Kumo. N'importe quel père y penserait.
Danzo, prenant parti : Justement ! Il s'agit là de la pensée d'un père et non d'un chef de clan. Être prêt à conduire son clan au massacre pour un seul d'entre eux, ce n'est pas sage... Surtout que la personne en question est sauve. Si encore elle avait réellement été kidnappé, la mise en place d'une équipe de sauvetage aurait semblé une demande légitime de votre part, Hiashi-dono. Mais un vendetta contre un village ? Vous n'y pensez pas !
Shikaku, intervenant : Merci, Danzo-dono, pour cette petite leçon de stratégie. Toutefois, il semblerait que ce n'était pas nécessaire.
En effet, de nouveau assis sur son siège, Hiashi était parfaitement immobile. Son visage reflétait à la fois de la résignation et une profonde détermination. Hiruzen se demanda à quoi il pensait, tandis que Danzo se renfrogna en voyant l'expression du chef Hyuga. Cela ne lui plaisait pas du tout. Shikaku attendit la confirmation de ses craintes depuis qu'il avait vu le sujet à l'ordre du jour, environ une heure plus tôt.
Hiashi, résigné : Ce serait effectivement de la folie que de diriger mon clan dans une vendetta contre Kumo. Je n'avais pas les idées claires alors, mais c'est bon, à présent. Je sais ce qui doit être fait. De nombreuses vies peuvent-être gagnées par le sacrifice d'un seul homme et pas seulement celles de mon clan. Si une guerre peut être évitée, je me sacrifierai volontiers.
Voilà, Shikaku avait eu raison depuis le début. Il observa la réaction surprise et compatissante sur le visage de certains chef de clans, et indifférente sur celui des conseillers civils. Maintenant, s'il avait suffisamment bien cerné les projets de Danzo, celui-ci allait se lever et refuser la décision de Hiashi. Cela conduirait à la situation que le Nara avait tenté d'éviter, sans y parvenir. Parfois, être intelligent était une malédiction, car on anticipait toutes les actions, mais le résultat n'en était pas moins inévitable...
Danzo, se levant : Cela ne sera pas. Le village ne peut pas se passer d'un chef de clan à l'heure actuelle, surtout qu'il n'y a pas encore de potentiels successeurs en âge d'endosser le rôle. La place resterait vacante pendant plusieurs années.
Hiashi fataliste : Hélas, il n'y a pas d'autre solution...
Danzo, souriant : En réalité, il existe une alternative. Kumo s'est arrangé pour que le chef du clan Hyuga leur soit livré, nous allons donc leur donner un chef du clan Hyuga.
Sur ce, il claqua des doigts. L'un des Anbus en charge de protéger la porte s'avança et retira son masque. Shikaku soupira. On y était... En tout point identique à son Hiashi, Hyuga Hizashi se tenait à coté de son frère, le visage grave. Dès qu'ils le virent, tous firent la navette entre Hiashi et son jumeau, comprenant la solution miracle du Shimura. Figé, le chef Hyuga mit quelques secondes à se ressaisir.
Hiashi, catégorique : Je refuse cette idée ! Et Hizashi, je croyais que tu détestais la Soke.
Hizashi, confirmant : Je la déteste. Je dirais même plus, je la hais.
D'un rapide mouvement, il appliqua un point de pression sous la nuque de son frère, qui s'effondra. Hiashi était toujours conscient, mais son corps ne lui répondais plus. Il parvint malgré tout à regarder Hizashi dans les yeux.
Hiashi, troublé : Pourquoi ?
Hizashi, gravement : Je te l'ai dit. Je déteste la Soke. Si j'ai décidé de le faire, c'est pour mon cher frère...
Hiashi, les paupières lourdes : Et ton fils ? Que deviendra Neji ?
Hizashi, un instant défaillant : Il... s'en remettra. Ta fille a plus besoin de toi que mon fils de moi. Il lui faut oublier ce qu'elle a vécu. Si son père disparaissait, elle n'y parviendrait pas. N'oublie pas ce que je t'ai dit. Si je le fais, c'est parce que je t'aime.
Hiashi n'en entendit pas plus, car il s'évanouit. Chacun dans la pièce afficha un air grave. Un shinobi s'était porté volontaire pour éviter une guerre au prix de sa vie. Danzo était satisfait. La copie conforme du chef du clan Hyuga allait être livré à Kumo. Ainsi des vies humaines humaines allaient être épargnées. De plus, le sceau de la Bunke scellerait le byakugan, empêchant par la même le village caché des nuages de gagner en puissance.
Hiruzen, grave : Je propose d'ajourner cette séance du conseil. Chacun a eut largement de quoi penser.
Hizashi, hochant doucement de la tête : Le travail doit être terminé avant que mon frère ne se réveille. Dans le cas contraire, il tentera de l'empêcher.
Danzo se contenta de hocher la tête. Cela avait de toute façon été son intention. Protéger le village dans l'ombre avait toujours été son objectif. Qu'est-ce qu'une vie humaine, comparé à un village entier, si la guerre venait à être déclaré ? Et lui Shimura Danzo, avait réussi à l'en empêcher. Tandis que tout le monde quittait la salle de réunion, les Anbus restants ramenèrent Hiashi dans sa demeure. Hiruzen soupira. Une fois de plus, il s'était montré lâche. Il avait laissé Danzo faire le sale boulot à sa place. Décidément, il se faisait trop vieux pour être Hokage. Il ne parvenait plus à prendre les bonnes décisions. Au moins avait-il su empêcher le massacre d'un clan...
L'aube s'était levée depuis une demi-heure seulement et déjà, quelques personnes circulaient dans le village. Naruto était de ceux là. Il se levait systématiquement à l'aube pour s'entrainer, mais aujourd'hui était différent. S'il s'était levé de bonne heure, c'était pour autre chose. Il savait qu'il aurait le temps de s'entraîner plus tard. Et puis, de toute façon, comme il était en pleine stagnation, une journée de repos ne pouvait pas lui faire de mal. Après un rapide petit-déjeuner à l'orphelinat, l'Uzumaki, toujours accompagné de sa guide, comme il l'appelait, avait décider d'aider une future alliée. Hyuga Hinata. Cette fille d'une timidité maladive et dont le talent résidait dans sa maladresse. Si le destin n'avait pas voulu que par un hasard extraordinaire, Naruto ne se trouvât pas présent au bon endroit, au bon moment, ils ne se seraient jamais rencontré. Elle aurait été kidnappé et aurait probablement disparue de la surface de la terre. Mais Naruto avait été là et l'avait secourue. Par la suite, une étrange attirance les avaient rapproché. Cette attirance était basée sur le principe d'opposition. Tels le jour et la nuit partageant le même ciel, Naruto et Hinata partageaient un même destin. Mais là résidait l'ironie. Car si l'Uzumaki possédait une chevelure solaire, il était l'incarnation de la nuit, sombre et froid. A l'inverse, Hinata possédait une chevelure nocturne, mais était douce et chaleureuse, incarnation même du jour. A la manière du yin et du yang, chacun incarnait l'opposé de l'autre, tout en possédant une partie de son contraire. Kurama l'avait déjà compris, et cela le faisait beaucoup rire. C'était pour cela qu'il avait si facilement accepté Hinata. Il savait qu'il existait des forces dans le monde contre lesquels il était impossible de lutter. Celle-ci, tout comme le Temps, en faisait partie. Bien sûr, il n'en avait pas parlé à Naruto. Il était bien plus amusant pour lui de profiter de son ignorance à ce sujet, et de découvrir sa tête lorsqu'il le découvrirait par lui-même...
Tandis qu'il avançait lentement à travers le village encore endormi, Naruto songea à ce qu'il lui faudrait faire pour ''libérer'' Hinata. Ce ne serait pas facile, mais il devrait pouvoir y arriver. Il allait juste devoir faire preuve de subtilité. Il arriva finalement à destination. Sa guide souffla de mécontentement lorsqu'elle fut confronté à un escalier, unique moyen de monter à l'étage. Elle tenta divers procédés, mais ne trouva aucune solution pour monter seule le lourd fauteuil roulant. Soupirant, elle s'apprêta à faire demi-tour, quand un groupe de genins, accompagné par leur instructeur juunin, arriva. Sur son ordre, ils montèrent Naruto à l'étage, non sans quelques plaintes des enfants. Ils repartirent ensuite tous ensemble dans la même direction, étant donné qu'ils allaient au même endroit. Le juunin toqua le premier, et, après avoir reçu l'autorisation d'entrer, s'exécuta en emmenant ses élèves. Naruto patienta seulement cinq minutes, avant qu'ils ne ressortent. Il put entendre l'un des élèves maudire Tora-chan et sa manie de s'enfuir constamment. Cela fit sourire l'Uzumaki, qui lui n'avait jamais eu de problème à l'approcher. Ce chat lui rendait d'ailleurs visite assez régulièrement et était de bonne compagnie. Par deux fois, il l'avait accompagné lors d'entraînements nocturnes. La vitesse de ce chat n'avait rien à envier à celui d'un shinobi, fut dit en passant. Il n'avait donc aucun mal à suivre le blondinet lorsqu'il se servait de la manipulation d'aura. La guide toqua à la porte à son tour, et reçut la permission d'entrer. Lorsqu'elle le reçut, elle guida le fauteuil roulant à l'intérieur. Sarutobi Hiruzen se tenait dans son fauteuil, derrière son bureau. Dès qu'il le vit, il éteignit sa pipe qu'il était en train de fumer et congédia gentiment la tutrice de Naruto. Reportant son attention sur son cher petit invité, il ne put s'empêcher d'afficher un petit sourire sur son visage. Après le conseil mouvementé de la veille, il était heureux de voir son petit protégé.
Hiruzen, jovial : Naruto. Ça me fait plaisir de te voir. Cela fait pratiquement un an que tu m'esquives. Tu m'as beaucoup manqué.
Naruto, prudent : Je suis désolé, jiji-sama. C'est le temps qu'il m'a fallut pour comprendre que ce qu'il m'est arrivé n'était pas de votre faute.
La joie de Hiruzen s'envola. Les mots de Naruto étaient on ne pouvait plus faux. C'était en partie, sinon totalement, la faute du sandaime si l'Uzumaki était devenu tétraplégique. Il aurait dû tenir tête aux doyens et imposer sa volonté de chef du village. Mais il avait été lâche et la vie du blondinet était devenu un enfer. Bien sûr, par la suite, il avait tenté de se rattraper, en tentant discrètement de le protéger, mais cela ne rattrapait pas ses torts passés. De plus, pour une quelconque raison, sa surveillance du blondinet se faisait de plus en plus chaotique. Depuis que Karasu, l'Anbu assigné à la protection de Naruto, avait été muté à de nouvelles taches, Hiruzen se chargeait personnellement de garder un œil sur le petit Uzumaki. Avec sa boule de cristal, il était en mesure d'observer n'importe quel être humain à partir du moment ou il y avait un lien entre eux. C'était le cas du Sarutobi et du blondinet. Pourtant, l'image que recevait le sandaime était instable, parcourue de parasites. Parfois, Naruto disparaissait tout simplement de la surveillance de la boule de cristal, comme s'il n'avait jamais existé. Du reste, les fois ou la connexion fonctionnait à peu près, il ne se passait rien de particulier.
Ce que Hiruzen ne pouvait savoir, c'était que la mauvaise connexion de sa boule de cristal était due au statut de jinchuriki de Naruto. Ce simple était de fait faisait du garçon un être un peu plus qu'humain, d'où un certain parasitage de la connexion. Les fois ou l'Uzmaki disparaissait étaient simplement les périodes ou il se servait de son chakra. La boule de cristal avait pour particularité de se connecter à la signature de chakra présente dans l'aura de la cible. Or, en fusionnant son chakra yin et le chakra yang de Kurama, Naruto changeait de signature de chakra. Celle-ci se rapprochait autant de celle d'un humain que de celle d'un démon. Hiruzen ignorant ce fait, il n'avait aucune prise pour rétablir la connexion. Toutefois, sitôt que le chakra cessait d'être utilisé, la boule de cristal rétablissait le lien. Hiruzen reporta son attention sur son jeune invité.
Hiruzen, tentant d'afficher une bonne humeur qu'il avait perdu : Alors, pour quelle raison me rends-tu visite ? Veux-tu qu'on aille manger un bol de ramen ensemble ?
Naruto, esquissant un sourire : Non, ce n'est pas pour cela. Une prochaine fois peut-être...
Le visage de Hiruzen se crispa. Narut n'avait encore jamais refusé un bol de ramen gratuit. Pas une seule fois. La situation devait-être grave. Observant les yeux de l'Uzumaki, le sandaime pu y voir un froid sérieux que l'on ne devrait pas trouver chez un enfant si jeune. Seul la joie devrait y être présent, mais il semblait en être dépourvu.
Naruto, poursuivant : En réalité, j'aurais un... service à vous demander.
Hiruzen, avec intérêt : Je t'écoute.
Naruto, hésitant sur les termes à employer : C'est au sujet d'une... amie. Je l'ai rencontré il y a environ deux semaines. Comme elle semblait triste et seule, j'aimerais pouvoir l'aider, mais j'ignore comment faire.
Hiruzen fronça les sourcils. Ces deux dernières semaines, il n'avait pas eu beaucoup de temps pour surveiller Naruto avec sa boule de cristal. L'affaire Hyuga lui avait prit tout son temps libre. Mais il était surpris. Avait-il bien entendu ? Naruto avait parlé d'une amie. Ce mot n'avait encore jamais eu l'occasion de faire partie de son vocabulaire. Généralement, les gens ne voulaient pas être en sa présence. Deux semaines... Oui, on pouvait effectivement considérer cela comme une amitié naissante. Mais qui était cette jeune personne ? Non, ce n'était pas la bonne question à poser pour le moment.
Hiruzen, souriant légèrement : Pourrais-tu m'exposer le problème, s'il te plaît ?
Naruto, hochant la tête : Bien sûr. Mon amie est une fille plutôt timide et réservée. Elle a du mal à s'ouvrir au monde qui l'entoure. Elle vit à l'écart du village.
Plutôt semblable à Naruto, selon Hiruzen. Le garçon n'était ni timide, ni réservé, mais il avait toutes les peines du monde à s'ouvrir au monde. Peut-être même ne le cherchait-il plus. En tout cas, la situation semblait être amenée à évoluer prochainement.
Hiruzen, intéressé : Ou l'as-tu rencontré ?
Naruto, une étincelle indéfinissable dans le regard : Dans le parc près de l'hôpital. Elle était en période de convalescence et prenait l'air.
À ce moment là, Hiruzen aurait dû se douter que la situation échappait à son contrôle. Sa capacité de raisonnement lui aurait fait remarquer les coïncidences troublantes, mais il était trop heureux que Naruto ait pu se faire une amie pour s'en rendre compte. Il passa à coté du plus important.
Hiruzen, fronçant ses sourcils : Est-elle malade ?
Naruto, secouant la tête : Non. C'était seulement un examen de routine en quelques sortes. Mon amie va parfaitement bien.
Hiruzen, perplexe : Dans ce cas, pourquoi as-tu besoin de mon aide ?
Naruto, son visage s'assombrissant : Sa famille est très protectrice, ou très conservatrice... En dehors de sa visite à l'hôpital, elle n'est jamais sortie de chez elle. De ce que j'ai compris, elle n'en a pas le droit. Je ne peux pas non plus lui rendre visite, pour des raisons évidentes.
Plus qu'évidentes même. Personne ne prendrait le risque d'accepter Naruto chez soi. Ce serait prendre le risque de détruire la vie sociale de la famille en question. Les préjugés du village causaient beaucoup de torts. Hiruzen l'avait bien compris, mais s'attrista de découvrir que le garçon aussi. Comme si sa vie n'était déjà pas assez compliquée comme ça...
Hiruzen, compréhensif : Si je comprends bien, tu aimerais pouvoir rendre visite à ton amie ?
Naruto, hochant négativement la tête : Pas nécessairement. En réalité, lui rendre visite n'est pas au sommet de la liste de mes priorités.
Hiruzen, surpris : Dans ce cas, quelles sont tes priorités ?
Naruto, le regard déterminé : En premier, je voudrais permettre à mon amie de pouvoir sortir librement de chez elle. Avant de me rencontrer, elle n'avait aucune connaissance de son propre village. En second, je veux pouvoir la revoir. Pas chez elle, dehors. Être confiné ne lui fera pas que du bien. Je suppose qu'en troisième, je peux dire que j'aimerais manger un bol de ramen avec elle.
Le commentaire fit sourire Hiruzen. Finalement, l'ancien Naruo n'était pas encore mort. Comprenant ce qu'il venait de penser, le sandaime se crispa légèrement. Oui, le Naruto qui lui faisait face était si différent de l'ancien qu'ils auraient pu être deux personnes distinctes. Le Sarutobi se rendit également compte que le blondinet parlait sans hésitation. Il avait la désagréable sensation de faire face à un membre du conseil. Ce n'était pas le comportement d'un enfant. Passer du temps avec quelqu'un de son âge ne pourrait que lui faire du bien.
Hiruzen, décidé : Très bien. Je te promets de faire en sorte que cette demoiselle puisse être libre de ses mouvements. Je peux comprendre que certains parents soient protecteurs envers leurs enfants, mais Konoha n'est pas un lieu dangereux. Les shinobis sont omniprésents dans le village, ta camarade ne risque donc rien. La confiner chez elle est un peu excessif, peu importe la raison. Je ferais en sorte que cela ne soit plus. Comment se nomme ton amie ?
Naruto, impitoyable : Hyuga Hinata.
Et là, Hiruzen décrypta tous les signes qui lui avaient jusqu'à présent échappé. Deux semaines... C'était à ce moment là qu'avait eu l'affaire Hyuga. La jeune héritière avait été admise à l'hôpital, sans rencontrer le moindre signe de traumas ou de blessure. Elle avait été en parfaire santé. Malgré tout, elle était resté en observation pour s'en assurer. Naruto l'avait rencontré à ce moment là. Tous deux, si semblables mais pourtant si différents... Mais à cause de la tentative d'enlèvement, Hiashi allait être encore plus protecteur envers sa fille. Elle ne pourrait jamais quitter le domaine de son clan. Hiruzen sentit le poids de ses échecs lui peser sur ses épaules. Pourquoi les événements s'enchaînaient-ils tous de façon aussi précises, comme si tout était lié ? Le sandaime ne croyait pas au destin, mais il eu du mal à trouver une explication à ce phénomène.
Hiruzen, hésitant : Naruto... A propos de ton amie... Il faut que tu saches qu'elle est soumise à des responsabilités dont tu ignores tout.
Naruto, d'une voix douce qui fit frémir le sandaime : Jiji-sama, tu as promis.
Cela fut comme un coup de poignard pour Hiruzen. Oui, il avait promit. Il avait déjà tant déçu les attentes de Naruto qu'il ne voulait pas répéter ses erreurs. Mais Hinata était la fille d'un membre du conseil. Il ne pouvait pas user de son pouvoir de chef du village pour forcer Hiashi. Cela provoquerait une scission au sein du conseil qui ferait basculer l'équilibre des pouvoirs. Or, le clan Hyuga faisait partie de ceux soutenant le Sarutobi. Il ne devait pas se les mettre à dos, mais comment convaincre le chef Hyuga, sachant qu'il avait déjà une horrible nouvelle à lui annoncer. A cet instant précis, Hiruzen se demanda s'il ne devait pas réviser sa théorie sur l'inexistence du destin. À moins qu'il n'ait été maudit, chose tout à fait probable, à bien y réfléchir. La porte s'ouvrit à la volée et quelqu'un entra. Il n'avait pas prit la peine de frapper, mais au vu de la personne et des circonstances, cela s'excusait facilement. Hyuga Hiashi venait de faire son entrée. Il ne jeta pas un regard à l'enfant en fauteuil roulant, et se concentra uniquement sur le sandaime. Il était pâle comme la mort, et sembla bouillir de rage et de peur. Un bien étrange mélange...
Hiashi, d'une voix tremblante : Hokage-sama, où est mon frère ? Je ne parviens pas à le localiser...
Hiruzen, déglutissant légèrement : Hiashi...
Hiashi, faiblement : Où ?
Hiruzen, la voix chargé d'émotion : Je suis désolé Hiashi...
Le chef du clan Hyuga produisit un son étrange, mélange de sanglot et de gémissement. Difficile de le blâmer, il venait d'apprendre qu'il ne reverrait plus son frère. Jamais. En dehors d'un nom sur la stèle des trépassés au combat, il ne restait rien de Hizashi. Juste un souvenir amer... Naruto, pour sa part, observa l'échange avec intérêt. Il n'avait pas mis longtemps à deviner qui était le nouveau venu, ce qu'il était du moins. Un Hyuga. Et au vu de son comportement, il devait être important, pour ne pas se faire réprimander par le sandaime. Le chef de clan, donc. L'instinct de Naruto lui fit sentir qu'il devait probablement être le père de Hinata, car seul un père et un chef aurait pu organiser une traque telle que celle qui avait eu lieu deux semaines plus tôt. L'Uzumaki retint un rictus. La situation jouait en sa faveur, il ne lui restait plus qu'à en profiter.
Hiashi, anéanti : Mon frère... C'est ma faute...
Naruto, approuvant : J'en suis persuadé.
Le chef du clan Hyuga fit volte face et remarqua finalement Naruto. Son visage reprit une apparence neutre, démentie par la souffrance dans ses yeux. Que faisait le jinchuriki du Kyubi ici ? La douleur de Hiashi fut remplacé par de la colère. Bien qu'il ne fut pas aussi étroit d'esprit que le reste du village, il avait toutefois quelques préjugés sur le garçon. De quel droit le blondinet osait-il donner son avis sur une question dont il ignorait le contexte ?
Hiruzen, soupirant : Naruto, ai un peu de compassion pour Hiashi. Il vient d'apprendre qu'il doit faire le deuil de son frère...
Naruto, acerbe : De la compassion ? Cela fait bien longtemps que je n'en ai plus. Tout ce qui touche au village me laisse désormais de marbre. De tous, je suis le seul en droit à en avoir le droit.
Hiashi, outré : Espèce de...
Le regard de Naruto l'arrêta. Ses pupilles, qui l'étaient déjà partiellement, se fendirent totalement. L'azur de ses yeux se fit glace. Nulle chaleur ne pouvait y être perçue. Hiashi vit alors l'ombre du démon en lui. Une force indomptable et dangereuse qu'il ne fallait en aucun cas réveiller. Rapidement, toutefois, le regard de l'Uzumaki redevint indifférent.
Naruto, neutre : La seule chose qui m'importe, pour le moment, c'est ce pourquoi je suis venu. Personnellement, je trouve le moment idéal pour en parler.
Hiruzen, mal à l'aise : Je ne crois pas, Naruto...
Hiashi, intervenant : Pour parler de quoi ?
Naruto, lui jetant un regard : D'un sujet qui vous concerne, Hyuga.
Hiashi, se raidissant : Je n'ai rien à faire avec toi, gamin.
Naruto, souriant sombrement : Mais ce n'est pas avec vous que j'ai à faire, c'est avec un membre de votre clan.
Hiashi se raidit. De quoi parlait ce mons... Cet enfant ? Qui donc pouvait bien avoir de contact avec lui. Et en quoi cela le concernait-il dans ce cas ? En tant que chef de clan, peut-être... Non, le regard de l'enfant laissait suggérer autre chose. Quoi qu'il en fut, cela ne lui plaisait pas.
Hiruzen, pâle : Naruto, s'il te plaît...
Naruto, implacable : Hyuga, j'ai une unique question à vous poser. Que va devenir votre, fille suite à l'incident d'il y a deux semaines ?
Hiashi se raidit. Il ne comprenait pas, ne voulait pas comprendre, refusait de comprendre. Quel était le lien entre l'incident survenu deux semaines plus tôt et la présence de l'enfant blond ? Le Hyuga se le demandait.
Hiashi, d'un ton ferme : Hinata est mon héritière. De ce fait, elle risque de se faire à nouveau enlever. Pour éviter cela, elle restera au domaine du clan jusqu'à ce qu'elle soit en mesure de se défendre par elle-même. Peu importe que cela prenne des années.
Naruto, soutenant sans faillir le regard du Hyuga : Je ne peux pas permettre cela.
Hiashi, hoquetant de surprise : Comment ?
Naruto, formel : Cloîtrer Hinata dans une prison d'or et d'argent ne sera d'aucun secours. Elle était dans votre domaine lorsqu'elle s'est faite kidnapper. L'y confiner n'a plus aucun intérêt, vous devriez l'avoir déjà compris.
Hiashi ne répondit pas tout de suite. Oui, il savait que cela ne servait pas à grand chose, mais cela lui donnait une sensation de sécurité. S'il pensait que Hinata était à l'abri dans le domaine Hyuga, alors le sacrifice de Hizashi n'aurait pas été vain. C'était autant pour elle que pour lui si le membre de la Bunke avait sacrifié sa vie.
Hiashi, énervé : Ma décision est sans appel. Hokage-sama lui-même ne me fera pas changer d'avis... Ce que je fais est pour le bien de ma fille.
Naruto conserva le silence quelques secondes. Son visage conservait une froide indifférence. Finalement, il appela sa tutrice, qui arriva dans la seconde. Elle arriva et conduisit le blondinet hors du bureau du sandaime.
Naruto, au moment de franchir la porte : Méfiez-vous, Hyuga. Les personnes pleines de bonnes intentions sont celles qui font généralement le plus de mal. Je suis la preuve vivante du résultat. Qui sait ce que deviendra votre fille si vous suivez cette voie...
Voilà !
Vous pouvez hurler votre frustration tout votre content...
Bien, parlons à présent de cette nouvelle fiction.
Ce sera une fiction sur Harry Potter. Pour ceux qui me connaissent, je sais que vous allez vous interroger sur ce manque d'originalité, mais je vous rassure, mon coté psychopathe va vous enfaire voir de toutes les couleurs.
Cette fiction sur Harry Potter sera du même niveau que le Kitsune ou Burakumin.
Pas besoin de connaître la série (même si la lecture des deux premiers tomes est recommandé) pour comprendre mon histoire. J'écris et explique mes propres règles magiques au fur et à mesure de l'histoire.
Voilà pour la petite explication. Son nom est à la hauteur de son contenu : Blood and Legacy !
Allez sur mon profil pour la lire !
