Oui, Neiflheim, c'est bien Scabior et je sais que c'est pas un loups garou et qu'il n'a pas rapport à cette époque mais j'ai décidé que ce serait le cas car j'aime bien son personnage, bien qu'il ne soit pas beaucoup développé dans les livres...
Chapitre 24 :
Je courais. Je courais pourquoi au fait ? Je n'en savais rien. Tout ce que je savais, c'est qu'il fallait que je cour. Puis, des pas résonnèrent derrière moi. Et un rire diabolique s'en suivi. Ce rire était effrayant et… familier. Trop, familier. Je pris un tournant de couloir et poursuivis ma course. Éli n'était pas là pour m'aider, je devais me débrouiller seule. Puis, je remarquais les chapiteaux des colonnes, qui étaient très hautes. Je volais jusqu'au plafond et me cachais derrière une gargouille. Peu de temps après, j'entendis des pas s'arrêter en dessous de moi. Je n'osais pas regarder de qui il s'agissait, de peur qu'il ne me voit. Un ricanement retentit dans le silence morbide du couloir. Il n'y avait aucune fenêtre par laquelle ne pouvais m'échapper, aucune porte derrière laquelle me cacher. J'étais seule avec quelqu'un de dangereux et les idées perverses et violentes de cette personne m'effrayaient au plus haut point. Le ricanement cessa et un étrange bruit se répercuta contre les murs, comme quelqu'un qui sent.
- Je sais que tu es là… susurra la voix rauque. Tu ne peux pas m'échapper.
Il fit quelques pas et s'arrêta à nouveau. Le sang battait contre mes tempes et mon cœur… mon cœur, j'avais l'impression qu'il allait sortir pour mieux se faire entendre, tiens ! Il y eu un bruit d'explosion. Soudain, là ou, auparavant, la masse de pierre sculptée me soutenait, ne se trouvait que le vide. Sans appuie pour me retenir, je tombais dans ce vide et m'écrasais lourdement au sol, dans un horrible bruit de craquements sonores. Je fus parcourue d'un spasme de douleur, douleur qui se propagea dans tout mon corps à une vitesse fulgurante. Des étoiles dansaient devant mes yeux, ma tête me tournait, un liquide chaud et métallique coulait dans ma bouche goutte par goutte… du sang. Mon corps se soulevait rapidement, je cherchais de l'air mais je m'étouffais. Mes bras ne pouvaient plus bouger, mes deux jambes étaient dans une position qui ne présageait rien de bon et ma baguette… il n'y avait plus de baguette. Elle était brisée en deux donc inutilisable. Un autre spasme me secoua violemment, ce qui ne fit qu'empirer ma douleur, déjà insoutenable. Des larmes perlèrent aux coins de mes yeux. C'était trop pour moi. Puis, ma vision devint floue quelques secondes. Une masse sombre se pencha sur moi.
- Je t'avais bien dis que je te trouverais, dit-il.
Je pouvais presque l'entendre sourire. WTF ? Il s'éloigna un peu, vérifia si je l'écoutais et prit ma baguette au sol.
- Dommage, c'était une baguette très puissante, me dit-il.
Je toussai à nouveau.
- Tu sais, ajouta-t-il, je ne crois pas que le maitre va apprécier le fait que tu ais tenté de te suicider. Bien sûr, c'est moi qui t'ai fais tomber mais lui ne le sais pas. Toi et ton amie allez beaucoup l'aider et il veut que vous soyez en état pour qu'il puisse prendre votre puissance sans vous tuer puisque, semble-t-il, vous connaissez le futur.
- Sale chien, va lécher les bottes de ton maitre à la place de monologuer tout seul tel le connard que tu es ! Soufflais-je avec toutes les forces qui me restait.
Il me fit un sourire, amusé.
- À ce que je vois, ton état ne t'empêche pas d'être arrogante envers moi. Tu sais, tu n'es pas vraiment en état de me refuser quoi que ce soit. Silencio !
Saleté de sort de mutisme !
- Je ne peux peut être pas parler, mais tu vas m'entendre jusqu'à ta mort !
Cette fois, il me regarda d'un air étonné.
- Tu peux communiquer par pensées ? Intéressant… J'imagine donc que tu peux les lire aussi.
- C'est le cas, oui, mais je n'oses pas avec les tiennent, ton esprit est beaucoup trop tordu pour que je tente le coup sans risquer d'en sortir traumatisée à vie.
Je gagnais du temps avec cette joute verbale. Déjà, mes bras et mes jambes étaient réparés et je respirais plus normalement. Il ne restait que ma blessure à la tête à guérir et je pourrais lui faire sa fête, à ce cabot.
- Tu m'amuses, tu sais. Et même beaucoup. Tu es au bord de la mort, devant l'un des hommes les plus dangereux du monde magique et toi, tout ce que tu fais, c'est te le mettre à dos. Peu de personnes en auraient le courage, encore moins de la gente féminine. Enfin, on peu aussi appeler ce comportement de suicidaire.
- Je vais te faire la peau quand je serais debout, la carpette.
- Quand tu seras debout ? Mais crois moi, de la hauteur d'où tu es tombée, tu ne te relèveras pas de sitôt !
- Tu veux parier ? Demandais-je à vive voix sur un ton de défi.
Puis, sous ses yeux ébahis, je bougeais une jambe, puis l'autre, afin de les ramener à une position normale. Je m'appuyais ensuite sur mes bras et me relevais très lentement. Puis, je relevais la tête vers lui et lui fit un sourire en coin à la Malfoy.
- Alors, Scabior, tu as perdu ta langue ? Demandais-je.
- Co… Comment est-ce possible ? Si j'étais tombé de là, je serais sûrement encore à terre !
- Tu veux vérifier tes dires ?
Sans lui laisser le temps de répondre, je tendis ma main devant moi et il se souleva de terre (USE THE FORCE !) Lévitation. Il chercha à prendre sa baguette dans sa poche, mais j'envoyais son stupide bout de bois sur le mur, où elle éclata en morceaux. Cette fois, c'était un combat sans baguettes magiques. Il me fixait à présent avec des yeux effrayés. Je l'élevais à la même hauteur où je me trouvais quelques minutes plus tôt. Puis, je m'élevais de terre moi aussi, pour être à la même hauteur que lui.
- On a peur, hein Scabior ? Tu as peur, peur de mourir, peur de moi…
Je le laissais tomber deux secondes et le rattrapais juste avant qu'il ne touche le sol. Je fis ce manège plusieurs fois et je voyais bien qu'il se retenait de hurler. Je me lassai rapidement. Je n'aimais pas tuer, sauf quand c'était vraiment nécessaire, comme dans les guerres. Si il avait eu une arme, j'en aurais peut être eu le courage mais il était « sans défense », à ma merci. Pour faire bonne mesure, je le frappais contre une colonne deux trois fois et le laissai ensuite choir par terre. Il ne se releva pas. Je voyais bien qu'il était vivant, seulement évanoui. Satisfaite de cette petite leçon, je redescendais en douceur au sol et je retournais rapidement devant la porte où avait disparue Éli quelques temps auparavant. Étrangement, elle était ouverte. Sans réfléchir une seconde de plus, ne faisant qu'imaginer le pire, j'entrais à mon tour chez le mage noir, espérant ne pas arriver trop tard pour sauver Éliane.
POV Éliane :
Je venais d'entrer quand la porte se referma d'un coup derrière moi. Je tentais de l'ouvrir par tous les moyens, en vain. Je tentais de contacter Ali, en vain. Apparemment, j'étais coupée du reste du monde, livrée à moi même avec le plus grand sorcier de tous les temps. Je me mis à avancer dans la pénombre. Quelques torches se trouvaient sur le mur mais aucun feu n'y brulait donc aucune lumière ne pouvait me guider parmi les ténèbres. Et, bien entendu, il a fallut que moi et Ali soyons séparées ! Je marchais lentement, très lentement. Cet endroit ne m'inspirais pas confiance. Soudain, je débouchais sur une petite pièce de maison hantée. Quatre murs sans ornements, un lustre avec plein de toiles d'araignées, un tapis déchiqueté, une table basse avec des traces de griffes, un foyer où gisent de pauvres brindilles desséchées et un fauteuil au tissus rugueux. Soudain, la porte se referma derrière moi (encore) et un feu s'alluma dans le foyer.
- Je m'attendais à te voir avec ton amie l'elfe, me dit une voix sinistre.
Le fauteuil tourna sur lui même et je vis Voldemort assis dedans, Nagini sur les genoux. Il la caressait à la manière des méchants dans les films, quand on ne voit pas leur visage et qu'ils flattent un chat blanc. Il me regarda de ses petits yeux enfoncés et quiconque le voyait pour la première fois aurait dit qu'il s'était défoncé à la Marijuana. Je chassais les autres pensées qui assaillaient mon esprit et me concentrais à nouveau sur Voldycon.
- Peut importe, j'aurais vos pouvoirs à toutes les deux, poursuivit-il.
- Tu peux toujours rêver, l'abruti, grognais-je en espérant qu'il ne m'ai pas entendu.
- Tu ferais mieux de prendre un autre ton avec moi, je n'ai pas beaucoup de patience ces temps ci, me dit-il durement.
Et merde, il m'avait entendu.
- Pff, je prends le ton que je veux avec qui je veux, peut importe si elle a de la patience ou non. Pour toi, Voldy chérie, je dirais que tu n'as pas de patience du tout, m'entendis-je dire.
Non, j'avais pas dit ça à Voldemort ? Sérieux, j'ai vraiment le tour pour me fourrer dans une merde pas possible. Il me regarda avec d'abord des yeux étonnés, puis un éclair de colère passa dans son regard, avant qu'il ne se mette à rire.
- Eh, ho, tu peux te décider, oui ? C'est parce que tu passes de l'étonnement à la colère à l'amusement. T'es pas facile à suivre et j'ai autre chose à faire que de subir tes sautes d'humeurs, soupirais-je.
- Premièrement, tu vas me vouvoyez et deuxièmement, tu ne me diras pas quoi faire, sale sang-de-bourbe insignifiante ! Rugit-il (Colère).
- Si je suis si insignifiante que ça, pourquoi tu as besoin de moi, Voldycon ?
- ENDOLORIS !
Je m'écroulais au choc sous la puissance du sort. Non mais ça faisait vraiment mal ! C'était qu'est-ce que j'avais ressenti quand mon bras s'était infecté, mais pire. Il leva le sortilège et je me relevais difficilement. Je n'avais pas crié, je ne voulais pas lui donner ce plaisir. Je le fixais droit dans les yeux et il effectua un rictus méprisant.
- Tu oses te relever et même me défier ?
- Oui. Et je peux t'assurez que toutes les tortures que tu me feras subir, tu les subiras en dix fois pire, répondis-je.
- ENDOLORIS !
Je tombais à nouveau par terre. J'avais l'impression que me tête allait éclaté et, pendant un instant, je me surpris à prier pour que ma mort arrive plus vite que prévue. Quand il leva enfin le sortilège, je ne me relevai pas. J'étais incapable de bouger tellement j'avais mal. Pourtant, je n'avais pas crié, encore une fois.
- Maintenant, parle moi un peu de tes pouvoirs.
- Non.
- Endoloris.
Je me tortillais dans tous les sens (comme si ça allait aider !) et il s'arrêta.
- Parle.
- Tu peux toujours rêver, face de serpent.
Il me jeta un nouveau Doloris. Ce manège dura je ne sais combien de temps, mais je finis par ne plus pouvoir parler du tout.
- Maintenant, tu vas me dire tout ce que je veux savoir, je commence à m'impatienter, me dit-il.
- Pff, de un : tu peux toujours courir, je te dirais rien et, de deux : Tu dis que tu commences à t'impatienter alors que tout à l'heure c'était à peu près le même discoure alors décide toi à la fin ! Dis-je par pensée.
- Tu peux parler dans les pensées des autres… j'ai bien hâte de posséder ce pouvoir ! S'exclama-t-il (Par pensées).
- Tu l'auras pas, papi Voldy, crois moi.
Un nouveau doloris. Maudit que ça faisait mal ! Cette fois, c'était trop. Je me mis à hurler comme une malade. Je hurlais tellement fort que je finis par avoir mal à la gorge aussi. Soudain, des bruits de pas précipités se firent entendre et la porte explosa. Voldemort se leva d'un bond mais se rassit tranquillement en voyant qu'il s'agissait… d'Ali.
- Éli, oh mon dieu ! Qu'est-ce que le Serpy t'a fait ? S'écria-t-elle en s'agenouillant à côté de moi.
Heureusement, son arrivée avait distrait le mage noir alors je n'étais plus sous l'emprise du sortilège impardonnable.
- Le « Serpy » est juste devant nous, lui répondis-je avec un sourire.
Pourtant, mon sourire s'envola quand je vis le visage d'Ali se déformer sous le colère. Elle s'avança d'un pas menaçant vers Voldemort et fit apparaître son épée double. Comme un spectateur, le sorcier se mit à applaudir.
- Impressionnant, très impressionnant, dit-il. Je me demande ce que je pourrais faire d'autre quand j'aurais votre puissance à toutes les deux.
- Tu ne l'as jamais eu, tu ne l'as pas et tu ne l'auras jamais, Voldycon ! Gronda Ali.
Soudain, elle fit disparaitre son épée double, s'élança vers le mage noir et, à la dernière seconde, elle se transforma en tigre blanc. Surpris, il ne réagit pas à temps et tomba de son fauteuil. Il se retrouva sur le sol, le tigre sur lui. Alors qu'Ali allait lui déchiqueter le visage pour me venger, quelque chose l'envoya contre le mur et elle s'effondra par terre. Sonnée, elle reprit forme humaine. Dire que je ne pouvais même pas l'aider ! J'étais moi même dans un sale état et ma tête tournait un peu. Non, je ne pouvais définitivement rien faire. Je fermais les yeux pour essayer de recouvrir mes esprits et, quand je les rouvris, je vis Ali qui était désormais debout ou plutôt, elle était maintenue debout par la personne qui l'avait frappé.
- Lâche moi, maudit chien galeux! Hurla-t-elle.
Mais le « maudit chien galeux » tenait bon et elle ne put se libérer de son emprise. Je ne pouvais voir de qui il s'agissait car il me tournait le dos et je voyais flou. Soudain, deux bras me soulevèrent et me forcèrent à rester debout. Je tournais un peu la tête pour voir de qui il s'agissait.
- Malfoy, quelle bonne surprise ! M'exclamais-je (sarcasme). Toujours à lécher les bottes de ton maitre ?
- Silence ! Siffla-t-il.
Il me gifla pour que je ne puisse pas riposter et nous nous avançâmes vers le fauteuil de Voldemort, où celui ci s'était rassit. Ses petits yeux de reptile rouges nous fixaient avec colère et amusement. Je vis alors celui qui maintenait Ali. Elle continuait de se débattre, mais plus faiblement que tout à l'heure. Scabior (je comprends maintenant le « maudit chien galeux » de tout à l'heure) lui avait mis la main sur la bouche pour l'empêcher de crier. D'ailleurs, il la serrait un peu trop à mon gout. Mais je dus reporter mon attention sur Voldycon.
- Maintenant que vous êtes deux, ça va me faciliter la tâche ! Se réjouit-il.
- Pff, mais c'est n'importe quoi, cette histoire, marmonnais-je entre mes dents.
- Je te le demande à toi, Alicia, quels sont vos pouvoirs ?
Pour seule réponse, dès que Scabior enleva sa main crasseuse, elle lui cracha au visage. Super coup, Ali ! Elle se prit malheureusement une baffe magistrale de la part du loup-garou.
- Ne la touche pas, le cabot ! Criais-je en me débattant à mon tour.
Il ne me répondit que par un sourire maléfique et Ali reprit ses esprits. Dès que Scabior eu remis sa main, sa tête se transforma en tête de tigre et elle mordit sauvagement son assaillant, qui hurla de douleur. Sa main saignait abondamment et Ali avait repris sa forme d'Animagus. Je fis la même chose qu'elle et Malfoy me lâcha. Il tenta de me rattraper, mais je le fis courir dans toute la pièce. Soudain, des explosions se firent entendre au dessus de nos têtes. Nos amis étaient arrivés. Je repris forme humaine, tout comme Alicia, et je nous téléportais à l'étage supérieur. J'avais, bien entendu, pensé à faire un petit doigt d'honneur aux trois vilains présents, qui nous regardaient disparaître, abasourdis.
POV Alicia :
Nous venions de nous téléporter à l'étage. Nous vîmes alors les rangs des mangemorts qui se battaient contre les élèves des sixième et septième année. Il y avait aussi les professeurs et nos trois compagnons d'Arda. Je me séparais rapidement d'Éli et commençais moi même le combat. Je n'avais plus de baguette mais j'avais encore tous mes pouvoirs. Je venais d'achever un mangemort avec mon épée double quand je vis Elladan plus loin. Dès que lui même me remarqua, il le signala aux autres et, voyant qu'il semblait très en colère, je m'éloignai rapidement et rejoignis Éli. Les mangemorts furent bientôt tous mis à mort et, très vite, il ne resta plus que nos amis dans la salle. Je savais que, comme c'était les débuts de Voldemort, il n'avait que très peu de serviteurs. Nous avions donc détruit son armée en entier. Je vis alors mon petit-ami se diriger vers moi d'un pas rageur, Legolas, Aragorn, Dumbledor, Lily, James, Sirius et Remus sur les talons.
- Mais qu'es-ce qui vous a prit, par tous les Valars !? Hurla-t-il, arrivé à ma hauteur. Vous auriez très bien pu vous faire tuer ! Vous saviez tous les dangers qui vous attendaient mais non, vous ne vouliez même pas que nous venions ! Est-ce que…
Et il poursuivit son monologue pendant cinq bonnes minutes. Personnellement, je n'écoutais pas. J'échafaudais plutôt des plans qui nous permettraient de nous débarrasser de Voldycon une bonne fois pour toute. Pourtant, je reposais mon attention sur mon chum.
- … tu as bien failli te faire tuer par Voldemort en te trouvant devant lui, à sa merci et…
Il me regarda quelques secondes. Je n'écoutais qu'à moitié.
- … et tu ne m'as pas écouté du début à la fin, je me trompe ? Soupira-t-il.
Je lui fis un sourire d'excuse, sourire auquel il me répondit. Je vis Éli et mon frère un peu plus loin en train de se bécoter, et je fis de même avec Elladan.
- Que c'est touchant ! Deux couples qui se retrouvent avant d'être à nouveau séparés… pour toujours, annonça une voix froide et sinistre.
Avant que je n'ai pu faire un geste, je me retrouvais suspendue dans les airs, tout comme Éli. Les élèves étaient tous partis depuis un bon moment et il ne restait que Dumbledor, le rodeur et les Maraudeurs (Lily en fait parti, elle a remplacé le traitre de Queudver). Tout le monde fut contraint de se rendre. Puis, James et Lily s'élevèrent à leur tour.
- Scabior, Lucius, je compte sur vous, dit Voldy avant de passer une porte.
Nous le suivîmes contre notre gré, tandis que les autres étaient surveillés par les deux mangemorts. Nous arrivâmes dans une petite pièce sombre et nos deux amis se retrouvèrent attachés au mur.
- Vous allez réciter cette formule et, en échange, je leur laisse la vie sauve, dit Voldy en désignant Lily et James.
- Tu peux toujours rêver, sale con, grognais-je.
- Nagini… appela-t-il doucement.
Le serpent arriva rapido presto et s'arrêta de ramper devant son maitre. Il se mit à siffler de manière désagréable. Il était en train de parler Fourchelangue et, étrangement, je comprenais tout ce qu'il disait.
- Habhosa… Sssirhacha… Morhasi… Sifflais-je à mon tour.
Voldemort se tourna vers moi, étonné, mais son étonnement fit place à un rictus effrayant.
- Tu ne la convaincras pas de me désobéir, c'est une servante loyale, dit-il.
- Elle n'est rien de plus qu'une servante à vos yeux ? S'étonna Éli.
- Oui, elle est aussi un futur Horcruxe, lui répondit-il.
Sans qu'il ne s'en rende compte, je traduisais tout ce qu'il disait pour le serpent. Nagini semblait vraiment perdue.
- Enfin, c'est tout de même un être vivant ! Fit mine de s'indigner ma meilleure amie. Je croyais que vous l'aviez guérit et recueillis parce que vous teniez à elle !
- Je ne tiens pas plus à elle qu'à mon père ! Nagini sert seulement à me garder en vie. Si ce n'était que de moi, elle serait morte depuis longtemps !
Je traduisis cette phrase et, cette fois, la réaction du serpent ne se fit pas attendre. Elle se jeta sur son ancien maitre et le mordit à plusieurs endroit, avant qu'il ne se débarrasse d'elle en l'envoyant rouler plus loin. Puis, il comprit ce que nous avions fait.
- C'était assez malin, votre petit tour. Je viens de perdre un de mes serviteurs, mais je détiens encore vos amis ! Nous dit-il.
- Tu crois ça, Voldycon ?
Il se retourna tandis que moi, je riais dans ma barbe. Nagini les avait libéré durant que nous parlions à Voldemort et, ce qui me soulageait le plus, c'était que Lily n'avait plus peur de dire son nom et même de l'insulter (Ben oui c'est elle qui vient de parler).
- Experlliamus ! Incarcerem ! Sectumsempra ! Hurla James en direction du mage noir.
Il évita le premier sort, dévia le deuxième et renvoya le dernier à son envoyeur. Le retour de la balle ! Heureusement, Voldemort avait été déconcentré par cette attaque alors il nous avait relâché. Lily était aux côtés du corps de notre ami, qui était couvert de sang à cause du sort. Des lacérations lui avaient ouvert des coupures très profondes partout sur le corps mais, je ne pouvais pas aller l'aider maintenant. Je vis soudain Voldemort se relever. Les morsures de Nagini semblaient l'avoir affaiblis mais le venin n'agissait pas assez rapidement. J'eu soudain une idée.
- Éli, quand tu jugeras que c'est le bon moment, tu nous débarrasseras de face de serpent.
- Mais qu'est-ce que tu vas faire ?
Je ne répondis pas et j'imaginais très fort le visage du père de Voldycon. Bien vite, la salle fut remplie d'illusions du père de Tom Jedusor. Ils l'encerclaient, certains disaient qu'ils l'aimaient, d'autres qu'ils le détestaient. J'épuisais énormément d'énergie à les faire parler et bouger, mais le résultat était meilleur que je ne l'espérais. Voldemort était accroupis au sol, les mains sur ses « oreilles » et secouait la tête. Je pouvais presque le voir pleurer. Éli s'apprêtai à prononcer le sortilège impardonnable, quand elle baissa la baguette d'un air désolé.
- Je ne peux pas tuer quelqu'un dans une situation de faiblesse comme celle ci. C'est un comportement de lâches, dit-elle.
Je souris. J'avais eu exactement la même pensée quand j'étais contre Scabior. Elle s'avança vers Voldemort, qui releva la tête vers elle. Éli posa deux doigts sur son front et entra dans une sorte de transe. Une éclatante lumière (blanche, bien entendu) illumina la salle et je dus fermer les yeux. Quand je les rouvris, je vis Éli, chancelante, à côté d'un jeune homme de la vingtaine assez mignon. Il regardait ses mains d'un air étonné et me regarda dans les yeux. C'était Tom Jedusor avant qu'il n'ai cette horrible face de serpent.
- Merci, souffla-t-il.
Je ne ressentais plus la moindre pensée négative, et je compris. Je me précipitais ensuite vers James, toujours baignant dans son sang, tandis que Tom aidait ma meilleure amie à marcher (ça faisait bizarre de voir le grand Voldemort aider quelqu'un). Pourtant, quand je m'agenouillais à côté de mon ami, je vis qu'il était malheureusement trop tard. Je fis quand même disparaître le sang et les blessures, pour faire bonne mesure. Le visage de Lily s'inonda de larmes, qui coulèrent librement sur son beau visage. Dans un élan de tristesse et de désespoir, elle se pencha sur James et l'embrassa. Soudain, le corps se réanima et il se mit à tousser violemment. Il était vivant.
