Chapitre 25 :

Quand Lily vit que son kick était à nouveau en vie, elle se mit à rire et à pleurer en même temps (comme quand j'avais sauvé Éli).

- Qu'est-ce qui s'est passé ? Demanda-t-il en se massant la tête.

- L'amour guérit tout, répondis-je.

J'entendis Éli rire derrière moi. Elle avait sans doute reconnu l'extrait (pourri, soit dit en passant) de La Reine des Neiges.

- L'amour ? Mais je ne comprends pas… dit-il en fixant Lily.

Ne pouvant plus tenir, elle se jeta sur lui et l'embrassa à nouveau.

- Mais qu'est-ce que…

- Tais toi, lui intima-t-elle. Je t'aime, James et oui, je veux sortir avec toi.

Elle l'embrassa encore une fois pour le faire taire. Ensuite, nous retournâmes tous dans la salle, où nos amis étaient encore détenus par les deux mangemorts. Je fis signe à Tom d'y aller. Ayant compris la manœuvre, il passa devant et se plaça au milieu de la salle, sous les regards étonnés des autres.

- Scabior, Lucius, quittez la salle.

- Mais, maitre, que vous est-il arrivé ? Demanda Malfoy.

- Il n'y a plus de maitre, vous êtes libres. Maintenant, dégagez de ma vue et que ça saute !

- Que s'est-il passé pour que vous reveniez sur votre décision, maitre ? Demanda à nouveau Malfoy, perdu.

- Voldemort était en réalité le mal incarné et il a prit possession de mon corps à un très jeune âge. Éliane a heureusement réussi à me libérer de son emprise et Voldemort n'est plus de ce monde, répondit-il calmement.

C'est à ce moment que Éli, James, Lily et moi sommes sortis de notre cachette et l'avons rejoint. Je pouvais clairement lire l'incompréhension dans le regard de Lucius et la colère dans celui de Scabior.

- Si c'est comme ça, je prends le contrôle des opérations ! Ragea-t-il. Sale traitre !

Il se transforma en loup et sauta sur Éliane pour lui faire payer la disparition de son cher maitre. Ne l'ayant pas vu venir, elle allait se faire déchiqueter la gorge. Moi-même n'avais pas prévu le coup, je ne pouvais pas réagir. Pourtant, à la dernière seconde, Tom se jeta devant elle et se fit transpercer des griffes tranchantes du loup-garou. Il s'écroula au sol et le sang commença à se répandre sur les dalles de pierre. Je fis apparaître mon épée double et, d'un coup, je décapitais Scabior, qui reprit sa forme humaine après sa mort. Ensuite, je me jetais à côté de Tom, mais il était trop tard (pour de vrai). Je ne pouvais pas le guérir à temps, il ne lui restait que quelques secondes. Il leva soudain son doigt et pointa Éli.

- Une vie pour une vie, murmura-t-il avant de rendre l'âme.

Nous gardâmes un silence respectueux pour le défunt. Certes, il avait fait du mal à beaucoup de monde mais il était possédé et, pour se racheter, s'était sacrifié pour sauver ma meilleure amie. Je mis ensuite feu à la dépouille, sachant que personne ne viendrait assister à de véritables funérailles pour lui. Ensuite, nous quittâmes le manoir. Je me serrais contre Elladan, Éli faisait de même avec mon frère, tout comme James et Lily, à la grande surprise du reste de la bande. Nous nous arrêtâmes dans le jardin et Aragorn, Legolas, Elladan, Éli et moi bûmes un peu de potion. Éli réussit tout de même à nous ramener nos affaires, nos animaux et nos cadeaux, ainsi que nos vêtements d'aventure et nous nous changeâmes rapidement. Dumbledor nous remercia encore une fois d'avoir sauvé le monde de la magie et l'âme de Tom elle même, et nous fîmes une tournée de câlins. Lily éclata en sanglots, mais nous lui promîmes de la contacter le plus tôt possible avec la boule de cristal qui se trouvait dans ma poche. Puis, le vent se mit à tourner autour de nous, signe évident que nous les quittions pour de bon. Après un dernier signe de la main, nos amis disparurent de notre vue. Je m'écrasais soudain à terre, dans… le sable ? M'enfin, il n'y avait pas de plages en Terre du Milieu ! Je regardais autour de moi, il n'y avait aucune trace des trois garçons où de nos bagages, encore moins de nos animaux. Il n'y avait que moi et Éli, qui se relevait péniblement. Je fouillais dans ma poche. La boule de cristal n'y était plus. Je la regardais, effarée.

- Que s'est-il passé ? Demandais-je.

- Je ne sais pas ! J'ai pourtant pensé à la Terre du Milieu et à rien d'autre !

- Comme moi ! Dis-je. Et puis, les garçons auraient du arriver avec nous.

- Ce n'est pas normal, me fit-elle remarquer.

Soudain, un horrible mal de tête m'assaillit et je tombais à nouveau au sol. Je vis qu'il arrivait la même chose à Éli, puis ce fut le noir.

Je me réveillais péniblement. Je me trouvais dans une pièce blanche, dans un lit aux draps de soie. Je compris soudain où nous étions et je réveillais Éli à côté de moi. Elle ouvrit les yeux en maugréant et, en voyant la salle, elle comprit elle aussi. Nous nous dirigeâmes en silence dans les couloirs, pour finalement arriver dans une grande salle à la voute élevée et ronde. Les Valars nous fixaient avec… fierté ?

- Mes enfants, je suis fière de vous ! S'exclama Edora en souriant.

- Je ne comprends pas, que s'est-il passé ? Demanda Éli.

- La guerre de l'Anneau est une guerre difficile à gagner et nous voulions être certains que vous seriez prêtes, c'est pourquoi nous vous avons envoyé à Dumbledor. Il n'était pas prévu que vos amis viennent avec vous, bien entendu, mais il était trop tard pour corriger ce détail. Vous nous avez grandement impressionné je dois dire et le fait d'avoir guérit Tom Jedusor au lieu de le tuer était le signe d'une grandeur d'âme très rare et d'une maturité à toute épreuve. Pourtant, vous devrez à nouveau passer un test dans le monde où vous vous trouvez. Vous n'aurez que vos vêtements, votre magie et vos armes pour vous aider, ainsi que vos connaissances et votre expérience. Vous connaissez ce monde et serez heureuses d'apprendre duquel il s'agit, nous apprit Edora.

Ce fut le silence durant quelques secondes.

- Aussi, vous oublierez certaines parties de cette conversation, votre aventure dans le monde des sorciers ainsi que quelques moments de l'histoire de ce monde, qui se trouve être une histoire connue dans votre univers adoptif.

- J'ai une dernière question avant que nous soyons envoyées là-bas, dit Éli.

Je savais quelle était cette question, mais je ne réagis pas.

- Il se trouve que Sauron est mon père… commença-t-elle.

- Tu n'as pas à avoir honte, tu n'es pas comme lui, la coupa Edora.

- Je sais mais je me demandais… qui est ma mère ?

Tout se mit à tourner autour de nous, nous allions affronter une nouvelle aventure. Pourtant, avant que les Valars ne disparaissent complètement, Edora se pencha près d'Éli.

- C'est moi, chuchota-t-elle.

Puis, ce fut à nouveau le noir.

Nous nous réveillâmes à nouveau dans le sable humide d'une plage.

- Je suis la fille d'Edora, murmura Éli à côté de moi, sous le choc.

- Tu est un demi-dieu, trop cool ! Dis-je en souriant.

- Ça tu peux le dire ! Une elfe et un demi-dieu, quel duo ! Et donc, ça fait que je suis moi aussi immortelle, non ? Donc je vivrais pour l'éternité avec toi et ton frère !

Elle était plus heureuse que choquée. Puis, je regardais mieux autour de moi et aperçut des ruines en haut d'une colline. Je compris soudain où nous nous trouvions et, vu l'état des ruines, dans lequel des films de la trilogie nous étions.

- Narnia, le prince Caspian, dis-je dans un souffle.

- Qu'est-ce que tu as dit ? Me demanda Éli.

- Nous sommes à Narnia ! Et vu l'état des ruines, nous sommes dans le deuxième film ! Nous devrons aider le prince Caspian à vaincre les Telmarins ! Et nous allons rencontre les quatre rois et reines, Peter, Susan, Edmond et Lucy !

- Oh my god, dit-elle, tout aussi nervée que moi.

- Je suis heureux de vous rencontrer enfin, jeunes filles, dit une voix derrière nous.

Nous nous retournâmes et vîmes un lion énorme et qui me semblait sympathique.

- Aslan, dis-je, heureuse de le voir en vrai.

- Alicia, Éliane, je sais qui vous êtes et qui vous envois alors ne perdons pas de temps dans les explications. Prenez cette missive et donner la aux rois et reines de Narnia quand vous les verrez, ils comprendront qu'ils peuvent vous faire confiance malgré vos pouvoirs.

- Merci, Aslan. À bientôt ! Dis-je en attachant la missive à ma ceinture.

Pourtant, il avait déjà disparu. Nous nous mîmes ensuite en route. Je retraçais dans ma tête le chemin parcouru par les Pevensies dans le film et, très vite, nous arrivâmes devant une rivière. Éli gela un peu l'eau, ce qui nous fit un bateau pour remonter la rivière. Nous voguâmes pendant plusieurs jours et je matérialisais de la nourriture et des couvertures. Puis, nous commençâmes à marcher dans le bois. Nous arrivâmes quelques heures plus tard à l'endroit où Lucy avait revu Aslan. Nous continuâmes de marcher quand nous tombâmes sur une patrouille de Telmarins, qui partirent en courant en voyant Éli faire apparaître ses dagues. Enfin, nous aperçûmes une lueur plus loin. C'était là que se trouvaient les Pevensies et c'était là qu'ils allaient rencontrer les Narniens et Caspian. Nous nous installâmes un peu plus loin afin qu'ils ne nous voient pas tout de suite. Il fallait qu'ils trouvent Caspian avant. Je tentais aussi de me rappeler quelle serait la fin de cette histoire, mais ce souvenir restait flou. Tant pis. Je m'endormis rapidement et me mis à rêver. Je me trouvais dans cette même forêt, sauf que les arbres dansaient et les nymphes étaient de retour. Sur un énorme rocher, paressant au soleil, la fourrure brillant de milles feux sous les dernières lumières du jour, Aslan inspirait le respect. À côté de lui apparut une petite fille. Lucy. Je m'avançais à mon tour vers eux et prit place sur le rocher. Quelques secondes plus tard, Éli arriva, me fit un sourire et s'inclina devant le lion avant de s'asseoir à son tour.

- Mes enfants, je suis heureux de vous voir, dit-il d'une voix grave. Lucy, je te présente Alicia et Éliane. Je les ai appelé ici afin qu'elles vous viennent en aide, toi, tes frères et ta sœur. Vos chemins se croiseront très bientôt et n'oublie pas, tu peux leur faire confiance, peut importe ce qui arrive. Elles possèdent plus de puissance que la Sorcière Blanche elle-même mais elles sont de votre côté, d'accord, Lucy ?

- Oui, Aslan.

- Les filles, dit-il en se tournant vers nous, vous savez ce que vous avez à faire.

Nous acquiesçâmes et c'est à ce moment là que je me réveillai. Je vis Éli se lever elle aussi. Nous nous préparâmes rapidement et nous dirigeâmes vers la clairière où devait aller Lucy pour essayer de trouver le lion. Nous y arrivâmes et vîmes Lucy apparaître plus loin. Nous nous cachâmes dans les arbres et, cachées par le feuillage dense, elle ne nous remarqua pas.

- Aslan ! Demanda-t-elle.

Quelqu'un la tira vers l'arrière et lui mit sa main sur sa bouche. Le roi Peter était là. Un minotaure s'avança au milieu de la clairière et, au moment où Peter allait s'élancer sur lui, l'épée en main, une autre lame le menaça. Il engagea un combat contre le prince Caspian sans qu'aucun des deux ne sache que l'autre était celui qu'il cherchait (je me comprends).

- Peter, arrête ! Cria Lucy.

Edmund et Susan arrivèrent au moment où les Narniens les encerclaient.

- Peter ? Le Grand Roi Peter ? Questionna Caspian.

- Et vous êtes ? Répondit Peter.

- Le prince Caspian, c'est moi qui vous ai appelé.

- Vos majestés, je suis heureux que vous soyez de retour, leur dit alors une souris.

- Il est trop mignon, chuchota Lucy à sa sœur.

- Quoi ? Qui a dit ça que je le transperce de mon épée !? S'exclama-t-il.

Lucy s'avança, toute timide.

- Oh, votre majesté, je suis sincèrement désolé de ces menaces mais je préfère les adjectifs tel que courageux, ou brave, dit il. Je m'appelle Ripitchip, pour vous servir.

- Reine Lucy.

Elle effectua une petite révérence et, quand elle releva la tête, elle me vit, et me sourit. Je lui rendis son sourire mais, malheureusement, Ripitchip avait suivit son regard. Dès qu'il nous vit, il se mit à paniquer.

- Alerte ! Intrusion de Telmarins ! Hurla-t-il.

Il grimpa à toute vitesse dans mon arbre et, sans savoir comment, je me retrouvais par terre. Je me relevais péniblement en jurant en espagnol, afin qu'ils ne comprennent pas. Éli me rejoignit bien vite. Dès que nous fûmes debout, les deux rois, la reine Susan et le prince Caspian pointèrent leurs armes sur nous.

- Tout doux, nous sommes des amies ! Dis-je en éloignant une lame du bout du doigt.

- Elles disent le vérité ! Peter, Edmund, Susan, baisser vos armes ! dit Lucy.

- Depuis quand les connais-tu ? Demanda le plus vieux des frères.

- Depuis cette nuit, Aslan m'a demandé de leur faire confiance !

- Et bien, si c'est Aslan qui le dit… commença Susan.

- Nous ne sommes sûrs de rien ! Exposa Peter. Ce sont peut-être elles qui t'ont fait faire ce rêve !

- Elles sont avec nous ! Et si elles doivent partir, je part avec elles !

La petite reine vint se placer devant nous, forçant tout le monde à ranger leurs armes.

- Merci, Lucy, lui dis-je. Elle a raison, nous sommes des amies. Nous allons vous aidez à reprendre Narnia et à vaincre Miraz et les Telmarins.

- C'est ce qu'on verra… marmonna Peter.

Oulala, il a pas l'air de m'aimer, celui là. Étrangement, Éli s'était déjà lié d'amitié avec Edmund. Soudain, elle sembla s'agiter et m'expliqua par télépathie.

- Les Telmarins attaquent ! Criais-je.

Au moment où je disais ça, les hommes de Miraz débarquèrent dans la clairière. Il y en avait une trentaine. Alors qu'un d'eux se jetait sur Lucy, je me plaçais devant elle et fis apparaître mon épée double, ce qui bloqua l'épée de mon adversaire. Il me fixa, surpris et effrayé, et j'en profitais pour le transpercer.

- Merci, Alicia, me dit Lucy en me prenant le bras.

- Mais de rien, petite reine. Allez, grimpe dans cet arbre et attends que tout soit fini, je te couvre, lui répondis-je.

Personne d'autre à part elle ne m'avait vu faire apparaître mon arme. Je la protégeais tandis qu'elle montait. La bataille dura une dizaine de minute et, à la fin, nous nous débarrassâmes des cadavres en les jetant dans un trou. Puis, Peter me remarqua.

- Vous vous êtes battues ? Me demanda-t-il en parlant de moi et d'Éli.

- Bien sûr !

- Et avec quoi ?

- Avec mon épée double, pourquoi ?

- Vous n'aviez pas cette arme lors de notre rencontre ! Où l'avez vous prise ? Demanda-t-il.

- Nul part, elle m'appartient.

Tout le monde suivait notre échange avec attention. Il ne manquait plus que le Pop Corn et la Slush Puppie.

- Et depuis quand les jeunes filles de dix sept ans savent se battre ?

- Depuis quand les garçons de dix sept ans savent se battre ? Je ne me rappelle pas que l'on apprends au garçons à se battre avant d'entrer dans l'armée, à Londre, répondis-je.

- Elles viennent de notre monde ! s'étonna Susan.

- Pas exactement, nous y avons vécu, répondit Éli.

- Revenons à notre sujet de départ, dit Peter, agacé.

- Et bien, si vous ne voulez plus voir mon épée double, il fallait le dire avant, dis-je.

Je tendis mon bras et mon arme disparut. Des oh de peur et d'étonnement retentirent de partout.

- Une sorcière, je le savais ! Dit Peter.

Edmund s'éloigna d'Éli.

- Nous ne sommes pas des sorcières ! Tentais-je.

- Peter ! Elle m'a sauvé la vie ! S'écria Lucy en descendant de l'arbre. Baisse ton épée immédiatement !

En effet, le roi pointait sa lame sur moi.

- Aslan m'a avertit, elles sont plus puissantes que la Sorcière Blanche ! Mais elles sont de notre côté !

Lucy était vraiment en colère.

- Très bien, mais je vous aurais à l'œil, nous dit le roi d'un air menaçant. Nous vous aurons tous à l'œil.

Ensuite, nous nous mîmes en route pour le campement ou plutôt, la base secrète qui se trouvait être le temple. En cour de route, je fis plus ample connaissance avec Lucy. C'était la seule qui osait nous approcher et nous parler. Pourtant, à un certain moment, Susan s'avança vers nous.

- Dites, comment avez vous fait pour savoir que les Telmarins allaient débarquer ? Me demanda-t-elle.

- En fait, c'est Éliane qui m'a avertit. Elle les avait ressentit arriver, expliquais-je. Et, s'il te plait, tutoie moi.

- D'accord, me répondit-elle en souriant. Et comment t'a-t-elle avertit ? Je ne l'ai pas entendu.

- Comme ça, dis-je par pensées.

- Wow ! Tu peux parler dans ma tête ? S'étonna-t-elle.

- Nous pouvons communiquer ainsi mais, pendant ce temps là, nous sommes coupées du monde, expliqua Éli en s'approchant de nous.

- Et vous venez de notre monde ? Demanda Lucy.

- Oui enfin, nous y avons vécu. Seulement, il y a maintenant un an au moins, nous avons apprises que nous étions nées dans un univers parallèle comme celui-ci, la Terre du Milieu.

- Et de quelle époque vous venez ? continua la cadette.

- De… de 2018 (on est maintenant en 2019 mais nous sommes parties en 2018).

Les deux filles nous regardèrent avec des yeux ronds.

- Vous venez du futur ? Dit Susan.

- Et vous du passé, répondis-je avec un sourire.

- C'est vrai.

Elle répondit à mon sourire. Elle était vraiment sympathique ! Nous continuâmes de parler durant le reste du trajet. Une véritable amitié venait de naitre et, quand nous arrivâmes au temple, les centaures levèrent leurs épées au dessus de nos têtes pour nous accueillir. C'était tellement cool ! Ensuite, nous entrâmes dans le temple et vîmes l'armée Narnienne en train de se préparer pour la guerre. Ensuite, nous passâmes dans un couloir, dont les murs racontaient l'histoire des Rois et Reines de Narnia.

- Regarde Lucy, c'est Peter ! Lui chuchotais-je en pointant le blaireau.

Les trois filles rirent un peu. Puis, nous arrivâmes dans une grande salle avec un plafond vouté et des statues sur les murs, ainsi qu'une sculpture d'Aslan. Je me souvins soudain du parchemin que nous avait donné le lion. Je le pris dans mes mains et le tendis à Peter, qui le regarda, méfiant.

- Aslan m'a dit de te le donner, dis-je comme seule explication.

Il le prit et partit le lire plus loin. Ensuite, il revient vers nous, l'air mécontent. Je m'asseyais ensuite sur la table de pierre brisée avec Lucy, Susan et Éli. Peter et Caspian se placèrent au milieu du cercle qu'avaient formés les Narniens. Le prince fit signe au roi de commencer.

- Tout d'abord, Aslan m'a envoyé une missive. Il dit que nous pouvons faire confiance aux deux jeunes filles que nous avons rencontrés aujourd'hui et que c'est lui qui les avait envoyé ici afin qu'elles nous viennent en aide, dit-il, presque à contre- cœur.

Des chuchotements emplirent la salle.

- Sinon, nous avons un plan. Avec l'armée, nous allons attaquer le château de Miraz, poursuivit Caspian. Nous allons attaqué durant la nuit avec autant d'homme que possible.

- Mauvais plan, soupira Éli.

- Comment ça ? Demanda le prince en se tournant vers elle.

- Vous agissez comme si il n'y avait que deux solutions ! Répondit Lucy. Mourir ici, ou mourir là-bas.

- Que proposes-tu ? Dit son frère.

- Aslan pourra nous aider.

- Aslan nous a envoyé ces fillettes pour nous aider, dit Peter avec hargne. Je ne crois pas qu'il nous sera d'un grand secoure.

Lucy se renfrogna. Je décidais de l'appuyer.

- Comment ça, des fillettes ? Demandais-je en faisant mine d'être indignée. Nous sommes beaucoup plus expérimentées que vous tous réunis !

- Combien de batailles avez vous fait ? Me demanda Peter.

Je comptais sur mes doigts.

- Attendez… au plus de cinq, ainsi que deux guerres, répondis-je.

Je ne savais pas d'où venait la deuxième guerre, mais je savais l'avoir faite. Il me fixa quelques secondes.

- Peut importe, nous attaquerons ce soir. Lucy, tu resteras ici avec les deux nouvelles. Que tout le monde se prépare pour le départ !

Tout le monde parti au pas de course pour exécuter les ordres de leur Roi. Je ne savais pas comment toute cette histoire allait finir, mais je sentais que tout n'allait pas se passer comme prévu. Je vis alors Éli se diriger vers les aigles, et je compris son but. Je m'approchais d'elle.

- Bonne chance, Éli. On se revoit tout à l'heure, lui dis-je.

- Tu ne viens pas ?

- Je ne sais pas ce qui peut se passer durant votre absence, je vais rester et protéger Lucy et les autres, au cas ou.

- D'accord, à tout à l'heure.

Ensuite, je m'éloignais. J'aurais bien aimé voir la tête de Peter quand il verrait qu'Éli l'avait accompagné, mais je devais protéger Lucy. Puis, quelques minutes plus tard, dès que la noirceur de la nuit fut complète, les aigles prirent leur envol et les troupes se mirent en marche. Dès qu'ils disparurent de ma vue, je m'approchais de Lucy.

- Alicia, où est Éli ? Me demanda-t-elle.

- Qu'est-ce que tu penses ? Soupirais-je.

- Non, ne me dit pas qu'elle a désobéit à un ordre direct de mon frère !

- Et bien, ce n'était pas vraiment un ordre direct puisqu'il s'adressait à toi.

- Et pourquoi tu n'es pas partie avec eux, toi aussi ?

- Je voulais être en mesure de te protéger et puis, je vais pouvoir te montrer un peu de mes pouvoirs, qu'est-ce que tu en dis ?

- J'en dis que c'est une excellente idée !

Elle avait retrouvé le sourire. Elle s'inquiétait encore pour sa famille, je le sentais, mais je ne pouvais pas l'en blâmer. Nous sortîmes à l'extérieur pour que je lui montre ce que je savais faire sans risquer de blesser quelqu'un. Quelques Narniens nous rejoignirent, mais c'était surtout pour éviter que je ne tue Lucy que pour profiter du spectacle. Ils n'avaient toujours pas confiance en moi, mais je ne pouvais pas me plaindre, ils se méfiaient de tous ceux qui ressemblaient au Telmarins. Quoi que, je ne leur ressemblait pas vraiment. En fait, j'était un peu une Narnienne. Est-ce que le fait d'être une elfe me rend Narnienne ? En tout cas, j'eu une dernière pensée pour Éli et, mentalement, je lui souhaitai bonne chance une dernière fois.

Je sais, peut être que Narnia, c'est trop mais, croyez moi, c'est indispensable. Thanks pour les reviews! Et, une question, qui s'attendait à ce qu'Edora soit la mère d'Éliane?