Bonjour, bonsoir à vous tous chers lecteurs!

Je sais que vous attendiez tous avec impatience (oui, je suis très modeste) ce chapitre, qui à mis du temps à arriver certes, mais cela est nécessaire si je veux qu'il soit le mieux possible afin que vous, mes amours, vous puissiez en profiter un max! Quoi qu'il en soit, je me doute que vous les désirez un peu plus tôt, donc je ferais tout mon possible mais c'est franchement pas facile de poster toutes les semaines. Pardonnez-moi :(.

Trêve de bavardage... Réponse à mon lecteur/ lectrice "sans compte":

Charlie-Fabi: Si tu as réussi à rattraper ton retard, et en es déjà à ce chapitre (assez frustrant, je te préviens, hahaha...), je t'en félicite car voici mon petit mot de remerciement à ta review qui m'a beaucoup plu. En revanche, le fait que tu la trouves originale me surprend (agréablement) car la plupart des personnes qui me laissent une review font remarquer qu'ils s'attendent à une fic qui retranscrit la vie de Katniss, mais juste dans un autre contexte (si j'ai bien compris), donc pas si originale. Mais, oui, je te l'accorde, je ne suis pas du genre à faire un copier-coller. Si je l'étais, je ne vois pas vraiment l'intérêt d'écrire une fic.

Alors, maintenant je vais vous laisser lire, et, comme le titre l'indique, des sentiments perturbants sont à prévoir... On se retrouve à la fin, alors!


Chapitre XIII

Dépression

Énervée comme je suis, je ferais tout simplement mieux de m'enfermer dans ma chambre, seule (on rayera la politesse de ma liste en ce dernier soir), et me remplir la panse jusqu'à m'endormir.

Je ne veux plus réfléchir, plus penser à Peeta, à ma famille mes amis (pour le peu que j'en ai). Cela me fait trop de mal désormais, à savoir que demain... Non. Je ne pas me permettre d'être bouleversée demain, à l'aube. Il me faut oublier toutes ces personnes.

Alors, tandis que les autres m'appellent depuis le salon, je quitte l'ascenseur à mon tour, mais au lieu de répondre à leurs appels, je me borne à monter dans nonchalamment les marches de l'escalier et me dirige vers ma chambre.

J'aperçois la porte en bois massif et j'ai hâte de poser mes doigts dessus et enfin pouvoir oublier, me perdre dans le sommeil interminable.

Quand je lève la main pour déclencher la poignée, je me rends compte que je tremble. Beaucoup. Tellement qu'au lieu d'attraper la clinche, je ferme mon poing dans le vide. Le vide que je désire en moi. Mais à la place, j'ai juste envie de me taillader les veines rien que pour oublier la douleur dans mon cœur. Je veux la délivrance. Et Peeta ne m'a pas vraiment aidé en installant le doute ne moi.

Arrêter de penser à Peeta... Arrêter de penser... Arrêter d'exister... Arrêter !

La porte me semble lourde, mes pieds sont faits de roche. Un regard dans la pièce me suffit pour me rappeler mon premier jour ici, en découvrant nos somptueux appartements.

La beauté de cette chambre m'éblouit et réchauffe mon corps, mon sang, mon âme en peine pendant un court instant. J'oublie enfin mes muscles douloureux, ma migraine tout en ayant une sensation assez agréable dans tout mon corps. Je détecte cette odeur, si douce mais si pimpante, si fraîche.

En effectuant une rotation avec ma tête, j'ai une vue ahurissante de mon espace privé, ma suite de princesse.

Les pans de murs en arc de cercle sont rose pastel (un rose de vieux étrangement apaisant), couverts d'un millier de petites silhouettes d'oiseaux, couleur blanc cassé, presque jaune poussin.

Sur le moment, je me suis sentie légère comme l'air. Le plafond, légèrement creux, d'un blanc nacré et couvert d'une monture en acier noir.

D'abord, je ne distingue pas très bien ce que cela représente, mais ensuite, je discerne des feuilles en métal parmi ce fouillis élégant. Ce sont des branches de saule pleureur, tout à fait emmêlées. Je décide de l'appeler « le nuage pleureur » (un oeu d'imagination ne me fera pas de mal).

Le reste de la pièce est tout aussi sublime.

Juste en face de la porte, il y a une petite barrière blanche sculptée qui m'arrive à la hanche et à ses extrémités, un escalier de quelques marches descendant le long du mur nous amène à la plate-forme centrale.

Encore des baies vitrées sur la paroi extérieure une de chaque côté du lit circulaire. Celui-ci est couvert de draps et de coussins mous et soyeux (en soie pour ainsi dire), et au niveau de la tête, le nuage pleureur descend légèrement et se termine en un rideau contre le mur, ainsi que tout autour du lit.

Quand je descend les marches (sur la gauche), on peut voir un pâté de canapés très épurés, dessinant un rectangle parfait autour d'une table basse, installée juste derrière l'espèce de balcon d'entrée.

La moquette se marie très bien avec ce décor serein et je suis ravie de pouvoir échapper au style aquatique qu'on nous a attribué jusqu'ici.

A dire vrai, ces gens se font une illusion s'ils croient effectivement que notre district est baigné dans cette lumière bleutée et ce corail multicolore qu'on a dans le hall. L'océan chez nous, ne ressemble pas à ça. A part notre crique à Finnick et moi, aucun endroit ne peut vraiment être qualifié de « joli ».

La plage est grisonnante par endroits (pas un lieu conseillé aux touristes), les quais sont en béton rongé par la houle, et l'eau est très opaque. Très noire...

Notre baie, elle, a été préservée grâce au fleuve qui débouche non loin de là. Mélangée à son eau, l'océan est plus translucide, même bleue parfois, si le soleil est en notre faveur.

Les habitants du capitole ont sûrement dû fonder leurs idées de l'océan sur les films etles documentaires de l'ancien temps qu'ils diffusent chez eux.

Ma chambre me plaît. Bien évidemment, j'y était déjà venue, j'y avais déjà dormi. Mais c'est la première fois que j'ai l'occasion de pleinement profiter de sa beauté.

Et malheureusement, cette impression ne reste pas et je suis vite regagnée par mes tourments d'il y a quelques minutes. Je suis épuisée. Le lit me paraît si mou, si attirant que je ne résiste pas à l'envie de m'y effondrer, bras écartés, sur le matelas. Bouff !

Une fois que j'en m'en sens à nouveau capable, je rampe en avant et m'installe plus confortablement.

Et c'est là que je m'aperçois de cette fameuse petite assiette en porcelaine posée sur ma table de nuit. Elle contient deux choses : une petite carte, et, par bonheur, trois petites pilules vert pâle.

Incroyable ! Ils ont donc fini par comprendre mon désarroi et y remédier. Jamais je n'ai été aussi heureuse d'une intervention du Capitole.

Alors, sans aucune hésitation, je saisis les cachets à pleine main et me prépare à les avaler sec. Puis je me rappelle. Ma mère qui me parle de cette « overdose » accidentelle qui a fait scandale au district Quatre. Ce docteur qui n'avait pas fait attention aux doses de son patient. Comme si les gens ne mourraient pas assez vite chez nous, je ne vous dit pas !

Alors j'opte pour la prudence et décide, avant de causer des dégâts irréparables, de consulter le petit mot accompagnant le Grâal, voir s'ils n'ont pas intégré des conseils avec. Mais contrairement à ce que je m'imaginais, il n'y a que cette fameuse phrase, rédigée d'une écriture gracieuse :

Jouyeux Hunger Games

et

puisse le sort vous être favorable.

Il me suffit d'un coup d'œil pour replier le papier et le replacer là où je l'ai trouvé avant de me mettre à réfléchir autant que mes neurones me le permettent. Pour finir, je débouche sur la résignation. Je vais prendre ces pilules, pour les raisons suivantes :

Un. Le présent vient bien du Capitole, puisque il est accompagné de sa signature indéniable, la phrase qui pète (et qui tue). Je n'ai pas oublié qu'on ne peut se fier au Capitole mais à ce satde, de qui devrais-je me méfier le plus. D'un gouvernement qui compte m'envoyer dans une arène, en misant sur ma top forme afin que je puisse fournir des images d'enfer, ou de mes cocnurrents qui m'envient à mort (une fille qui a eu douze quand même). Et c'est bien le cas de le dire.

Deux. Aucune contre-indication n'a été donnée sur le dosage, la prise des cachets. J'en conclus que je peux les prendre sans danger, à savoir que cette autonomie qu'on me donne prouve la nature inoffensive des médocs. Ce sont sans doute des somnifères ou quelque chose dans ce goût là, quelque chose qui m'aiderait à m'endormir rapidement, partie pour une bonne nuit de sommeil pour être en forme pour les jeux.

Et trois. J'en ai tellement besoin. Je les veux, je les vénère ! Ils représentent mon salut et me sauveront de mon implosion, qui ne tardera pas à arriver à en juger des symptômes.

Enfin, plus rien ne me retient plus. Je décide de ne prendre qu'un cachet pour l'instant, par précaution, et voir ce que cela me fait. Si je juge le résultat trop faible ou un peu trop hmmm... Eh bien on s'en occupera plus tard. D'abord la pilule. Et donc, en deux deux, il ne me reste que deux boulettes vertes dans la paume tandis que je sens le cahcet me glisser délicieusement à travers la gorge. Waouw !

Maintenant, je ne devrais pas tarder à m'apaiser. Pourquoi ne pas dormir un peu, et puis, peu importe si je tiens jusqu'à l'aube. Tant mieux même.

Les premières minutes sont divines. J'oublie tout ce que je désirais bannir de mon cerveau pour ne fixer que cette étoile merveilleuse au dessus de ma tête. Et puis.

L'horreur. Commence alors un effroyable périple, une continuité d'images atroces de bras découpés, de têtes arrachées, de petites sœurs étripées.

Noooon ! Je me redresse, tout en sueur. La première vision qui me parvient est une multitude d'étoiles, tout autour de moi, et je crois que je rêve encore.

Je me frotte les yeux, me pince la main, rien n'y fait. Mais ce sont les gouttes de sueur que je sens perler dans ma nuque qui me ramènent dans ma chambre.

Quoi ? Suis-je encore dans ma chambre ?

Impossible. Ma chambre ne ressemble pas à cet univers qu'on nous décrit et qualifie d' « espace », avec les planètes et tout. Oui, je confirme. Tout y est. Saturne avec ses anneaux, le soleil et puis toutes ces petites étoiles. Des dizaines et des dizaines de petits points, partout.

« Toc, toc »

Quelqu'un frappe à la porte.

Mon premier réflexe serait de me rallonger au fond de mon lit et m'endormir, sachant ce qu'il m'attend si je reste éveillée, rien qu'un instant. A cette pensée, j'avale vite les derniers comprimés qu'il me restait, pour faire bonne mesure. Peut-être avais-je besoin de l'intégralité des pilules pour pouvoir

Et puis quoi ? La pilule n'a pas fonctionné. Je ne vois pas d'autre solution pour m'endormir de toute façon.

Tiens, peut-être que ce sont les pacificateurs. Ils se sont trompés de cachets et viennent rapporter les bons, les vrais somnifères.

Finalement, je me lève et m'aperçois que la moquette (que je sens désormais puisque j'ai enlevé mes talons pour dormir) est elle aussi bourrée de points lumineux. Et le noir qu'il fait dans la chambre nous fait croire qu'on se trouve réellement dans le vide céleste.

« C'est pourquoi ? »

J'ouvre la porte et qui est ce que je vois ?

C'est le blond de service. Mais que me veut-il encore, ce Peeta ?


Voili, voilou.

Alors, que pensez-vous qu'il vient faire dans la chambre de Katniss après leur dispute fulgurante d'un peu plus tôt (chap 12)? N'hésitez pas à me faire parvenir vos attentes, vos impressions, mes erreurs ou vos déceptions... Je prends tout! Aidez-moi donc à remettre ma fic en question car je n'ai pratiquement que moi pour me faire une idée d'où je mets les pieds. (Je ne sais pas si vous comprenez ce que j'attends de lecteurs aussi enhardis que vous.?)

En tout cas, faites-moi savoir si vous avez aimé, c'est toujours quelque chose. Le principal, c'est que vous ayez du plaisir à me lire (et moi à écrire en sachant que quelqu'un aime)

DANS LE PROCHAIN CHAPITRE : INSTANT DE TENDRESSE, COMPRÉHENSION...

A bientôt!

Jamesfly