Chapitre 26 :

POV Éliane :

La forteresse des usurpateurs était en vue. Je vis l'aigle d'Edmund le déposer en haut de la tour. Je rejoignais Peter, Caspian et Susan.

- Je t'avais ordonné de rester au temple ! Ragea Peter en me voyant débarquer à côté d'eux.

- Correction : Tu as ordonné à Lucy de rester au temple, pas à moi. Et puis, je ne suis pas du genre à obéir aux ordres, mais à mon instinct, répondis-je.

- Allons y, dépêchons nous, trancha Caspian.

Nous entrâmes dans le palais et nous arrivâmes à une intersection, d'où partaient deux couloirs en sens inverse.

- Allez y, je vous y rejoint, nous dit Caspian.

- Mais qu'est-ce que vous faites ? Demanda Susan.

- Je vais chercher une vieille connaissance.

Et il partit, nous laissant planté là. Nous arrivâmes rapidement en haut de la tour, d'où (après nous être débarrassés des gardes, bien entendu) nous commençâmes à lever le pont levis. Puis, tandis que les Narniens commençaient à entrer, l'alerte fut sonnée. Nous rencontrâmes Caspian alors que nous retournions dans la grande cour et que nous passions devant une chambre. Il se trouvait dans celle ci, son épée pointée sur la gorge de Miraz et la femme de Miraz qui pointait sur lui une arbalète.

- Caspian, qu'est-ce que vous faites ici ? Tonna Peter.

- Ce monstre a tué mon père pour accéder au trône ! Répondit le prince.

- Caspian, lâche ton arme ! Intima la femme de Miraz toujours en le menaçant d'une flèche.

Caspian fit mine de transpercer son oncle mais la flèche partit. Caspian la dévia et elle se dirigeait tout droit vers le visage de Peter, qui n'allait pas l'éviter à temps. Je levais ma main devant moi et la pointe de fer se stoppa à un centimètre du front du Grand Roi. Il fixa la flèche quelques secondes, puis recula un peu et me regarda. Je baissai mon bras et le projectile tomba au sol.

- Tu étais tellement désespéré que tu as engagé une sorcière dans ton camp ? S'amusa Miraz.

- Je ne suis pas… commençais-je.

Voyant que je commençais à m'énerver, Susan me prit par le bras et nous nous jetâmes dans les combats qui se déroulaient dans la grande cour. Les deux garçons nous rejoignirent quelques secondes après. Nous nous battions depuis un bon moment et commencions à perdre l'avantage.

- Peter, il faut battre en retraite ! Cria Susan en abattant un Telmarin.

- Sonner la retraite ! Hurla Peter en fauchant son adversaire.

Le mot passa très vite et nous quittâmes l'enceinte du château le plus rapidement possible. Malheureusement, la grille se referma après que la moitié des troupes restantes soit passée. Tous les autres se retrouvèrent piégés à l'intérieur et se firent massacré. Le voyage du retour fut long et très pénible. Nombreux d'entre nous était blessés, gravement. Nous aurions besoin de la potion de Lucy et des pouvoirs d'Ali. Moi même avait un bras qui saignait abondamment, je me l'étais presque fait arraché. Les autres étaient aussi dans un sale état, pire que le mien. Nous arrivâmes aux lueurs de l'aube et, pourtant, en voyant la fumée qui s'élevait de temple, nous sûmes immédiatement que quelque chose de grave s'était passée. Nous entrâmes rapidement dans le temple et vîmes les Narniens assis au sol, la mine sombre. Je ne voyais Ali et Lucy nul part.

- Où est Ali ? Demandais-je d'une voix faible.

Un nain se leva.

- Suivez moi.

Inquiète, je le suivis dans une petite pièce attenante à la salle. Ali était couchée sur de la paille et respirait difficilement. Une énorme plaie lui parcourait le ventre et elle semblait épuisée.

- Que s'est-il passé ? Demanda Susan. Que lui est-il arrivé ?

- Nous avons été attaqués il y a une dizaine de minutes, me répondit Ali en se relevant.

- Bon dieu, mais restez couchée ! S'écria le nain.

- Merci de t'inquiétez, Trompillon, mais je vais bien, regarde par toi-même.

En effet, sa plaie se refermait sous nos yeux. Peter et Caspian entrèrent à leur tour et virent l'énorme blessure, qui passa de trou béant à mince cicatrice, puis à peau neuve.

- Tu as dis que vous avez été attaqués, lui dis-je.

- Et bien…

- FLASHBACK -

Après votre départ, moi, Lucy et quelques Narniens sommes sortis. Lucy voulait que je lui montre ce que je savais faire avec ma magie et les Narniens, ne me faisant toujours pas confiance, sont venus afin de s'assurer que je ne ferais pas de mal à votre sœur. Je commençais ma démonstration quand un drôle de bruit s'est fait entendre et que des boules de feux se sont misent à tomber du ciel. Comme je sais contrôler le feu, je les ai toutes déviées, ou presque. Et là sont apparus des cavaliers. Ils étaient habillés dans des capes noires alors je ne voyais pas leur visage. Pourtant, une immense magie se dégageait d'eux. C'était des sorciers noirs très puissants. J'ai créé un bouclier autour du temple afin de les empêcher de passer. Je l'ai tenu pendant trois heures mais, à bout de forces, je n'ai pas réussi à le tenir plus longtemps. Je me suis tout de même battue aux côtés des Narniens, mais j'étais considérablement affaiblie. J'ai vu Lucy qui tentait de fuir alors qu'une lame allait la transpercer. Je me suis jetée devant elle et j'ai reçut le coup à sa place. Elle se penchait sur moi et avait sorti son flacon de potion quand l'un des sorcier l'a frappé derrière la tête et l'a embarqué sur son cheval. Après ça, ils ont tous disparus aussi vite qu'ils étaient arrivés.

- FIN DU FLASHBACK-

Cette histoire était horrible. Lucy s'était faite enlevée ! Et par des sorciers en plus. Peter, sans un mot de plus, sortit d'un pas rageur hors de la petite pièce, tandis que Susan éclatai en sanglots amers. Je la réconfortai du mieux que je le pouvais mais ce fut finalement Caspian qui prit le relais. Je sortis prendre un peu l'air et je trouvais Peter, assis sur un rocher. Je ne m'approchais pas mais quand Caspian sortit à son tour, il se leva.

- Tout ça est de votre faute ! Hurla-t-il.

- Quoi ? Comment ça, de ma faute ? S'étonna le prince.

- Si vous n'étiez pas allé dans la chambre de votre oncle pour le tuer, nous aurions pu sauver tous ces Narniens !

- Ce n'est pas moi qu'il faut blâmer, c'est elle ! Hurla à son tour le prince.

- Quoi ?

Je ne voyais pas ce que je venais faire dans cette histoire. L'ancien Telmarin s'avança vers moi et pointa sur moi un doigt accusateur.

- Si vous n'étiez pas venu, nous n'aurions pas perdu de temps à discuter !

WTF ? Je ne voyais pas du tout le rapport de cet argument.

- Écoute moi bien, Caspied (Se prononce casse-pied), tu es peut être un prince, mais ça ne te donne aucunement le droit de m'accuser à tort et à travers ! Je suis venue à cette bataille pour vous aider !

- Et à la place, vous vous êtes faites charcuter le bras ! Me répondit-il.

- Ah bon ?

J'eu un petit sourire en coin et je lui montrais mon bras, comme neuf. Ali nous rejoignit.

- Qu'est-ce qu'il se passe ici ? Demanda-t-elle.

- Finalement, Caspian, je me suis trompé sur votre compte, dit soudain Peter.

Quelques Narniens, Susan et Trompillon arrivèrent.

- Ce n'est pas vous qui êtes entièrement fautif, c'est en partie à cause d'elle !

Il désignait Ali, qui ne semblait pas comprendre un traitre mot de ce qui se disait.

- Si vous aviez tenue plus longtemps, nous serions arrivés à temps pour faire ce dont vous avez été incapable de faire, sauver ma sœur !

- Peter ! S'exclama Susan.

- Tais toi, Susan. C'est de sa faute si Lucy n'est plus là, elle aurait dut la sauver !

- Écoute, le Grand Roi des pacotilles ! S'écria-t-elle. Lucy n'est qu'une enfant, je me suis liée d'amitié avec elle et sache que je souffre autant que toi de sa disparition ! Tu crois que je ne culpabilises pas déjà pour mon incapacité à faire plus ?

- Tu aurais du tenir plus longtemps ! Hurla-t-il lui aussi.

- Je sais, murmura-t-elle. Je sais.

Et elle repartit la tête haute dans le temple.

- Comment as tu osé, Peter ! Elle se pensait déjà fautive après tout ça, il fallait que tu en rajoutes ! Finalement, ce n'est pas de sa faute, ni de celle d'Éliane, ni de celle du prince Caspian, c'est ta faute à toi ! Tu ne peux pas accuser les autres de la cause de tes échecs, cria Susan.

Elle quitta elle aussi la place. Les Narniens rentrèrent un à un dans le silence et, bientôt, il ne resta plus que Caspian et moi.

- Je vous pris de m'excuser pour mon comportement ignoble et des accusations injustes que je vous ai porté, me dit-il. J'étais en colère et je n'ai pas réfléchis aux conséquences de mes paroles.

- Ne vous inquiétez pas, c'est déjà oublié, dis-je en souriant. Et, s'il vous plait, tutoyez moi. Aussi, je trouve dommage que Peter ne soit pas aussi conciliant que vous.

- Depuis quand me vouvoyez… me vouvoies-tu ? Dit- il avec un sourire.

- Très juste. Rentrons, maintenant, il faut que nous élaborions un plan pour la sauver.

Il ascquisa et nous rentrâmes au temple. Peter vint me voir.

- Je suis vraiment désolé, maugréa-t-il. Et merci de m'avoir sauvé la vie.

- Ce n'est pas à moi que tu devrais t'excuser, Peter, mais à Alicia. Pour les remerciements, je ne les attendais même plus.

Et je partis m'asseoir à côté de Susan, qui ne cessait d'envoyer des regards noirs aux deux garçons.

- Arrête ça, Susan.

- Arrêter quoi ?

- Ces regards noirs. D'accord pour Peter mais Caspian s'est excusé, lui expliquais-je.

- D'accord.

- Alors, toi et le prince ?

- Quoi ?

- Avoue ! Je sais qu'il t'a tapé dans l'œil et sache que c'est réciproque.

- Vraiment ? Me demanda-t-elle avec espoir.

- Vraiment.

Elle sourit, complètement sous le choc de la nouvelle. Apparemment, l'amour ramollissait bel et bien le cerveau ! Quoi que, j'étais amoureuse, tout comme Ali, et nous étions en pleine possession de nos moyens. Il fallait que je vérifie ma théorie. Soudain, un cri retentit. Il provenait de la salle où se trouvait la table d'Aslan. Soudain, je me souvint. C'était Caspian qui devait être là-bas, pas Ali. Je me levai et partit à la course dans les souterrains, espérant arriver à temps.

POV Alicia :

Je rentrai à l'intérieur du temple. Qu'est-ce qu'il pouvait m'énerver ! Et le pire, c'est qu'il avait raison. Tout était entièrement ma faute, j'aurais du tenir plus longtemps. Je me rendis soudain compte que je me trouvais dans la grande salle. Je m'approchai de la table d'Aslan et caressait la pierre froide.

- Vous savez, je sais comment faire pour que le Grand Roi Peter vous respecte, me dit une voix.

- Écoutez moi, Nikabrrick, je sais ce que vous allez me proposer et c'est non, lui dis-je. Je ne libérerais pas la Sorcière Blanche.

- Mais vous êtes obligée, nous détenons la reine Lucy.

Je me retournais et vit une silhouette encapuchonnée. Je ne pouvais distinguer son visage. Je me précipitai vers la porte pour sortir de là, mais une ombre me bloqua le passage.

- Vous allez venir avec nous ou c'est la fille qui en paiera le prix, me dit la même silhouette.

- Non !

Je reculais, pour finalement frapper la table de pierre. Les sorciers m'entouraient. J'étais piégée. Je fis apparaître mon arme favorite, mon épée double.

- Si vous me voulez, venez me chercher ! Je ne céderais pas au chantage, dis-je.

Le premier leva la main et mon épée double disparut.

- Ok… Vous êtes plus puissants que moi. Mais je ne céderais pas pour autant !

Je fis apparaître des boules de feu dans mes mains. Ils reculèrent un peu.

- C'est donc toi qui déviait nos boules de feu, me dit l'un d'entre eux.

Il fit lui même apparaître des boules de feux dans ses paumes. Et merde, on avait le même pouvoir. Les autres sorciers s'écartèrent et il passa à l'attaque. Il avait plus d'expérience et de tactiques en magie, mais j'avais plus d'endurance et de puissance. Le combat dura un bon moment. Puis, agacé, l'un des sorciers m'envoya un éclair vert dans le dos, ce qui carbonisa ma peau. Je poussai un hurlement de douleur et tombai au sol en tremblant.

- Embarquez là, entendis-je.

Des bruits de pas précipités retentirent dans le couloir. Mon cri avait avertit les autres et ils arrivaient. Je devais gagner du temps. Je créais un bouclier autour de moi et, quand l'un des hommes se pencha pour me ramasser, il se brula au contact de la sphère lilas qui m'entourait et me protégeait. Il retira vivement sa main et ils se mirent à plusieurs pour essayer de m'atteindre. Je ne tiendrais plus très longtemps, il fallait qu'ils arrivent. Puis, j'entendis Éli pousser un cri. Elle était là, avec tous les autres. Des bruits de lames s'entrechoquant et des sorts ricochant sur les murs se firent bientôt entendre. Avec soulagement, je vis que les sorciers battaient en retraite et je me retrouvais seule avec mes amis. Le corps de Nikabrrick gisait au sol, un poignard à côté de son cadavre ensanglanté. Je fis disparaître mon bouclier et m'aidais de la table de pierre pour me relever.

- Ali, est-ce que tous va bien ?

Pour répondre à Éli, je lui tournais le dos. Elle étouffa un autre cri. Mon dos ne devait pas être très beau à voir et ça me faisait atrocement mal.

- Je l'amène en haut, rejoigne nous là-bas, l'entendis-je dire.

Elle me prit le bras et nous nous téléportâmes dans la Grande Salle. Elle m'obligea à m'asseoir et découvrit mon dos. Étrangement, la plaie était toujours grande ouverte. Soudain, je compris pourquoi elle ne guérissait pas.

- Éli, cette blessure ne guérira pas.

- Quoi ?

- C'est une blessure magique, il faudra que je tue celui qui me l'a faite pour guérir, expliquais-je.

Elle se recula et les autres arrivèrent.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Demanda Susan.

- J'étais descendue pour réfléchir un peu quand Nikabrrick m'a dit qu'il me proposait un marché. Il voulait que je libère la Sorcière Blanche.

J'attendis quelques secondes pour voir leurs réactions.

- J'ai refusé, bien entendu, mais les sorciers sont arrivés à ce moment là. Ils m'ont ordonné de libérer la Sorcière Blanche en échange de Lucy. Je leur ai dis que je ne céderais pas au chantage et j'ai tenter de te contacter, dis-je en regardant Éli. Ils bloquaient toutes communications et j'ai décidé d'utiliser ma magie. L'un d'eux s'est avancé et j'ai vu que lui aussi contrôlait le feu. Je ne sais pas combien de temps le combat a duré, mais l'un d'entre eux s'est impatienté et m'a tiré dans le dos. C'est à ce moment là que j'ai crié. Comme ils voulaient m'emmener, je me suis crée un bouclier et si vous étiez arrivés plus tard, je ne serais probablement plus là depuis longtemps.

- Donc, si j'ai bien compris, on peut supposer que ces sorciers sont des partisans de Jadis, c'est ça ? Demanda Edmund.

- Exact. Seulement, ils ont besoin du sang d'une fille d'Ève ou d'un fils d'Adam alors je ne comprends pas pourquoi c'est moi qu'ils voulaient, expliquais-je.

- À moins que ce ne soit pas toi qu'ils veulent, mais ta puissance… murmura Éli. Ils ont déjà Lucy alors pourquoi auraient-ils besoin de ton sang si ils ont le sien ? C'est sûrement pour tes pouvoirs qu'ils sont venus !

- Mais il y a un léger problème dans ta théorie, exposais-je. Nous avons la même puissance, c'est juste que la tienne est un peu plus… obscure.

- Justement ! La tienne, ta magie, est plus pure que la mienne !

- Alors, Jadis serait déjà de retour ? Demanda Peter.

- Oui, mais elle n'a plus sa magie, Aslan lui a enlevé. C'est pourquoi elle à besoin de celle d'Ali, dit Susan.

- Ce n'était pas supposé se passer comme ça ! Paniquais-je.

- Quoi ?

- Moi et Éli connaissons quelques éléments du futur puisque, dans notre monde, cette histoire s'est déjà déroulée. Nous avons oublié qui gagne à la fin, où ceux qui gagnent les batailles, ou comment, mais nous savons le déroulement de l'histoire en générale et ce n'était pas supposé se passer comme ça, les sorciers ne devraient pas exister et Jadis n'aurait pas du revenir !

- Donc, vous connaissiez le futur quand nous sommes partis attaquer le château ? Vous saviez que nous allions perdre et vous n'avez rien fait ! Ragea Peter.

- De un, nous vous avons avertis que ce n'était pas une bonne idée, de deux, nous ne nous souvenions plus de qui allait perdre et de qui allait gagner cette bataille ! Donc ne nous accuses pas comme ça ! Dit Éli.

- Est-ce qu'on peut revenir au sujet primordial ? Comme sauver Lucy, par exemple ?

- Excellente idée, dit Caspian. Alors, tout d'abord, il faut trouver où ils la détiennent.

- Je m'en charge ! Dit Éli, heureuse de se rendre utile.

Elle ferma les yeux et son esprit quitta son corps pour aller trouver la petite reine. Elle revint à elle quelques minutes plus tard et elle semblait troublée.

- Alors ? La pressais-je.

- Elle se trouve dans un château de glace… l'ancien palais de Jadis. Elle se trouve dans les cachots où Edmund s'était fait enfermé lors de votre premier voyage, expliqua-t-elle.

- Mais comment… commença Edmund.

- J'ai mes moyens, le coupa Éli. Comme je disais, elle se trouve là-bas. Par contre, alors que j'allais m'approcher de sa cellule, j'ai deux sorciers venir dans sa direction. Le premier est passé devant moi sans me voir, bien entendu, mais le deuxième me fixait et a murmuré des paroles incompréhensibles. C'est ça qui m'a fait revenir ici.

- Donc, si je comprends bien, chacun des sorciers à sa spécialité, dit Peter.

- Comment ça ? Demandais-je.

- Et bien, celui qui t'a attaqué pouvait seulement contrôler le feu, celui qui a vu Éliane devait pouvoir communiquer et voir les esprits, celui contre lequel je me battais pouvait seulement utiliser les pierres qui se trouvaient autour de lui…

- Celui qui m'affrontais pouvait créer des illusions… dit Caspian.

- Et le mien pouvait juste utiliser l'air pour faire des tornades et voler ! S'écria Susan.

- Mais bien sûr, c'est pour ça qu'ils ne redonnent pas de puissance à Jadis eux-mêmes, c'est parce qu'ils ont tous un seul pouvoir ! S'exclama Peter.

- Et ben, il est pas si con, le Grand Roi Peter ! Dis-je avec un sourire.

- Et je suis censé le prendre comme un compliment ? Demanda-t-il en souriant lui aussi.

- À toit de voir, répondis-je en haussant les épaules.

- Oh mon dieu ! Vous venez d'avoir un échange presque civilisé ! S'écria Éli.

Nous éclatâmes de rire. Même dans des situations précaires comme celle-là, Éliane réussissait toujours à remonter le moral de tout le monde.

- Je crois que la priorité en ce moment, c'est de sauver Lucy. Après, nous nous occuperons de Miraz et de ses foutus Telmarins, dit Susan.

- Je suis d'accord, dit Caspian un peu précipitamment. Enfin, je crois que c'est une bonne idée, se reprit-il.

- Allons, pas la peine de te cacher, on sait tous que tu en pinces pour Susan ! Di-je.

Il rougit instantanément. Nous éclatâmes de rire une fois de plus, sauf les deux concernés (évidemment), qui rougirent jusqu'aux oreilles.

- Susan, nous savons tous que c'est réciproque alors ne te caches pas non plus ! Ajouta Éli en riant plus fort.

Les rires redoublèrent et les deux amoureux rougirent de plus bel.