Salut, vous tous.
Content de me revoir? J'espère que vous avez aimé le dernier chapitre. Quoi qu'il en soit, d'après ma beta, vous allez adorer celui-ci! Perso je l'ai écrit au feeling, et j'espère que vous allez l'aimer autant que moi j'ai aimé l'écrire. Bref, passons maintenant au chapitre, plein de moments pleins de sentiments. /p
Chapitre XIV
Oiseaux en folie
« Chier, tu m'as fait une de ces peurs ! »
Peeta pousse un profond soupir.
Moi, je ne dis rien. J'attends.
« T'as crié et euh, j'ai cru que tu t'étais fait mal ou un truc comme ça.
-Franchement Peeta, je rétorque sèchement. Depuis quand te soucies-tu de moi ? »
Je le vois se tordre les mains tout en fixant ses pieds d'un air ahuri.
« Je peux rentrer? »me demande-t-il d'une voix qui ne peut que m'inciter à accepter. Bien sûr, c'est ce que je fais, sans être trop généreuse en salive.
Mais il est trop tard pour faire demi-tour. Une fois qu'il pose le pied dans la pièce, je me maudis de ne pas avoir été plus ferme avec lui. Ce que je veux, ce sont les pilules. Je voulais une visite des autorités, venus me faire leurs plus plates excuses de m'avoir fourni les mauvais médocs et voilà que je me retrouve avec Peeta sur les bras alors que ma seule volonté, c'est d'avoir un peu de répit, toute seule.
« Je m'excuse pour tout à l'heure, reprend Peeta en se tendant tout entier. »
Je vois les muscles de son cou se raidir, comme s'il se préparait à me sauter dessus alors que son air gêné m'assure le contraire.
« Écoute Peeta, c'est pas le moment. T'as déjà assez fait ! »
Je n'ignore pas avoir prononcé cette dernière réplique sur le ton du reproche mais que voulez-vous. C'est vraiment pas le bon moment.
« Justement. Je voulais savoir si tu avais besoin de quoi que ce soit. J'aimerais beaucoup me racheter et...
-C'est bon, je le coupe aussi sec. T'es dispensé. Pas ce soir.
-Tu n'as vraiment pas l'air bien. Tu es sûre que tu n'as pas besoin d'aide ?
-Non ! Allez, fous le camp, je le supplie presque. Laisse-moi.
-Mais pas dans cet état voyons. Allez, assieds-toi une seconde.
-Noooon, je gémis. Je... Tu … Laisse-moi. Je t'en prie ! Ne rends pas les choses plus compliquées qu'elles ne le sont ! »
Ma détresse doit être palpable mais la seule chose à laquelle je parviens à penser, c'est mon rêve terrible. J'y suis encore, suspendue quelque part. Ce qu'il dit n'est qu'un grondement en plus. En plus de ma Prim que je vois mourir sous mes yeux.
Soudain, je sens ses bras m'emprisonner, m'arrachant de force à mes visions. J'en frisonne, je gémis. Et d'un coup, je me dégage de son emprise et bascule dans le divan.
Le coup à dû être violent car un léger filet de sang s'échappe de sa narine.
Ma tête bourdonne et ma vision se ternit. Je ferme les yeux et m'allonge en position fœtale, sous les yeux compréhensifs de mon concurrent, et partenaire.
Sas bras s'enroulent à nouveau autour de moi et je me sens apaisée tout d'un coup. Quelqu'un qui me est là, pour me soutenir.
La présence du garçon ne m'est plus si désagréable. Elle est même essentielle.
Je suis là, tel un bébé, dans un état semi-comateux, au creux de l'étreinte d'un personne chaude. Peu m'importe qui c'est. L'important c'est qu'il soit là. Ici et maintenant.
C'est avec cette pensée que je commence à verser des larmes, chaudes et lourdes sur mes poings fermés.
Il frictionne mes vêtements et me procure encore plus de chaleur. Je n'ai besoin de rien d'autre. Et malgré tout ça, je ne parviens pas à étrangler les sanglots, mêmes des cris et des plaintes parfois. Mais Peeta est resté fidèle à son poste. Il ne m'a pas lâché une seule fois.
Une fois que plus aucune larme ne parvient à quitter mes orbites, je tourne la tête, tout doucement. Il est bien là. Tout va bien. Je me sens si sereine désormais.
« Tu vas mieux, ma belle ? »
Oui. Oui Peeta. Grâce à toi, je me sens libérée.
Et dans un souffle, je lui communique ma pensée :
« Oui .»
En réponse, j'entends le cuir qui crisse sous la friction et un Peeta plié en deux. Je crois qu'il va m'embrasser mais il finit par tourner la tête et je me retrouve la bouche plaquée contre son oreille.
« Haaahh, tu respires. J'ai cru que... C'est pas grave »
Alors comme ça il croyait que j'avais poussé mon dernier souffle. Je dois vraiment être dans un sale état.
Alors je tente un sourire, voir ce que ça fait, et je regarde son visage reprendre des couleurs. Enfin !
Il m'aide en position assise et, sans me lâcher la main (de peur que je bascule sans doute), il me sourit à son tour et prend la parole :
« Tu penses qu'on peut commander une tasse de thé. Je suis persuadé que ça va te requinquer en un rien de temps.
-Non. Je préférerais un lait chaud, je proteste en détachant les mots.
-Bon. Si ça peut t'aider. »
Aussitôt dit, aussitôt fait. Les tasses arrivent fumantes sur la table du salon.
Nous attrapons chacun la notre, histoire de se chauffer les mains. Mais je m'aperçois vite que ma main toujours logée dans celle de Peeta est mille fois plus chaude que l'autre, comme si elle avait passé un séjour dans le four.
Le silence devient pesant et je me décide de me confier à mon protecteur :
« Je les vois.
-De qui parles-tu, Katniss ? »
Entendre mon nom me fait drôle.
« Ma famille. Ma sœur. Elle se fait déchiqueter.
-C'est affreux. »
J'ignore pourquoi, mais ces mots me suffisent. Il n'a pas besoin de me consoler, de me raisonner. La phrase résume assez bien la chose et signifie bien plus pour moi que ce qu'on pourrait penser.
Peeta se met à parcourir la chambre du regard, comme s'il cherchait quelque chose.
Puis -je suppose qu'il a dû trouver-, il se lève, lâche ma main qui redevient toute froide et dure et se dirige vers le mur d'en face. Vers une silhouette d'oiseau pour être plus précise. La plus grosse et la plus significative.
Sans hésiter, je saute du canapé, ayant recouvré les forces nécessaires, et lui emboîte le pas.
Qu'est ce que tu fais ?
« A toi l'honneur, me susurre-t-il au creux de l'oreille une fois arrivée à sa hauteur.
-Quel honneur ? »
Et pour toute réponse, il me plante un marqueur dans la main.
« Que veux-tu que je fasse avec ça ? »
Mais la réponse s'impose à moi avant même qu'il ait besoin de me répondre.
Je décapuchonne l'objet en admirant l'idée de Peeta. Cela va-t-il m'aider à évacuer ?
Le jeune homme s'éloigne, sans me quitter des yeux. Je les sens dans ma nuque alors que je réfléchis au traits que je vais lui donner, à l'oiseau.
La chaîne hi-fi se met en marche, sur un morceau qui m'est inconnu et c'est avec elle que je pose le marqueur sur la tapisserie et que je commence à donner un visage à l'ombre du volatile. Un visage déformé par la douleur, le désespoir et la crainte. Un visage monstrueux.
Tandis que j'entends la mine glisser sur la paroi, les bras de Peeta m'enserrent et accompagnent mon geste.
Ensemble, nous donnons forme à mes cauchemars, mes craintes et ma douleur. On n'est qu'une seule âme, un seul cœur qui bat en harmonie avec la musique qui nous berce et nous comprends. Une mélodie douce, qui en un geste vous enlace et vous console, me bourdonne aux oreilles comme le ferait le souffle chaud du garçon qui se trouve à vos côtés, rien que pour une nuit.
Et ainsi, nous passons des dizaines de minutes à apposer nos pensées entremêlées sur les murs et il achève de me détendre. Je suis à nouveau régénérée. A nouveau entière, et cela tant qu'il sera là.
Soudain, alors que nous sommes en pleine concentration, un souvenir me revient. Je me maudits de ne pas y avoir pensé plus tôt (sans les nerfs) et c'est en étudiant les oiseaux avec méthode que je me rappelle du collier de plumes. Celui que Prim m'avait offert.
PDV externe :
La porte de la suite se ferme. Un garçon en sort, trempé de sueur, les yeux rivés au sol.
Il arrive devant sa chambre, et d'un tour de main, déverrouille le loquet.
Il entre.
Les trois pilules, exactement comme celles de la fille ont été déposées sur sa table de chevet, sauf que les siennes sont orange.
La fatigue le submerge et il ne parvient à réfléchir aussi clairement que l'a fait Katniss quelques heures auparavant.
Sa petite visite lui a coûté : il est KO mais pas déçu.
Il attrape ses cachets, désireux de trouver le sommeil, et les dépose sur sa langue.
Soudain, il se rappela la petite assiette de la fille : seulement deux comprimés y demeuraient.
C'est un signe.
Ils ne l'ont apparemment pas apporté le sommeil, ni même sauvé de cauchemars terribles. Alors, qui peut assurer que ces pilules sont fiables à cent pour cent ?
Tuut, tuut, tuut, tuut.
L'alarme sonne dans sa tête et il recrache les boules orangées in extremis sur la moquette immaculée.
Ta daaan. Ne soyez pas avares en reviews, j'en rafolle : c'est mon combustible!
Dans le prochain chapitre : UNE KATNISS DIFFERENTE, DERNIER ENTRETIENT.
A la prochaine. Je vous aime! (je me fait un kiff, j'avais envie)
