Chapitre 28 :
POV Alicia :
Je me réveillais et ouvris péniblement les yeux. Puis, tut me revint en mémoire. Paniquée, je me levais d'un bond, mais une masse me tomba dessus peut après, me faisant tomber par terre. J'entraperçus une chevelure blonde, et des plaintes me parvinrent aux oreilles.
- Peter, pousse toi, non d'un chien ! m'exclamais-je alors qu'il tentait tant bien que mal de se relever.
Il parvint finalement à se remettre sur pied et me tendis la main pour m'aider à faire de même. Un peu énervée (juste un mini peu…), je me relevais toute seule et sortie dehors.
- Alicia, excuses moi ! Mais arrêtes toi ! Où est-ce que tu vas ?
Je me stoppais, pris une grande inspiration et me retournais vers lui. Surpris, il manqua de tomber à nouveau.
- De un, ce n'est pas ta faute, c'était un accident. De deux, tu ne me donnes pas d'ordres et, de trois, je vais chercher Lucy. Tu peux prévenir Éliane, s'il te plait ?
J'allais repartir quand il me retint par le bras. Je lus rapidement ses pensées et il m'offrit un regard désolé.
- Non, m'effrayais-je. Non, non, non, elle ne peut pas avoir fait ça ! Mais elle est complètement tarée !
Je secouais la tête en tournant dans tous les sens, énervée et apeurée. Éliane était déjà partie à la recherche de Lucy. Seule. Face à Jadis. Crétine. Je la traitais mentalement de tous les noms en cherchant à établir un contact.
- Alicia, calme toi… tenta Peter.
Mais rien à faire, je m'entêtais à chercher une solution.
- Alicia, tu te calmes immédiatement. C'est un ordre.
Ok, c'était tellement pas fairplay ! Je me stoppais tout de même et le foudroyais du regard. Il esquissa un sourire amusé.
- Tu vois quand tu veux.
- C'est bon. Alors, d'autres choses que je dois savoir.
- Et bien, Aslan est revenu et c'est lui qui t'a sauvé…
- Quoi ? Aslan !
Sans lui prêter plus attention, je courus à l'intérieur du temple, mais ne trouvais aucune trace du grand lion. Peter me rejoignit.
- Tu m'as dit qu'il était ici, l'accusais-je.
- Si tu m'avais laissé finir, tu aurais peut être comprit, soupira-t-il.
- Les nerfs m'ont lâchés, je crois, plaisantais-je.
Il sourit.
- Bon, comme je disais (petit regard appuyé sur moi) avant que tu ne partes en courant comme une folle (je lui frappais l'épaule), Aslan Aie ! Mais qu'est-ce qui te prends ? Oh, peut importe. Aslan est repartit après t'avoir réveillé. Éliane a disparut pour aller chercher Lucy et on a découvert peu après que Caspian l'avait suivit. Aussi, l'armée de Miraz arrivera dans… deux jours.
- Deux jours ! Mais ça nous laisse si peu de temps !
- Je sais, aussi j'espère qu'Éliane et Caspian reviendront avant la bataille. On aura besoin de leur aide et, avec un peu de chance, on pourra marchander avec Miraz.
- Il ne voudra rien entendre, affirmais-je. La bataille aura lieu, peut importe nos précautions, et je me souviens seulement du fait que c'est Lucy qui réussira à nous sauver.
- Lucy ?
- Oui, aussi Éliane et Caspian devront-ils réussir leur mission au plus vite. Oh, je te jure que quand je vais la revoir, je vais lui faire la peau !
- Tu devrais aller te défouler dehors. Un petit combat amical, ça te dit ? proposa-t-il avec un sourire en coin.
- Tu veux une revanche ? m'amusais-je. Comme tu voudras.
Nous ressortîmes à l'extérieur et engageâmes le combat. Nous passâmes le reste de la journée à nous entrainer, prenant quelques pauses de temps à autre. Il faut croire que lui et moi avions mal commencé, tout simplement. Il se révélait être un garçon très gentil, quand on voyait au-delà des apparences. Je lui parlais un peu de notre monde, celui de la Terre du Milieu. Je lui racontais notre quête, ma vie d'avant et tout ça. On s'entendait très bien, mais j'avais peur. Peur qu'il ne lui arrive quelque chose durant la bataille, peur qu'il ne s'en sorte pas. Pourquoi ? Je n'en savais rien. À la fin de la journée, nous mangeâmes avec les troupes et les Narniens, en apprenant l'escapade de ma meilleure amie afin de sauver leur reine, étaient beaucoup plus sympathiques, maintenant. On était plus les sorcières dont il fallait se méfier, nous étions désormais des alliées, des amis, des compagnons de route. On était enfin acceptées.
POV Éliane :
J'arrivais devant le château et j'entendis quelqu'un chuter derrière moi. Je dégainais mes armes et les pointais sur l'intrus.
- Caspian ? Mais que fais-tu ici ?
- Je t'ai suivis, c'est évident, rétorqua-t-il.
- Mais pourquoi ? C'est bien trop dangereux !
- Je veux t'aider à sauver Lucy.
Je soupirais. J'aurais pus le ramener vite fait, mais ça aurait créé des contretemps et nous n'avions pas de temps à perdre.
- Très bien, mais tu fais absolument tout ce que je dis, clair ?
Il hocha la tête. Puis, nous traversâmes le lac gelé en vitesse avant de contourner le château et de s'arrêter devant un mur de glace. Ayant les pouvoirs de l'eau, je fis fondre la glace et nous pûmes passer. Nous nous trouvions exactement où je le voulais : les cachots. Nous nous mîmes à inspecter les cellules et trouvâmes finalement celle de Lucy. Elle était étendue au sol, d'horribles blessures recouvrant tout son corps.
- Caspian, monte la garde pendant que je m'occupe d'elle.
Il ascquisa, et je me penchais sur la petite. J'évaluais les blessures et constatais avec satisfaction qu'elle pourrait résister à une téléportation. Je posais ma main sur elle, je nous téléportais dans la salle d'Aslan où tout le monde, surpris, me fixèrent quelques secondes. Apparemment, nous avions passé la journée à essayer d'entrer dans le palais de glace. Je fis un signe de tête à Alicia, et elle accepta, bien que réticente. Je retournais ensuite au château de Jadis, à l'endroit même où j'avais disparut. Pourtant, dès que je me matérialisais, quelque chose de dur s'abattit sur ma tête. La douleur vrilla dans ma tête et je tombais par terre. Le noir envahit ensuite ma vision.
POV Alicia :
Éliane venait juste de nous rendre Lucy, et j'acceptais sa requête silencieuse. Elle désirait affronter Jadis, et je la savais capable, bien que je craignais tout ça. Revenant au moment présent, je demandais à tout le monde d'évacuer la salle et Peter déposa le corps frêle de Lucy sur la table d'Aslan, étrangement réparée. Je passais la soirée à guérir toutes les coupures, lacérations et brûlures qui lui couvraient le corps. Je faillis quelques fois et me raccrochais à la table pour ne pas tomber. J'étais encore fatiguée par ma nuit cauchemardesque et épuiser ainsi mon énergie, sans réserve, me faisait faiblir de plus en plus à chaque seconde. Enfin, je terminais mon travail et regarda l'enfant qui dormais désormais paisiblement. Je souris à cette vision. J'avais obligé les frères et la sœur à sortir pendant l'opération, ayant besoin de toute ma concentration. Ils seraient heureux de la revoir saine et sauf. Deux yeux se braquèrent sur moi.
- Salut, toi, dis-je en souriant, mon énergie diminuant de plus en plus vite.
- On est de retour au temple ? demanda-t-elle.
- Oui, Éli t'a sauvé. Ta famille va tout t'expliquer, je vais vous laisser.
- Ali ? Merci.
- De rien, chérie.
Je lui recommandais de ne pas faire de mouvements brusques immédiatement et ouvris ensuite la porte.
- Elle va bien, elle est réveillée, dis-je d'une voix faible. Elle veut vous voir.
Susan poussa un cri et entra, bien vite suivit par Edmund. Je titubais jusqu'aux escaliers et commençais péniblement la montée.
- Alicia ? Est-ce que tu vas bien ?
Je ne répondis rien, sa voix me parvenant de loin. Ma vue se brouilla, et je me sentis chuter. Quelqu'un me rattrapa avant que je ne touche le sol, ça devait être Peter. Des bras me soulevèrent et je me sentis déposée sur ma couchette. Ensuite, je m'évanouie pour de vrai (soit je me déconnecte entièrement du monde et je n'ai plus conscience de ce qui se passe autour de moi).
POV Éliane :
Wow, tout un mal de tête que j'ai là ! Bah, normal, je m'étais faite assommer. Oh, oui, direz-vous, c'est tout à fait normal de se faire assommer par un sorcier après s'être téléporté dans un château de glace à Narnia. Pourtant, pour moi et Alicia, le mot « normal » ne faisait plus partie de notre vocabulaire, et ce, depuis longtemps. Enfin bref, revenons au présent. Je me levais, me massant la tête, et remarquais Caspian étendu à coté de moi. Il ne dormait pas, il se contentait de fixer le plafond en attendant je ne sais quoi. Quand il me vit bouger, il réagit.
- Tu vas bien ? demanda-t-il.
- J'ai connu mieux, soupirais-je. Depuis combien de temps est-ce qu'on est ici ?
- Plusieurs heures, mais moins d'une journée, m'apprit-il. Heureusement, les sorciers ne sont pas venus nous torturer. Je crois que Jadis n'a qu'eux comme alliés, et qu'ils consistent sa seule armée. De plus, ils ne sont pas très nombreux comparés à nous, peut être un quarantaine.
- Mais ils ont des pouvoirs, lui rappelais-je, ce que toi, les rois, les reines et les Narniens ne possédez pas.
- Pas faux, admit-il.
- Ah, vous êtes réveillés. Tant mieux, la Reine Jadis veut vous voir maintenant, déclara un sorcier en s'approchant de notre cellule.
Il ouvrit la porte et me força à me lever. Il avait une force étonnante, probablement son pouvoir. Il prit Caspian par le bras et il nous conduisit dans les dédales du château. Nous arrivâmes finalement dans la salle du trône et je remarquais qu'effectivement, ils étaient environ une quarantaine de sorciers. Celui qui nous maintenait nous envoya au sol et, en tombant, j'accrochais au passage un collier qui pendait à son cou. La chaine se brisa et le pendentif qui y était accroché tomba par terre, se fracassant en mille morceaux. Un terrible cri déchira le silence pesant qui s'était installé et, peu après, le sorcier qui nous avait amené là disparut dans une explosion de poussière noire, son cri résonnant encore dans l'immense salle.
- Oups, grimaçais-je en me rendant compte que je venais de tuer l'un des serviteurs de la reine sous ses yeux.
Au moins, j'avais découvert le point faible des sorciers. Je me relevais, aidais Caspian à en faire autant et me retournais vers Jadis, toujours choquée par ce qui venait de se passer.
- Désolée pour ça, dis-je en désignant la poussière sombre au sol, seuls restes du sorcier. C'était un accident, sérieux.
Elle se massa les tempes et se leva. Elle se mit à s'avancer vers nous et, d'instinct, je reculais. Pourtant, une force invisible me figea sur place. La sorcière s'avança encore et me toucha le visage de sa main glacée. Elle se figea quelques secondes, puis reprit ses esprits.
- Ce n'est pas elle, ce n'est pas la bonne ! explosa-t-elle.
Je fus libérée de l'emprise magique et, profitant de l'agitation présente, je passais à l'action. Je sautais sur un groupe de sorciers et leur enlevais rapidement leurs colliers. Ensuite, je m'éloignais, esquissais un sourire sadique, et relâchais pendentifs, qui se fracassèrent tous au sol. De nouveaux cris retentirent, et ils disparurent à leur tour. Assez fière de mon coup, je souriais à Jadis, pour ensuite attaquer les autres sorciers. Je m'occuperais d'elle plus tard. Caspian avait trouvé une épée accrochée au mur et combattait les sorciers avec, mais ce n'était pas un vrai bon combat, il semblait… hésiter. Du coin de l'œil, j'aperçus alors un collier dépasser de sa chemise. Je m'approchais de lui et, ni plus ni moins, je saisis le médaillon et l'envoyais se briser contre le mur. Caspian hurla et explosa dans un nuage de poussière. Ce n'était qu'un sorcier, ne restait plus qu'à retrouver le vrai Caspian. Je continuais à me battre, transperçant parfois mes adversaires de mes lames (je venais de les faire apparaître) et, bien vite, le nombre d'ennemi chuta. Je me rendis soudain compte qu'il n'en restait qu'une dizaine, soit les plus puissants. Considérant que je n'avais aucune chance contre eux, je me mis à courir dans les couloirs, espérant leur échapper et retrouver Caspian. Pourtant, chose étrange, les sorciers ne me poursuivirent pas. Ils se contentèrent de s'enfuir de leur côté avec la Sorcière Blanche. Enfin, trouver mon ami était la priorité, maintenant. Je le trouvais enfin, attaché au mur d'une des chambres, le visage couvert d'ecchymoses.
- Éliane ! s'exclama-t-il en me voyant arriver. Je pensais qu'ils allaient t'avoir.
- Ils m'ont eu, admis-je en le délivrant, mais j'ai découvert le pot-au-roses.
- Le quoi ? demanda-t-il.
- Laisse tomber, conseillais-je avant de nous téléporter au temple.
POV Alicia :
Quelque chose me secouait l'épaule, essayant sans doute de me réveiller. J'ouvris les yeux, agacée, et aperçus le visage inquiet d'Edmund.
- Alicia, l'armée de Miraz est là !
Aussitôt, je partis me changer pour une tenue plus confortable qu'une des robes de Susan et partis à l'extérieur, le roi sur les talons. Je rejoignis l'armée Narnienne ainsi que Peter, qui se trouvait devant. En face de nous, l'armée ennemie s'étendait à perte de vue.
- Bah, on a connu pire, affirmais-je avec tranquillité. On s'est retrouvés à combattre 10 000 orcs et Uruk-Hai et on a gagné quand même.
« Mais on était beaucoup plus nombreux que ça » pensais-je tandis que Peter me lançait un regard pas convaincu pour deux sous. Miraz s'avança jusqu'à une sorte de petit terrain pavé, et Edmund, Peter et moi nous en approchâmes, moi restant dans l'ombre des garçons. Je sentis une nouvelle présence à côté de moi, et une vague de murmures parcourus l'assemblée.
- Contente de te voir, dis-je à ma meilleure amie qui marchait à côté de moi sans même tourner la tête.
- Moi de même. Heureusement qu'on a pu s'enfuir à temps pour la grande bataille, je n'aurais pas voulu manquer la fête.
- Et toi, Caspian, prêt pour le grand jour ? ajoutais-je à l'intention du prince qui marchait à côté d'Éli.
- Plus que jamais, affirma-t-il.
Nous rejoignîmes finalement Miraz, et il sembla surprit, tout comme ses hommes et les deux rois, de voir Caspian. Peter s'avança un peu plus afin de lui parler.
- Miraz, nous ne sommes pas obligés de faire cette bataille, tenta Peter. Sinon, le sang coulera inutilement dans les deux camps.
- Alors rendez-vous ! l'incita Miraz.
- Vous avez usurpé ces terres, vous avez esclavagé et éliminé les Narniens, et c'est nous qui devons nous rendre ? demanda Peter. Non, si vous repartez sans créer de problèmes et si vous laissez les Narniens reprendre leurs terres et leurs droits, les Telmarins pourront continuer à vivre en paix et cohabiter avec eux.
- Nous ne cohabiteront pas avec des monstres ! rétorqua Miraz. Rendez-vous ou nous vous écraseront !
Peter, comprenant qu'il n'y avait aucune issue à ce débat, soupira.
- Dans ce cas, nous combattrons. Nous combattrons et vaincrons !
- Nous sommes trop nombreux, riposta notre ennemi.
- Dans ce cas, nous préférons mourir au combat plutôt que mourir comme des lâches tel que vous !
Puis, Peter tourna les talons, prêt à organiser l'armée Narnienne et la préparer au futur assaut. La bataille était inévitable, et tous les autres se remirent à marcher en direction du temple, tout comme Miraz retournait, le sourire aux lèvres, parmi les siens.
- Attendez ! hurlais-je en m'avançant.
Miraz se stoppa, puis se retourna vers moi, intrigué. Mes amis aussi se demandaient se que je tramais, aussi se rapprochèrent-ils. Seule Éli savait ce que je faisais, et elle ascquisa. Je fixais Miraz dans les yeux.
- Moi, Alicia Greenleaf, par la grâce d'Aslan, par élection et par conquêtes, Élue de Narnia, héritière du trône de Mirkwood et sorcières à mes heures, dans le but d'éviter une abominable effusion de sang, défi et appel l'usurpateur Miraz, à un combat singulier sur le champs de bataille, jusqu'à ce que mort s'ensuive. Le vainqueur obtiendra une capitulation totale du camp adverse.
Du coin de l'œil, je vis Peter qui s'apprêtais à s'interposer, mais Éliane le retint.
- Dites moi, jeune fille, pourquoi devrais-je accepter une telle proposition alors que mon armée est sur le point de vous détruire ? demanda Miraz.
- N'auriez vous pas, par le passé, déjà sous-estimé notre nombre ? Car, enfin, il y a une semaine, les Narniens étaient supposés être éteints, fis-je remarquer avec un sourire en coin.
- Vous le serez bientôt pour de bon.
- Dans ce cas, vous n'avez rien à craindre, affirmais-je.
- Ce n'est pas une question de bravoure, s'esclaffa-t-il.
- Donc… c'est avec bravoure que vous refusez d'affronter un adversaire qui à moins de la moitié de votre âge et qui se trouve être une adolescente de 17 ans, qui plus est ? soulignais-je en arquant un sourcil.
- Mais qui a dit que je refusais ? s'énerva-t-il, touché dans son ego surdimensionné.
- Dans ce cas, nous sommes d'accord, conclu-je. Retrouvez moi ici, au coucher du soleil, pour le duel. Si vous gagnez, nous nous rendrons. Si je gagne, ce sera à vous de rendre les armes sans opposer de résistance.
- J'accepte, mais à une condition. Ce sera un combat avec des armes seulement, aucune magie et aucune aide extérieur.
- Vous avez ma parole si j'ai la vôtre, dis-je en plaçant mon poing sur mon cœur. À tout à l'heure, dans ce cas, et dépêchez vous d'écrire votre testament, vos soldats en auront besoin lorsque vous ne serez plus là.
Je lui tournais ensuite le dos et m'éloignais, la tête haute et le port altier. J'entrais ensuite dans le temple et me rendis dans la salle d'Aslan. Dès qu'Éliane entra, je ne pus me retenir plus longtemps et j'éclatais de rire.
- Tu as vu sa tête ? me demanda-t-elle en essuyant une larme de rire qui coulait le long de sa joue.
- Et comment ! Il était tellement énervé, ajoutais-je.
Nous nous calmâmes et Lucy, Susan, Edmund, Peter et Caspian entrèrent à leur tour. Tandis que les autres prenaient place dans la salle, Peter s'avança vers moi, en colère.
- Mais qu'est-ce qui t'a prit ? Tout miser sur un duel !
- Tu as donc si peu confiance en mes talents de combattante ? m'offusquais-je.
- Non, c'est en Miraz que je n'ai pas confiance. Il va trahir sa parole, tu le sais aussi bien que moi !
- Si il trahit la sienne, je trahis la mienne, purement et simplement, répondis-je en faisant apparaître une flamme dans ma paume.
- Enfin, dites lui que c'est une mauvaise idée ! s'écria-t-il à l'intention des autres.
Aucun ne bougea, sauf Lucy.
- Si Ali a fait ça, c'est parce qu'il y avait une raison, dit-elle. N'est-ce pas ?
- C'est pour ça que je suis ici. Je dois combattre Miraz, c'est la raison de ma présence, affirmais-je.
- Et ma raison est de combattre Jadis, ajouta Éliane. Maintenant que nous avons trouvé notre mission, on doit l'accomplir.
- Et vous repartirez dans votre monde après ? demanda Lucy d'une voix triste.
Nous gardâmes le silence, et Peter sortit de la pièce en coup de vent, ce qui me fit sursauter. Puis, je me penchais à la hauteur de Lucy.
- Nous repartirons chez nous, tout comme vous repartirez chez vous. Mais on ne vous oubliera pas, ne t'inquiète pas. Aussi, on a une mission pour toi.
Edmund décida de poursuivre.
- Aslan est venu, mais est repartit. Tu es la seule qui pourra le retrouver et le temps que durera le duel d'Alicia et Miraz devrait être suffisant pour que toi et Susan puissiez le trouver. Vous partirez un peu avant le duel.
Elle ascquisa vivement, courageuse, puis partit préparer ses affaires. Je soignais le visage de Caspian (couvert d'ecchymoses pas belles du tout).
- Va voir Susan et parle lui de tes sentiments, elle se fait de fausses idées sur toi et Éli, lui glissais-je à l'oreille tandis qu'il se levait.
Il sembla rougir, puis écouta mon conseil et partit à la recherche de Susan.
- Toi, tu devrais aller t'expliquer avec Peter, me fit remarquer Éli.
- C'était dans mes intentions, confirmais-je. Mais je crois que je vais aller me reposer avant le duel, je suis encore un peu fatiguée.
Elle hocha la tête, songeuse, et je la quittais. En montant les escaliers, pourtant, j'eus un mauvais pressentiment et, peu après, j'eu l'impression qu'un poignard traversait mon cœur. Je hurlais de douleur, et tombais au sol, haletante. Nouveau coup de poignard, nouveau cri. Ça se répéta une troisième fois, puis tout cessa. Mon cœur manqua un battement, et des pas retentirent. Je me relevais péniblement.
- Alicia, tu vas bien ?
C'était Peter.
- Je crois… je crois que les sorciers m'ont lancés un sort étrange, murmurais-je, reprenant peu à peu mes esprits. Mais j'ai réussi à le contrer, tout va bien, maintenant, je vais juste aller me reposer.
Je croisais son regard bleu-vert et inquiet, et je le rassurais une dernière fois. Entendant les pas précipités de mes amis au loin, je lui demandais de les rassurer pour moi, voulant aller me coucher. Il accepta et j'allais dormir, pour de vrai cette fois ci.
Je me trouvais sur le terrain pavé. Miraz se dressa devant moi. Et le duel commença. Je bloquais toutes ses attaques et les lui renvoyais bien. Comme tous mes autres adversaires d'auparavant, il peinait à éviter la deuxième lame de mon épée double. Il n'avait jamais eu affaire à une arme comme celle-ci auparavant. D'accord, je trichais un peu et je lisais ses pensées, devinant toutes ses tactiques, mais personne ne serait au courant alors… Heille, focus ma grande ! Il me frôla la jambe, me l'entaillant légèrement et, de rage, je lui rendis la pareille. Il était fatigué, apparemment.
- L'usurpateur désire une pause, peut être ? demandais-je moqueusement en m'éloignant un peu.
- Cinq minutes, dit-il d'un ton brusque.
Il me tourna le dos et je rejoignis les autres.
- C'était magnifique ! s'exclama Edmund. C'était du jamais vu !
- Ta jambe va bien ? s'inquiéta Peter.
- Comme neuf, affirmais-je en montrant l'entaille disparaître.
Je pris un peu d'eau et retournais sur le terrain. Miraz me rejoignit, et le combat reprit. Je ne vais pas le décrire, je dois me concentrer, mais je peux vous dire que ça dura une dizaine de minutes. Puis, je réussis à l'envoyer à terre et à envoyer son épée beaucoup plus loin. Je plaçais ma lame sous sa gorge, mais j'hésitais.
- Alors, incapable d'aller jusqu'au bout ? se moqua-t-il.
- J'ai tué des centaines de fois, ce ne sont pas les scrupules qui me retiennent, dis-je. Ce n'est pas à moi de vous tuez, cette opportunité lui revient de droit.
J'invitais Caspian à me rejoindre. Il dégaina son épée et prit ma place. Il leva sa lame et l'abattit durement… à deux centimètres de la tête du méchant.
- Je ne suis pas un monstre comme vous. On a gagné. Maintenant, rejoignez votre armée et rendez-vous, dit-il, sa voix résonnant dans toute l'immense clairière.
J'étais fière de Caspian, ça oui. Il n'avait pas laissé l'envie de vengeance le ronger. Il ferait un grand roi. Soudain, des flash back rapides revinrent à moi et je me souvins de tout ce que nous avions oubliés à propos de l'histoire, Éli et moi.
- Attention ! cria-t-elle à l'intention de Miraz, se souvenant elle aussi.
Mais trop tard. Son bras droit le transperçât d'une flèche et Miraz écarquilla les yeux quelques secondes, avant de s'effondrer. Glozel reprit la flèche et la brandit bien haut dans les airs.
- Les Narniens ont faillis à leur parole ! Ils ont assassiné notre bon roi Miraz ! Que son âme soit vengée !
Éli prit la main de Caspian et d'Edmund, qui prit la main de Peter, qui me prit la main. Éli nous téléporta dans le temple et nous nous préparâmes à l'assaut. Oui, la bataille aurait lieu, mais nous la gagnerions.
Je suis vraiment, vraiment, vraiment, vraiment, désolée! Seulement, avec la reprise des cours, les voyages d'avant, le manque d'inspiration, le commencement de d'autres fanfictions et même l'achèvement d'un livre de 316 pages (oui, je l'ai écrit), je n'ai plus trouvé le temps de poster. Alors, voilà le 28 chapitre, en espérant que vous me pardonnerez de vous avoir fait attendre et je reposterais le plus vite possible.
