Chapitre 31

Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.

Je me répétais sans cesse ce mot, telle une litanie incessante et douloureuse. Il ne pouvait pas être mort, il ne pouvait pas être partit ! J'entendis vaguement des pas derrière moi, des paroles inaudibles, un cri d'horreur. Quelqu'un s'agenouilla à mes côtés mais, effondrée, je ne relevais pas la tête. Deux bras me relevèrent et me soutinrent debout. De nouveaux, des voix se firent entendre, mais elles étaient si loin ! Si loin…

- Elle est sous le choc, entendis-je clairement.

- Et vous ne le seriez pas si vous appreniez que celle que vous aimez est morte pendant que vous étiez partis et que vous n'aviez rien put faire pour la sauver ? rétorqua une voix féminine.

Voilà, c'était dit. L'information atteignit mon cerveau et je retrouvais le contrôle de mon corps. Je commençais à pleurer comme jamais, et une main rassurante me frotta le dos.

- Je suis désolé que tu ais eu à l'apprendre comme ça, chuchota mon frère. Je n'ai pas eu le courage de te le dire en face.

Je ne répondis rien, laissant ma peine s'évacuer. Éliane me rejoignit et me prit dans ses bras.

- Ça va aller, Ali. Viens, on va aller à la chambre et tu vas te reposer un peu. On vous reverra plus tard, dit-elle à moi, puis aux garçons.

- Non ! la repoussais-je en reculant. Je veux… je veux savoir comment il est mort, avant.

- Alicia, je ne pense pas que… commença Aragorn.

- Comment ! criais-je en serrant les poings.

Il soupira, puis daigna me répondre.

- À peine deux jours après que nous soyons revenus, il y a eu la bataille pour protéger Minas Tirith. Nous l'avons perdu et nous avons donc rebroussé chemin en espérant ne pas nous faire rattraper par l'armée de Sauron. Seulement, avant que nous n'arrivions à l'abri dans la forêt de Mirkwood, Elladan a entendu du bruit derrière nous et est partit dans la direction de ce bruit suspect. On a entendu un cri, mais nous sommes arrivés trop tard. Elrohir lui avait transpercé le cœur par trois fois, le tuant sur le coup. Elrohir a réussi à s'enfuir, et nous avons ramené son corps ici.

Le chien ! Il avait tué son propre frère par… par ma faute, en fait.

- Il lui a sûrement tendu une embuscade, affirmais-je. Il a agit en lâche et c'est seulement à cause de ça qu'Elladan… qu'Elladan est mort.

Les larmes coulaient sans que je puisse les arrêter, mais j'essayais de me reprendre. Éli me ramena à notre chambre d'un pas lent, elle aussi choquée par la nouvelle, bien que moins que moi. Arrivés à la chambre, je me couchais immédiatement dans mon lit et tournais le dos à la porte et, de ce fait, à ma meilleure amie.

- Alicia… tout va bien ? demanda-t-elle.

- Si tout va bien ? dis-je en essayant de garder mon calme. On revient chez nous pour apprendre que nous ne sommes qu'une centaine à avoir survécu et j'apprends que mon amant est mort, tué par son propre frère par ma faute, et tu me demandes si tout va bien ?

- Ce n'est pas ta faute, affirma-t-elle.

- Bien sûr que si ! rétorquais-je. Si je n'avais pas été là, ils seraient restés ensemble, ils ne seraient pas devenus ennemis parce que leurs sentiments pour moi étaient les mêmes ! À cause de moi, Elrohir à tué son frère, et il va continuer de s'en prendre à ceux que j'aime jusqu'à ce que je le rejoigne…

Une idée germa dans mon esprit.

- Alicia, c'est hors de question ! refusa vivement ma meilleure amie.

- Tu ne m'en empêcheras pas. Si je ne pars pas, il s'en prendra à vous et vous tueras. Je ne le rejoindrais pas mais je dois m'éloigner.

Tout en parlant, je faisais rapidement un sac de voyage, mettant le nécessaire pour partir le plus loin d'ici.

- Tu ne sais pas ce que tu dis, le choc te fait faire de mauvais choix ! protesta-t-elle.

- C'est de ma faute, je dois partir pour vous mettre en sécurité, affirmais-je en quittant la chambre en vitesse.

- Alicia !

Éliane se mit à courir après moi, tandis que je marchais d'un pas raide dans les couloirs, jusqu'aux cuisines. J'empaquetais quelques provisions tandis qu'Éliane tentait de me convaincre de revenir sur ma décision, en vain. Je retournais ensuite aux jardins et déposais une rose blanche sur la tombe d'Elladan, avant de me diriger vers le stand d'entrainement. J'allais passer par la forêt, comme ça, Elrohir ne retrouverait pas ma trace si il venait ici.

- Alicia, arrêtes toi immédiatement ! ordonna Éliane.

- Je dois y aller pour votre propre sécurité, dis d'une voix calme. Sinon, il me retrouvera et vous massacrera tous.

- Tu délires complètement, maintenant retournons à l'intérieur en parler.

- Non !

Je me retournais vivement vers les bois et m'y dirigeais d'un pas décidé. Soudain, un bloc de glace se forma devant moi, me bloquant le passage. Je me retournais vers Éliane, qui semblait déterminée.

- Tu ne partiras pas. Ne m'oblige pas à utiliser la manière forte.

- Tu en fais pas le poids, et je n'ai pas de temps à perdre. Malheureusement, je vais devoir te vaincre pour ta propre sécurité.

Je laissais tomber mon sac et fit apparaître mon épée double.

- Alicia… hoqueta-t-elle.

- Ne te mets pas en travers de ma route où tu en subiras les conséquences ! grognais-je.

- Je suis vraiment désolée, dit-elle en faisant apparaître ses dagues.

- Moi aussi, Éliane.

Je lui sautais alors dessus, et un combat s'engagea. Seulement, connaissant les points faibles de l'autre et pouvant lire dans son esprit, ce duel ne servait à rien.

- Alicia, Éliane, que ce passe-t-il ! intervint mon frère.

Prise dans une sorte de folie, je profitais de l'inattention d'Éli pour lui transpercer le bras. Ce fut seulement lorsque je la vis s'écrouler au sol en hurlant de douleur que je compris ce que je venais de faire, et la raison me revint d'un coup.

- Mais qu'est-ce que tu as fait ! hurla Legolas en s'agenouillant aux côtés d'Éliane, qui pleurait de douleur.

Le sang coulait abondamment, et la culpabilité me saisit. Je laissais tomber mon arme, qui disparut en touchant le sol. Je fis un pas en direction d'Éli mais, quand je vis son regard, je me stoppais. Elle me fixait avec colère, tristesse, haine, amertume, incompréhension, douleur, peur et mépris, ce dernier était très présent. Sans prendre garde à ce que je pourrais entendre, je laissais les pensées et les sentiments de mon frère m'envahir. Il avait peur, était en colère contre moi et désirait plus que tout protéger Éliane… de moi. J'entendis des voix au loin, et vis tout le monde s'approcher en vitesse.

- Tu es complètement folle ? Regarde ce que tu lui a fait ! hurla Legolas alors que, étrangement, la blessure d'Éli ne se refermait toujours pas.

Les autres se rapprochèrent encore et, sans demander mon reste, je titubais un peu vers l'arrière avant de courir à l'inverse de tout le monde. Je ramassais mon sac au passage, contournais le mur de glace et me mis à courir comme jamais, comme si toute l'armée de Sauron était sur mes talons. Au, loin, des cris retentissaient, de stupeur, de colère et encore certains me demandaient de revenir. Pourtant, je ne retournerais pas là-bas. Elrohir n'était pas un danger pour eux. Le vrai danger qui les menaçait tous, c'était moi. Et je devais partir, les protéger de ma folie meurtrière. J'étais un monstre, j'avais blessé peut-être mortellement Éliane, ma meilleure amie. Non, je ne méritais même pas d'être son amie, elle méritait mieux que celle que j'étais. Puis, sur ces pensées très motivantes, je poursuivis ma fuite dans la forêt, tentant d'oublier les regards dégoutés de Legolas et d'Éliane.

POV Éliane :

On me transporta d'urgence aux infirmeries et Galadriel s'occupa de moi en silence. Legolas était à mon chevet et semblait tourmenté et en colère contre Alicia. Moi, ce que je ne comprenais pas, c'est pourquoi elle avait fuit sans laisser de traces après notre combat. J'avais été stupide de la provoquer, j'aurais dû me douter qu'elle gagnerait. Pas que je la jugeais meilleure que moi, mais elle, elle n'hésitait pas à me blesser à la moindre occasion, contrairement à moi. Mais pourquoi avoir réagit ainsi ? Comment, après toutes ces épreuves, avons nous pu en venir à nous battre ?

- Galadriel, pourquoi ma blessure ne se referme-t-elle pas d'elle même ? demandais-je.

- Car toi et Alicia êtes les Élues, vous êtes liées. Si l'une de vous blesse l'autre, la blessure ne pourra être soignée de façon magique, sauf par la main de celle qui a blessé, en l'occurrence Alicia.

- Pourquoi vous battiez-vous ? C'était tellement… violent, ajouta Legolas.

- Elle voulait partir. Elle a sombré dans une sorte de folie et affirmait qu'elle devait partir pour qu'on soient tous en sécurité, loin d'Elrohir. En me blessant, j'ai vu dans ses yeux qu'elle avait reprit conscience de ses gestes et qu'elle regrettait mais, honteuse, elle est partit, expliquais-je.

- Je crains qu'elle n'ai lu mes pensées, avoua-t-il. Sur le coup, j'étais vraiment en colère et je la méprisais mais, avec du recul, c'est mon comportement que je méprise. J'aurais dû chercher à comprendre avant de penser tout ça, je suis vraiment désolé.

- Il faut aller la chercher, dis-je ne me levant, le bandage de Galadriel étant achevé.

- On ne sait même pas où elle est ! riposta mon amant. Je sais que tu peux la retrouver grâce à tes pouvoirs, mais il faut que tu lui laisses le temps de digérer tout ça. Après, tu iras la chercher, d'accord ?

- Mais les orques grouillent à l'extérieur, suppliais-je.

- Elle est intelligente, elle se débrouillera, affirma la Dame Blanche.

- Maintenant, repose toi, nous en reparlerons demain, acheva Legolas.

Ensuite, les deux quittèrent l'infirmerie, et je passais la nuit entre rêves et cauchemars.

- On est attaqués !

Je me réveillais en sursaut. Super, un nouveau cauchemar. Pourtant, dehors, des cris retentissaient, et je me levais d'un bond. À l'extérieur, c'était un véritable champs de bataille, une invasion. Je me téléportais dans la grande salle et y retrouvais Aragorn, Legolas, Gimli, Pippin, Merry, Gandalf, Elrond, Arwen, Thranduil, Haldir et plusieurs autres elfes et humains qui barricadaient la porte du mieux qu'ils le pouvaient.

- Comment avez-vous oser me laisser dehors ! m'exclamais-je, un peu hors de moi.

Legolas se jeta aussitôt sur moi et me prit dans ses bras.

- Éliane ! Je voulais aller te chercher, mais les autres m'ont obligés à les suivre. Ne t'inquiète pas, Gandalf a épuisé une grande partie de sa puissance pour protéger l'infirmerie pendant que tu étais dedans, il savait que tu allais nous retrouver ! Les orques ne pouvaient pas entrer, mais je m'inquiétais quand même, débita-t-il en un souffle.

- Tu es entièrement pardonné, dis-je avant de l'embrasser.

Nous éternisâmes un peu notre baiser, qui fut malheureusement coupé par Pippin. Crétin de Touque !

- Les amis, je ne crois pas que ce soit le moment pour ça, dit-il en souriant tout de même.

- C'est ça, gâche le moment, cinglais-je.

Il ne put répondre car les vitres de la salle éclatèrent, et les portes s'ouvrirent avec fracas malgré tous leurs efforts. Nous nous mîmes à nous battre contre la vague d'Uruk-Hai qui déferlait sur nous, mais ils étaient trop nombreux. Nous fûmes fait prisonniers et emmenés devant Sauron, qui attendait dans les

Jardins dévastés. Elrohir, un sourire sadique aux lèvres, était assis sur la tombe d'Elladan et balançait négligemment ses jambes dans le vide.

- Comment oses tu ! crachais-je.

Il se contenta de sourire, et Sauron s'approcha de moi, son armure métallique et noire comme la nuit comme seul support, et l'anneau à son doigt.

- Ma très chère fille… dit-il d'une voix d'outre-tombe en passant son index sur ma joue *vomis*.

- Ne me touche pas, sifflais-je en essayant de me défaire de la poigne de l'orque.

- Où est donc l'autre ? aboya-t-il soudain en se retournant vers son armée.

J'eu une idée.

- Elle est partit. Elle ne voulait pas revenir ici et a décidé de rester dans notre monde adoptif. Je pense que j'aurais dû faire pareil.

- Non ! rugit-il. Elle est ici, ou du moins l'était, je le sens ! La magie laisse des traces, tu devrais le savoir pourtant… Elle n'est pas loin, retrouvez la !

Aussitôt, des Uruk-Hai partirent à sa recherche. Bon, mon plan n'était pas si génial en fin de compte. Je tentais à nouveau de me défaire de la prise de l'orque mais, mine de rien, il avait une bonne poigne. Finalement, ce fut Sauron qui lui fit signe de me lâcher. Je m'approchais de lui de deux pas, puis m'arrêtais, une distance de deux mètres entre nous.

- Allons, tu ne viens pas serrer dans tes bras ton cher papa ? se moqua-t-il.

- Pour moi, tu n'es qu'un vulgaire monstre, mon géniteur gros maximum, répliquais-je. Et tu sais quoi ? Je n'ai toujours pas l'intention de te rejoindre.

Je lançais un regard d'excuses aux autres, qui répondirent à l'affirmative, et je me téléportais sans crier gare, arrachant des cris de surprise parmi les rangs ennemis. J'arrivais dans notre chambre qui, étrangement, n'était pas dévastée, et je rassemblais en vitesse mes affaires. Je fis monter Hedwige sur mon épaule, pris Onyx dans mes bras, plaça mon sac sur mon dos, fourra mon épée à ma ceinture et localisais la position d'Alicia. Aussitôt, je m'inquiétais. Elle n'était pas seule. Soudain, la porte de ma chambre s'ouvrit à la volée, laissant apparaître Sauron et quelques uns de ses serviteurs.

- Attrapez la ! hurla-t-il.

Je lui soufflais un baiser moqueur, lui fit un magnifique doigt d'honneur et me téléportais ensuite à plusieurs lieux d'ici, dans un campement basique où, autour d'un feu, Alicia mangeait sans grand appétit avec… Fougueron ! Je dégainais mes armes et sautais dans le cercle, les faisant sursauter.

- Ali ! Vite, allons y ! dis-je en lui prenant le bras et menaçant Fougueron et ses hommes.

- Éliane ? Mais… que fais-tu ici ? Et baisse ton arme, ils ne sont pas dangereux, débita-t-elle.

- Pardon ?

J'étais complètement larguée.

- Je crois que tu ferais mieux de t'asseoir, dit-elle en évitant de me regarder.

Je retournais prendre mes affaires et Onyx sauta sur ses genoux. Quelque peu surprise, elle le caressa ensuite avec plaisir, le petit chat ronronnant très fort. Je déposais ma chouette à côté de moi et me tournais vers le petit groupe.

- Alors ? demandais-je.

- Et bien, après le passage d'Alicia en Isengard, j'ai repenser à mes choix, dit Fougueron d'une voix morne. J'ai comprit que nous étions du mauvais côté. D'accord, maintenant, on va tous mourir mais au moins, on aura fait les bons choix. On est tombés sur la mam'zelle ici présente en chemin et on a accepté qu'elle fasse le voyage avec nous.

- Je vois, soupirais-je.

- Et toi, qu'est-ce que tu fais ici ? me demanda Ali d'une petite voix, évitant toujours de me regarder.

- J'ai des mauvaises nouvelles, soupirais-je une nouvelle fois. De un, Fondcombe est tombé aux mains de Sauron.

Elle poussa un petit cri.

- De deux, on a tous été fait prisonniers, j'ai été la seule à pouvoir m'échapper, ajoutais-je.

Elle baissa la tête quelques secondes et je voulus la rassurer.

- Ne t'inquiètes pas, ils sont tous en vie, affirmais-je.

- Ça ne durera pas, on a échoué, déclara-t-elle.

Elle se leva, ne posa pas les yeux sur moi et s'éloigna.

- La petite miss est sous le choc, elle nous a tout raconté, dit alors Fougueron sous les murmures approbateurs de ses hommes. Elle s'en veut et je la plains, la pauvre.

Je gardais le silence quelques instants, avant de me lever.

- Merci beaucoup, Bill. Pour tout, dis-je avant de rejoindre Alicia.

Je m'approchais doucement, sans un bruit, de ma meilleure amie. Elle était assise par terre, la tête entre les genoux, et je l'entendais pleurer. Moi-même n'était pas sur le point de flancher.

- Alicia, je sais que c'est dur mais… commençais-je.

- Pourquoi m'avoir rejoint ? Tu dois m'en vouloir atrocement, j'ai tellement honte que je ne peux même plus te regarder dans les yeux, dit-elle d'une voix tremblotante.

- T'en vouloir ? Mais tu n'y es pour rien, c'est moi qui t'ais provoqué, soupirais-je en secouant doucement la tête.

- Je t'ai blessé ! s'horrifia-t-elle en désignant mon bras. Tu as tout vu, tu as été ma victime. Même Legolas me déteste, et ça doit être le cas de tout le monde !

- Non, il m'a avouer regretter toutes ses pensées quand tu t'es enfuie. Ali, reprend toi bon sang, je t'ai connu plus forte que ça ! assenais-je.

- Je ne sais pas si j'aurais la force de continuer, murmura-t-elle. C'est beaucoup trop me demander, nous demander. Non mais sérieusement, ils pensaient à quoi, les Valars ? Ils auraient dû choisir quelqu'un d'autre, je ne suis pas faite pour cette vie. Tout était tellement plus simple lorsque j'avais une vie normale sur Terre !

- Mais on n'aurait jamais vécu nos belles aventures, on n'aurait jamais connus la communauté, on n'aurait jamais su que tu avais de la famille ici, on ne serait jamais allé à Poudlard, on ne serait jamais devenue amies avec les Maraudeurs, on n'aurait jamais découvert Narnia et…. Tu n'aurais jamais connu Peter.

Elle se raidit, puis sécha ses larmes. Elle me sourit doucement.

- Ça m'énerve quand tu réussis à me convaincre, pesta-t-elle avec le sourire.

J'éclatais de rire et l'étreignis de toutes mes forces. Nous nous retrouvâmes donc à nous faire un gros câlin.

- On va s'en sortir, Ali, je te le promets. Il faut garder espoir, c'est tout. Et puis, si on n'étaient pas qualifiées pour cette mission, pourquoi les Valars nous auraient choisies ? C'est notre destin, Ali, notre avenir, celui de la Terre du Milieu et celui de ses habitants.

Elle se leva, pleine d'une énergie nouvelle.

- Tu as raison ! Affirma-t-elle. Mais on n'est pas assez nombreux, espoir ou pas. On est plus que nous deux et, avec Fougueron et ses hommes, ça fait en tout… sept personnes contre tout le Mordor et Sauron !

- On trouvera une solution demain, dis-je en l'entrainant vers le campement. La nuit porte conseil.

Elle ascquisa et nous rejoignîmes les autres, pour ensuite aller dormir. Demain, nous devrions se remettre en marche pour nous éloigner le plus possible de Fondcombe.

POV Alicia :

Je me fis réveiller très tôt le lendemain par ma meilleure amie.

- Ali ? Debout, on lève le camp.

Elle me sourit, et se mit ensuite à rassembler nos maigres affaires. Malgré tout ce qui se passait, j'étais heureuse car Éli ne m'en voulait pas. Nous avions retrouvé notre complicité d'antan. Sur ces joyeuses pensées, bien qu'un peu secouées par l'absence de la communauté, je me préparais rapidement. Puis, je pris Onyx dans mes bras et rejoignis les autres. Puis, la marche vers un destin incertain commença.

Oulala, tout ne va pas pour le mieux en Terre du Milieu! Alors, et Ali qui devient folle, ça donne un bon effet?