Chapitre 33
Quand nous arrivâmes, tous nos amis (je parle de la bande qu'on s'était formé, Maraudeurs, Pevensies, Caspian, Éli et moi) se trouvait autour du feu de camp.
- Je le savais ! James, tu me dois cinq galions, s'exclama Lily en nous apercevant.
- Mais c'est pas juste, marmonna-t-il en lui donnant quelques plaquettes dorées.
- Vous avez pariez sur nous ? m'étranglais-je à moitié.
- C'était quand même évident, je me doutais que tu craquerais ce soir, affirma Éli.
Je me tournais vers James et Sirius.
- Les garçons, vraiment désolée de m'être énervée tout à l'heure. Même chose, les filles.
- Aucun problème, maintenant, tu es heureuse ! s'écria Sirius en se levant.
Avant que je n'ai pu réagir, il se mit à me faire tourner. Quand il me reposa, je tanguais légèrement et dû m'appuyer contre Peter pour garder mon équilibre.
- Ça tourne, gémis-je en me tenant la tête.
Tous les autres éclatèrent de rire et je claquais des doigts. Peu après, ce fut un Sirius courant et hurlant à travers tout le campement qui nous fit rire. J'avais mis feu à ses cheveux, ça lui apprendra. Bien entendu, ses précieux cheveux n'eurent aucune dommage, il avait seulement eu la peur de sa vie.
- Je crois qu'on ferait bien d'aller se coucher. Demain, nous devrons préparer un plan et des stratégies, et nous devrons être en pleine forme pour ça, dis-je en me séparant à contrecœur de Peter.
Tout le monde approuva, je volais un dernier baiser à mon amant avant de rentrer dans ma tente, bien vite suivie par le reste de la gente féminine.
- En tout cas, il était temps ! s'exclama Éli. J'avais vraiment hâte que tu tournes la page.
Je ne répondis rien.
- Elle est encore sur son petit nuage, se moqua Lily.
Je lui lançais un oreiller à la figure et celui-ci atteignit sa cible.
- Toi, je ne t'ais pas encore pardonné d'avoir parié sur mon couple ! dis-je en riant.
- C'est bon, je me tais.
- Tu sais, je suis contente de t'avoir comme belle-sœur, dit Lucy en me serrant dans ses bras.
- Wow, tout doux là, on parle pas de mariage non plus, rigolais-je. Maintenant, au dodo tout le monde, et que ça saute !
Peu après que la lumière fut éteinte, je m'endormis.
Je me dirigeais d'un pas pressé vers la tente principale, qui était beaucoup plus grande et mieux organisée que les autres. Une table assez grande avait été dressée et dessus se trouvaient des cartes de la Terre du Milieu. Je m'installais et attendis patiemment le retour des autres. Éli et moi étions les Chefs de Guerres, Peter, Sirius, James, Remus, Caspian et Edmund les commandants des différentes garnisons, qui mélangeaient Telmarins, Narniens et Sorciers. Susan dirigeait les archers et nous avions réussi à convaincre Lily de s'occuper de l'infirmerie avec Lucy. Elles devraient donc s'occuper des blessés et les protéger. Fougueron et le reste de ses hommes jouaient les espions et se trouvaient en ce moment même en Mordor. Nos rôles attribués, nous devions désormais monter une stratégie. Les autres me rejoignirent, j'embrassais Peter et nous commençâmes.
- Tout porte à croire que la majorité de la population de la Terre du Milieu, hommes, femmes et enfants, sont vivants et prisonniers au Mordor, derrière les portes. Ils servent d'esclaves, mais Sauron s'arrange pour les garder en vie. Toujours selon Fougueron, nos amis et les dirigeants des différents royaumes sont enfermés dans une cellule mieux protégée que les autres. Le plan est celui-ci : Nous devons les récupérer avec un minimum d'hommes et les ramener sains et saufs ici, c'est notre priorité. Beaucoup d'entres eux sont de grands stratèges et pourront nous trouver d'autres alliés, ce pourquoi il faut les ramener au plus vite ! Débitais-je rapidement. Nous devrons agir dans la journée, le moment où il y a le plus de monde dehors, pour agir.
Je repris mon souffle, et Éliane prit la relève.
- Je vais nous téléporter juste devant la cellule en question, tandis que Peter et Sirius se chargeront d'une diversion. Dès que les gardes seront éloignés, nous allons libérer tout le monde tandis que Edmund, Remus et James feront le guet. Caspian nous aidera à libérer tout le monde. Lily, Lucy, vous attendrez à l'infirmerie, car ça ne m'étonnerait guère qu'ils aient… été torturés. Vous devrez donc être prêtes. Susan, tu devras agir vite si jamais des orques réussissent à nous suivre ici. Peter, Sirius, vous nous rejoindrez ici.
Elle pointa un lieu sur la carte, dessinée de sa main par la mémoire de Fougueron.
- Si jamais vous n'arrivez pas à rejoindre le lieu de rendez-vous trente minutes après notre séparation, j'irais vous chercher, continua-t-elle.
- Cette mission est d'une grande importance, il faudra agir avec le plus de discrétion possible et si on se fait repérer, il ne faut surtout pas qu'un de nous se fasse capturer, ça pourrait contrarier nos plans, continuais-je. Des questions ?
- Et si il y a un imprévu ? demanda Susan.
- Alors on improvise, tout simplement. Nous serons continuellement reliés par l'esprit durant tout notre « séjour » là-bas, et le lien s'effacera lorsque nous serons de retour ici. Rendez-vous devant cette tente dans trois heures.
La réunion, bien que courte, fut achevée et nous sortîmes profiter un peu des derniers moments avant notre première mission. J'allais sortir à la suite des autres mais une main sur mon épaule m'arrêta, me retourna et deux lèvres se posèrent doucement sur les miennes. Je répondis au baiser et quand je me détachais, je rencontrais le regard insistant de Peter (nan, celui de Steve Jobs !). Je pouvais y discerner une sorte de… d'admiration.
- Quoi ? fis-je, un peu gênée.
- Rien, je trouvais seulement que tu étais magnifique.
Je rougis sous le compliment et il m'embrassa à nouveau. Nous sortîmes ensuite à l'extérieur et nous rejoignîmes les autres au stand d'entrainement improvisé. Caspian et Edmund essayaient de montrer à Sirius, James et Remus comment se battre avec une épée, et Susan montrait les bases du tir à l'arc à Lily. J'eu alors une idée. J'en fis part au reste des filles et elles me sourirent d'un air entendu. Éli rempli discrètement des bassines d'eau très froide et nous nous en saisîmes chacun d'une. Absorbés par l'entrainement, aucun des garçons de vit venir le coup.
- AHHHHHHHH ! hurlèrent-ils en même temps, trempés jusqu'aux os.
Sans pouvoir me retenir plus longtemps, j'éclatais de rire devant la mine dépitée de Peter. Quand il me vit, son regard étincela d'un lueur de malice et je compris aussitôt.
- Non, Peter, je t'interdis de faire ça, tentais-je d'une voix on ne peu plus sérieuse.
- Œil pour œil, dent pour dent ! répondit-il.
Il se jeta sur moi et me serra dans ses bras, me mouillant à son tour.
- AHH, ARRÊTE ! Tu es tout mouillé, arrête ça !
Il éclata d'un rire magnifique et me souleva. Je me débattis du mieux que je le pus mais il était trop fort, c'était peine perdue.
- Les filles, au secours ! m'écriais-je.
Je savais ce qu'il allait faire. Nous avions vu un ruisseau pas trop profond la veille, pas très éloigné, et il allait me jeter dedans ! Pourtant, elles furent bien vite dans le même bateau que moi. Lily était soulevée par James, Susan par Caspian, Lucy par Edmund et Éli par Remus et Sirius.
- Vengeance ! crièrent les garçons en nous jetant dans le ruisseau.
Je lançais un regard à Éli, elle ascquisa. Les hommes reculèrent lorsqu'ils la virent lever les bras.
- Non, non, non, venez nous rejoindre ! s'exclama-t-elle.
L'eau s'éleva dans les airs et, comme des tentacules, elles se saisirent des garçons qui tombèrent à l'eau à leur tour. Tout le monde se regarda quelques secondes, puis ce fut l'éclat de rire général. Nous sortîmes de l'eau et retournâmes au campement. Ça devait être beau à voir, les généraux qui reviennent d'une bataille, blessés mortellement dans leur amour propre ! Je rentrais dans notre tente, me changeais rapidement, et retournais dehors. Je fus rejointe peu après par le reste du groupe et nous effectuâmes un petit tournoi, ce qui acheva (bien entendu) avec Éliane et moi. Seulement, de même puissance (si je l'ai battue la dernière fois, c'est parce que j'étais en colère et les fortes émotions multiplient la puissance), nous dûmes achever aequo. Nous rentrâmes ensuite nous préparer chacun de notre côté. La mission vint rapidement, et nous nous rejoignîmes devant la tente principale. Tout le monde étant prêt, Éli nous téléporta à l'étage de la cellule surprotégée.
- Ah vous de jouer, les garçons, chuchotais-je.
- Combien a-t-il d'orques ? demanda Éli.
Ils regardèrent par les barreaux de la porte.
- Sept, répondit Sirius.
- Éloignez en le plus possible, on se charge de ceux qui restent, dis-je. Et, s'il vous plait, soyez prudents, ajoutais-je.
Je nous rendais ensuite invisible. Peter ouvrit la porte.
- Youhou, par ici ! s'écria Sirius en gesticulant.
D'abord étonnés, les orques les poursuivirent, au complet. Pourtant, le dernier se stoppa devant nous et renifla l'air : Il nous sentait. Avant qu'il ne sonne l'alarme, je nous fis apparaître et Caspian lui trancha la gorge d'un coup précis. Nous entrâmes ensuite dans le couloir bordé de cellules, toutes vides. Enfin, toutes sauf celle du fond. Je m'approchais des barreaux et regardais à l'intérieur, tout le monde s'y trouvait. Je fis fondre le verrou et entrais.
- Alicia, Éliane ? s'étonna Aragorn en se levant.
- Bonjours, Aragorn, prêt pour un départ précipité ? demanda Éli.
Il ascquisa et nous aida à réveiller les autres. Haldir, Celeborn, Thranduil, Gandalf, Merry, Pippin, Legolas, Aragorn et Gimli pouvaient tenir debout, Galadriel étant évanouie dans les bras de son époux. Elrond et Arwen étaient là aussi, ainsi qu'Eowyn, Faramir et deux autres personnes auxquelles on ne s'attendait pas.
- Sam, Frodon ! m'exclamais-je en les serrant dans mes bras.
- J'ai échoué, je suis désolé, sanglota Frodon.
- Ce n'est rien, tout va s'arranger. Allons-y !
- Je ne sais pas si je vais être capable de transporter autant de monde, s'inquiéta Éli.
- Fais plusieurs voyages, proposais-je.
Elle accepta et Galadriel, Celeborn, Thranduil, Merry, Pippin, Sam et Frodon partirent les premiers. Elle réapparut quelques secondes plus tard et emmena Faramir, Eowyn, Haldir, Gandalf, Arwen, Elrond et Gimli. Pour la troisième fois, elle prit avec elle Aragorn, Legolas, James, Remus, Edmund, Caspian et moi. Pourtant, alors que nous allions disparaître, je me détachais d'un coup du groupe, surprenant tout le monde. Ils disparurent et je partis à la poursuite d'Elrohir dans les couloirs. Il ne m'échapperait pas ! Pourtant, dans un tournant, je rentrais en collision avec Peter.
- Ali ? Mais qu'est-ce que tu fais ici ? demanda-t-il en se relevant.
- Une couse poursuite, répondis-je. Laisse moi passer.
Il dû entendre la colère dans ma voix car il me prit par les épaules pour m'empêcher d'aller plus loin.
- Ce n'est pas le plan ! Allons y, Éliane va nous retrouver dans quelques instants.
Sirius nous rejoignit à ce moment là.
- Ils sont toute une garnison, l'alarme a été sonnée et… Ali ?
J'aperçus Elrohir au bout du couloir, qui affichait un sourire en coin. La colère s'empara de moi.
- Laissez moi y aller ! rageais-je en me débattant.
Éli apparut à côté de nous, et j'éclatais en sanglots.
- Ali ! Mais bon sang, qu'est-ce qui t'a prit de partir comme ça ? Tout le monde s'inquiète et… oh.
Elle venait de voir la raison de mon départ, et une lueur de colère passa dans ses yeux. J'arrêtais finalement de me débattre, mes efforts ne rimant à rien, et je me laissais aller contre le torse de Peter, qui me serra dans ses bras. Sirius posa sa main sur mon épaule et Éli fit de même. Juste avant qu'elle ne nous téléporte, je pus voir des dizaines d'orques rejoindre Elrohir, qui affichait un air énervé, ayant comprit que j'aimais un autre que lui (évidence). Je lui lançais un regard meurtrier, rempli de promesses de vengeance, et lui servis un magnifique doigt d'honneur avant de disparaître. Que ce soit à cause de mon impuissance que je pleurais, ou tout simplement parce que mes nerfs avaient lâché, les larmes coulaient abondamment, ce qui inquiéta mon frère.
- Qu'est-ce qu'elle a ? demanda-t-il derrière moi à Éliane.
- Elle a vu Elrohir, elle s'est lancée à sa poursuite, mais Peter et Sirius ont réussi à l'intercepter. Il la conduisait dans un piège.
- Je crois que vous devrez nous expliquer ce qui ce passe ici, en tout cas, ajouta Aragorn en s'approchant.
- Je pense qu'avant, on va tous aller se reposer. Si vous avez des quelconques blessures, aller à l'infirmerie, on va s'occuper de vous, répondit Éli.
Elle me prit délicatement le bras.
- Viens, Ali, retournons à la tente.
Je hochais la tête, les larmes ayant disparu, et je la suivis comme un automate jusqu'à notre tente. Je m'asseyais sur mon lit, encore un peu sous le choc d'on ne sait quoi, et elle m'apporta un verre d'eau.
- Merci, soufflais-je.
Peu après, le reste des filles nous rejoignit, Eowyn et Arwen s'étant ajoutées à nous.
- Tu vas bien ? S'inquiéta Lily. Les autres m'ont expliqué ce qui s'était passé.
- J'ai agis sur un coup de tête. Je crois que j'ai complètement perdue l'esprit en le voyant. J'étais obnubilée par mon désir de vengeance et je n'ai pas réfléchis. Je suis vraiment désolée.
- Ce n'est rien, nous aurions probablement toutes réagis comme ça. La mission est réussie, nous sommes tous en sécurité et nous pouvons dormir sur nos deux oreilles, conclut Éliane.
Eowyn éteignit la lumière, et nous fûmes plongées dans l'obscurité. Les respirations apaisantes et régulières finirent par me plonger dans un état léthargique et je m'endormis à mon tour.
Et vlan! Un troisième chapitre. Me pardonnez-vous? J'espère bien, avec ces trois chapitres à la suite!
