Chapitre 35

Nous étions dans les bois, le premier terrain d'entrainement à quelques mètres de nous. J'avais fait infiltrer un groupe composé de sorciers, d'elfes et de Narniens, dirigés par Peter, Alicia et Sirius. Le reste et moi-même nous cachions dans la forêt, attendant que tous les orques soient concentrés sur la diversion. Des cris retentirent, ce qui voulait dire que tout avait commencé. Je sortis de ma cachette et me jetais sur le premier Uruk-Hai à ma portée, le décapitant d'un coup. Je tuais tout ce qui se trouvais sur mon passage (ennemis bien sûr), et le reste de nos troupes me suivit. Évidemment, on n'avait pas emmené grand monde. Il ne fallait pas perdre tout le monde à notre première bataille ! On avait largement le dessus et il n'y avait qu'une centaine d'ennemis. Ils tentèrent de trouver refuge dans le palais, mais l'équipe d'Alicia les accueillis. On se débarrassait des quelques survivants et passâmes au peigne fin toute la cité, de fond en comble (vous l'avez compris ? De Fond en Comble, soit Fondcombe !), pour trouver d'éventuels orques encore vivants. Nous réussîmes à intercepter un groupe qui tentait de fuir, et nous retournâmes ensuite dans les jardins, où le reste des troupes nous attendaient.

- Alors ? demanda Elrond en se dirigeant vers nous.

- Dites aux hommes que ce soir, nous dormirons tous au chaud et dans un vraie lit, avec un véritable festin servi juste avant, répondit Alicia en souriant.

Elrond sourit à son tour, et je téléportais toutes nos choses sur place, ainsi que le reste de notre armée. Les blessés furent transportés et inspectés dans les nombreuses infirmeries, et nous découvrîmes que seules quelques uns d'entre nous avaient été tués. Certes, j'étais un peu triste, même si on je ne les connaissait pas, mais c'était une perte bien minime comparée à ce à quoi je m'attendais.

Ce fut une véritable fête, ce soir là. La bière coulait à flot, les conversations allaient bon train et tout le monde semblait avoir oublié la menace qui grondait en Mordor. On s'amusait, tout simplement. Ce n'était peut être pas la meilleure chose à faire en guerre, mais oublier un peu le danger et la menace de mort pendant une soirée ne pouvait faire de mal à personne.

Nous réussîmes à reprendre la Moria, aussi invraisemblable soit-il. La Lorien suivit bien vite, ainsi que le Gouffre de Helm, et même l'Isengard. Les Ents s'étaient joints à nous, plus nombreux que jamais. Nous avions aussi réussi à reprendre le Rohan en entier. Il ne manquait plus que Minas Tirith, voir le Gondor au complet, et Mirkwood, ainsi que, bien évidemment, le Mordor. Nous y étions presque et les nombreuses victoires qui se précédaient redonnaient de plus en plus de courage aux troupes. Bien sûr, on ne fêtait pas tous les soirs, puisqu'on était trop proche du Mordor, mais l'ambiance restait joyeuse. La prise d'Osgilliath était la prochaine cible, mais je craignais que les soldats aient trop confiance en eux et sous-estime les capacités de l'ennemi.

- Éli, tu viens ? me demanda Alicia dans mon dos. C'est l'heure.

J'asquisais et nous rejoignîmes les autres. Mon pouvoir de téléportation était plus qu'utile et on avait découvert nos capacités avec plus de détails. Alicia avait le don de guérison, mais elle ne pouvait soigner que les blessures physiques et le poison. Moi, je pouvais me guérir de cette même façon, mais ne pouvait l'opérer sur les autres. Je pouvais pas contre libérer n'importe qui d'un maléfice quelconque. Aussi, ma meilleure amie avait un autre pouvoir : L'amplificateur. Elle pouvait amplifier mes propres dons quand elle était à côté de moi. Seulement, c'était comme si elle me donnait son énergie vitale, alors il ne fallait pas pousser non plus. Bon, revenons au point de départ : Osgilliath. Je nous téléportais directement à l'intérieur, surprenant tous les orques qui s'y trouvaient. Comme je l'avais crains, nos hommes se surestimèrent et se mirent à tomber comme des mouches. Je paniquais, tout n'allait pas comme prévu ! Je lançais un regard à Alicia, et elle hocha la tête en signe d'assentiment. Nous opérâmes donc un nouveau pouvoir. Nous nous doutions qu'il existait, mais nous ne l'avions jamais vraiment utilisé. Il ne fallait surtout pas qu'Ali l'amplifie, ça risquait de nous tuer, mais on pouvait facilement se débarrasser d'une grande part de nos ennemis. Nous nous donnâmes les mains et fermâmes les yeux, se concentrant sur une étoile lumineuse. Il y eu de nombreux cris, un flash éblouissant malgré mes yeux fermés, et ce fut le silence. J'ouvrais les yeux, étonnée, comme Ali, et nous découvrîmes que tous les alliés de Sauron s'étaient volatilisés, complètement morts. Nos propres soldats fixaient le champs de bataille avec étonnement. Une douleur me vrilla aux tempes et je regardais à nouveau Ali. Elle s'effondra sous mes yeux et, alors que je tentais de faire de même, je m'écroulais à mon tour.

- Ali…

Je me redressais péniblement et regardais autour de moi. J'étais apparemment, dans une chambre aux murs blancs, dans un lit très confortable. Alicia dormait dans un autre à côté de moi. Peut être étions nous dans le monde des Valars ?

- Bon sang, tu es réveillée !

Ah, non, ce n'était pas le monde des Valars. Je serrais tout de même Legolas dans mes bras, lui volais un baiser, puis le reculais doucement de mon visage.

- Que s'est-il passé ? Et où sommes nous ? Et depuis quand est-ce qu'on s'est évanouie ? Est-ce qu'Ali va bien ?

- Oui, ma sœur va bien, répondit-il. En fait, vous vous êtes évanouies après nous avoir sauvé à Osgilliath et pendant votre convalescence, nous avons pris Minas Tirith. La fin de la guerre est proche, je le sens.

- Minas Tirith ? Vous avez pris Minas Tirith ? dis-je en écarquillant les yeux. Tout le monde va bien j'espère !

- Oui, personne n'a été blessé, répondit-il.

- Mais depuis combien de temps sommes nous ainsi ? demandais-je.

Il hésita.

- Legolas, grondais-je doucement.

- Bon, très bien, ça fait dix-sept jours que vous êtes ainsi, et trois jours que nous avons pris Minas Tirith.

- DIX-SEPT JOURS !

Ali vient de se réveiller.

- Par les Valars, ça en fait, du temps ! s'exclama-t-elle.

- Ça tu peux le dire, rigolais-je. Aller, on va voir les autres.

Elle accepta et s'apprêtait à se lever quand Legolas l'obligea à reposer sa tête sur l'oreiller.

- Vous devez rester ici et vous reposer, ordonna-t-il.

- Mais ça fait dix-sept jours qu'on se repose ! répliqua-t-elle.

- Correction, ça fait dix-sept jours que vous êtes évanouies.

J'avais une étrange sensation de déjà vu.

- Peut importe, je suis réveillée maintenant alors je vais me lever quand même.

- Non.

- Si.

- Non.

- Si.

Je me mis de la partie.

- Si.

Il me lança un regard autoritaire.

- Non.

- Si.

Maintenant, moi et Ali répondions en même temps.

- Non.

- Si.

- Non.

- Si.

- Non.

- Si.

- Non.

- Si.

- Non.

- Si.

- Non.

- Si.

- Non.

- Si.

- Non.

- Une envolée de castors ! hurla alors Alicia en pointant la fenêtre.

Legolas perdit sa concentration une fraction de secondes et regarda ce qu'elle pointait, ce qui nous suffit amplement pour sortir en courant de la chambre. Nous portions toujours nos vêtements de combats, heureusement, car je n'aurais pas voulu me promener en nuisette dans le château. J'entendais les pas de Legolas derrière moi, Alicia m'avait devancé de plusieurs mètres déjà. Elle tourna un couloir et je m'apprêtais à accélérer lorsque mon cher petit ami prit les devants et se plaça devant moi. Résultat, je lui fonçais dedans et il me maintint contre son torse pour que je ne puisse pas m'enfuir a nouveau. Je me débattais faiblement en riant, quand un cri retentit, suivit d'un flot d'injures. Peter apparut au coin du couloir, Alicia en sac de patates sur ses épaules. Elle lui frappait le dos et lui ordonnait de la reposer, ce qu'il fit seulement rendu auprès de nous.

- À ce que je vois, tu as réussi à rattraper ma très chère sœur, fit remarquer Legolas alors qu'ils nous ramenaient de force à la chambre.

- Ça n'a pas été facile, mais oui, répondit Peter en souriant à Alicia.

Elle tourna la tête en affichant une moue boudeuse. Il se mit à rire et passa son bras autour de ses épaules.

- Vous devez vous reposer toutes les deux, vous ne pouvez pas sortir tout de suite, répéta Legolas alors que notre porte de chambre apparaissait quelques mètres plus loin.

- Mais on est au top de la forme ! protestais-je. On n'a quand même pas couru pour rien !

- Je reste inflexible, répondit mon amant.

J'affichais une tête boudeuse à mon tour, le faisait rire un peu. Peter ouvrit la porte, et ils nous obligèrent à entrer. Ils vinrent même nous forcer à nous coucher dans notre lit. Ali croisa les bras.

- Vous savez très bien que ce n'est pas une simple porte qui va nous retenir, dit-elle. S'il le faut, je briserais la fenêtre et volerais jusqu'en bas.

- Ou plus simple, je nous téléporte hors d'ici, ajoutais-je.

- Encore plus simple, on vous assomme pour être certains que vous ne tenterez rien, proposa Peter.

- Tu n'oserais pas, affirma Alicia.

- Tu veux parier ?

- Je gagne toujours mes paris, répondit-elle. Par exemple, je paris que les rôles vont bientôt être inversés.

Elle me fit un clin d'œil, et je compris. Elle embrassa alors Peter qui, surpris, se laissa faire. Je fis de même et nous les poussâmes de toutes nos forces sur le lit. Nous sortîmes à nouveau de la chambre au pas de course, et Alicia referma la porte, avant de faire fondre la serrure. Ils étaient enfermés à l'intérieur, et rien ne pouvait défoncer cette porte, du moins, rien a portée de leurs mains.

- Ouvrez immédiatement ! ordonna Legolas alors que la porte se faisait secouer.

- Vengeance ! hurla Alicia. À tout à l'heure, les garçons !

Elle partit ensuite en sifflotant. Je me mis à rire alors que les deux garçons secouaient la porte de plus bel pour essayer de sortir.

- À plus tard, mon amour, rigolais-je en soufflant un baiser à la porte de bois.

Je rejoignis ensuite Alicia, et nous nous rendîmes à la salle du trône (toujours une salle du trône !). Nos amis s'y trouvaient.

- Les filles, vous êtes réveillées ! Hurla Lily en nous sautant dessus. Ne me faites plus jamais une peur pareille !

Les autres vinrent prendre nos nouvelles et nous parlâmes pendant plusieurs minutes de tout ce que nous avions manqué.

POV Alicia :

Ça faisait une quinzaine de minutes que nous avions retrouvé tout le monde lorsque la porte de la salle s'ouvrit, laissant passer un Aragorn amusé, un Legolas en colère et un Peter légèrement énervé.

- Vous ne devinerez jamais dans quelle situation j'ai trouvé ces deux là, s'exclama Aragorn. Je me demande bien ce qui s'est passé pour que vous soyez enfermés ainsi dans cette chambre. Il a fallut défoncer la porte à coup de hache !

Personne ne comprenait.

- Il se trouve que deux demoiselles ici présentes ne voulaient pas rester dans leurs lits se reposer et ont essayé de s'enfuir de leur chambre. On les a rattrapé et on a réussit à les y ramener… commença mon frère.

- Mais elle nous ont arnaqué avec un coup très bas et nous ont enfermés dans la chambre, nous y abandonnant. Une chance qu'Aragorn nous a trouvé !

Tout le monde se mit à rire et Peter me chercha du regard. Dès qu'il me trouva, il s'approcha de moi. Je me cachais courageusement derrière James et Sirius, mais peine perdue. Je me mis donc à reculer.

- Je n'y retournerais pas, affirmais-je.

- Je sais, soupira-t-il. Je ne pourrais jamais avoir le dernier mot avec toi, n'est-ce pas ?

- Tu apprends vite, me moquais-je. C'est une belle qualité.

Je m'approchais de lui et l'embrassais. Je remarquais ensuite que tout le monde était sortit en douce.

- C'est peut être une belle qualité, mais ça ne va pas m'empêcher d'essayer d'avoir le dernier mot quand même, fit-il remarquer.

- Je n'en doute pas, mais ça sera un lutte difficile. Crois-tu que tu en seras capable ? dis-je sur un ton dramatique.

- Je ferais de mon mieux.

Je me mis à rire et il m'embrassa à nouveau.

Legolas me tira doucement vers la sortie tandis que tous les regards étaient posés sur Alicia et Peter. Nous sortîmes à l'extérieur, et il me serra dans ses bras.

- Je te promets de ne plus te forcer à faire quoi que ce soit, jura-t-il.

- Je sais que c'est pour mon bien, mais si je te dis que je suis correcte, c'est que je le suis, d'accord ?

Il ascquisa. Je le regardais ensuite dans les yeux, puis l'embrassais. Ensuite, nous rejoignîmes tous les autres dans la salle du conseil pour parler du sujet primordial : La bataille finale.

Ça s'en vient vite, vite, vite! Alors, qui veut la suite? Est-ce que ça vaut encore la peine que je poste?