Une voix dans la tête de Harry hurlait des avertissements au sujet des lois du mouvement de Newton, mais personne ne perdit de temps à l'écouter. Le plan était simple, et tant qu'il parvenait à ne pas se cogner la tête, il était sûr qu'un médecin magique réussirai à réparer les dégâts. Les yeux de Neville se changèrent en soucoupe quand il comprit ce que Harry comptait faire.
Tu vois ? Lui aussi pense que c'est une mauvaise idée !
Trop tard pour renoncer. Harry serra les dents et se prépara à attraper son camarade au vol. Mais le balai n'avait pas encore dit son dernier mot. Il parut ralentir pendant une seconde, puis se cabra et bondit par-dessus Harry comme un cheval l'aurait fait d'une haie. Son corps bougea sans qu'il eut pris à y réfléchir, Harry bondit à son tour, poussant sur ses jambes de toutes ses forces, les mains tendues aussi haut que possible. Et pendant une trop longue seconde, il crut qu'il n'y arriverai pas, juste avant que ses mains se referment sur le manche.
Ça c'est fait.
"Nev_!" fut tout ce qu'il eut le temps de dire avant d'être saisi d'un violent vertige.
Qu'est-ce que_?
Loin de sembler gêné par le brusque gain de poids, le balai continua de s'éloigner du sol de plus en plus vite.
Évidemment ! J'aurais dû me douter que pour les sorciers les lois de la physique ne sont que de simples recommandations !
"Neville ! Saute !"
Neville secoua la tête vigoureusement. "Pas question !"
"On sera bientôt trop haut, c'est maintenant ou jamais !"
Les lèvres se Neville étaient si pincées que sa bouche n'était plus qu'un traits. Il fit non de la tête une nouvelle fois. Ce n'était vraiment pas le moment d'avoir peur ; les doigts de Harry lui faisaient mal, il allait lâcher prise d'un moment à l'autre.
"Tu préfères tomber de trois mètres ou de trente ? Parce que tu sais que c'est ce qui va se passer !"
Neville n'hésita qu'une seconde, mais ce fut suffisant. Harry lui saisit le poignet de la main droite et lâcha le balais de la gauche.
"Heyyyyy !"
L'expression de pure terreur qui se dessina sur le visage de Neville fut la dernière chose que vit Harry avant de fermer les yeux et serrer les dents. La chute ne fut pas bien longue, et le sol les accueillis à bras ouverts.
Le choc ne fut pas aussi rude, que ce à quoi Harry s'attendait, et presque rien en comparaison de celui qui advint une fraction de seconde plus tard, quand la tête de Neville lui percuta le plexus. L'air fut chassé si vite de ses poumons qu'il ne put même pas exprimer sa douleur.
On aurait dû avoir beaucoup plus mal après une chute pareille, quelqu'un a dû nous ralentir avec un sort.
Qui que ce soit il a ma reconnaissance éternelle !
"Rien de cassé, Neville ?" laissa échapper Harry entre deux respirations dès qu'il put à nouveau accumuler de l'air dans ses poumons.
"Non... Je ne crois pas."
"Génial, tu peux te lever s'il te plait ?"
Deux paires de main saisirent Neville par les épaules et le remirent sur pied.
"Tu vas bien Nevy ?"
"Tu nous a fait super peur !"
"J'aurai jamais pensé que tu saurais faire ce genre d'acrobaties, c'était dément !"
"Imbécile c'était pas lui, le balai devais avoir un problème !"
La foule s'était rassemblé autour d'eux si vite que Harry ne les avait pas vu arriver.
"Tu peux te lever Harry ?" debout à côté de lui, Draco lui offrait sa main.
Evidemment, personne n'aiderai un Serpentard, même après qu'il ait sauvé la vie à quelqu'un d'autre.
"Ça ira, je crois que je vais rester là un moment."
"Quelqu'un va finir par te marcher dessus, tu sais ?"
"Potter !"
Ron arriva sur son balai juste à ce moment.
Oh, j'ai été rétrogradé à juste "Potter" maintenant ?
La mine du Gryffondor était tout sauf réjouie, mais à en croire la pâleur de son visage il n'avait visiblement pas encore explosé. Harry se leva lentement, s'assurant au passage que ses membres étaient toujours en place, pour lui faire face.
"Tu es sure que tout va bien ?" demanda Draco, ignorant ostensiblement le nouvel arrivant.
"Ça va, l'horizon tremble un peu mais je devrai être capable de marcher."
Ron ouvrit la bouche pour parler, mais Harry n'entendit jamais ce qu'il voulut dire, car la seconde suivante le balai de Neville lui tomba sur la tête et il perdit connaissance.
Quand il ouvrit les yeux, Harry était allongé sur un lit d'hôpital, dans une pièce qu'il ne connaissait pas, mais le style ancien des murs de pierres et des arches au plafond lui étaient familier. Il laissa échapper un soupir de soulagement : par les grandes fenêtres qui perçaient les murs derrière les rangées de lits, il voyait la forêt et le stade. Il était toujours à Poudlard.
"Je vois que tu es réveillé."
Harry sursauta.
"Excuses moi, je ne voulais pas t'effrayer." Une femme d'un âge assez avancé portant une blouse et une coiffe d'infirmière lui parlait depuis un bureau à l'autre bout de la pièce. "Tu n'as pas de contusions, si tu te sens en état de marcher tu peux retourner en classe, mais j'ai bien peur que tu ais manqué le déjeuner."
"Combien de..."
"Trois heures. Mais franchement, on n'a pas idée de s'accrocher à un balai en vol ! Je devrai demander une assistante dédiée à la maison Gryffondor, avec tous les accidents que vous provoquez !"
"Je ne..."
"Tu as eu de la chance jeune homme, tu n'as aucune fracture, mais crois-moi, les accidents de balai ne se finissent que rarement aussi bien !" Elle secoua lentement la tête "Pourtant quand on sait qui était ton père cela n'a rien d'étonnant, lui aussi avait le don de pr_"
"Attendez, vous avez connu mon père !?"
"Evidemment que j'ai connu ton père, il trouvait le moyen de finir ici quasiment toutes les semaines ! Une bonne moitié des règles de sécurité de Poudlard ont été mises en place à cause de lui et sa bande ! Et je m'étonne qu'avec sa réputation on t'ai laissé te balader sans surveillance avec un balai ! Il a prouvé qu'il était capable de causer plus de dégâts avec un de ces engins qu'une nuée de cognards et croyez moi, j'en ai vu des_"
"Quelle genre de personne c'était ?" l'infirmière avait l'air du genre de personne qui se lançait dans des tirades à n'en plus finir si on ne l'en empêchait pas.
"Et bien... Je ne suis peut-être pas la mieux placée pour en parler... Les seuls moments où je le voyais c'est quand lui ou un de ses acolytes se cassait quelque chose..." Elle était visiblement gênée par le sujet "Je ne veux pas dire du mal des défunts, c'était surement une gentille personne... Et puis il est mort en... Un peu turbulent sur les bords, mais quel garçon ne l'est pas à son âge... Oui, définitivement gentil..." Son regard se perdit au loin, elle était visiblement perdue dans ses souvenirs.
Turbulent mais définitivement gentil ?
Je pense qu'on n'en tirera rien de plus.
"Je crois que je vais y aller." dit-il en sautant du lit et se dirigeant vers la porte.
"Quoi ? Non ! Oh !" brutalement tirée de sa rêverie, il lui fallut un moment pour se rappeler où elle se trouvait" Je veux dire... Oui, bien sûr, vas-y. Mais plus d'acrobaties de ce genre, suis-je bien claire ?"
"C'est promis, merci pour les soins." dit-il en passant les portes.
"C'est mon travail, voyons."
Les portes se refermèrent toute seules derrière lui et Harry se retrouva seul dans le couloir.
Si l'heure du déjeuner était passée, il avait donc forcément manqué le cours de potions. C'était le premier cours avec son directeur de maison et il prenait déjà du retard. Bien sûr avait commencé à étudier son manuel mais ne connaissait pas la moitié des plantes qui y étaient décrites. Une nouvelle visite de la bibliothèque s'imposait -bien qu'il avait déjà prévu d'y passer toutes ses soirées, sa seule autre option étant la salle commune de Serpentard où il devrait subir des regards constants et la présence de Draco. Grace à Hermione il y avait aussi la Salle Serdaigle où il pourrait réviser, mais il n'osait pas y retourner sans elle.
Je me demande quelle est la limite concernant le nombre de livres qu'il est possible d'emprunter en même temps ?
Elle doit surement être élevée, je ne crois pas que les Serdaigles survivraient longtemps sinon.
Quoi que, c'est peut-être pour éviter d'avoir à subir de restrictions qu'ils ont leur propre bibliothèque ?
Quoi ? Ce serait totalement injuste pour les autres maisons !
"Pas par-là."
La voix inconnue résonna dans tous le couloir. Harry se retourna. Personne.
Il avait marché en ligne droite sans réfléchir en quittant l'infirmerie et maintenant qu'il y réfléchissait il n'avait aucune idée de la direction à suivre pour retourner dans la partie du château qu'il connaissait. Il avait été interrompu alors qu'il s'apprêtait à mettre le pied sur une marche d'un escalier qui descendait.
"Bonjour ?" dit-il au vide.
"Ici." répondit la voix.
"D'accord, mais ici c'est où ?"
"Le mur derrière toi."
Harry se retourna. Le portrait d'une dame ronde accoudée à une fenêtre le regardait.
"Heu... Bonjour."
"Tu l'as déjà dit."
"Oh. Oui. Désolé."
"Lunettes, frange, l'air vaguement perdu et s'excuse tout le temps pour un rien, tu es Harry Potter c'est ça ?"
"Quoi ? Heu... Oui ?"
"Bien, je te cherchais."
Harry failli demander comment un portrait pouvait chercher quelqu'un, mais son cerveau lui fit remarquer que le fait que le portrait en question lui parlait devait déjà lui donner un indice concernant la réponse.
"Une jeune demoiselle avec les cheveux violets m'a chargée de t'empêcher d'aller te perdre."
"Une demoiselle avec... Oh, Tonks !"
"C'est ça. Elle est restée devant la porte de l'infirmerie pendant une heure à attendre que tu te réveilles avant que l'infirmière ne la force à retourner en classe."
Harry n'avait pas l'habitude d'avoir quelqu'un qui s'inquiète pour lui, mais il devait reconnaître que la sensation de douce chaleur que la nouvelle provoquait en lui était plus qu'agréable, il se demandait si c'était ce qu'on ressentait lorsqu'on était membre d'une famille.
"Mais elle semblait croire que sans surveillance tu finirais par errer n'importe où et disparaître, et après t'avoir observé je commence à comprendre pourquoi elle peut penser ça... Oh ? Mais tu rougis ma parole ! C'est adorable !"
Après avoir taquiné Harry pendant encore dix bonnes minutes, la dame au tableau lui avait indiqué la direction de la bibliothèque.
Il va falloir que je demande à Tonks des explications concernant sa façon de parler de moi aux inconnus.
On devrait plutôt s'inquiéter du fait que des gens arrivent à nous reconnaître grâce à cette description, non ?
Dans la bibliothèque, Hermione donnait un cours de soutien à une dizaine de Poufsouffles et de Gryffondors. Elle remarqua tout de suite Harry quand il rentra, mais il se contenta de lui faire un petit salut de loin avant de s'enfoncer dans les rayonnages. Il ne lui fallut pas longtemps pour retrouver ses marques et trouver la section botanique.
Une encyclopédie générale devrait suffire... un dictionnaire aussi... et pourquoi pas un herbier... oh, et aussi...
Il finit par quitter la section avec une demi-douzaine de livres dans les mains et parti à la recherche d'une table à l'écart de la zone de travaille, comme celle qu'il avait trouvé la dernière fois, mais il eut beau refaire le même chemin que dans son souvenir, il n'en vit pas l'ombre d'une. Il finit par abandonner et jeta son dévolu sur un canapé miteux -mais néanmoins confortable- planté sous une arche entre les sections histoire des forêts de pin du Nord de la Bretagne et chaussures de sorciers célèbres du 17e siècle. Au moins ici il espérait avoir un peu de temps au calme pour_
"Bonjour monsieur Potter."
Quoi encore ?
Un garçon que Harry n'avait jamais vu se tenait près de lui. Il ne portait les couleurs d'aucune maison, juste des robes de sorcier grises.
Je ne savais pas qu'on pouvait faire ça.
En même temps, personne n'a jamais dit qu'il y avait un uniforme, que je sache.
Mais ils ont fait tant d'efforts pour que chaque maison se démarque des autres que ça m'a paru évident.
Ne jamais croire aux évidences tant qu'elles n'ont pas été testées.
Tu me dis ça maintenant alors que_
"Je m'appelle Frank. Frank Noble." Dit le garçon en tendant la main à Harry
"Euh… Enchanté Frank."
"Je ne voudrai pas m'imposer à vous, je peux voir que vous êtes occupé, mais j'ai entendu dire que vous avez grandi chez les moldus ?"
"C'est bien le cas."
Il s'est donné tout ce mal juste pour vérifier une rumeur ?
Tu es surement le seul qui considère le fait d'aller parler à un inconnu comme se donner du mal.
Frank hocha la tête.
"Je me suis dit que si vous n'avez pas grandi dans notre monde, vous ne deviez pas avoir beaucoup d'amis, alors je me suis dit, « Frank qu'est-ce que Merlin aurait fait à ta place ? », et là je me suis dit « Merlin ne laisserai jamais quelqu'un qui manque d'amis seul ! », alors je me suis dit « Il faut que je lui parle, juste pour être sûr qu'il va bien ! » et du coup me voici."
Est-ce que ce garçon vient d'avouer qu'il se parlait à lui-même ?
Est-ce que tu es sûr de vouloir te lancer sur ce terrain ?
Point taken.
"Alors, monsieur, si vous voulez bien, je me suis dit qu'on pourrait être amis ? Vous n'êtes pas obligé de dire oui, mais je me suis dit que « Si moi je n'avais pas d'amis, je voudrai que quelqu'un vienne pour être le mien. » alors j'ai pensé « Ça vaut le coup de demander. »"
Ça devenait un peu redondant à force, mais Harry trouvait le garçon plus mal adroit qu'agaçant.
C'est si facile que ça ? Je veux dire, tout ce que j'ai à faire c'est d'attendre pour que quelqu'un me propose de devenir son ami ? Ce type de personne ça existent vraiment ?
Si la réalité fonctionnait comme ça, on s'en serait déjà rendu compte.
Et pourtant il est là. Je veux dire_
"Bonjour Harry." Silencieux comme une ombre, il était soudainement apparu, sorti de nulle part. Oh, tu es la Noble ?"
"B…Bonjour, Monsieur Malfoy. Je…" Frank ne tremblait pas encore, mais il avait le regard d'un lapin pris dans les Phares d'une voiture. "Je dois y aller." dit-il avant de partir en courant.
C'est la seule personne « normale » qui nous tend la main depuis qu'on est arrivé dans ce château de fous, et il le fait fuir !
"Heureusement que je passais par-là." Dit Draco en se passant la mais dans les cheveux.
Les yeux de Harry jetaient des éclairs, mais Draco ne sembla pas le remarquer. Il souleva la piles de livres de Harry qui occupait à elle seule la moitié du canapé pour la poser sur le sol, avant de s'installer sur à leur place sans rien demander à personne.
"Tu vois ? Quand je te disais que tu avais besoin de conseils concernant tes fréquentations."
"Je m'en sortais très bien jusque-là !" lâcha Harry entre ses dents.
"Hahaha, tu crois ? Excuses-moi, mais là tu ne pouvais pas être plus loin possible de « t'en sortir », comme tu dis. Tu n'es pas le premier à qui ce gentil Frank vient faire la cour. Il est passé me voir avec la même proposition dès qu'il a mis les pieds à Serpentard."
"Et alors ? Il a le droit de vouloir des amis."
"Oh, Harry. Ne sois pas si naïf."
Jusqu'à présent, Harry n'avait rien contre Draco. Il se méfiait de lui -principalement c'était une brute-, ses parents étaient peut être complice de la mort des siens -ce qui n'était pas directement de sa faute mais devait quand même être pris en considération-, mais c'était tout. Maintenant il commençait à le détester.
"Toute l'Angleterre magique sait que sa famille à des dettes à étouffer un gobelin nouveau-né. Sa propre mère vend ses « services » pour une bouchée de pain, juste pour qu'ils parviennent à survivre un peu."
"Et je ne vois pas en quoi ça le disqualifie pour être mon ami. Je dirais même que maintenant j'ai envie de faire tout ce que je peux pour lui apporter mon soutien."
"Harry, Harry, Harry…" Dit Draco en secouant lentement la tête. "Tu es trop gentil, c'est ce que les gens comme lui attendent. Que feras tu quand il te demandera un million de gallions pour soigner sa grand-mère malade ? Ou un autre pour empêcher les gobelins de saisir sa maison ? Ou quand il voudra une mèche de tes cheveux ?"
Harry se demandait bien ce que Frank pourrait faire d'une mèche de ses cheveux. Il avait entendu dire que les filles se faisaient des bracelets avec les cheveux de leurs amis en signe d'amitié, mais il ne savait pas que les garçons le faisaient aussi, ni que cette coutume existait aussi chez les sorciers.
"Je n'ai pas tant d'argent, mais si je l'avais je la lui donnerai sans hésiter."
"Parles moins fort, les tableaux ont des oreilles. Et pour commencer, il n'a pas de grand-mère, les trois premiers pigeons à qui sa mère a fait le coup se sont assurés de faire en sorte que tout le monde de la magie d'ici jusqu'aux frontière de l'Europe le sache, et ensuite, tu as autant d'argent, je le sais, il le sait, tout Poudlard le sait, et les quatre autres héritiers à qui il a qui il a si gentiment proposé son amitié cette semaine le savaient aussi."
"Les… Quoi ?"
"Ton nouvel ami a tenté sa chance avec tous les fortunés de Serpentard à ma connaissance, et je n'ai aucune idée de ce qu'il a pu faire dans les autres maisons."
"Je… Mais… Pourquoi ?"
"Je pense que tu connais déjà la réponse."
Donovan Conroy. Si quelqu'un est trop gentil sans raison, c'est qu'il a une raison. Toujours.
La haine de Harry fondait comme neige au soleil, laissant place à la déception.
"La rumeur selon laquelle dès son arrivée le survivant s'est interposé, sans baguette, pour défendre de pauvres petites filles sans défense d'une paire de brutes qui leur voulait du mal a commencé à se répandre. Rassure toi, personne ne sait qui est la "brute" de l'histoire, ni qui sont les fameuses demoiselles en détresse, je m'en suis assuré. Crois-moi, il vaut mieux que personne ne sache qui elles sont, pour ton propre bien. Mais il a certainement entendu parler de tes exploits et s'est dit « Gentil comme il est ce sera surement une cible facile ! », et ensuite il s'est répondu « Oui, ça vaut le coup d'essayer ! » j'en mettrai ma baguette au feu."
Harry avait toujours été conscient de son manque de connaissance du monde sorcier, c'était même le sujet qui le préoccupait le plus depuis qu'il en avait appris l'existence. Mais en cet instant il réalisait que son ignorance pourrait lui coûter bien plus qu'un petit malentendu. Les conséquences pourraient être catastrophiques, et le désastre n'attendra pas qu'il soit prêt pour lui tomber dessus. Mais Draco était là. Harry regarda le jeune Serpentard comme s'il le découvrait pour la première fois. Se pourrait-il qu'il se soit trompé sur son compte ? Draco allait il se révéler être un allié nécessaire ? Son secours inattendu ? Bien qu'il puisse déjà se figurer le sourire de Draco quand il les entendra, Harry réalisait qu'il allait devoir prononcer à nouveaux ces mots :
"Je pense que tu devrais me dire tout ce que tu sais, s'il te plait Draco, au nom de notre amitié, il faut que je sache."
