Pendant la demi-heure qui suivi, Draco expliqua à Harry que l'apparition d'un mage noir si puissant que personne ne pensait qu'il puisse être stoppé avait drastiquement modifié la balance des pouvoirs du gouvernement de l'Angleterre magique. Il y avait bien sur déjà eu plusieurs tentatives de coups d'état par des mages plus ou moins puissant, et chacune avait été maîtrisée avant que la situation échappe à tout contrôle, mais la menace de vous-savez-qui ne ressemblait à rien de ce qui avait été vu auparavant. Tous les mages noirs de l'histoire avaient tenté d'imposer leur domination par la force, s'étaient fait connaitre du publique dès leur débuts et avaient un but simple : le pouvoir. Mais les choses avaient changé après Grindelwald ; lui avait une idéologie, un but plus grand que le simple désir mégalomane de domination, il voulait créer un nouveau monde dont il serait le maître en dominant non seulement les sorciers, mais aussi les moldus. Et parce qu'il avait une ambition derrière laquelle pouvaient se ranger ceux qui partageaient son opinion, il fut très difficile de le stopper, au point où toute l'Angleterre d'une seule voix demanda l'aide de Dumbledore.

"D'après mon père, ce fut la première erreur que fit ce pays, et ce fut celle qui provoqua sa chute."

Car une fois élevé au rang de héros national, alors qu'il n'avait jusque-là été rien d'autre qu'un professeur-chercheur, son influence est devenue si grande, que lorsqu'une menace du même niveau que la terreur de Durmstrang, c'est naturellement vers lui que se sont tournés tous les faibles, dans l'espoir qu'une fois de plus il les sauve de leur propre impuissance. Avec lui, beaucoup d'autres ont été promu à des postes simplement à cause de leurs exploits militaires ou imposée pas lui car ils avaient sa confiance. Dans le même temps, le mage noir fit ce que personne avant lui n'avait tenté. Comme Grindelwald, il était puissant mais attirait à lui pour ses idées, ses convictions. Mais contrairement à lui, il ne cherchait pas à dominer uniquement par la puissance. Par manipulation, menace et ensorcellement, il infiltra les différentes strates du gouvernement afin de mettre des bâtons dans les roues de ses opposants. Certains pensent qu'il aurait facilement pu prendre le contrôle du gouvernement à n'importe quel moment, seulement, l'influence de Dumbledore était telle, que rien ne pouvait se passer au ministère sans qu'il ne fût au courant. Et durant tout le règne de terreur qui s'en suivi, le doute et la méfiance régnèrent au cœur du gouvernement, chacun soupçonnant son voisin d'être sous l'emprise de l'un ou de l'autre. Leur petit jeu du chat et de la souris à divisé le pouvoir en plusieurs petites factions, chacune ayant une attirance pour l'un ou l'autre des deux camps.

"A part les gens intelligents, comme mon père, qui faisaient tout pour les fuir tous les deux et essayer de maintenir le pays à flots."

Mais très vite leur groupe s'est fait gangrener par les traîtres, et sous les coups de menaces et de manipulations, ils été obligés de se ranger sous la protection de l'un ou de l'autre. Certains en quête de pouvoir, d'autres par crainte pour leur famille, et d'autres encore, simplement pour espérer que la guerre prenne fin le plus rapidement possible, afin de mettre fin aux horreurs de celle-ci et empêcher le pays de sombrer.

"Et alors que le pays était sur le point de céder au chaos, Harry Potter fit ce que nul autre n'avait été capable de faire et devint le sauveur de l'Angleterre, de l'Europe, et peut être même du monde."

Mais l'histoire ne s'arrête pas là, il n'y a pas de "et ils vécurent heureux pour toujours" dans la vie réelle. Le gouvernement était brisé et rempli de gens qui n'y avaient pas leur place, mais qui refusaient de renoncer au pouvoir qu'ils avaient acquis. Jusqu'à aujourd'hui, plus de dix ans après, il y a encore des guerres de clan au sein du ministère, et ce même au sein du Magenmagot.

"Le Magen… quoi ?"

"Le Magenmagot est la plus haute instance du gouvernement, c'était à l'origine un genre de conseil des sages, où toutes les décisions les plus importantes sont censé être prises pour le bien de tous. Mais ils se sont ramollis après la guerre, et sous l'influence de Dumbledore ils ne sont plus que l'ombre de ce qu'ils furent."

De plus en plus de gens sont insatisfaits de la direction que prends l'Angleterre magique, et les guerres intestines recommencent, cette fois ci avec plusieurs petits groupes qui tentent de faire pencher la balance des pouvoir dans leur propre intérêt, et Poudlard est en plein milieu de leur terrain de jeu.

"Tu comprends maintenant ? Imagine l'impact qu'a eu ta répartition ; depuis des siècles Gryffondor à une réputation d'usine à héros et Serpentard de terreau à mage noirs, et toi, le survivant, celui qui a vaincu le mal, tu leur prouves que rien n'est joué, et que la maison de Merlin à encore son mot à dire !"

"Mais je n'ai encore rien accomplis !"

"Mais tout le monde sais que tu feras de grandes choses, et pour l'instant c'est tout ce qui compte ! Le pouvoir qui est entre tes mains est convoité de tous et il feront tout ce qui est en leur pouvoir pour te mettre la main dessus."

"Je sais pas trop Draco, je ne sais pas si je peux être cette personne."

"Et qui crois-tu que tu peux être d'autre ? Harry, je ne peux qu'imaginer la pression que tu dois ressentir, mais n'oublies pas que tu es un Serpentard, et que tu es l'allié de la famille Malfoy ! Il n'y a rien qui te soit impossible ! Alors oublie un peu les gens qui ne te méritent pas. Tu es au-dessus d'eux."

"Je ne penses pas que je veuilles ça non plus. Je ne me voit pas supérieur à qui que ce soit, et je me suis fait de vrais amis, des gens qui comptent pour moi."

"Tu vas vite te rendre compte qu'être Serpentard à un coup, et qu'ils vont se retourner contre toi."

L'image de Ron s'imposa à l'esprit de Harry. Puis celle de Neville. Draco avait raison, simplement parce qu'il était Serpentard, ceux en qui il croyait lui avaient tourné le dos… Non ?

"Hermione. Elle ne m'a pas laissé tomber."

"La sang de bourbe ? En effet, je veux bien croire qu'une personne qui ne connais rien du monde magique et qui ne te juge que pour toi ferai ça, mais combien sont dans son cas ? Si elle avait su comment les autres perçoivent Serpentard_"

"Le seul autre Serpentard qu'elle a rencontré a essayé de voler son animal de compagnie à un petit garçon, puis a essayé de s'en prendre à elle pour oser s'opposer, et est aussi la brute qui a agressé deux filles dans les toilettes. Le tout dans la même journée."

Draco Soupira.

"Pourquoi faut-il que tu rendes les choses les choses si compliquées ?"

"Pourquoi faut-il que tu te comportes comme ça ?"

"Je ne sais pas comment ça se passe chez les moldus, mais ici, soit tu es une proie, soit tu es un prédateur. Les faibles font pitance, les forts s'emplissent la pense. Pourquoi tu crois que Frank me craint ? Maintenant, tous ceux à Poudlard qui pensaient pouvoir obtenir quoi que ce soit de moi avec des histoires larmoyantes savent ce qui les attends et crois-moi, ils ne veulent pas être les prochains."

"Qu'est-ce que tu as fait à ce garçon ?"

Draco leva un sourcil.

"Rien de pire que ce qu'il avait prévu de me faire."

En tout cas de son point de vue.

"C'est ce que mon père appelle une démonstration de force. Après deux ou trois du même genre, qui essaiera de s'en prendre à moi ? Personne. Ils plieront tous le genou plutôt que de se retrouver dans la même position que ces filles, ou que Frank."

"Vraiment ? Tu penses que tout le monde va te suivre après ça ? Ouvres les yeux, tu ne vois pas que c'est à cause de ce genre de truc que les Serpentards ont si mauvaise réputation ? Tous les gens bien vont penser que toi tu ne l'es pas."

Draco haussa les épreuves

"Père dit toujours qu'il vaut mieux avoir pour ennemi un homme vertueux qu'un homme d'ambition."

"Excuses-moi ?"

"Les gens bien, comme tu dis, me craindrons. Mais ce n'est pas d'eux que je me méfie. Ils sont si attaché à leur image de gens bien qu'ils n'entreprendront jamais rien de vraiment sérieux contre moi."

"Draco, tu réalises que tu sonnes comme_"

"Harry ? Je te cherchais, j'ai fini de donner mon cours, on révise ensemble ?"

L'interruption d'Hermione mit une fin soudaine à la conversation. Depuis combien de temps était-elle là ? Qu'avait-elle entendue ? De quel œil voyait-elle le fait qu'Harry discute ouvertement avec Draco ?

"Je vais te laisser Harry" dit Draco en se levant "Penses bien à ce que je t'ai dit, nous en reparlerons une autre fois." et il s'en fut sans un regard pour la nouvelle arrivante.

"Alors ?" demanda-t'elle quand le blond fut hors de vue.

"Bien sûr, Hermione, j'espérais te poser des questions justement." si elle ne faisait pas de remarque sur le sujet, le mieux était de faire pareil, non ?

"Avec plaisir", dit-elle en s'installant à côté de Harry, à la place que Draco venait de quitter.

"J'ai eu un… accident en vol sur balais…"

Hermione hocha la tête.

"Tonks m'a dit que tu avais été à l'infirmerie, mais que ce n'était rien de grave."

"Oh. Eh bien oui, du coup, j'ai manqué le cours de potion et _

"Je m'en doutais, je t'ai fait une fiche. Attends que je…" en disant cela elle s'était mis à fouiller dans son sac "Zut, j'ai laissé mes notes dans ma chambre. Viens, on révisera là-haut."


C'est avec plaisir qu'Harry retrouva l'atmosphère studieuse de la tour Serdaigle. En attendant Hermione, il vagabondait entre les rayonnages, lisant les titres sur les reliures, comme un enfant devant un immense gâteau qui était -on le lui avait dit- rien que pour lui, et qui le regardait avec des yeux débordant de gourmandise, mais qui n'osait pas y toucher, ne sachant pas par quel bout commencer.

Je me demande si je peux emménager discrètement sous une table ? Il me suffira de ne pas mettre les robes de la couleur de ma maison, et si j'arrive à mettre la main sur une provision suffisante de cookies et de thé à la menthe_

"Voilà," la voix d'Hermione le tira de sa rêverie "je t'ai noté ici tout ce que le professeur a dit d'important, et des passages que du manuel j'ai trouvé utiles. Et aussi j'ai mis le titre de livres qui pourraient t'aider à approfondir le sujet. D'ailleurs il en a d'autres que j'ai trouvé cet après-midi, tiens." dit-elle en lui tendant trois pages rédigés dans une écriture fine et précise et une liste de huit titres griffonnés à la main sur un morceau de parchemin.

"Merci. Tu me sauves la vie."

"Ce n'est rien…"

"Si j'insiste ! Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésites pas, je me ferai un plaisir de t'aider."

Hermione détourna le regard, et dit à mi-voix

"Et bien… pour tout te dire… il y a bien quelque chose…"

"Oui ?"

Regagnant soudain contenance, elle éluda la question d'un geste de la main.

"On en reparlera plus tard. Viens, on va voir si on peut te trouver des références en plus, certaines plantes du manuel n'existent que dans le monde magique, je ne pense pas que tu en aies déjà entendu parler. Je crois avoir vu des manuels de botanique ce matin dans le couloir sans fin, si on fait assez vite je crois qu'on aura la chance de_"

"Hermione, pause !"

La jeune Serdaigle s'arrêta de marcher et se retourna vers lui, l'air vaguement surprise.

"Plus de livres ? Vraiment ? Je sais qu'on ne peut jamais avoir trop de livres, mais là même moi je pense que ça fait beaucoup… Est-ce que tu les as lu tous ? En plus des manuels ? Et avec tout ça tu as encore le temps de faire tes devoirs et de donner des cours particuliers ? Est-ce que tu dors parfois ?"

Son regard fut trouble pendant un moment. Elle le regardait comme s'il parlait chinois, puis articula lentement.

"Oui, bien sûr, je comprends."

Une alarme s'alluma dans le cerveau de Harry, elle lui cachait quelque chose.

"Viens, allons plutôt voir ce que je peux tirer de ceux-là avant d'en chercher d'autres, tu veux bien ?"

Elle hocha la tête en guise de réponse, et l'aida à chercher les volumes en question : l'organisation de la collection privé des Serdaigles avait plus de logique que celle de la bibliothèque, mais les directives d'un initié sont quand même nécessaires pour se repérer efficacement.


Avec l'aide d'Hermione il avançait beaucoup plus vite que tout seul. La méthode qu'elle utilisait pour réviser ne lui convenait pas vraiment (elle avait apparemment une mémoire dépassant la normale et se contentait d'emmagasiner le plus d'information possible, même si elle ne comprenait pas toujours le sens de ce qu'elle apprenait ou pourquoi les choses fonctionnait de cette façon) mais son savoir encyclopédique évitait à Harry de devoir chercher pendant des heures une réponse perdue dans un manuel de deux cent pages. Il devait souvent l'arrêter lorsqu'elle se mettait à réciter des pages et des pages de définitions et finissait invariablement par s'éloigner du sujet de base, mais il était toujours agréable de discuter avec quelqu'un de ses théories et des découvertes insensées qu'on faisait à force de feuilleter de vieux livres anciens.

"Les Serpentards ne sont pas admis dans la salle commune des Serdaigles !" aboya une voix grave derrière eux.

Harry se figea, il n'osait même pas respirer.

Evidemment, ça devait arriver.

Je m'étonne que ça ne commence que maintenant.

Un garçon aux épaules larges et à la mâchoire carrée se tenait dans l'encadrement de la porte, son badge de préfets bien visible sur son torse. Derrière lui, l'autre préfet, une fille aux longs cheveux blonds regardait ses chaussures. Elle aurait préféré être n'importe où plutôt qu'ici, en ce moment et cela se voyait. Toute la salle fit silence, et Harry pouvait sentir leur regard se poser sur lui.

"On ne faisait rien de mal," se justifia Hermione paniquée. Elle se leva en vitesse pour leur faire face, trébuchant à moitié sur sa chaise, "on révisait juste et_"

"Il n'y a pas d'exception Hermione, il n'a pas sa place ici." l'interrompit-il sur le ton de celui qui n'avait pas l'intention de laisser son autorité être remise en question.

"Mais je n'ai rien vu à ce sujet dans le règlement de l'école !"

"Hermione, c'est mieux qu'il parte. Pour tout le monde." dit d'une voix désolée la préfète.

"On ne veut pas des gens comme lui ici !" renchéris son collègue.

"Mais c'est mon ami !" tenta elle au désespoir.

Harry comprit vite que la discutions n'irait nulle part. Soit Hermione n'avait pas remarqué la haine du tout Poudlard pour les Serpentards, soit elle ne l'avait jamais considéré comme l'un d'entre eux et ne s'attendait pas à ce que quelqu'un d'autre vit les choses autrement.

"Laisses tomber Hermione," dit-il en se levant "ce n'est pas grave."

En disant cela il avait déjà commencé empiler ses livres et s'apprêtait à partir. Pendant une seconde il se demanda si quelqu'un essaierai de l'arrêter s'il prenait avec lui des livres qu'il avait obtenus dans le couloir sans fin. Hermione se tourna vers lui, les yeux écarquillés et les lèvres pincées ; elle ne pouvait pas croire qu'il abandonnait aussi facilement.

Elle ne peut pas te comprendre, elle ne sait pas ce que ça fait d'être haït sans raisons, elle ne comprend pas qu'elle ne peut pas les faire changer d'avis avec de la logique.

Espérons qu'elle n'ait jamais à se retrouver à ma place.

Elle est née moldu ; si la moitié de ce qui se dit dans la salle commune de Serpentard est vrai, tôt ou tard elle sera à ta place. C'est inévitable.

Et cette révélation lui déchira le cœur. Mais Hermione n'avait pas encore dit son dernier mot.

"Très bien !" lâcha-t'elle d'un ton qui laissait clairement entendre que les choses n'étaient pas biendu tout, "Si on ne veut pas de nous ici allons chez les Serpentards. Je suis sûre qu'eux au moins ne trouverons rien à redire." Et sur ces mots elle leur tourna le dos à se mit à rassembler ses affaires.

Toute la salle retint son souffle. Même Harry faillit trébucher sur sa chaise. Il pouvait déjà imaginer le carnage, Hermione se jetais elle-même dans la gueule du loup ; il devait à tout prix l'en empêcher. Mais avant qu'il n'eut le temps de réagir, la préfète sorti de l'ombre de son camarade et se planta devant elle, prête à la retenir.

"Attends, tu es folle ? Tu es une sang-de… Je veux dire une née-moldu, si tu mets les pieds chez eux ils vont te… Te… Enfin, tu sais!"

Une des première année à qui Hermione donnait des cours s'écria depuis l'autre bout de la salle ;

"Ce sont tous des racistes, tu es mieux avec nous !"

Harry se demanda une seconde s'il devait interrompre la conversation pour expliquer la différence entre racisme et eugénisme. Mais il se rappela qu'il était dans la tour Serdaigle, et qu'il était déjà en mauvaise posture. Inutile d'en rajouter.

"Pourtant Harry ici présent ne semble pas être dérangé par qui sont mes parents, qu'est-ce que vous avez à répondre à ça ?" lança Hermione sur un air de défi à toute la salle.

"C'est un Serpentard, on ne peut pas leur faire confiance !" dit le co-préfet.

"À mes yeux le seul qui juge quelqu'un d'autre sans le connaître c'est toi !"

"Mais enfin, ils sont tous…" tenta sa collègue.

"Même Harry ?" contra Hermione.

Le garçon la regardait dans les yeux en essayant de conserver son air sévère, mais Harry voyait bien que le cœur n'y était plus. Si Draco n'avait pas menti, toute l'école était au courant pour l'incident des toilettes, et à la vitesse où les nouvelles se rependent, ils devaient aussi savoir pour Neville et il pouvait imaginer le conflit interne du Serdaigle. Regarder un individu en face et déverser sur lui une haine sans fondement est plus difficile que de le considérer comme un membre d'une catégorie floue et distante à laquelle on peut apposer une étiquette. Et c'était encore plus difficile quand on savait que l'individu en question n'avait rien fait pour mériter d'appartenir à cette catégorie, et apparemment le système de pensée du jeune sorcier se heurtait à ce dilemme pour la première fois. Après avoir lutté presque quelques de seconde il lâcha dans un soupir.

"Et puis zut. Garde le ton serpent de compagnie, mais je te tiens pour responsable s'il cause du grabuge."

Et personne ne fit plus de commentaire sur le sujet. Dans les semaines qui suivent, la présence de Harry dans la salle commune des Serdaigles devint acquise et de toute façon Hermione insista pour qu'ils y révisent exclusivement, plutôt qu'à la bibliothèque.