Voilà (enfin) la révélation que tout le monde attendait ! Enfin, je crois. Vous l'attendiez hein ?
Merci aux revieweurs, on se retrouve en bas ! Bonne lecture~
Chapitre 8 : L'ultimatum
Edith n'eut même pas le temps de profiter des effets de sa bravade, car un contingent de soldats armés ouvrit le feu sur elle sans hésiter. Elle encaissa les balles en serrant les dents et fit de son mieux pour protéger les journalistes. Elle avait encore besoin d'eux.
Quelqu'un ordonna le cessez-le-feu, et Edith se redressa tant bien que mal. Sa robe était perforée et dégoulinait de sang noir, trois impacts de balles ornaient son front, mais ce déluge de feu n'avait fait que la mettre davantage en colère. Elle ressemblait vaguement à Carrie après le seau de sang de cochon.
Un geste de la jeune femme et les pieds des soldats s'enfoncèrent dans le sol en béton comme dans des sables mouvants. Un autre geste et leurs mains ainsi que leurs armes se retrouvèrent elles aussi emprisonnées dans le sol gris.
Les gardes du corps dans la pièce sortirent leurs revolvers, mais Edith les fusilla du regard, les défiant de l'attaquer. Jim ne sut jamais ce qu'ils virent tous dans les yeux bleu orageux de la créature, mais les flingues tombèrent tous avec fracas. Quelques ministres coururent jusqu'à la porte, mais le béton qui composait le mur se liquéfia et se solidifia par-dessus le double battant.
- Restez parmi nous, on a encore besoin de vous, messieurs, fit tranquillement Edith en sortant une barre chocolatée de sa poche trouée pour en mordre un bout avec un claquement qui résonna dans la salle silencieuse.
Jim nota que le caméraman qu'elle avait déniché s'était écarté pour filmer toute la scène, et la speakerine décrivait la situation à voix basse dans son micro.
Allez savoir comment, cette petite femme qu'il avait laissée à deux doigts du coma irradiait de puissance et avait pris le contrôle d'une salle de plus de deux cent personnes en moins de deux minutes. Et cette femme terrifiante le regardait droit dans les yeux avec une rage quasi palpable.
- Tiens, Jim Moriarty. Je vois que tu as eu ton accréditation, toi aussi. Il t'a fallu combien de temps pour l'obtenir ? Cinq minutes ? Moins ? ironisa la créature.
Jim se pressa un peu plus contre le mur alors que certains chefs d'Etats qui le croyaient encore mort se tournaient vers lui en murmurant son nom. Ce faisant, il entendit comme une fêlure dans la voix d'Edith et commença à faire ses prières.
- Pardon pour le dérangement, reprit la femme en terminant son en-cas. Je tenais à vous voir tous en même temps, ça me facilite les choses, voyez-vous ? Donc me voilà à ce… sommet pour l'écologie, et je remarque que (elle jeta un coup d'œil à la ronde)… mais oui, moins d'un quart des personnes présentes se soucient réellement de l'environnement. Vous savez comment je le sais ?
Un murmure inquiet s'étendit dans toute la salle, mais personne ne répondit.
- Vraiment pas ? He bien, tous ceux qui se fichent totalement de leur planète ressentent en ce moment une vague de nausée qui ne les lâchera pas tant que je n'aurai pas quitté cette pièce.
- Mais qui êtes-vous à la fin ?! l'apostropha le président des Etats-Unis.
Ce n'était pas du courage mais de la bêtise, pensa Jim, car toutes les autres personnes présentes possédaient un instinct de survie qui leur hurlait de ne pas intervenir.
- Qui je suis ? répéta Edith en mimant la surprise. Je suis celle que vous ignorez, que vous souillez, que vous piétinez depuis toujours. Je suis celle que vous appelez la Terre, et je dois dire que je n'ai jamais été à ce point en colère depuis des millions d'années !
- La Terre ? Mais comment est-ce possible ? demanda la Première Ministre britannique.
- C'est très simple. Vous avez toujours considéré le monde dans lequel vous vivez comme un simple caillou qui flotte dans l'espace, mais la réalité est très différente. Cette planète a une conscience, une âme et beaucoup, beaucoup d'énergie. Avec cette énergie, j'ai réuni tous les éléments dont j'avais besoin pour créer la femme qui se trouve devant vous. Mais ne vous fiez pas aux apparences, je ne suis pas humaine pour autant.
- Ça je veux bien croire, marmonna Jim, qui voyait d'un autre œil tout ce qui s'était passé ces dernières semaines.
Edith le fusilla du regard, à croire qu'elle l'avait entendu à cette distance.
- Si vous vous demandez pourquoi j'ai décidé de vous rencontrer aujourd'hui, c'est que vous n'avez rien à faire ici, continua Edith. Voyez-vous, je vous observe depuis votre création, c'est-à-dire depuis très, très longtemps, et ce que je vois me rend plus perplexe de jour en jour. Vous polluez, vous vous entretuez tout comme vous maltraitez les autres êtres vivants sans raison, vous faites la guerre au nom d'un dieu que personne n'a jamais vu et vous pensez, fous que vous êtes, que vos actions n'auront pas de conséquences ? Que parce que vous jetez une seule bouteille à la mer, elle ne mettra pas un million d'années à se décomposer ?
Elle marqua une pause pour donner du poids à ses paroles avant de reprendre :
- La vérité, humains, c'est que vous n'avez de respect pour rien. Vous pensez que tout vous est dû, que cet environnement dans lequel vous êtes apparus vous appartient, mais c'est faux. Vous vivez sur mon dos comme des tiques sur un chien, et parce que j'étais curieuse de voir ce que vous alliez faire de vos cerveaux si avancés, je vous ai laissés prospérer. Mais pour chaque bonne chose que vous faites, vous en créez dix autres qui seront néfastes pour tout le monde, alors voilà : j'en ai marre. Marre d'être arrosée de déchets, marre qu'on pollue mon air, mon eau, mon sol, marre qu'on pompe mon sang pour le vendre à prix d'or, marre de sentir des flots de sang se répandre à ma surface !
Le sol trembla, sûrement soulevé par la colère d'Edith, mais elle n'y accorda aucune importance.
- La vérité, c'est qu'à cause de vous, je n'ai plus que quelques mois à vivre. Vous savez pourquoi ? Pour ça.
Elle se plia en deux et vomit un flot de magma noir et épais dans lequel bouillonnaient des bouts de plastique, de métal tordu, de film alimentaire…
- La pollution me tue à petit feu, dit-elle en s'essuyant la bouche. Bientôt, il n'y aura plus assez d'arbres pour purifier l'air, et ça fait déjà des années que je n'arrive plus à décomposer tout ce que vous jetez. Mes sous-sols s'effondrent, mes nappes phréatiques se vident, tout comme le pétrole, et d'ici quelque temps, je vais juste… m'affaisser sur moi-même et devenir un trou noir de plus dans l'Univers. Alors dites-moi, humains, où serez-vous quand ce sera fini ? Si vous espérez encore prendre quelques riches, les fourrer dans une fusée et les envoyer à des années-lumière d'ici pour sauver l'humanité, laissez-moi rire. Ils mourront de vieillesse avant d'avoir trouvé une nouvelle planète à détruire.
Quelqu'un glapit dans la salle et Edith leva les yeux au ciel.
- Bref. C'est pour cette raison, et peut-être d'autres que je n'aurais pas le temps de vous exposer de façon complète avant la fin du monde, que je suis venue vous voir pour vous prévenir. N'y voyez surtout pas un signe de ma gentillesse, car vous l'avez épuisée il y a déjà des siècles. Je vous donne une année de délai. Une année jour pour jour, à partir d'aujourd'hui. Vous avez une année entière pour trouver des solutions et les mettre en pratique au niveau international pour changer la situation dans laquelle vous m'avez mise.
- Mais que voulez-vous qu'on fasse ? demanda un dignitaire avec un fort accent.
- Replantez des arbres, arrêtez de torturer gratuitement les animaux et vos semblables, arrêtez de ne penser que par l'argent, j'en sais rien moi ! Trouvez des solutions et changez les choses. Si vous y arrivez, vous devrez continuer dans cette direction jusqu'à ce que tout redevienne comme avant, quand l'air sera pur et quand vous aurez trouvé un moyen de me débarrasser de tous vos déchets.
- Et si rien ne change d'ici un an ? demanda un vieil homme.
- Alors je vous tuerai tous. Ce sera un déchaînement de catastrophes naturelles comme le monde n'en a jamais vu, et personne n'en réchappera. Vous pourrez vous cacher dans vos jolis petits bunkers souterrains, je vous trouverai tous. J'ai plié ce bâtiment à ma volonté, pensez-vous que je ne puisse pas en faire de même avec les autres ? En fin de compte, c'est juste du sable. Un de mes nombreux rejetons. Votre acier tout-puissant n'est jamais qu'un condensé de mes minerais, qu'est-ce qui m'empêche le détruire ? Et vous avez vu ce que je sais faire avec du bois.
- Attendez, vous allez anéantir toute l'humanité ? demanda une ministre hystérique. Il n'y a pas moyen d'en épargner une partie pour tout recommencer ?
- Qui donc ? Vous, par exemple ? se moqua Edith. Non, laisser un seul humain vivre, c'est risquer que justement, tout recommence. Je ne ferai d'exception pour personne, et même si j'en faisais, ce ne serait pas pour une politicienne qui n'a jamais prêté attention à ce que des personnes plus sages qu'elle lui racontaient. Vous avez eu plusieurs occasions de changer les choses dans votre pays, mais vous ne l'avez pas fait, donc vous ne valez pas mieux que les autres. La seule raison pour laquelle je vous donne cette occasion de vous racheter, c'est parce que des milliers de personnes bien meilleures que vous tous réunis vivent encore dans ce monde. Apprenez à les écouter, et peut-être que vous vous en sortirez.
Edith jeta un œil aux alentours pour voir s'il y avait d'autres questions, mais comme personne ne réagissait, elle reprit la parole.
- Bon, donc, je veux que chacun d'entre vous jure qu'il fera ce qu'il pourra au niveau de son pays pour diminuer son empreinte écologique et sauver le monde à sa propre échelle. Que ceux qui le veulent lèvent la main et jurent devant cette caméra, que le monde entier les voie.
Certains ministres se levèrent dignement et jurèrent, chacun dans leur langue. Edith leur adressa un signe de tête, comme si elle avait compris chacun de leurs mots. Enfin, venant d'une entité qui observait tout le monde depuis des millions d'années, ce ne serait pas si étonnant, après tout, qu'elle maîtrise tous les dialectes terriens.
- Et vous, dit-elle aux autres, que vous faut-il de plus ?
- Qui nous dit que vous n'êtes pas une de ces extrémistes écolo ? se moqua le président au nom de canard. Que vous ne faites pas tout ça pour qu'on obéisse à vos demandes stupides, pour qu'on jette de l'argent par les fenêtres pour soi-disant sauver deux pingouins sur la banquise ?
Edith le contempla comme si elle n'en revenait pas de tant de connerie, et beaucoup de gens dans la salle se pincèrent l'arête du nez.
- Je serais tentée de faire comme si je n'avais rien entendu, mais comme tout est filmé, vos compatriotes les plus crédules et les plus stupides vous entendront, donc je répondrai ceci pour ne pas vous laisser les induire en erreur. On ne peut pas dépenser d'argent quand on est mort. Vous croyez en Dieu, non ? He bien, si vous ne le faites pas pour l'environnement, faites-le pour votre âme, quelqu'un là-haut décidera peut-être qu'elle vaut quelque chose. Personnellement, j'en doute, mais vous ne pouvez qu'essayer.
- Ça ne me prouve pas que vous êtes bien celle que vous prétendez être, s'entêta l'homme avec un de ses habituels sourires carnassiers.
Edith s'approcha de lui, suivie par ses vrilles, et se pencha à la hauteur du président, les yeux exagérément écarquillés.
- Je vois que votre fauteuil est en cuir. Vous voulez que je ramène à la vie les pauvres vaches qui sont mortes pour le fabriquer pour vous prouver que j'ai raison ? proposa-t-elle très sérieusement, même si Jim se doutait qu'il s'agissait de bluff.
L'homme ne put retenir un geste de recul et se leva en hâte pour s'éloigner de son siège. Satisfaite, Edith se redressa, les mains sur les hanches.
- Je vois que vous me croyez, en fin de compte. Quelqu'un d'autre en doute encore, que je puisse transformer ses chaussures en veaux ?
Le reste de la salle se hâta de lever la main pour jurer.
- Il ne reste plus que vous, président, fit doucement Edith en le fixant intensément. Je vous déconseille de jurer à la légère, car vous serez le premier à le regretter dans un an, je vous le promets.
Le président des USA finit par lever la main avec hésitation et jura du bout des lèvres. Rien qu'à voir son visage, Moriarty sut qu'il serait l'un des premiers à partir en congé à durée indéterminée l'année suivante.
Jim retrouva Edith en train de dire au revoir aux journalistes dans le parc du Capitole. Il jeta un œil à la brèche dans le mur et siffla, impressionné.
- Je vais finir par croire que tu es masochiste, fit Edith d'un ton léger en le sentant approcher.
Les journalistes s'éloignèrent rapidement pour aller porter leur carte-mémoire à leurs bureaux et la créature se tourna vers le Consultant.
- La Terre, donc, déclara-t-il dans un souffle. J'ai dormi avec la personnification de la Terre. Donc tu es… un genre de déesse, c'est ça ?
- Pourquoi les humains ont-ils toujours besoin de s'inventer des dieux pour se rassurer ? demanda curieusement Edith. La Terre c'est la Terre, un point c'est tout. Je suis qui je suis et je t'assure que je n'ai rien d'une déesse.
- D'accord, d'accord, capitula l'Irlandais en levant les mains. Donc tu m'observes depuis ma naissance ? C'est flippant, non ?
Edith leva un sourcil blasé et croisa les bras.
- Okay, j'essayais de faire diversion. Tu ne comptes pas me tuer pour… ce que tu sais ? retenta l'homme.
La jeune femme poussa un long soupir et se détendit d'un coup.
- A vrai dire, le fait que tu m'ais mise en colère m'a bien aidée aujourd'hui. En général je suis une planète pacifiste, je n'aurais pas pu menacer et attaquer tous ces gens si je n'avais pas été aussi remontée.
- Une planète timide, comme c'est adorable, persifla le Consultant.
Il soupira à son tour et considéra le parc, les mains dans le dos.
- Ça va changer beaucoup de choses, tu crois ? Quand les gens verront les images, je veux dire.
- J'imagine que ça commencera par une vague de panique, des manifestations un peu partout, puis des théoriciens du complot vont trouver un moyen de démonter la vidéo, mais personne ne les écoutera, comme d'habitude. C'est dommage pour eux, vu que parfois ils ont raison.
- Et après ça se calmera et tout le monde se conduira tellement bien que c'en sera dégoûtant, continua Moriarty. Ils vont te confondre avec Dieu et penseront gagner une place au Paradis si ça part en cacahuète d'ici un an.
- Ils peuvent toujours essayer, s'esclaffa Edith. J'ai beau tenter de t'imaginer en train de planter un arbre, je n'y arrive pas.
- J'essaierai peut-être de m'y mettre, en souvenir de toutes nos disputes. Mais après, l'humanité va sombrer dans le désespoir et la drogue va se vendre à prix d'or. Idem pour l'alcool. Ce bon vieux Moriarty a encore du travail à faire.
- Tant que l'humanité existe, le crime perdurera. Et tant que l'humanité aura besoin du crime, tu resteras là, n'est-ce pas ? Tel une mauvaise herbe pleine de racines. Sérieusement, arrête de traiter les gens comme de la merde.
- Avec tout le respect que je te dois mais que je ne te donnerai jamais, je ne te permets pas.
- C'est vrai, plutôt qu'une mauvaise herbe, tu serais plutôt cette plante énorme qui pue le cadavre pour attirer les insectes.
Moriarty prit un air faussement choqué et Edith ricana.
- Et les animaux, qu'est-ce que tu vas en faire ? demanda-t-il au bout d'un petit moment de silence.
- Je tenterai toujours de les épargner, mais une bonne partie sera d'office condamnée par la disparition des humains. Les animaux de compagnie, les élevages… Les animaux sauvages qui se trouveront à proximité des centrales nucléaires quand elles exploseront… Sans parler des zones empoisonnées par les radiations. Les rongeurs qui vivent dans le métro mourront noyés quand les pompes arrêteront de fonctionner. J'y ai pensé, crois-moi.
- Et j'imagine qu'il est trop tard pour te demander de m'épargner, même si je promettais de construire une arche pour sauver les animaux ? plaisanta Moriarty avec des gestes grandiloquents.
- Hmmm, laisse-moi réfléchir… oui, il est trop tard.
Ils fixèrent les arbres qui se balançaient sous le vent, pensifs.
- Tu sais que le président ne lèvera pas le petit doigt, hein ?
- Je sais, mais j'espère que son pays sera suffisamment intelligent et autonome pour agir de lui-même.
- Hm, pas sûr. Ils pensent toujours que les Chinois ont inventé le réchauffement climatique. D'autres pensent que la T… que tu es plate.
- Mouais, les cons existeront toujours, après tout. N'empêche, je commence à en avoir marre, de zigouiller des espèces entières. Mine de rien, ça me prend des années pour récupérer à chaque fois ! Ce sera la sixième fois, faudrait voir à ne pas exagérer !
- Et si une nouvelle espèce nous remplace, tu vas les tuer directement ou leur expliquer clairement les choses dès le départ ?
- Va savoir, ça dépendra de l'humeur du moment. Et de leur comportement. Mais bon, me connaissant, je serai trop curieuse pour les éliminer tout de suite.
- Grossière erreur, c'est qu'on s'y attache à ces bêtes-là !
- Tu n'as même pas idée. Même si je te déteste, ça va me faire bizarre de ne plus te voir commettre tes méfaits un peu partout avec des stratégies tellement alambiquées qu'on ne les comprend que quand c'est trop tard.
Moriarty fit mine d'ôter un chapeau invisible et s'inclina.
- Si je peux divertir Madaaame…
Edith rigola, puis s'étira longuement.
- En tout cas, appliquer tous les maux d'une planète à l'échelle d'un humain, c'était un peu trop suicidaire de ma part, je ferai mieux la prochaine fois !
- Ah parce que tu comptes recommencer ?!
- On verra bien ! Bon, sur ce, je vais rentrer à la maison.
- On se fait une bouffe quand tu veux, ricana Moriarty alors qu'elle s'éloignait dans l'herbe.
Elle se tourna pour le regarder et son corps se délita, un peu comme si elle était faite de sable. Ses jambes laissèrent la place à des branches épaisses qui se rétractèrent vers le bas, s'infiltrant entre les brins d'herbe sans laisser de trace de leur présence.
- Tu m'étonnes qu'elle voyage vite, grommela Moriarty en contemplant le carré d'herbe.
Comme rien ne bougeait, le Consultant ajusta le col de son manteau et s'éloigna d'un bon pas pour récupérer son hélicoptère et regagner le Royaume-Uni.
A quelques kilomètres de là, tout le personnel d'une chaîne télévisuelle assistait, muet, au discours d'Edith.
À suivre…
Ouf ! Encore un épilogue et c'est fini !
Je suis contente d'avoir pu écrire ce chapitre ! Et c'est grâce à votre soutien, donc merci !
Reviewez s'il-vous-plaît !
Plantez des arbres !
