Note de l'auteure : Bon, à la base ceci devait être un O.S, mais je me suis fait harceler par la Rubis réel pour avoir une suite (sans oublier par E.T, et d'autre personne qui se reconnaitrons en lisant ceci. Y'a aussi Elise477 qui veut une suite, mais comme elle me l'a dit qu'une fois je ne la mets pas dans la catégorie harceleuse x)) Donc, j'ai décidé de modofié ça en three shot. En espérant que la suite vous plaira ^^

RaR :

Marie : Normal, tu as que lue du yaoi avec moi. Mais je suis contente que sa t'ai plus ma poule, et voilà la suite ! (Désolée pour la citation, mais je dis toujours ça !)

E.T : Merci, mais je tiens à passer le bas de français xD

Elise477 : Merci de toujours être là sur ceux que j'écris, ça me fait chaaud au coeur :) Je te présente la suite avec plaisir ;)

Reb : T'as vue, ton harcelement as eu raison de moi. Je te remercie pour la correction du chapitre au fait :)

Popipo : Merci, tes compliments me vont droit au coeur :) ! Où je la trouve ? Dans la vie quotidienne de tous les jours, si tu t'arrête de penser ou de bouger cinq minutes, et que tu t'asseois dans un parc ou dans une rue, tu verras que les gens peuvent être étonnent des fois et que des idées peuvent te venir d'un coup :) Merci,sa me ferait plaisir, mais tu n'es pas obliger ^^ En espérant que cette suite improvisée te plaise aussi :) !

Après tout ce blabla le chapitre 2 ! :)


Le lendemain, Erwin dut partir tôt, et laissa sur la table, une paire de clef, celle de son appartement. Il avait fait faire, pendant l'après-midi de la vieille, et surtout pendant son temps libre, un double pour Rubis. Erwin avait décidé de vivre à l'extérieur des bâtiments du quartier militaire dès qu'il avait apprit par Grisha que son père était malade et qu'il aurait besoin d'aide pour diverses tâches domestiques. Au début il voulait s'installer avec lui, mais son père n'avait pas voulu, disant qu'il saurait très bien se débrouiller avec sa mère. Sachant la forte tête qu'il était, il avait quand même préféré prendre un appartement près du sien, pour être sur d'être là en cas de besoin. Il déposa donc les clefs et alla embrasser Rubis sur la joue, qui lui fit un signe de la main en guise de salutation. Cette dernière était encore fatiguée de la nuit passée.

Et repenser à leur rencontre après leurs actes l'avait en quelque sorte rendue mélancolique. Tout était passé si vite, et elle ne c'était pas vue grandir. Leur rencontre s'était faite sur un accident, et leur relation avait débuté sur un autre accident. Cette pensée lui faisait un peu peur. Un mauvais pressentiment lui vint à l'esprit, et elle serra la couverture contre elle. Elle se rendormit avec comme pensée que ça ne servirait à rien de paniquer, et qu'elle verrait bien ce qu'il se passera aujourd'hui. Erwin s'était habillé avec son uniforme de soldat. Son ventre était noué, mais son expression ne montrait rien. Il arriva devant le bâtiment des bataillons d'exploration et entra. Son commandant lui avait demandé de venir dans son bureau dès qu'il serait levé. Quand il arriva devant la porte, il toqua trois fois et sous la demande de la personne à l'intérieur de la pièce, il entra.

Il ferma la porte derrière lui et se plaça au milieu de la pièce. Il écarta légèrement les jambes, mit son poing droit sur son cœur, et son poing gauche au milieu de son dos.

-Bonjour commandant !

Ce dernier releva la tête en direction d'Erwin et sourit. Le douzième commandant du bataillon d'exploration était âgé d'une quarantaine d'années. Il était brun, d'un teint halé et avait les yeux bleu azur. Il avait un caractère plutôt jovial, mais se comportait la plupart du temps comme un grand gamin qui aurait vu pour la première fois une sucette. Il se leva et se jeta dans les bras de son second, les yeux tristes. La relation de ces deux là était assez bizarre. Ce n'était pas une relation de supérieur à subordonné normale. Au fil des années, ces deux la avait réussi à développer une relation de confident à confident. Le commandant releva la tête vers son second, les yeux larmoyants.

-Erwin~~... Dit-il d'une voix larmoyante. Erwin soupira, et regarda son commandant dans les yeux, une lueur d'ennui pouvait se lire dans ses yeux.

-Qu'avez-vous commandant ? Répondit ce dernier sur un ton neutre.

-Adria m'a encore reproché de ne jamais être là... Erwin fronça les sourcils, son supérieur s'écarta de lui, et recula petit à petit, sentant l'aura noire de son second grandir à chaque seconde. Les yeux d'Erwin se firent sévères et il continua à fixer son commandant. Il soupira une énième fois.

-Elle a raison et vous le savez ! Les seules fois où vous ne travaillez pas vous sortez boire et rentrez tard !

-Ahahaha... Tu es si méchant avec moi Erwin-chan... Dit-il en se prenant la tête dans les mains.

-Arrêtez de m'appeler comme ça s'il vous plaît... Son commandant se retourna vers lui, et sourit.

-Bon, soyons sérieux deux secondes Erwin, reprit le commandant en se rasseyant à sa place initiale. Arrête de me saluer et assied toi, on doit régler quelque chose. Erwin acquiesça et s'assit en face de son supérieur.

-Apparemment, les brigades spéciales auraient demandé à ce que les bataillons d'exploration face une expédition extra murros car d'après certains témoignages de la garnison, des choses étranges se passeraient dehors. Erwin soupira. Je sais, c'est chiant, mais ces bâtards ont fait appui sur les nobles, et maintenant on a pas le choix. Nous partirons demain à l'aube. Tout le monde est prévenu. Je te laisse jusqu'à ce soir pour prévenir Rubis-chan.

Le commandant fit un clin d'œil à son subordonné qui quitta la pièce. La seule pensée qui traversa Erwin en cet instant fut qu'encore une fois, il allait partir loin de Rubis, et son pressentiment ne cessait d'augmenter depuis tout à l'heure. Cette intuition qui vous dit qu'une chose de grave arrivera. Tout le monde était en ébullition dans le bâtiment des bataillons, mais ce n'était pas de l'excitation, tout le monde savait bien que le vrai but des brigades spéciales était de diminuer encore l'effectif de l'humanité, car les ressources se faisaient rare en ce moment de sécheresse. Il rejoignit son équipe et aida à la préparation du matériel de survie pour le lendemain. L'heure tournait et Rubis flemmardait toujours dans le lit. Il devait être dix heure passées, mais elle ne voulait pas se lever. On toqua à la porte et on entra. Elle se retourna et vit Erwin avec un air sévère. Elle se redressa, cachant son corps nu avec la couette, et Erwin vint s'asseoir sur le bord du lit. Il caressa la joue de Rubis, qui ferma les yeux, plus de fatigue qu'autre chose, et lui bailla en pleine figure, ce qui fit rire l'homme blond.

-Demain à l'aube j'ai une sortie derrière les murs à faire.

Rubis se tendit, elle appréhendait toujours les expéditions car elle savait qu'à chaque fois que les bataillons sortaient, plus de la moitié des effectives ne rentrait pas. Son cœur se serra, mais elle croyait en Erwin. Après tout il lui avait promis de revenir à chaque fois. Elle lui faisait confiance, cette homme avait toujours tenu ses promesses, enfin presque toutes. Elle rigola timidement, ce qui lui valu un haussement de sourcil de la part d'Erwin.

-Quand tu reviendras tu me diras ce que tu veux manger, et je te le ferais.

Il sourit, embrassa Rubis et partit, laissant la jeune adolescente seule. Une fois la porte fermée, elle prit un coussin, se le mit sur la figure et cria tout en s'allongeant contre le matelas moelleux. Elle finit par se lever et alla prendre une douche. L'eau froide qui ruisselait sur son corps, lui donnait une sensation de bien être. Elle sortit et prit un pantalon à Erwin ainsi qu'une chemise pour s'habiller. Elle sortit de l'appartement et alla chez elle. Elle acheta quelques fruits sur la route, et passa par une ruelle mais quelqu'un la plaqua contre le mur. Elle écarquilla les yeux en voyant qui c'était. C'était Don. Son ex. Celui avec qui elle avait passé un an de sa vie. Il la regardait intensément. Don était un garçon châtain clair avec des yeux verts. Il vint se plaquer contre elle, et la prit dans ses bras. Rubis ne bougeait pas.

Elle ne savait pas comment réagir, mais ce dont elle était sur c'est qu'il voulait encore lui parler d'eux, de la relation qu'ils avaient eu ensemble, et de ce regrettable incident qui les avait fait se séparer. Il lui avait déjà répété qu'il l'aimait, et qu'il n'arrivait pas à l'oublier, mais elle ne pouvait pas revenir en arrière. Ce baisé l'avait pus blessé qu'elle ne le croyait. Elle en avait beaucoup pleuré, même si au final cette histoire lui avait été bénéfique. Oui, grâce à ça, elle sortait avec l'homme qu'elle aimait, avec son première amour, celui qui avait sauvé Paqui d'un destin funeste. Cet homme était un héros qui risquait sa vie à chaque fois. Oui, elle admirait Erwin autant qu'elle l'aimait. Don vint se positionner en face d'elle, s'écartant un peu.

-Rubis... Elle le regardait droit dans les yeux. Elle vit de la tristesse dans ces derniers. Mais rien n'y faisait, elle ne voulait pas céder. Cet homme avait réussi à remplacer Erwin pendant un an, elle le mettait donc dans la catégorie danger. Ils se regardaient et ne disaient rien. Seuls les bruits de la foule qui passait animait ce moment.

-Qu'est ce que tu veux Don ? Sa voix était douce.

-Juste te parler. Rubis pencha la tête sur le côté. Il voulait jute parler. Ça ne l'engageait en rien. Elle acquiesça.

-Hum. Demain matin, rendez vous ici d'accord ?

Il acquiesça et déposa sur le front de Rubis un tendre baisé. Il repartit ensuite, effleurant la main de Rubis. Cette dernière fut troublée par ce geste, mais reprit ses esprits. Elle partie en direction de chez elle, l'esprit vague, et avec son pressentiment encore plus grand que ce matin. Quand elle arriva chez elle, elle fut accueillit comme à chaque fois. Elle aida sa mère à préparer le déjeuner, rangea sa chambre, et alla rendre ses livres à la bibliothèque. Elle passa le reste de la journée à marcher à travers les rues de Trost avec ses amies, et passa la soirée avec Erwin. Ce dernier partit à l'aube, et Rubis alla chez elle, ne supportant pas la solitude. La matinée se passa tranquillement, enfin, elle était troublée, elle n'arrivait pas à se concentrer sur son livre. Dix heure sonnaient, et elle se décida finalement à sortir et aller au point de rendez-vous. Elle espérait sincèrement qu'il ne serait pas là, mais dès qu'elle fut arrivée, elle le vit adossé au mur, le regard par terre. Elle l'interpella et il leva les yeux vers elle, tout sourire. Il la prit dans ses bras, et ils marchèrent tranquillement.

-Alors, de quoi voulais-tu me parler ? Il soupira. Par où commencer ? Il voulait lui dire pleins de choses, mais elle les avait déjà entendues, et malgré tout ce qu'il avait pu lui dire, elle restait butée sur la même idée, celle qu'il l'avait trompé. Mais ce n'était pas le cas. Ce baisé n'était pas voulu. C'était cette fille qui était venue et qui l'avait embrassé comme ça ! Et le pire c'est qu'après il s'était prit des targettes par tout le monde, mais les plus douloureuses furent celles de Lowelie. Après tout c'est une boxeuse donc normal.

-Je t'aime. Finit-il par dire.

Rubis s'arrêta, et Don fit de même. Ils étaient arrivés sur la rive. L'eau était claire, et une odeur de pain chaud se faisait sentir. Le cœur de Rubis rata un battement. Cette phrase fut dite si naturellement qu'elle ne doutait pas une seconde de sa sincérité. Elle alla s'asseoir sur le bord de la rive. Ses pieds ne touchaient pas l'eau. Don s'assit à côté d'elle. Le silence envahit leur discussion. Tous deux ne savaient pas quoi dire. Certes, Don l'aimait, mais étais-ce le cas de Rubis ? Certainement. Après tout, elle lui avait donné sa première fois, et ça ne se faisait pas avec n'importe qui. Mais maintenant, elle était avec Erwin. Donc elle est censée l'aimer non ? Ce doit être lui son seul amour non ? Alors pourquoi elle sentait qu'elle doutait de tout ça ? Pourquoi à chaque parole de Don il fallait qu'elle faiblisse ? Elle ne répondait toujours pas.

C'est vrai qu'au fond d'elle, une petite voix criait « moi aussi », mais à chaque fois la pensée d'un Erwin souriant apparaissait dans son esprit. Alors comment pouvait-elle répondre ? Don , était à ses côtés, il ne la fixait pas. Il savait que la jeune fille était en train de mener une bataille en son for intérieur, donc il attendrait. Après tout, il pouvait bien lui accorder ça ? C'était à cause de lui, et surtout à cause de cette fille que tout s'était fini. Les heures passaient et pourtant aucun mots n'étaient ressortis de la bouche des deux adolescents. Mais leur position avait changé. Rubis avait appuyait le coin de sa tête contre le bras de Don, et ce dernier avait un jambe plié et l'autre tendu. Les oiseaux sifflaient, le ciel était bleu, et la chaleur était présente. Rubis ferma les yeux. Une douce brise vint lui caresser le visage.

Elle était fatiguée. Fatiguée de toute cette histoire, et de cette putain de vie qui ne faisait que l'emmerder au final. Elle le savait pertinemment que cette fille avait fait exprès d'aller embrasser Don, puisque le lendemain elle était allée la voir, et une explication avait eu lieu. D'ailleurs ça avait failli tellement dégénérer que la pute lui avait foutu une gifle. Rubis se rappelait aussi lui avoir bien appris le dicton qui disait que les plus petits étaient les plus hargneux. Elle le savait, mais pourtant le fait d'y repenser lui faisait mal au cœur et l'a blessé. Si seulement elle n'avait pas eu l'idée de sortir pour prendre l'air cette nuit là, tout serait plus facile. Elle ressentait un sentiment vraiment proche de l'affection envers Don. Mais était-ce plus ? Elle ne voulait pas y croire, mais plus elle y pensait, plus ça lui triturait l'esprit. Elle soupirât finalement, et un gargouillis se fit entendre.

A ce son, Don ainsi que Rubis explosèrent littéralement de rire. Cette situation plus que gênante avait était effacée en une seconde grâce au gargouillement du ventre de Rubis. Don se leva et tendit une main à Rubis qui la pris pour se relever. Leur main ne se quittèrent pas, et Don continuait de tirer Rubis à travers la foule de personne qui venait au marché pour acheter je ne sais quelle marchandise pour leurs repas. Il s'arrêtèrent devant un petit stand qui proposait des beignets d'aubergine. Ils en achetèrent une vingtaine et retournèrent s'asseoir sur le bord de la rive. Leur repas se fit animé. Ils se racontèrent des blagues, des enfants vinrent les accoster et Rubis racontât une histoire, et Don ne pouvait s'empêcher de faire un commentaire à chaque fois, ce qui lui valut plusieurs remarques de Rubis qui firent rire tout le monde.

Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas passé une journée normale avec un garçon de son âge. Et il fallait le dire, ça lui manquait, et plus que ce qu'elle ne pensait. Les histoires continuèrent et quand le soleil fut tombé, ils raccompagnèrent les enfants chez eux, se retrouvant de nouveau seuls. Rubis s'appuya sur le bras de Don, fatiguée de cette journée. Il se moqua d'elle encore e toujours, ce qui lui valut une mini course poursuite dans tout Trost, et qui pour certains adultes, était une chose épouvantable et un signe de mauvaise éducation. Quand ils s'arrêtèrent, c'était devant la ruelle. Celle qui mènerait Rubis chez elle. Ils se mirent contre le mur et se laissèrent tomber, essoufflés du sport qu'ils venaient de pratiquer. La nuit était belle. Les étoiles brillaient haut dans le ciel, et la lune était presque pleine. Une sensation de bien être se fit sentir dans le corps de Rubis.

Elle appréciait beaucoup les nuits comme ça. Tout était calme, et seuls les rires joyeux provenant de différentes maisons osaient défier ce silence merveilleux. Leur respiration retrouvait, ils se levèrent, et se regardèrent. Don approcha son visage de celui de Rubis, et il rencontra les lèvres de cette dernière. Au début Rubis écarquilla les yeux, et une part de son esprit lui disait de le repousser, mais la voix de cet après midi la retint. Elle se laissa finalement aller, et ferma les yeux. Don vint de sa langue, caresser doucement la lèvre inférieure de Rubis, qui ouvrit la bouche sous sa demande silencieuse. Don aventura sa langue dans celle de Rubis et leur muscle humide respectif se rencontrèrent. Don menait la danse. Il enroula sa langue avec celle de Rubis, la poussa, la caressa. Leur baisé se fit doux, puis sauvage, et revint sur la partie douce.

L'air leur manqua et ils se séparèrent. Don prit Rubis dans ses bras, et cette dernière ayant enfin reprit ses esprits se dégagea, les yeux grands écarquillés. Comment avait-elle pu faire ça ? Surtout à Erwin ? Celui qui l'avait recueilli quand elle était dans la même situation ! Elle s'en voulait. Don la regardait, et lui caressa les cheveux. Il s'excusa et partit. Rubis resta là quelques minutes, puis elle décida d'aller chez Lowelie, histoire de tout lui raconter. Quand elle arriva devant la porte, c'est sa mère, qui lui ouvrit. Elle indiqua à la jeune fille que son amie se trouvait dans sa chambre et elle la rejoignit. Quand elle ouvrit la porte, elle se jeta sur le lit de son amie, pleurant, disant qu'elle venait de faire la pire chose du monde. Rubis se sentait coupable. Pour elle c'était comme si elle avait trompé Erwin. Non, ce n'était pas comme si, elle l'avait fait, elle l'avait trompé.

Et en plus elle avait apprécié le baisé.

Mais pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Et surtout pourquoi tout ça survenait quand enfin elle pouvait sortir avec son première amour ? Elle pleurait, n'arrivant plus à s'arrêter. Elle se sentait mal. Son cœur lui faisait mal. C'était comme s'il se fendait en deux. Elle aimait Erwin, mais elle sentait qu'au fond d'elle, elle aimait encore Don. Et sa lui faisait mal. Très mal. Elle continuait à pleurer, racontant ce qui s'était passé à son amie, qui malgré elle, était impuissante face aux larmes de Rubis. Elle se sentait énervée de la voir pleurer ainsi, mais comment faire pour la stopper ? Les problèmes de cœurs sont les plus dure à résoudre, et seule Rubis pouvait se soigner. Non, Erwin avait déjà réussi une fois en l'embrassant. Mais c'était parce qu'il était Erwin. Alors elle restait là, l'écoutant, la regardant pleurer contre elle, et essayant de la réconforter. La nuit passa lentement, et Rubis, à bout de force finit par s'endormir dans les bras de Lowelie. Elle l'allongea et fit de même. La nuit promettait d'être mouvementer dans les rêves de Rubis.


Les bataillons d'explorations continuaient leur route, sous cette nuit fraîche, vers le manoir qui pourrait les héberger ce soir. Les chevaux étaient à leur vitesse maximum, même si certains pourraient penser qu'ils auraient ralenti la cadence en pleine nuit car les Titans étaient dans l'incapacité de bouger pendant ce laps de temps, mais ils devaient se dépêcher de rentrer. Beaucoup de victimes comptaient parmi leurs effectif, et beaucoup de blessés aussi. Leur commandant en faisait aussi parti. Ce dernier était blessé et avait perdu beaucoup de sang. Il fallait le soigner tout de suite. Même si Erwin savait que ce dernier était résistant, il se demandait si son mauvais pressentiment n'était pas la mort de son commandant. Si seulement il avait fait plus attention à ce moment là, il n'en serait pas là, chevauchant à cette allure avec un commandant à moitié conscient sur son dos. Quelques heures plus tôt, après s'être réapprovisionné en ressources, notamment des baies et de l'eau, les explorateurs remontèrent sur leurs chevaux, qui comme d'habitude, galopèrent à toute allure, pour leur permettre de rester en vie.

Plusieurs Titans leur courraient après, mais ils les ignoraient, essayant de rejoindre au plus vite un endroit qui les mettraient à leur avantage pour les combattre. Mais parfois, ils étaient bien obligés d'au moins les ralentir, ce qui causa plusieurs morts. Ils arrivèrent très vite dans une forêt d'arbres géants, où leur folle course continua. Mais des Titans arrivèrent par devant ce qui les obligèrent à se séparer en deux groupes. Erwin se retrouva avec son commandant et quelques subordonnés. Ils arrivèrent tant bien que mal à en semer, et décidèrent de s'arrêter quelques minutes, le temps que les chevaux reprennent un peu. Mais là, se fut une erreur que jamais ils n'auraient dû commettre. Des déviants arrivèrent par la droite, et ils utilisèrent leur équipement tridimensionnelle pour monter aux arbres, et les tuèrent.

Fière d'eux, ils se tapèrent dans les mains, et décidèrent de redescendre pour prendre leurs chevaux. Mes trop tard, un Titan de 20 mètres apparut, mangeant quelques subordonnés, en écrasant quelque uns qui se trouvait déjà au sol. Erwin prit ses lames et utilisa du gaz pour se propulser derrière la tête de ce Titan et lui trancher la nuque, ce qu'il fit sans trop de mal, mais voilà, quand il allait trancher la nuque de ce Titan, un autre apparut et faillit le croquer. Mais son commandant le poussa en se dirigeant vers lui, se faisant blesser par les lames d'Erwin qui avait mit ses bras en avant. Les subalternes vivants qui restaient tuèrent les deux Titans restant, et ils allongèrent leur commandant au sol qui souriait comme un enfant. Il se fit reprendre par plusieurs de ses hommes, et pour stopper l'hémorragie, il lui mirent des bandage pour faire pression sur la plaie. Une fois fait, ils remontèrent sur leurs chevaux et partirent au triple galop.

Ils sortirent de la forêt et rencontrèrent les derniers survivants du deuxième groupe, qui à la vu de leurs commandant prirent la tête de l'escouade et tuèrent les Titans qui osaient se mettre en travers de leur chemin. La nuit tomba rapidement et ils n'avaient fait aucunes pauses. Ils se retrouvèrent donc encore en train de galoper dans la nuit pour aller à leur lieu de repos. Ce dernier se montrât, et ils accrochèrent vite les chevaux, et montèrent leur commandant dans une chambre. Erwin demanda à l'équipe médical de prendre soin de lui et de faire tout ce qui était possible pour le sauver. Ils acquiescèrent et fermèrent la porte. Les autres, ainsi qu'Erwin, allèrent donner à manger aux chevaux et nettoyèrent un peu le manoir, pour ne pas manger et dormir dans la poussière.

Ils commencèrent à préparer le repas, et les personnes de l'équipe médical arrivèrent, disant que le commandant était toujours en vie et qu'il menaçait de se lever s'il n'avait pas à manger dans les prochaines minutes. Tout le monde ris. C'était typique de leur commandant. Ils prirent donc à manger, et allèrent tous s'installer dans la chambre du douzième commandant du bataillon d'exploration. Le peuple commencer à se faire absent, et bientôt il ne restait plus qu'Erwin et le commandant seul.

-Je suis désolé, commença à dire l'homme blond, si seulement j'avais fait plus attention, vous ne seriez pas dans cet état... L'homme assis sur le lit rigola, ce qui valut une expression d'étonnement à Erwin. Comment cet homme pouvais rire ainsi ?

-Qu'est ce que tu racontes encore ? Je suis beaucoup plus résistant que ça ! Et puis, tu seras celui qui deviendra le treizième commandant des explorateurs, alors comment je pourrais te laisser mourir ? Erwin sourit. En effet, cet homme lui avait déjà dit que le jour où il mourrait ou le jour où il prendrait sa retraite, il serait son successeur. Le douzième avait officialisé ceci en le disant devant tous ses hommes, qui acceptèrent sans broncher, car tout le monde savait qu'Erwin avait les capacités pour succéder au douzième et qu'il était le mieux placé pour devenir le treizième.

-Vous avez raison. Pour survivre au près d'Adria autant d'années, il faut l'être. Affirma le second avec un air sérieux. Le douzième rigola, et leur discussion enchaîna sur plusieurs anecdotes portant sur la vie de couple du commandant. Ce qui provoqua plusieurs fou rires. Pendant leur discussion, le collier qu'Erwin portait se brisa. La chaîne ainsi que la lettre R tombèrent sur le lit. Les deux hommes écarquillèrent les yeux un instant.

-Ohoh, commença le commandant, c'est un signe de mauvaise augure... Erwin ramassa le collier.

-Rubis...


Le matin étant arrivé, les deux jeunes filles se levèrent et mangèrent leur petit déjeuné. Rubis rentra chez elle avec Lowelie, qui avait préféré l'accompagner pour qu'elle ne tombe pas sur Don. Rubis se fit engueuler par son père, mais sa mère voyant la mine de sa fille, l'envoya dans sa chambre se reposer. Ce qu'elle fit. Sa petite sœur vint s'allonger à ses côtés, et resta auprès de sa grande sœur tout le reste de la matinée. Vers midi, elle se leva, mangea et décida de sortir pour se changer les idées. Plus tard, une foule se précipita devant l'entrée de Trost. Elle comprit que le bataillon venait de rentrer. Une boule se forma dans son ventre, et elle noua ses bras autour de ce dernier. Elle décida d'aller chez Erwin et de l'attendre. Elle devait lui dire, elle ne pouvait pas lui cacher, sinon ça la tuerai de l'intérieur. Elle le savait.

Elle entra dans l'appartement, et attendit Erwin qui fit son apparition, deux bonne heures après son retour. Il était encore en uniforme, et de la saleté se faisait voir sur ses vêtements. A la vue de Rubis ce dernier sourit, mais quand il vit la jeune femme détourner la tête, il comprit que quelque chose n'allait pas. Il vint s'asseoir à coté de cette dernière, et prit son menton entre ses doigts, pour remettre le visage de Rubis en face du sien. Il allait l'embrasser mais la jeune femme le repoussa. Il écarquilla les yeux, et laissa retomber sa main sur le matelas de son lit. Se pourrait-il que sa pire crainte se soit réalisée ? Se pourrait-il que Rubis mette fin à leur relation ici et maintenant ? Son poing se serra. Rubis regarda Erwin droit dans les yeux, et lui expliqua sa journée d'hier, ce qu'elle avait fait le matin, avec qui elle était, ce qu'il s'était passé l'après midi avec Don et les enfants, et enfin le moment fatidique du soir. Elle raconta tout ceci d'une traite à Erwin. Ce dernier l'écoutait sans broncher, mais à l'intérieur il se sentait mal. Quand Rubis eut fini son discour, il lui sourit tout simplement, voulant cacher sa tristesse, et alla lui caresser les cheveux, mais Rubis lui tapa dans la main. -Tu ne peux pas être un peu énervé ?! Je viens de te dire que j'ai embrassé un autre type que toi et ça ne te fais rien ?! Elle regardait Erwin. Des larmes commencèrent à naître dans ses yeux. Non mais ce type a du culot. Comment peut-il ne rien dire, ni rien faire à l'entente de cette nouvelle hein ?!

-Non mais sérieusement ! Pourquoi tu ne réagis pas ?! Ca veut dire que je pourrais aller embrasser n'importe qui que ça ne te dérangerais pas ?!

Énervée, elle alla vers la porte qu'elle ouvrit, puis claqua derrière elle. Elle avait pleuré pour la seule et bonne raison qu'elle pensait que ça affecterait Erwin un petit peu, et qu'elle aurait essayé de se faire pardonner par n'importe quel moyen. Elle avait espéré que ça l'affect, pour lui prouvait qu'il tenait un tant soit peu à sa petite personne mais rien. Rien, aucune réaction. Juste un sourire et un ébouriffage de cheveux qui n'est pas arrivé à son terme. Comment cet homme pouvait réagir comme cela, n'avait-il aucun sentiment à ce point ? Elle continua sa folle course jusqu'à rentré dans quelqu'un et tomber par terre. C'était Don. Il écarquilla les yeux à la vue d'une Rubis en larmes. Il s'accroupit devant elle, et cette dernière se jeta dans ses bras, cherchant un présence réconfortante, peut importe qui c'était.

Il la serra dans ses bras, et lui fit des caresses dans son dos, essayant de calmer le petit être tremblant et larmoyant dans ses bras. Cela marcha, et Rubis arrêta de pleurer. De son côté Erwin bouillonnait littéralement. Bien sûr qu'il était énervé ! Quelqu'un avait osé embrasser sa belle pendant son absence ! Mais il ne voulait pas se montrer dans cet état devant elle, c'est pour ça qu'il avait juste sourit. En plus, il avait faillit tuer son commandant hier. Tout aller mal pur lui. Vraiment tout. Il alla se doucher et se changea. Il partit en suite dans les rues de Trost à la recherche de Rubis. Le soir était tombé et il ne la retrouvait toujours pas. Il était essoufflé, mais il continua ses recherches. Quand enfin il cru la trouver. Il la vit dans les bras de Don. Son cœur s'arrêta. Il racla sa gorge et les deux le regardèrent. Rubis étonnée et ayant peur qu'Erwin interprète mal la chose, et Don agacé. Il demanda s'ils savaient où se trouvait le bar de la famille Austin, et Don lui indiqua le chemin.

Il partit, lançant un regard de pure énervement en direction de Rubis. Cette dernière se sentit coupable. Erwin alla donc dans le bar des Austin, et y vit son commandant en train d'aider sa femme à servir des clients. Il s'assit, et son commandant vint à sa rencontre. Il lui servit un verre de vieux bourbon, et ils discutèrent de ce qu'il s'était passé ce soir. Le commandant écouta son second comme un grand frère le ferait. Erwin buvait verres sur verres, et au final, il dût le ramener. Quand il arriva devant chez lui, il releva la tête et sourit. Rubis se tenait devant eux, les sourcils froncés due à l'état dans lequel se trouvait son amant. Ils ouvrirent la porte et l'allongèrent sur le matelas. Le commandant sortit, saluant Rubis et soupira une fois à l'extérieur. Alalala, demain risquait d'être une journée mouvementée...

Rubis changea Erwin, et le mit en pyjama. Elle le recouvra de draps et lui posa sur la tête une serviette humide. Elle s'allongea à ses côtés et s'endormit aussi. Le lendemain, Rubis se réveilla la première, et alla s'asseoir sur une chaise en face d'Erwin, en attendant que ce dernier se réveille. Quand Erwin eu enfin daigné se lever, il fut surpris de voir Rubis chez lui, et il eut honte du comportement qu'il avait montré à son commandant. Mais bon, le connaissant, il ne lui en tiendrait pas rigueur car c'était du donnant-donnant. Combien de fois il l'avait ramené dans sa chambre quand il était bourré ? Il ne le savait pas, mais toutes ces fois la ne se comptaient pas sur les dix doigts de la main. Rubis soupirât et commença à parler, lui expliquant tout ce qu'elle ressentait, ce qui s'était passé avec Lowelie il y a deux jours, et le pourquoi il l'avait vu dans les bras de Don. Erwin l'écoutait sans bouger comme à son habitude, et s'en voulait un peu de s'être emporté comme cela et de s'être retrouvé dans cet état la. Quand Rubis eut fini son monologue, elle se leva, énervé et prête à partir. Quand elle allait tournait la poigné, Erwin la prit dans ses bras, la serrant encore plus fort contre son torse.

-Tu ne crois pas que ça serait à moi d'être énervé ? Je pars à l'extérieur du mur, où j'ai faillit tuer mon commandant, et à mon retour ma petite amie me dit qu'elle a embrassé un autre type que moi, et le soir même je la retrouve dans ses bras. Rubis écarquilla les yeux.

-Si je suis énervé ? Bien sûr que je le suis ! Et pas qu'un peu ! Mais si je ne te le montre pas c'est pour la seule et unique raison que je sais que tu t'inquiète déjà assez pour moi quand je pars faire des expéditions. Je ne veux pas que quelque chose de plus te pèse sur la conscience. Rubis se retourna.

-T'aurais quand même pu me le montrer que tu étais énervé ! J'ai crû que je ne comptais pas pour toi finalement... Erwin haussa un sourcil, et souris. Il posa un genoux à terre et prit la main de Rubis.

-Rubis Bennet, tu es la femme la plus bizarre et la plus incompréhensible que j'ai rencontré dans ma vie. Tu préfère dormir qu'allait marcher, tu préfère glander que faire la cuisine et surtout, tu es une flemmarde sans nom. Et c'est justement parce que tu es comme ça que je t'aime. Tu es unique en ton genre. Il se leva et alla vers le tiroir de sa commode. Il en sortit un anneau et vint remettre un genoux à terre devant Rubis. Il lui reprit la main et dit :

-Rubis, est ce qu'une fille aussi bizarre et aussi incroyable que toi voudrait bien prendre pour époux un homme aussi inexpressif que moi ? Rubis écarquilla les yeux, et des larmes de joies naquirent aux coins de ses yeux.

-Hum. Dit elle en acquiesçant. Erwin lui mit l'anneau autour de son annulaire gauche, et cette dernière se jeta dans ses bras. Personne ne pouvait changer le passé, mais nous pouvons tous décider de nos lendemains a dit Colin Powel, et Rubis était tout à fait d'accord avec lui. Elle le savait mieux que quiconque, les lendemains qu'elle aurait avec Erwin maintenant seraient tous fabuleux, et leur avenir serait resplendissant. Elle le savait. Mais dans ce monde remplit de Titans, pourrait-ils vivre heureux ensemble jusqu'à la fin de leur jours ? Seul l'avenir nous le dirai...


Voilà fini !

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