Sonny sonne à la porte de la demeure Kiriakis. Personne ne vient ouvrir et il sonne à nouveau, plusieurs fois. Enfin, cinq minutes plus tard, son oncle lui-même ouvre la porte. Comme ça n'arrive jamais, Sonny s'inquiète et demande « Tout va bien ? Il y avait bien un repas en famille de prévu ce soir, non ? » Victor fronce les sourcils et répond « Entre Sonny, allons dans le salon. » Il font quelques pas puis Victor ajoute « Surtout, Sonny, essaie de ne pas paniquer... Ce n'est sûrement pas trop grave... » « C'est réussi » le coupe Sonny « Maintenant, je panique. Qu'est-ce qu'il se passe ? » « Adrienne s'est coupée avec un couteau de cuisine... Elle était toute contente que tu viennes ce soir et elle a voulu aider à préparer le repas... » Sonny se sent mal et s'appuie sur le bord du canapé. « Elle est à l'hôpital ? » « Aux urgences. Je vais demander à mon chauffeur de t'y emmener. » Sonny refuse « C'est bon, je suis venu en voiture. » Victor pose la main sur son épaule et lui dit gravement « Hors de question que tu conduise dans cet état d'énervement. » Sonny prend une grande respiration et remercie son oncle.
Sonny rentre en courant dans les urgences, avec la désagréable impression de se retrouver quelques mois plus tôt, à la recherche de Will. Mais ici, il connaît plus de monde et voit sa tante Jen arriver en face de lui. « Sonny ! » crie-t-elle « Par ici. » Il se dirige vers elle tout en ayant la sensation bizarre d'avoir reconnu quelqu'un d'autre. «Adrienne se fait opérer tout à l'heure. Il y a un chirurgien de la main qui arrive en hélico de Chicago. » Sonny est surpris d'une telle rapidité réaction pour un doigt coupé puis comprend « … payé par l'oncle Victor ? » Jen sourit « Oui, il a vraiment insisté. Du coup, ça va prendre un peu de temps. Tu peux aller la voir, si tu veux, c'est au bout de ce couloir, chambre 215 ».
Soulagé d'avoir trouvé sa mère pareille à elle-même et plus inquiète pour lui que pour elle, Sonny propose à son père d'aller chercher un café. Il revient dans l'entrée et sa tante le rappelle pour lui présenter un homme à l'air sévère et que Sonny soupçonne d'être policier. « Sonny, voici le capitaine Roman Brady. » Sonny lui serre la main et répond « Je suis un ami de Will. Il parle souvent de vous. Il m'a dit que vous vous étiez occupé de l'enquête sur l'accident d'Abby ? » Roman prend un air encore plus sérieux « Justement, j'ai eu un coup de fil. La voiture aurait un lien avec l'hôpital. Je suis ici en service. » « Bonne chance, alors ! » dit Sonny d'un ton sincère. Si la personne qui a renversé sa cousine est découverte, il en sera ravi. La machine à café de l'accueil est hors-service et Jen lui dit « Si tu veux, tu peux aller à celle du personnel, elle est dans le couloir près des vestiaires. » Elle lui donne deux-trois directions et il repart errer dans l'hôpital. Enfin, il repère le distributeur et sent un déclic dans son cerveau. C'est Cam qu'il a vu tout à l'heure. Il est en pleine discussion avec un infirmier et ils semblent à couteaux tirés. Bien qu'ils chuchotent, le ton monte et Sonny entend par bribes. « Si je me fais arrêter, tu tombes avec moi pour non-assistance à personne en danger et complicité... » Sonny recule instinctivement et se glisse dans les vestiaires. Quelques secondes plus tard, il voit passer l'infirmier devant la porte, attend un peu et sort voir Cam. Celui-ci a disparu. Il se demande si l'infirmier n'a pas commis une erreur professionnelle et essaie de faire taire le médecin.
Pendant l'opération, Sonny va s'asseoir sur un des bancs de la salle d'attente pendant que son père est allé discuter avec Jen. Sonny sent ses paupières se fermer toutes seules mais il se refuse à s'endormir au cas où les choses se passeraient mal. Il regarde son portable. Il est une heure du matin. Trop tard pour appeler Abby ou Chad et se changer les idées. Il fait défiler ses contacts, en pausant sur Will et passe le pouce sur sa photo. Il l'a prise le jour de la Saint-Valentin quand Will a vu arriver Abby à Common Ground et il aimerait bien que l'expression de joie qu'il affiche lui soit adressé plutôt qu'à leur cousine. Il sent un doigt sur son épaule et dit « Tu as des nouvelles, papa ? ». « Je suis vraiment trop jeune pour être ton père, Sonny, tu allais m'appeler ? » Sonny pivote la tête et saute sur ses pieds. « Non, je... Je me disais qu'il était trop tard. Tu rends visite à quelqu'un ? » « Non, grandpa Roman m'a appelé pour me parler de l'enquête pour Abby et il m'a parlé de ta mère. Il pensait qu'elle se faisait opérer demain, alors, je me suis dit que tu serais sûrement rentré avec ton père pour la laisser se reposer et que je t'appellerai demain matin tôt pour voir comment tu allais ? » Sonny sent son cœur fondre. Comment faire pour changer ses sentiments pour Will quand il fait preuve de tant de gentillesse ? « Et puis, tante Jen a appelé mon père tout à l'heure, pour lui demander un truc urgent et elle lui a parlé de l'hélicoptère et tout. Alors, j'ai dit au-revoir à mon père et je suis venu te soutenir pendant l'opération... » Sonny n'existe plus. A sa place, il y a une flaque d'émotions fondues sur le sol. Il essaie de dire quelque chose mais rien ne sort et il se contente de le regarder avec gratitude. Ses genoux défaillent et il retombe sur le banc. Will, inquiet, demande « Tu dois être épuisé. Tu as pris un café ? » « Oui » répond enfin Sonny. « Ça n'a pas l'air de suffire. » « Tu peux t'allonger un moment, on doit pouvoir arriver à dormir sur ces trucs » dit Will en tapant sur le bord du banc en métal. Sonny secoue la tête mais Will insiste « Si, vas-y, je te réveillerai s'il y a du nouveau. » Will enlève sa veste et la pose sur un bout du banc. Sonny pose sa tête dessus en allongeant les jambes. Il s'endort aussitôt.
