(Trente-sixième nuit du FoF, quatrième thème)

Cet OS est écrit pour un jeu du FoF, il fallait le rédiger sur le thème "décision" en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un mp.


Alors, ça vous tente?

Vous me connaissez tous, non ? Allons, ne faîtes pas votre tête d'idiot à deux gallions ! Rien que mon nom, ça doit vous dire quelque chose : Malefoy. Moi, je m'appelle Drago. Ça y est, ça vous revient ? Blond, gueule d'ange, riche (très riche)… Alors, ça va mieux ? Bon, tant mieux.

Si je viens vous voir, là, c'est parce que j'ai besoin de votre aide, en fait. Parce que là, voyez-vous, je sèche. Mais alors comme un bleu. Non, non, sérieusement.

C'est la première fois que ça m'arrive, et je dois dire, je n'ai pas l'habitude. Ce n'est pas la peine de vous moquer, je ne viens pas vous voir et je ne vous paie pas une fortune pour que vous vous foutiez de ma gueule. C'est fini ? Bon.

J'ai un problème. Voilà : je crois que je suis malade. Je ne mange plus, je ne dors plus, j'ai l'esprit vide. Enfin, non, plutôt, quand je dors, je fais toujours ce même rêve et quand je me mets à divaguer, mes pensées convergent toutes dans la même direction. C'est aberrant, n'est-ce pas ? Vous croyez que c'est grave ? Mon rêve ? Eh bien, je suis en salle de classe, on a cours commun de potions avec les Gryffondor. Et puis, là, je suis obligé de me retrouver avec Granger. Ce rêve est toujours le même : je mets un mauvais ingrédient dans mon chaudron et tout explose. Et Granger me pointe en riant comme une démente. Comme une demeurée aussi, cela va sans dire. Et ses horribles cheveux paillés s'agitent dans tous les sens. Et je me sens très mal évidemment quand je me réveille. Et je ne pense qu'à une chose : lui tordre le cou.

Quand je me perds dans mes pensées ? Ah, mais c'est toujours pareil ! En fait, je vais vous expliquer une chose : dans ma vie, il y a trois points noirs que j'aimerais éradiquer une bonne fois pour toutes, mais ils repoussent, inlassablement, ces immondes comédons.

Hein ? Oui, vous m'avez parfaitement compris ! Ces bouffons d'or m'énervent, m'insupportent, m'irritent. Chaque fois qu'il se passe quelque chose qui me semble agréable, ils s'empressent de le piétiner pour me voir enrager. Vous pensez que je suis parano ? Absolument pas !

Mais je vous sens pressé. Je vous ennuie ? Avec ce que je vous paie, vous pourriez vous montrer un peu plus coopératif. Bon.

J'ai besoin de vos conseils. C'est Pansy qui m'a conseillé ça. Que ses conseils soit judicieux ou non n'est pas de votre ressort, j'ai juste besoin de votre aide. En fait, j'ai besoin de faire une déclaration. Mais non, pas d'amour, vous êtes benêts, des fois. Je ne tiens pas à m'humilier. Et je ne suis pas amoureux. Qu'on s'entende là-dessus ! Je vois de suite votre sourire niais et vos remarques stupides « oh, il est trop mignon, il veut faire une déclaration ». Je ne suis pas tombé aussi bas.

Je ne veux pas faire une déclaration d'amour. Je veux faire une déclaration de haine. Et je n'arrive pas à me décider. Comment je pourrais la faire ? Par quoi commencer ? Je n'ai jamais déclaré la guerre à une fille alors… Oui, bien sûr. Que croyiez-vous ? J'ai déjà déclaré la guerre à Potter (enfin techniquement, c'est lui qui l'a déclarée, et ce, dès le premier jour), et Weasley également, dès le premier instant où je l'ai croisé. Il ne manque que cette sale Sang-de-Bourbe que j'exècre au plus haut point.

Oui, vous me direz, je l'ai déjà insultée, mais elle ne semble pas se formaliser de mon dégoût. A la différence de Potter ou Weasley qui sont toujours prompts à sortir leurs baguettes magiques. Alors ce que j'aimerais, c'est que vous m'aidiez à la faire sortir de ses gonds. Qu'elle s'énerve. Qu'elle me voie comme son premier et pire ennemi (après Vous-savez-qui, mais lui, il ne compte pas, voyons, il est hors compétition). Je veux occuper une place de choix et pour le moins irremplaçable dans son esprit. Et qu'à la simple pensée de ma personne, elle se mette en rogne. Que je la perturbe et que je la hante. C'est ça qui me ferait le plus grand plaisir et qui me ferait le plus grand bien aussi. Alors, vous êtes d'accord ?

Vous pensez pouvoir y arriver ? Ne prenez pas ça à la légère. C'est une décision mûrement réfléchie. Je veux qu'elle souffre comme je souffre. Ce serait trop injuste sinon. Dès que nous aurons mis au point notre stratagème, alors je le mettrai en place.

Vous vous formalisez de cette stratégie ? Mais pas du tout voyons ! Ce n'est pas bas ! C'est de l'hygiène de vie. Absolument ! Vous ne me croyez pas ? Quoi, vous pensez qu'elle m'obsède trop ? Que ça me fait perdre la boule ? Bon, d'accord, vous n'êtes pas si loin de la vérité, mais… non, oubliez. Toujours est-il que vous ne pouvez pas me laisser tomber. Alors, que décidez-vous ?

Pardon ? Mais avez perdu la tête ? Vous êtes encore plus immoraux que moi ! La séduire ? C'est ça votre préconisation ? Et moi qui ne demandais qu'à la fustiger un peu… Vous êtes carrément déloyal ! Je ne suis pas un monstre, voyons. Quoi ? Ah, parce que vous pensez que j'en suis entiché ? Que les choses soient claires entre nous, je ne l'aime pas. Et je ne cherche pas à la séduire…

Evidemment, qu'allez-vous chercher là ! Je ne suis pas fou, non plus. Vous vous rendez-compte ? Moi, amoureux d'une Sang-de… enfin, d'une née-moldue ? Il faudrait s'avada kadavriser tout de suite.

Oui, alors je vous explique le plan : vous m'aidez à la faire succomber… Mais non, pas à mon charme, même si je sais que j'en ai beaucoup, mais ce n'est pas la question ! Vous m'aidez à la faire tomber dans le panneau, et que je l'obsède : faîtes en sorte que plus sa colère augmente, plus elle se ronge l'esprit et s'énerve. Vous verrez, ce sera tout simplement jouissif. Et j'aurais ma revanche. Parce que mine de rien, c'est la première fois qu'une fille me gifle (qu'un autre que mon père me gifle en fait), et je n'ai pas vraiment apprécié l'acte, même si ça partait d'une bonne intention.

Pardon ? Oui, tout à fait. Je ne dirais pas que je suis pervers, je dirais juste que j'ai la rancune tenace. Que voulez-vous ? Quand on se frotte au Grand Malefoy, on n'en sort jamais indemne…

Alors voilà le deal : vous m'aidez, et en échange, je vous aide à réaliser votre rêve. Quoi ? Il faut bien de l'argent pour le concrétiser, non ? Eh bien voilà, je me porte garant de votre mécénat. Alors, qu'en pensez-vous ? C'est une proposition très honnête, non ?

Oh, ne me parlez pas de bonne foi ! Nous avons passé ce stade, il me semble, non ? Nous sommes intimes, nous pouvons jouer cartes sur table. Ah, vous devenez plus raisonnables. C'est quand même mieux. Alors, soyons franc. Que décidez-vous ?


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