Salut à tous, c'est vendredi, on fait l'amour? Nonn, Bella ne fait pas l'amour, elle ;)
Alors, je voulais juste dire que j'aime bien ce chapitre, il offre un aperçu dans la tête de Bella, ainsi qu'une idée de ce qui s'est passé à Phénix pour qu'elle veuille partir.
Enjoy!
Chapitre 7: Nostalgie
La porte s'ouvrit et je relevais les yeux. M. Banner entra dans la classe. Je baissais les yeux une fois de plus, déçue que ce ne fût pas Edward. Pendant la moitié du cours, je ne fis pas attention à ce que le professeur disait et gribouillais dans mon cahier. Mais, la porte s'ouvrit une seconde fois. Cette fois, je ne fis pas attention. Mais quand une voix que je connaissais me tira de mes gribouillages et je souris, sans lever les yeux de mes gribouillages.
-Quel est votre excuse cette fois-ci, Monsieur Cullen?
Cette fois, je relevais les yeux, attendant de voir son excuse. Il semblait gêné, il avait les cheveux plus en bataille que d'habitude, et son T-shirt était froissé. Il avait très évidemment fait une autre conquête. Je grimaçais, mécontente qu'il soit en avance sur moi encore.
-Je-euh... Bella! Bella était malade,
Je levais un sourcil dans sa direction, dubitative, et attendis la suite de son excuse.
-Elle avait mal au ventre ce midi, alors, prévenant comme je suis pour mes amis, appuya-t-il, jetant un regard aux filles de la classe, je suis allé lui chercher un médicament, finit-il.
M. Banner nous regarda tour à tour d'un regard suspicieux puis, jeta un regard vide aux mains d'Edward, mais il leva les yeux au ciel et pressa Edward vers sa place à mes côtés. Edward vint s'y asseoir et me sourit en me lançant un clin d'œil. J'arrachais une page du cahier dans lequel je gribouillais et écrivis :
Qui c'était cette fois?
Il sourit en voyant le papier. Il gribouilla quelques mots et me tendit la feuille. Avec celle-ci, il avait joint son portable, ouvert sur la photo d'une fille qui était allongée sur le dos, sur un lit, et qui se prenait les seins dans les mains, les yeux fermés. Je levais les yeux au ciel, toujours aussi mécontente de son avance et lu la feuille.
Et toi, c'était bien?
Je fronçais les sourcils en sa direction. Comment est-ce qu'il avait su que j'étais avec Jake? Il écrivit quelque chose de plus sur la feuille et me la tendit de nouveau.
Tu sais ton cher Mike, il était tellement jaloux qu'il s'est plaint à tout le monde... Jacob si je me rappelle... alors, c'était bien?
C'était géniaaaaal! Tu sais, je crois que tu vas avoir de la concurrence, il va falloir tester un jour lequel d'entre vous était le meilleur.
Tu me proposes un plan à trois?
Je levais les yeux, il souriait, je ne savais pas si il voulait vraiment le faire ou si c'était une blague. Je ne cachais pas mon sourire en lui donnant ma réponse.
On ne sait jamais...
Je relevais un sourcil, et souris malicieusement, attendant sa réponse.
T'as une preuve?
Je lui tendis mon portable et il s'étrangla avec sa salive et je vis distinctement une bosse se former dans son pantalon après avoir vu mes seins sur la photo. Sa réaction attira l'attention de M. Banner qui arriva derrière Edward et lui arracha la feuille des mains.
-Allons, allons, allons! Portables et papiers qui se promènent. Voyons voir cela!
J'échangeais un regard amusé avec Edward. Je voulais voir la réaction de Banner. Je me doutais également qu'il lirait le message à voix haute. Edward et moi le regardâmes amusés pendant qu'il en regardait le contenu. Puis, nous regarda, gêné et dit:
-Peut-être que je ne lirais pas ce message. Après tout, c'est votre vie privé et cela ne nous regarde pas.
-Ce n'est pas juste, lança quelqu'un derrière nous. Vous lisez tous nos messages, et pas le leur.
Les élèves l'appuyèrent bruyamment et Edward se leva de sa chaise.
-C'est vrai. Mais si vous avez tant de mal à le lire, on peut faire une mise en scène... pas vrai Bella?
-Aucun problème. Je n'ai rien à cacher.
-Rien que je ne verrais pas bientôt en tout cas, me sourit-il.
Banner s'assit à son bureau, vaincu et nous regarda, gêné. Je pris la main d'Edward et l'entraînais devant la classe, avec tous les élèves qui nous regardaient, curieux. Je leur souris et Banner nous tendit le bout de papier, lassé, mais je refusais.
-Je sais très bien ce que j'ai écrit sur ce bout de papier.
Je fis comme si c'était une conversation entre Edward et moi, seuls. Je m'assis sur le bord d'un bureau, les jambes légèrement écartées et pendantes des deux côtés de celui-ci. Edward restait debout à m'observer et je recommençais notre conversation.
-Qui c'était cette fois?
-Et toi, c'était bien?
Je me recomposais une figure étonnée, attendant sa réponse.
-Tu sais ton cher Mike, il était tellement jaloux qu'il s'est plaint à tout le monde... C'est Jacob son nom, si je me rappelle bien... alors, c'était bien?
On entendait des gloussements venir de la classe. Mais, Edward et moi les oublions.
-C'était géniaaaaal... D'ailleurs, il est comme toi, ajoutais-je en le pointant du doigt. Mais je ne sais pas qui est le meilleur entre vous deux...
À partir de maintenant, on commençait à entrer dans le sujet de notre conversation et oublier le reste de la classe. Edward s'approcha de moi et prit mon menton entre ses mains, encra ses yeux verts dans les miens et d'une voix assurée dit :
-Je suis le meilleur.
-Je n'en ai pas de preuve. On pourrait tester un de ses quatre, chuchotais-je.
Il vint se loger entre mes jambes et appuya ses mains derrière moi, ses paumes frôlant mes fesses pour se retenir. Nos lèvres étaient à peine à cinq centimètres l'une de l'autre. Mon souffle se fit légèrement plus rapide.
-Tu me proposes un plan à trois? Murmura-t-il contre mes lèvres, ses yeux faisait des allers-retours entre celles-ci et mes yeux.
- On ne sait jamais... Un jour peut-être, répondis-je d'une voix plus rauque que je ne l'aurais voulu.
Je lui souris et nous nous regardâmes un moment. Je me mordis les lèvres de désir et il se colla plus à moi. Nous étions tellement collés l'un à l'autre, qu'on ne pourrait même pas y passer une feuille de papier. Il mit sa main dans mon cou et approcha ses lèvres des miennes quand un raclement de gorge nous arrêta et nous fit reprendre contact avec la réalité. D'habitude, j'aurais envoyé promener la personne qui nous avait interrompus, mais là, j'étais hypnotisée par les yeux d'Edward. J'avais l'impression qu'il pouvait lire et comprendre tout ce qui se passait dans ma tête. Je frissonnais d'horreur à ce qu'il pourrait y trouver s'il creusait trop et baissais les yeux, intimidée. Banner nous interrompit une seconde fois pendant que je tentais de reprendre le contrôle de mes émotions.
-Alors, M. Cullen, vous qui trouvez mon cours si passionnant pour envoyer des papiers plutôt... indécents en classe. Si vous ne voulez pas prendre plus de notre temps en répondant, je vais-
Edward le coupa d'un geste de la main et plongea encore une fois ses yeux dans les miens. Je tremblais encore face à la puissance de son regard, mais toute émotion était maintenant illisible sur mon visage. Son regard était toujours posé sur moi quand il s'adressa à toute la classe.
-Alors, si jamais on décide de se faire un plan à trois, qui voudrait participer avec nous?
Plusieurs personnes levèrent la main. Une fille que je ne connaissais pas attira l'attention d'Edward, lui, la connaissait bien sûr.
-Jane, chérie...
Il me relâcha et alla vers elle, il lui chuchota quelque chose que je ne pus entendre mais elle sembla furieuse. Elle ramassa ses cahiers et sortit de la classe en trombe. J'étouffais un rire. Banner allait la rappeler quand la cloche sonna. Je restais en place, Edward aussi, mais les autres élèves sortirent. Je regardais Edward dans les yeux, attendant que les élèves passent. Banner avait déjà quitté en vitesse, et si je ne me trompais pas, il avait une bosse dans son pantalon. Enfin, il ne resta plus qu'Edward et moi. Je relevais un sourcil.
-Qu'est-ce que tu lui as dit?
-Qu'elle ne pouvait pas avaler, alors qu'est-ce qui la faisait croire qu'elle était ''qualifiée'' pour un plan à trois?
Je ris légèrement et me rendis vers la porte tout en lui parlant par-dessus mon épaule.
-Bon, je suis un peu rouillée... ça fait quand même (je regardais l'horloge de la classe) 6h que je n'ai pas eu un mec sous la main. J'te laisse Edward, je vais me chercher un quelqu'un qui pourra satisfaire mes désirs.
Et me faire oublier son regard. Par-dessus mon épaule, je le vis froncer légèrement les sourcils. Je me dirigeais vers la porte, mais quand il m'interpella, je m'arrêtais sans me retourner.
-Qu'est-ce qui te fait croire que je ne peux pas satisfaire tes désirs? Demanda-t-il, stupéfait.
Je me retournais lentement, affrontant une nouvelle fois son regard perçant.
-J'aime jouer, Cullen, mais j'aime encore plus gagner.
Il me regardait incrédule. Je lui fis un clin d'œil accompagné d'un sourire et sortis de la classe sans plus un mot. J'avais besoin d'aller chasser un peu.
Quand je sortis, j'attrapais un mec par le col et l'entraînais dans une pièce vide et sombre en face du cours de bio. Il lâcha un cri de surprise, mais je collais ma main devant sa bouche. Je l'embrassais dans le cou et posais ma main sur son pantalon, créant une réaction immédiate. Je le caressais par-dessus le tissu. Je ne le connaissais pas encore, je ne l'avais pas bien vu, mais tout ce qui m'intéressait, était que ce soit bien un mec.
-T'as envie de moi? Susurrais-je à son oreille.
Dans la sombre pièce, je le vis hocher vivement la tête. Je détachais le bouton de sa fermeture éclair et descendis son pantalon avec son boxeur à ses chevilles. Il voulut m'enlever ma veste, mais je repoussais ses mains. Je détachais le bouton de mon pantalon et m'appuyais sur un mur, attendant qu'il vienne me rejoindre. Il se jeta pratiquement sur ma bouche et je manquais de m'étouffer. Une fois remise, j'agrippais le col de sa chemise et l'approcha de moi.
-Alors... qu'est-ce que t'attends?...
Je sortis un de mes préservatifs de secours et lui tendis. Il l'enfila rapidement, descendit mon pantalon et m'agrippa par les fesses. J'enlaçais une jambe autour de sa taille. Il me pénétra doucement, donc, pas assez vite à mon goût. Je serrais ma jambe autour de lui, le suppliant de me prendre plus fort, ce qu'il fit. Il entra complètement en moi. Tout ce qui m'intéressait maintenant, étaient les va-et-vient qu'il faisait. Il m'embrassa dans le cou, et prit un de mes seins en main par-dessus le tissu de mon chandail et le pétrit. J'échappais un gémissement et donna un coup de hanche. Il grogna et continua ses va-et-vient. Je sentais qu'il était proche... mais pas moi. Il se relâcha dans un râle de plaisir, mais comme je n'étais pas rendue là, je simulais... c'était la troisième fois que je simulais, en tout, en trois ans. Il n'y vit que du feu. Dans ma folie et mon manque de sexe, je fus assez lucide pour rapidement prendre une photo de nos corps, faisait attention cette fois de montrer le plus de mon corps sans montrer mes parties intimes.
Je me retirais de lui, me rhabillais rapidement et me tournais vers lui. Mes yeux s'étaient habitués à la noirceur, donc, je vis qu'il avait les cheveux noirs et un visage qui exprimait maintenant qu'il était aux anges. Bien entendu, avec le traitement que je lui ai fait subir. Je l'avais déjà vue au lycée, et si je me souviens bien, il se prénomme Éric. Je ne lui adressais pas la parole et sortit du placard pendant qu'il reprenait ses esprits. Adossé au mur d'en face se trouvait Edward, un sourire moqueur accroché aux lèvres. Je sortis de la classe d'un air boudeur, ce qui le fit sourire encore plus.
-Alors, la chasse a été bonne, sourit-il.
Je ne lui adressais pas la parole et continuais de marcher.
-Je suis toujours disponible, tu sais, cria-t-il dans mon dos tandis que je ne me retournais pas, frustrée.
Son éclat de rire résonna dans mes oreilles jusqu'à se que je tourne le coin du couloir.
Quand j'arrivais à la maison avec Jasper, je fus soulagée de ne pas apercevoir la voiture de Charlie. De cette façon, peut-être que j'éviterais sa colère suite à notre sortie improvisé au cinéma. Emmett était déjà à la maison et me demanda comment avait été ma journée, mais je savais exactement ce qu'il voulait réellement savoir.
-J'ai couché avec le nouveau, Jacob, et un autre gars, Éric, je crois. Et toi?
-Mia, du cinéma, et une jolie blonde appelé Vanessa. Je crois qu'elle était dans ton cours de Maths, d'ailleurs.
J'hochais la tête pour lui indiquer que je savais de qui il parlait. Jasper avait levé les yeux au ciel comme il faisait à chacune des conversations entre Emmett et moi et avait commencé le souper. Je m'installais sur le comptoir et le regardais préparer le souper. Un frisson de dégoût me parcouru quand je repensais à la piètre performance d'Éric. Je soupais avec eux puis, essayant d'éviter Charlie, j'allais prendre une douche et me couchais ensuite, lançant un coup d'œil nostalgique à mon cellulaire qui contenait le numéro d'une personne qui, lui, je savais bien, pourrait satisfaire mes désirs les plus secrets.
Le lendemain matin, je m'habillais avec un chemisier gris serré et laissais quelques boutons détachés, ainsi qu'une jupe à carreaux rouge, blancs, gris et noirs. Des bas collants noirs et talons hauts noirs pour compléter mon ensemble. Je me regardais une dernière fois dans le miroir et fronçais les sourcils. Je relevais ma jupe et retirais mon sous-vêtement. Je me regardais une nouvelle fois dans le miroir et souris, satisfaite. Jasper ne fit aucun commentaire sur ma tenue quand je descendis puisqu'il y était habitué et m'amena à l'école. Emmett était déjà là-bas.
Nous arrivâmes en avance, pour une fois, et je vis Alice sortir de la voiture d'Edward et lui envoyais un signe de la main accompagné d'un sourire. Elle vint nous rejoindre Jasper et moi.
-J'adore ton ensemble, Bella! S'extasia-t-elle en me faisant tourner sur moi-même pour mieux admirer.
-Tu n'es pas la seule, commenta une voix derrière elle.
Je souris intérieurement en entendant la voix d'Edward. Il s'approcha également de nous sans me quitter des yeux, un sourire en coin, mais personne n'eut le temps de dire quoique ce soit puisque la cloche sonna, annonçant le début des cours.
-Je dois y aller, commença Jasper. Mon cours est dans l'aile D.
-Le mien aussi, s'écria Alice.
-Tu m'accompagnes, alors? Demanda Jasper en lui tendant son bras comme un gentleman.
Alice sourit de toutes ses dents et se retourna pour m'envoyer un «OH MON DIEU!» silencieux quand ils partirent. Je rigolais et me rappelais la présence d'Edward quand il posa son bras autour de moi.
-Laisses-moi t'accompagner à ton cours, proposa-t-il.
Je décidais de le laisser faire et il me guida lentement jusqu'à mon prochain cours. Pendant le trajet, sa main se faufila dans l'espace découvert entre ma chemise et ma jupe et il caressa ma peau du bas de mon dos, accrochant de temps à autre son pouce à ma jupe, jouant avec l'élastique, me rendant folle de désir. Je lui jetais un regard ennuyé et remarquais qu'il ne me quittait pas des yeux, observant mes réactions. Je fermais la bouche quand je remarquais qu'elle s'était ouverte sous le plaisir et me séparais de lui, voyant qu'on arrivait à mon cours.
Il me retint par le bras avant que je n'entre et me colla à lui. Je pouvais sentir chaque partie de son corps contre le mien, ainsi que son sexe durcit et je frissonnais. Et je me détestais de frissonner si facilement à son contact. J'étais excitée. Je devais l'admettre. Je le fus encore plus quand il approcha sa bouche de mon oreille et chuchota :
-Je suis à trois.
Je serrais la mâchoire. Non de colère, cette fois, mais de peur de lui sauter dessus tellement j'étais excitée. Je fermais les yeux quand je sentis ses lèvres frôler la place juste en dessous de mon oreille puis, plus rien. J'ouvris les yeux pour me rendre compte qu'il avait disparu. Je fronçais les sourcils et me retournais pour le chercher du regard, mais ne le trouvais pas. Je secouais la tête, énervée, et excitée et entrais dans mon cour.
À l'heure du midi, mes hormones ne s'étaient pas calmées. J'entrais dans la cafétéria, ne me prenant rien à manger, sachant d'avance que je ne mangerais rien de toute façon. Après avoir envoyé la main à Alice, je m'assis à la table où Mike Newton et ses amis étaient installés. Je pris place à ses côtés et il posa son bras autour de mes épaules. Je réprimais une grimace de dégoût, mais ne déplaçais pas son bras et cherchais une victime du regard. Je tombais sur la table habituelle d'Edward, il n'y avait que ses deux sœurs, Alice et Rosalie. Je fronçais les sourcils. Où était-il? Je scannais le reste de la cafétéria. Et où était Jasper? Et Emmett?
Je n'y pensais pas plus longtemps, puisque Mike fit ''tomber'' son bras de sur mes épaules, à mes hanches. Il me caressa le bas du dos avec son pouce. Le fait que j'eus été en manque de contact me fit lâcher prise quelques secondes et je ramenais sa main vers mon ventre, et la descendis vers mon intimité trempée suite au contact d'Edward. Mike releva ma jupe et posa sa main sur ma cuisse, directement sur ma peau. Je me dégoûtais alors immédiatement et retirais sa main de sur moi avant de vomir. Je me tournais vers les sœurs Cullen et me levais pour aller les rejoindre.
-Hey, Alice, saurais-tu où est Jasper? Ou Emmett?
Au nom d'Emmett, Rosalie s'étouffa avec sa gorgée d'eau. Je fronçais les sourcils et souris doucement.
-Tu vas bien? Lui demandais-je, légèrement inquiète.
Elle ne fit qu'hocher la tête, cherchant son souffle et me fit un sourire rassurant. Alors je n'y portais pas plus d'attention et me tournais vers Alice, attendant patiemment la réponse à ma question.
-Emmett est au recrutement de football, c'est toute la semaine et comme il a été choisi, il va aider les autres à choisir d'autres bons joueurs. Mais je n'en ai aucune idée pour Jasper, je le cherchais, en fait.
J'hochais la tête, frustrée. Une personne passa derrière moi avec le même parfum qu'une ancienne de mes conquêtes à Phénix, me ramenant dans une salle de gym, avec un entraîneur super sexy. Ses baisers descendant le long de mon cou, entre mes seins, sur mon ventre.
Ma respiration se fit de plus en plus rapide en repensant à cet épisode de ma vie, et je regardais autour de moi avant de partir vers le gym pour faire descendre un peu la frustration qui me gagnait. Quand je fus hors de vu de tous, je commençais à courir pour m'y rendre plus vite, mais une personne sortit d'une des classes et me fonça droit dedans.
-Hey! Ça ne va pas? Regardes où tu mets les pieds! M'exclamais-je.
-Pardon, s'excusa une merveilleuse voix.
Mais cette voix n'était pas que merveilleuse, elle était également masculine. Je souris intérieurement et levais les yeux, priant pour qu'il soit mignon. Gagné! Il avait les cheveux bruns et les yeux bruns également. Grand, musclé, parfait pour un bon coup. Son odeur vint jusqu'à mes narines et je fus immédiatement transporté à une époque qui me semblait si loin maintenant, mais qui était pourtant si proche. Je voulais me rapprocher de ce mec qui me faisait autant penser à mon entraîneur. J'en avais besoin maintenant.
-Oh, salut, ce n'est pas grave, je ne suis pas faite en sucre, commençais-je, la vois rauque de désir. De plus, ca ne me dérange pas plus que ca quand c'est un peu... féroce, si tu vois ce que je veux dire.
Il me fit un sourire en coin et replaça son sac sur son épaule droite.
-Alors, hum, tu voudrais sortir avec moi un de ses quatre? Demanda-t-il, baissant la tête et me regardant à travers ses cils.
-Et pourquoi pas maintenant? Répliquais-je alors.
Pour toute réponse, il prit ma main et m'entraîna devant une porte qu'il tenta d'ouvrir, mais elle était verrouillée. J'allais l'amener ailleurs, mais il me retint par le bras et sortit un porte-clés de sa poche et déverrouilla la porte. Il se tourna vers moi et me fit encore un sourire en coin avant d'ouvrir la porte et de s'y glisser à l'intérieur. Je le suivis, un regard interrogateur sur le visage.
-Tu as une clé? Affirmais-je, mais c'était plus une question qu'autre chose.
-Bonne déduction, princesse.
Il commença à déboutonner la chemise noire qu'il portait, montrant de plus en plus ses muscles saillants. Je m'approchais lentement de lui, posant une main sur son torse.
-Comment? Demandais-je, alors, intriguée.
-Je travaille pour le journal de l'école. C'est mon bureau, ici, m'informa-t-il.
-Oh... Chouette! Tu dois pouvoir ramener pleins de filles ici, sans jamais être dérangé...
-Que celles qui en valent la peine, sourit-il.
Je tentais de retenir un sourire puis, penchais la tête d'un côté pour bien l'observer.
-Je ne suis pas surprise, tu es très mignon, affirmais-je.
Il enleva sa chemise.
-Encore mieux!
Il rit doucement et s'approcha de moi, avant de coller ses lèvres sur les miennes. Ce n'était pas celui que je voulais, mais ses cheveux, ses yeux, son odeur même sa carrure. Il lui ressemblait, et j'avais besoin de lui, alors je me contenterais d'un autre pour l'instant. Mon cœur palpita tellement ce baiser était passionné. Il avait beau être pressé, il n'en était pas moins passionné. J'en voulais plus. Je voulais être plus collée à ce gars qui me faisait ressentir ça à nouveau. Je voulais savourer ce baiser. Retrouver cette sensation si forte que j'avais déjà ressentie avec un autre.
Il passa son bras autour de ma taille et sa main reposa sur le bas de mon dos, collant chaque partie de mon corps au sien. Il savait quoi faire. Il savait comment faire fondre une fille. Et je savourais chaque parcelle de cette connaissance. Ses fesses touchèrent le bureau derrière moi et il m'y coucha. Habituellement, j'aimais dominer, mais cette fois, je décidais de me laisser aller à ses caresses malgré mon empressement. Ses mains détachèrent ma chemise et le tissus glissa de sur mon corps. Il descendit ensuite ma jupe et rigola. Je levais la tête pour le regarder et levais un sourcil.
-Intéressant choix de sous-vêtement, s'exclama-t-il en faisant référence au fait que je n'en portais pas.
Il fit courir le bout de ses doigts sur mon ventre, me tentant, attendant le moment idéal qui me ferait le plus crier d'impatience. Il prit ma jambe et embrassa chaque parcelle de ma jambe gauche, commençant à ma cheville et finissant au haut de ma cuisse, puis, ma jambe droite, toujours proche sans jamais approcher l'endroit où je le voulais le plus. Quand il finit son trajet sur ma jambe droite, il passa si proche, j'ai cru que j'allais exploser, mais au lieu de coller ses lèvres son mon intimité, il décida de venir embrasser mes lèvres, me mettant dans une espèce de transe où je ne pouvais plus rien faire quand il m'embrassait. Ses mains empoignèrent enfin mes seins, libérant légèrement la pression qui se trouvait dans mon bas ventre, mais ce n'était pas assez.
-Plus, fais-en plus, je t'en pris! Suppliais-je. Da-
Je me coupais avant de l'appeler par un nom qu'il ne connaissait même pas, mais il ne semblait pas s'en être rendu compte. Il sourit et reprit mes lèvres en otage, empêchant mes supplications de progresser. Je gémis de contentement d'avoir encore une fois ses lèvres contre les miennes. Ne brisant pas notre baiser, je commençais à le caresser par-dessus son pantalon en espérant qu'il augmente la cadence un peu. Il gémit à son tour, ses lèvres toujours agrippées aux miennes et il alla détacher sa boucle de ceinture, puis, le bouton de son pantalon, le faisant glisser le long de ses jambes. Il glissa une main le long de ma jambe et, finalement, entra un doigt en moi, puis, rapidement, deux. Je m'exclamais dans un cri étouffé. Je mordais ma lèvre inférieure pour retenir mes cris.
-Tu sais que tu es terriblement excitante quand tu mors ta lèvre de cette façon? Chuchota-t-il à mon oreille, envoyant des frissons directement dans mon entre-jambe.
Pour toute réponse, je gémis, rapprochant mon bassin de lui le plus possible, lui demandant plus de caresses. Avec ses lèvres, il déposa de légers baisers le long de mon cou, remontant vers mon oreille, continuant de me faire frissonner. Je m'impatientais. Mes mains se baladèrent de plus en plus vite sur son corps, mes ongles s'enfonçant dans la peau de son dos, le marquant au passage. Ses lèvres s'emparèrent des miennes encore une fois et j'en profitais pour prendre son membre dans mes mains, faisant un mouvement de va-et-vient. Son souffle devint plus saccadé, et j'en profitais pour reprendre le pouvoir.
Je me relevais de sur le bureau et le poussais dessus pour qu'il s'y assoie. J'enlignais mon entre jambe sur son membre et m'assis à califourchon sur lui, le laissant enfin me remplir. Je pouvais sentir son membre frotter contre chaque paroi de mon entre jambe. Je commençais à faire les mouvements de va-et-vient de bas en haut, revenant sur lui aussi vite que la gravité me l'autorisait. J'avais besoin de ce contact. Mes gémissements étaient de plus en plus difficiles à retenir et nos coups de bassins se firent de plus en plus féroces. Il m'agrippa pas les fesses, sans briser le contact entre nos intimités et se releva pour ensuite me coller contre le mur le plus proche.
Je tentais de m'agripper à quelque chose de solide, mais tout ce que je trouvais était ses épaules. Encore une fois, mes ongles s'enfoncèrent dans la chair que je trouvais. Il gémit, probablement de plaisir, puisque ses coups de reins se firent encore plus durs. Le bas de mon dos cognait contre le mur derrière nous à chaque coup de bassins, j'avais l'impression que son membre allait toujours plus loin en moi et je n'en pouvais plus. Les muscles de mon entre jambe se resserrèrent autour de son membre et j'enfouis ma tête dans son cou pour contenir mes gémissements de jouissance le plus possible.
Quand je redescendis de mon orgasme, il me retourna face contre le mur et entra une nouvelle fois en moi, par derrière. J'étais encore sensible de l'orgasme que je venais d'avoir, et donc, j'échappais un cri de contentement, mais il continua ses coups de bassins, ses mains solidement agrippées à mes hanches, guidant mon bassin contre le sien. Je suivais le rythme le mieux que je pouvais, et je réussis à atteindre l'orgasme une seconde fois quand je mordis ma lèvre inférieure. Cette fois, il vint en même temps que moi. Je restais appuyée contre le mur, reprenant ma respiration.
-Il faut que je m'assois, j'ai les jambes qui tremble, rigolais-je en me dirigeant vers sa chaise.
Il jeta le condom qu'on venait d'utiliser et s'assit sur la chaise en face de moi.
-Wow, commenta-t-il, simplement.
J'échappais un autre rire et commençais à me rhabiller. Je lançais un regard dans la direction du mec avec qui je venais de coucher, me rendant compte qu'il n'avait pas été celui avec qui j'avais vraiment envie de coucher, même s'il lui ressemblait beaucoup, personne ne le remplacerait. Je secouais la tête et en remettant mon pantalon, je m'arrêtais sec.
-Merde, jurais-je. La photo.
-Quelle photo? S'enquit-il.
-J'ai... un pari avec un gars et il veut que je prenne une photo de tous les gars avec qui je couche cette semaine.
-Cette semaine? S'étouffa-t-il en se rhabillant à son tour.
-Cette semaine, confirmais-je avec un sourire maladroit, attendant sa réaction.
-Et tu en est à combien? Sourit-il aussi.
-Tu es le troisième.
-Eh bien, tu fais des drôles de paris, toi, rigola-t-il en venant se placer à mes côtés pour que je prenne la photo.
Je plaçais mes doigts sur son torse nu et approchais mon visage du sien pour l'embrasser. Il me rendit mon baiser avec joie. Mon cellulaire en main, tenu assez loin pour prendre une photo de nous deux, mon doigt hésita. Après quelques secondes, je fermais les yeux et laissais mon bras retomber sans avoir pris la photo. Je ne décollais pas mes lèvres des siennes avant un moment. Mon portable sonna, m'indiquant que j'avais un message vocal. Je me détachais de mon partenaire puis, baissais la tête.
Je m'éloignais de lui et fermais les yeux avait de sortir de la pièce. Je ne voulais pas savoir son nom. Son nom n'était pas le nom que je voulais entendre, ce n'était pas le nom que je voulais prononcer. Ce nom n'était pas le nom que j'aimais.
Alors voilà! Pour ceux qui n'aiment pas les lemons, ceux-ci étaient importants à l'histoire. Je ne pouvais pas les enlever. Et pour ceux qui les aime, j'espère que vous êtes satisfaites!
Avez-vous tous compris que Bella pense à quelqu'un qui était à Phénix avec elle? Et non Edward?
Laissez-moi vos commentaires pour que je sache si ce chapitre était compréhensible. Si non, vous le comprendrez probablement plus tard!
Bisouxxx Amé!
