Salut à tous, je n'ai pas laissé de réponse aux commentaires/messages au dernier chapitre tout simplement parce que j'avais envie que vous alliez lire le plus rapidement possible, et je n'ai rien laissé à la fin tout simplement parce que mon état mental après avoir relu ce chapitre ne me permettait tout simplement pas de passer à la tristesse du passé de Bella à ma joie de lire vos reviews en si peu de temps, alors je vais le faire maintenant :
N: Oui, en effet, tu étais sur la bonne voie ;) Pour James, la réponse est dans les premières lignes, alors elle ne sera pas sans réponse bien longtemps, et on reparle de Damon un peu ici, peut-être que ce chapitre éclairera un peu plus tes questions, bonne lecture! xxx
Pauline: Bien joué, tu as vu juste :P J'espère que tu as aimé la façon dont j'ai écris le passée de Bella, bonne lecture pour la suite! xx
CarlyPerry: D'abord, Garou est un artiste génial et oui, en effet, Bella se sent seule puisqu'elle ne veut plus se confier à Emmett pour ne pas lui faire de la peine. Ensuite, ahaha en effet, voilà pourquoi leur commentaires me faisaient de la peine (sort of) parce qu'il ne lisaient que ce qu'ils voulaient lire, et donc, ils ne lisaient pas comment j'écrivais... si ça fait du sens.. Enfin, heureuse que tu comprennes et très heureuse que tu aimes la tournure des évènements! Bonne lecture xxx
Fictionssavemylifexx: Contente de te l'entendre dire! J'aime bien Jake aussi puisqu'il est le seul qui pouvait lire dans les émotions de Bella sans mettre l'histoire en jeu. Si ça avait été Jasper ou Emmett qui avait découvert qu'elle vivait un mensonge, les deux dernières années auraient étés perdues puisque pourquoi n'avaient-ils rien vu jusqu'à maintenant? Et si Edward avait pu voir à travers les yeux de Bella, enfin, il ne serait pas le Edward insouçiant et courreur de jupons que Bella apprécie. Tu as également vu juste pour son passé, mais James n'a jamais vraiment été le copain de Bella, mais Bella l'admirait beaucoup et il n'y a pas de doutes là-dessus. Bonne lecture pour la suite! xxx
Nedwige Stew: Il n'y a aucun problème :P Je suis heureuse de voir que tu as aimé les derniers chapitres! Et en effet, tu avais bien raison :P Merci pour tes commentaires et à bientôt! Bonne lecture! xxx
J'ai bien aimé écrire le dernier chapitre, dans le passé de Bella, et donc, j'avais décidé de ne pas le couper et je suis certaine que vous avez apprécié avoir un chapitre d'une vingtaine de page (contrairement au 10-14 habituel) ;) Enfin, nous sommes de retour à la normale et à moins que je sois vraiment inspirée pour un chapitre long, les autres resterons de la grandeur habituelle :P. Bonne lecture! xx
Chapitre 19 : Hôpital
Je le serrais dans mes bras, me promettant qu'il ne verrait plus jamais le désespoir dans mon regard...
Jusqu'à maintenant.
-Qu'est-ce qui est arrivé à James? Demanda Jasper, brisant le silence qui s'était installé suite à mon histoire.
-On n'en sait rien en fait. Il a refait quelques apparitions au cours des jours suivant l'incident, mais ensuite, plus rien. Quelques rumeurs disent qu'il est en prison, d'autres, qu'il est mort, et d'autres, qu'il a fuit, on ne peut pas en être sûrs.
-Et Damon?
Je rougis et grimaçais en souriant.
-Bien entendu, comprit Jasper.
-Il était tellement sexy, Jasper! Il a été le premier avec qui j'ai volontairement couché. Il était parfait. Il faisait courir tellement de frissons sur ma peau, me rappelais-je, passant ma main le long de mon bras.
-Étais-tu en amour avec lui? Demanda-t-il.
-Non, mentis-je.
Ce secret n'était que pour moi. Même Emmett n'était pas au courant.
-Jamais, continuais-je. Lui non plus, d'ailleurs, il m'a juste aidé à surmonter ma peur du sexe... de plusieurs façons.
-Assez! S'exclama-t-il en posant ses mains sur ses oreilles.
J'éclatais de rire et Emmett aussi. Puis, Emmett redevint sérieux.
-Je n'ai jamais été en colère contre toi, Bella. C'était contre les connards qui t'ont fait subir ses tortures, crois-moi, si je leur mets la main dessus, ils ne survivront pas longtemps. Je n'arrive toujours pas à croire que j'ai laissé la vie sauve à Laurent.
-Laurent? Demanda Jasper.
-Le partenaire de James. Enfin, partenaire d'affaires, expliquais-je.
-Il travaille au club de stripteaseuses auquel on est allés vendredi dernier, ajouta Emmett.
-Quoi? Et tu n'as rien fait? Explosa Jasper en se tournant vers Emmett.
-Qu'est-ce que tu crois, bien sûr que j'ai réagi!
-On n'a pas de preuves, intervins-je avant que ça dégénère.
Ils s'arrêtèrent de parler. Je continuais.
-Je n'ai jamais vu Laurent à la cabine. Je ne le voyais qu'au club, quand il faisait les comptes ou quand il gérait les stripteaseuses ou l'alcool.
Ils restèrent silencieux. Puis, Jasper vint me serrer dans ses bras.
-Je suis tellement désolé, Bella.
Je souris, même s'il ne me voyait pas.
-Je vais bien, chuchotais-je.
-Non, tu ne vas pas bien, Bella, s'interposa Emmett. Regarde ce que tu as fait à tes jointures, tu ne vas pas bien!
Je fronçais les sourcils et baissais la tête pour observer mes blessures. J'avais foulé mon poignet gauche et mes jointures étaient en sang. Je soupirais et haussais les épaules.
-Qu'est-ce que tu veux que je dise, Emmett? Demandais-je, perdue.
-Que tu as un problème? Proposa-t-il, concerné.
-Je n'ai pas de problème! M'indignais-je. Ce n'est pas une sorte d'automutilation ou je ne sais quoi! C'est juste que j'étais trop perdue dans mes pensées pour me rendre compte de la douleur! Ça ne t'est jamais arrivé à toi?
Personne ne parla et un long silence s'installa. Jasper prit mon menton en main et le releva pour que je le regarde dans les yeux.
-Ce qui t'est arrivé n'était pas bien, Bella. Ça n'aurait jamais dû arriver.
Je lui souris. Un sourire triste.
-Je suis Bella Swan. Je suis une guerrière. Je survis.
Emmett hocha la tête, un léger sourire au visage, supportant mon affirmation. Je me mis de dos à Jasper et soulevais mes cheveux pour qu'il voit le tatouage disant «guerrière» en signe chinois que j'avais fait mettre au lieu des cicatrices des initiales de James. Jasper passa ses doigts dessus, sentant probablement la peau toujours gonflée suite à la brûlure. La texture ne partirait jamais, mais on n'arrivait à peine à discerner les lettres marquées au fer rouge.
-Qu'est-ce qui s'est passé au club avec Laurent? Demanda alors Jasper.
Immédiatement, la tension monta. Je savais qu'il faudrait parler de la soirée où Laurent m'avait offert un travail, mais je n'en avais aucune envie. Je croisais le regard d'Emmett. Un regard déterminé, remplis de défi, meurtrier. Je pris une grande respiration.
-Laurent m'a proposé un travail, commençais-je rapidement.
Je baissais la tête, évitant le regard d'Emmett.
-Je sais ce que tu penses, chuchotais-je, ignorant Jasper.
-Le sais-tu, Bella? Explosa Emmett. Le sais-tu vraiment? Je ne crois pas! Tu n'as pas idée de ce que j'ai ressentis quand j'ai appris ce qu'ils te faisaient faire, et maintenant, tu veux retourner travailler pour lui!
-Comme serveuse! Criais-je.
Il ne répondit pas tout de suite alors je continuais.
-Derrière le club, c'est de ça que nous discutions avant que tu n'interviennes. J'ai beaucoup aimé danser, mais je ne crois pas que c'est vraiment une bonne idée d'y aller immédiatement. J'aimerais recommencer à m'habituer à l'ambiance, d'abord. Alors Laurent a accepté de me prendre comme serveuse et barmaid. Tu avais raison... je ne suis pas prête à danser... du moins, pas maintenant.
Le silence pesa pour un moment jusqu'à ce qu'il ouvre finalement la bouche.
-Je ne peux pas t'empêcher de faire ce que tu veux, se força-t-il à dire.
-Merci, Em-
-Mais je n'approuve pas, me coupa-t-il. Et je n'approuverai jamais.
Il se leva et sortit dehors. J'entendis sa voiture démarrer puis, partir. Je soupirais, déçue qu'Emmett n'accepte pas mon choix. Je croisais le regard de Jasper, sous le choc et incompréhensif. Lentement, ma déception se transforma en colère, mais quand je jetais un regard sur mes jointures, je vis qu'elles ne pourraient pas supporter un entraînement. J'allais me changer, laissant Jasper, toujours choqué, dans le salon. Je redescendis les escaliers, sans un mot ou regard, je quittais la maison et commençais à courir sans m'arrêter.
x-x-x-x-x
POV Jasper
Je n'arrivais pas à y croire. Je crois que je n'avais pas tout à fait encore assimilé tout ce que Bella m'avait dit puisque je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas comment quelqu'un pouvait faire subir autant d'horreurs à quelqu'un de si innocent. Je ne comprenais pas comment Bella avait pu garder le secret aussi longtemps sans que je ne m'en rende compte. Moi qui croyais que j'arrivais à bien discerner les émotions des autres...
Ça faisait plus de deux heures que Bella était partie courir. J'étais monté dans ma chambre et j'avais attendu impatiemment le retour de Bella. J'écoutais de la musique, finissais mes devoirs, j'ai appelé Alice, mais toujours aucune nouvelles de Bella. Je savais qu'elle aimait souvent se promener après être allée courir, mais cela faisait maintenant presque trois heures qu'elle était partie et je commençais à m'inquiéter. Emmett n'était toujours pas revenu non plus et Charlie était arrivé et après m'avoir demandé où était ses enfants, il était parti se coucher puisqu'il travaillait tôt le lendemain. Je lui avais dit qu'ils étaient allés souper dans un restaurant pour ne pas l'inquiéter et que je n'étais pas allé parce que j'avais des devoirs à finir.
N'y tenant plus de cette insoutenable attente, je pris mon portable et appela sur le cellulaire d'Emmett. Il répondit après la troisième sonnerie.
-Jazz, qu'est-ce qui se passe?
-Je ne sais pas si c'est vraiment grave, mais il fallait que je te le dise.
-Jazz, parle.
-Bella est allée courir et ça fait plus de trois heures, maintenant. Je commence à m'inquiéter. Elle n'avait pas l'air bien après votre dispute.
-D'accord, elle va toujours à la même place, je vais y aller voir si elle est là. C'est de ma faute, l'entendis-je grommeler avant qu'il raccroche.
x-x-x-x-x
POV Bella
Couchée au beau milieu du terrain de soccer, les yeux fermés, les gouttes d'eau glacées tombaient en cascade sur mon corps à moitié couvert. Ma respiration était saccadée puisque j'avais couru au point de m'effondrer. Au bout de plusieurs respirations saccadées, je pris une grande inspiration et criais à pleins poumons. Je criais ma rage contre James, ma peine suite à ma dispute avec Emmett, mon désespoir de ne pas être avec celui que j'aime, ma frustration de ne pas pouvoir me confier, ma confusion de ressentir toutes ses émotions en même temps. Toutes mes émotions négatives de la journée, de la semaine, des deux dernières années passèrent dans ce cri.
Puis, les larmes se mirent à couler. Une des rares fois où je me laissais aller à ma propre peine. Que je pleurais pour moi, pas pour une émission de télévision, ou un livre triste, ou encore pour une autre personne vivant un drame, non, je pleurais pour moi. Larme après larme disparurent en se mélangeant avec les gouttes de pluie tombant toujours sur mon visage.
Combien de temps étais-je restée là? Ma peau était glacée, mais je ne la sentais plus. Une heure? Deux? Je n'en avais aucune idée, mais je savais que je ne pourrais pas trouver la force de me relever du sol froid du terrain de soccer.
FLASHBACK
J'étais sous la pluie, une des rares fois où il pleuvait à Phénix, j'en profitais. J'embrassais un garçon. J'embrassais mon entraîneur personnel. J'embrassais un des seuls garçons mis à part Emmett pour qui j'avais vraiment de forts sentiments. J'embrassais Damon. Ce n'était pas de l'amour, loin de là, ce n'était qu'une grande affection. Il passa sa main dans mes cheveux trempés et la déposa ensuite sur ma hanche.
-Tu es certaine que c'est ce que tu veux? S'inquiéta-t-il, son regard cherchant le mien pour une trace de doute qu'il ne trouva pas.
-J'en ai besoin. Fais disparaître toutes ses mauvaises sensations en moi. Sois toi-même. Je veux le grand méchant Damon pour venir jouer avec moi, ajoutais-je dans un sourire taquin en me mordillant la lèvre inférieure.
Son inquiétude se transforma en un rictus et il m'empoigna par la taille, me souleva en me plaqua contre le mur extérieur pour que j'accroche mes jambes autour de sa taille. Impatiente, je détachais sa boucle de ceinture et descendis ses pantalons et ses caleçons juste assez pour sortir son membre. Il entra en moi avec tant de force que mon bassin renfonça dans le mur contre lequel il me tenait. Mes ongles griffèrent son dos sous le plaisir qu'il me procurait à chaque coup de bassin et il émit un puissant gémissement, ayant apparemment apprécié mon geste.
La tête enfouie dans mon cou, il mordit durement la jonction entre mon cou et mon épaule. Je fus étonnée quand je criais de plaisir. Il s'arrêta un instant pour s'assurer que j'allais bien, mais quand il remarqua mes yeux assombris par le désir, son sourire en coin revint et il retourna à ses coups de bassins, enfonçant ses doigts dans mes hanches pour avoir une plus grande solidité.
Le lendemain matin, j'étais morte de fatigue d'être restée éveillée toute la nuit, j'avais pleins de marques rouges et mauves dans le cou, les jambes endolories, un dos mal-en-point d'avoir eu la brique qui frottait contre moi, et la marque des ongles de Damon sur les hanches, mais pour la première fois, malgré mes ecchymoses sur le corps, j'avais également un magnifique sourire au visage.
FIN DU FLASHBACK
Aujourd'hui, sous une même pluie, je repensais à ce moment, un léger sourire au visage et je fermais finalement les yeux, incertaine de les rouvrir un jour.
x-x-x
Je me battais avec Damon. Pour une fois, j'avais le dessus sur lui. Il se retrouva par terre et je m'installais à califourchon sur lui, un sourire suffisant au visage.
-Gagné, annonçai-je, triomphalement.
-Tu en es si certaine? Questionna-t-il, un sourcil levé.
Mon sourire s'estompa et je fronçais les sourcils, confuse. Il profita de ma faiblesse pour me retourner et me plaquer sur le sol. Malgré ma défaite, je lui lançais un sourire taquin.
-Tu adores cette position à ce que je vois, commentais-je.
-Je croyais que tu adorais quand j'étais méchant, répliqua-t-il en enfouissant sa tête dans mon cou.
Mon souffle se coupa, comme à chaque fois qu'il enfouissait sa tête dans mon cou, mon corps était tendu, non de peur, mais de désir. J'avais envie qu'il me morde à nouveau. J'avais envie de ressentir ce que j'avais ressenti quand il m'avait mordue pour la première fois.
Je sentis ses dents frôler la peau de mon cou, me transformant en bouillie sous son corps, toutefois, contrairement à ce qu'il avait vraiment fait ce jour-là, ses dents plongèrent dans la chair de mon cou, m'arrachant cette fois-ci un cri de douleur. Toutefois, il ne s'arrêta pas pour regarder si j'allais bien. Il continua de fouiller dans mon cou jusqu'à ce qu'il se relève enfin. Mes yeux s'écarquillèrent d'horreur. Le rictus habituellement si attachant de Damon s'était transformé en un rictus cruel et sans pitié. Mon sang coulait sur son menton. Mais ce n'était pas non plus Damon qui se tenait devant moi, la bouche dégoulinant de mon propre sang. C'était James.
Je me réveillais en criant, des bips-bips continuent ressemblant à la vitesse de mon cœur envahirent mes oreilles
-BELLA!
Des bruits de pas pressés s'approchaient rapidement de moi. Une main se posa sur mon front, une autre me secoua le bras. J'ouvrais les yeux et touchais immédiatement mon cou pour sentir la peau qui aurait dû être arrachée suite à l'attaque de James, mais je n'y trouvais que la peau soyeuse de mon cou. Je fronçais les sourcils, le souffle court. Ce n'était qu'un rêve?
-Bella! Tu vas bien? S'écria Emmett, penché au-dessus de moi.
Pour la première fois, je pris conscience de l'endroit où je me trouvais. L'hôpital?
-Bella, réponds-moi! Continua Emmett en me secouant un peu plus fort.
-Ca va, répondis-je, surprise par ma voix rauque. Où on est?
-À l'hôpital, répondit une personne à l'entrée de ma chambre. Bonjour, Bella. Je suis Carlisle, je crois que tu connais mes enfants, Edward, Rosalie et Alice.
Trop faible pour parler, j'hochais simplement la tête pour lui faire comprendre que oui. Carlisle s'installa à mon chevet et mis une main sur mon front, puis, consulta mon dossier.
-Tout semble pour le mieux, Mlle Swan, vous allez probablement souffrir d'un gros rhume, mais vous êtes sauve. On va vous garder en observation pour la nuit et demain vous pourrez retourner chez vous.
Sauve? J'étais en danger? Me demandais-je. Je fronçais les sourcils en tentant de me rappeler pourquoi je me retrouvais dans cette condition. La pluie. Le terrain de soccer. Damon. James... Mon souffle s'accéléra, tout comme mon rythme cardiaque. Je mis une main dans mon cou, encore une fois pour m'assurer que ce n'avait été qu'un rêve, mais il avait semblé si réel...
-Bella, tout va bien, tenta de me rassurer Emmett en prenant en compte mon rythme cardiaque élevé.
-James, soufflais-je à Emmett.
Du coin de l'œil, je vis Carlisle froncer les sourcils et Emmett se racla la gorge avant de lui demander poliment s'il pouvait nous laisser une minute.
-Bien sûr, je serais de retour avec les papiers pour ta sortie demain, m'avertit Carlisle avant de fermer la porte derrière lui.
Emmett se tourna vers moi, consterné.
-Dis-moi tout, Bella, ce fils de pute est en ville? Siffla-t-il entre ses dents, se penchant vers moi.
Je secouais la tête en fronçant les sourcils.
-Non, murmurais-je, endormie. Il était la... Dans ma tête. Il est toujours là...
À travers mes paupières mi-closes, j'aperçu Emmett grimacer puis, se pencher vers moi pour me prendre dans ses bras.
-Je sais, Bella, chuchota-t-il en embrassant le dessus de ma tête.
Repensant à ma conversation avec lui, une larme s'échappa de ma joue.
-Ne me laisse pas, Emmett, gémis-je.
-Jamais.
Il me serra plus fort dans ses bras et je m'y blottissais en m'endormant.
x-x-x
Le lendemain, Emmett était parti me chercher quelques vêtements à la maison pour que je puisse en avoir quand je vais sortir de l'hôpital. J'étais assise sur mon lit, avec la foutue jaquette qui s'attache dans le dos, mais qui ne couvre pas tout le dos quand j'entendis ma porte s'ouvrir suivit d'un sifflement appréciateur. Je me tournais et un sourire éclaira mon visage. Je me mordis la lèvre en m'approchant lentement de la personne qui venait d'entrer.
-Alors, on ne peut pas se passer de moi plus qu'une journée, hein? Je sais, c'est habituellement l'effet que j'ai sur les hommes. Ne t'inquiète pas, tu n'es pas un cas à part.
Il me lança un de ses sourires en coin et s'approcha de moi pour me prendre par la taille et me rapprocher de lui.
-Tu sais que tu m'appartiens encore? Murmura Edward à mon oreille.
-Tu sais que je suis à l'hôpital? Le patient est roi, rétorquais-je.
-La devise c'est «le client est roi» et c'est au restaurant, sourit-il.
Je feignis la bêtise.
-Oh, vraiment? Eh bien dans ce cas, commençais-je en me mettant à genoux devant lui dans une position soumise. Que puis-je faire pour vous, Maître?
-Hummm, je pourrais très facilement m'habituer à ce nom.
Je retins un sourire.
-Lèves-toi, Bella, m'ordonna-t-il, j'obéis. Comme tu me le rappelles si bien, tu es à l'hôpital, donc il faut ménager ton exercice physique pour quelques temps.
En parlant, il s'était approché de moi jusqu'à ce que je n'aie d'autre choix que de m'asseoir sur le lit. Il continua et embarqua sur le lit avec moi. Lentement, comme un prédateur chassant sa proie, il prit ma jambe entre ses mains et embrassa l'intérieur de ma cuisse, guettant ma réaction. Je tentais de calmer ma respiration, mais j'avais tellement envie de lui en ce moment. Mon bas ventre était en feu quand il posa ses lèvres sur ma cuisse, remontant lentement vers l'intérieur de celle-ci. Sa main faisant des allers-retours sur mon autre cuisse.
Sa main s'arrêta finalement sur mon entrejambe et il écarta mon sous-vêtement. J'allais serrer les cuisses quand l'air froid de la chambre entra en contact avec ma peau, mais il arrêta mon mouvement. Cruellement lentement, il entra un doigt en moi, puis, le ressorti avec la même lenteur insoutenable que le peu de plaisir que cela me procurait était arrêté par le poids du désir qu'il ajoutait à chaque fois. Je gémis de frustration.
-C'est quoi le problème, Bella? Railla-t-il. Je croyais qu'il fallait te ménager.
Je lui lançais un regard qui en disait long que ce que je pensais. Je décidais de prendre les choses en mains – littéralement- et commençais à caresser mes seins, faisant descendre la jaquette sur mon ventre, je serrais mes seins si fort que la marque de mes ongles y restèrent. Je lançais un coup d'œil à Edward et vis qu'il me regardait, les yeux remplis de désir. Pour le torturer encore un peu, je pris sa main qui était sur ma cuisse et mis un de ses doigts dans ma bouche. Je le suçais lentement, frôlant mes dents sur la longueur de son doigt. Je souris. J'avais beau être son esclave, j'avais toujours le contrôle.
J'enlevais son doigt de ma bouche et posais sa main sur un de mes seins. Ma respiration s'était considérablement accélérée et la sienne n'était pas mieux. Comme le lion qui attaque finalement sa proie, il bondit sur moi, embrassant mes lèvres et pressant mon sein dans la paume de sa main. Bien vite, il fût dévêtu et il se retrouvait à l'entrée de mon entrejambe, il s'arrêta une seconde, me faisant gémir de déplaisir puis, sans prévenir, s'enfonça en moi. Je retins un cri de justesse et il sourit, fier en posant ses lèvres sur les miennes, étouffant le reste de mes cris.
Ses mains étaient partout : sur mes seins, sur mon entrejambe, sur mes hanches, derrière ma tête. Puis, il fit la chose qui allait me faire venir : Il me mordit le cou. Cette fois-ci, je ne pu retenir le long gémissement de plaisir qui vint avec ma jouissance. Edward vint aussi quelques secondes plus tard, la tête toujours enfouie dans mon cou, je sentais son souffle sur ma peau le temps qu'il reprenne pleine possession de ses moyens.
Trois légers coups retentirent à la porte et je sursautais.
-Une seconde! Criais-je avant que la personne ouvre la porte.
Edward bondit du lit pour aller remettre ses vêtements et je rattachais ma jaquette le plus rapidement possible. D'autres coups résonnèrent dans la pièce et je leur dit d'entrer. Carlisle entra dans la chambre, suivit d'Emmett qui avait l'air gêné. Il nous vit et souffla, soulagé. Je fronçais les sourcils. Savait-il qu'Edward et moi étions entrain de batifoler? Je levais les yeux au ciel. Bien sûr qu'il le savait.
-Edward? Je ne savais pas que tu connaissais si bien Mlle Swan, s'exclama Carlisle, surprit de voir son fils à l'hôpital.
-Oui! Enfin, c'est plus pour Alice et Rosalie que je suis là, elles voulaient savoir comment Bella allait.
-Eh bien, tu pourras leur dire que tout va bien. Mlle Swan, vous pouvez vous changer et rentrer chez vous.
-Merci, Dr. Cullen. Et s'il-vous-plait, appelez-moi Bella, demandais-je poliment.
-Alors appelles-moi Carlisle, répondit-il avec un sourire chaleureux.
Je ne pu m'empêcher de sourire également. Quand il sortit de la pièce, je remarquais le regard désapprobateur d'Emmett. Je lançais un regard à Edward et retins un sourire.
-Pardon, Emmett, tentais-je, toujours en me retenant de rire.
Il leva les yeux au ciel et secoua la tête avant de laisser mes vêtements sur le lit et de fermer la porte derrière lui. Edward resta derrière, un sourire au visage, un sourcil levé, attendant que je me change devant lui, mais la porte s'ouvrit une seconde fois.
-Et toi! N'abuse pas de ma sœur, allez, sors! Fit Emmett en ouvrant la porte pour le laisser passer.
-À plus tard, Bella, murmura-t-il dans mon oreille avant de me laisser un baiser sur la joue et sortir derrière Emmett.
Edward est de retour! YEAHHH! Moi, j'ai envie de voir plus de ce Damon... vous en dites quoi? Bien sûr, cette fiction reste toujours Edward/Bella, ne vous inquiétez pas, mais il leur faut bien quelques bâtons dans les roues, vous ne croyez pas?
On retourne à la ''programmation'' habituelle et je vous revois Vendrediiiiii!
Bisouxxx Amé
