Vendredi, comme promis!
N: Oui, Jessica :P Au début, j'avais choisi Lauren, mais ça rendait la lecture difficile puisque LaurenT est le propriétaire et donc, avoir à toujours faire attention entre Laurent et Lauren devenait difficile même pour ma relecture donc oui, Jessica :P Bonne lecture pour la suite! xxx
Leensha12: Salut, oui, pour l'instant, c'est encore dans mes intentions, mais ce ne sera pas l'idée générale du deuxième tôme!
Bonne lecture! xxx
Chapitre 22 : Chalet des Cullen
DIIIING DOOONG!
Je gémis et me retournais dans mon lit. Après la deuxième sonnette, j'entendis la porte d'entrée s'ouvrir et des voix, mais je n'arrivais pas à les distinguer. Je tentais de me rendormir quand ma porte de chambre s'ouvrit et quelqu'un s'assit sur mon lit. Je gémis une autre fois, souhaitant que la personne s'en aille sans ouvrir la bouche.
-Tu gémis comme ça et je ne t'ai même pas encore touchée? Ricana Edward
Je fronçais les sourcils sans ouvrir les yeux. Qu'est-ce qu'il voulait si tôt le matin? Sa main enleva la couverte, découvrant peu à peu mon dos nu. Je n'avais pas eu la force d'aller dans la douche en revenant du club, alors je m'étais déshabillée et couchée.
-Qu'est-ce que tu fais ici? Laisses-moi dormir, geignis-je.
-Tu ne lui as pas dit? Interrogea Edward à l'intention d'une autre personne qui se trouvait dans ma chambre.
Il dénuda mon dos au complet et je gémis de mécontentement à cause du froid, mais il commença à passer ses mains sur mes flancs, massant de haut en bas et j'échappais un gémissement de contentement.
-J'ai oublié, s'excusa Emmett à la question d'Edward.
-Peu importe ce que c'est, ça peut attendre que je sois réveillée! Grommelais-je, tentant désespérément de rattraper mon sommeil, surtout qu'il n'était pas question que je bouge avec les mains d'Edward sur mon corps.
-On ne peut pas, Bella, s'exclama Alice.
Bon sang, mais combien était-ils dans ma chambre! Je soupirais et me tournais, attrapant la couverte pour couvrir mon corps. Je vis Edward faire la moue dans son coin, mais j'attendais des explications de la part d'Alice.
-Edward a convaincu les parents de nous laisser rester au chalet pour la fin de semaine! Il faut partir maintenant si nous voulons profiter de la fin de semaine! S'écria-t-elle.
-Quand avez-vous discuté de ça?
-Jeudi, après que tu aies disparue.
Je me rappelais être tombé sur Tanya et avoir passé le reste du midi avec elle. Je soupirais longuement de frustration.
-Bien, grognais-je. Sortez que je me prépare.
Ils se dirigèrent tous vers la porte sauf Edward. Il me jeta un regard malicieux.
-Je vais préparer ton sac pour la fin de semaine, lança-t-il pendant que je me dirigeais vers la douche avec mon drap.
Je lui lançais un regard, mais me tournais et laissais tomber le drap pour lui donner une jolie vue de mon postérieur et fermais la porte. Une vingtaine de minutes plus tard, j'étais prête. Je sortis de la salle de bain avec une serviette autour de mon corps. Je jetais un coup d'œil sur le lit et vis que des vêtements avaient été placés sur mon lit. Un débardeur noir, transparent au niveau du ventre accompagné d'une jupe noire. Aucun sous-vêtement, bien sûr. Je m'habillais donc avec les vêtements qu'il avait choisis- je devais lui obéir, après tout - et descendis les escaliers pour rejoindre les autres, étant certaine qu'Edward avait déjà amené mon sac pour ne pas que je vois ce qu'il m'avait choisi.
J'embarquais dans la voiture d'Edward avec Alice et Jazz, tandis qu'Emmett et Rosalie étaient dans l'autre. Je ne savais pas comment les arrangements avaient été faits, mais selon moi, ils n'avaient pas étés fait au hasard.
-Attendez! Criais-je avant de partir. Est-ce qu'on peut aller chercher Angela et Tanya?
-Tanya? Demanda Emmett, sortant la tête de sa jeep.
-Oui, c'est la nouvelle à l'école, je me disais que ce serait sympa qu'elle se fasse des amis rapidement, vous en dites quoi?
-Plus on est de fous, plus on rit, s'exclama Alice. Emmett, tu nous suis? Les filles embarqueront avec toi!
-Quoi? Moi, seul avec une bande de filles? S'écria-t-il. Tu es malade!
Je levais les yeux au ciel.
-Bien, alors je vais conduire la voiture de Jazz, proposais-je.
-Il n'en est absolument pas question! S'exclama ce dernier, sortant lui aussi la tête par la fenêtre.
-Attends, attends, je suis sûr qu'il y a une autre solution, contesta Edward presque en même temps que Jasper. Tu sais quoi? Je vais me sacrifier! Emmett et Rosalie seront avec Alice et Jasper, et Angela et Tanya embarqueront avec nous. T'en dis quoi?
-Parfait, souriais-je.
J'embarquais dans la voiture et donnais l'adresse d'Angela après avoir contacté les filles pour leur dire qu'on irait les chercher d'ici 30 minutes. Deux heures plus tard, Tanya et Angela sur la banquette arrière, nous étions encore tous sur la route. Je n'avais plus été capable de dormir et donc, j'avais commencé une conversation avec Edward.
-Alors, ce grand match? Il arrive quand? Tanya, Edward est le capitaine de l'équipe, l'informais-je au passage.
-Oh! S'exclama-t-elle.
-D'ici les prochaines semaines, on va devoir recommencer à s'entraîner dur, commença Edward. L'équipe que nous allons affronter est une des pires de la ligue, mais c'est également une des plus brutales et c'est pourquoi ils passent toujours au point suivant, parce qu'il ne reste plus assez de joueurs en assez bonne condition pour finir la partie.
-Mais c'est horrible! M'exclamais-je, la bouche grande ouverte. Pourquoi est-ce qu'ils ont encore le droit de jouer?
Il haussa les épaules.
-Enfin, nous avons toujours réussis à les battre, mais ça, c'était les saisons passées. Maintenant que la moitié de l'équipe est partie pour l'université, je ne sais pas si nous allons y arriver, mais j'ai confiance en Emmett et Jasper. Ne t'inquiète pas, rigola-t-il en voyant mon visage changer, je vais bien m'occuper d'eux. Surtout si je reçois l'encouragement nécessaire, ajouta-t-il dans un sourire en posant sa main sur ma cuisse.
Je levais les yeux au ciel et poussais sa main. Il leva un sourcil, mais ne dit rien et reposa sa main sur le volant. Je finis par m'endormir pour le reste du trajet. Ma soirée d'hier avait été longue et je n'étais plus habituée à ce genre d'ambiance. On me réveilla pour la seconde fois de la journée et j'aperçu une magnifique maison en bois, cachée par les arbres et éloignés des autres voisins.
-Il vous appartient ce chalet? Dis-je la bouche grande ouverte.
Edward ne fit qu'hocher la tête avec un sourire et me fit signe de réveiller Tanya et Angela qui s'étaient également endormies. Elles étaient aussi ébahies que moi devant le chalet. Elles coururent à l'intérieur rejoindre Alice, Rosalie, Emmett et Jasper qui étaient déjà arrivés. Je regardais autour et fut prise d'un soudain frisson d'horreur. Des arbres se trouvaient autour de la propriété. Je ne pourrais jamais retrouver mon chemin dans un endroit pareil.
Mes pensées me ramenèrent au moment où James m'avait amené pour la première fois à la cabine. C'était une maison pour prostitués. En fait, l'endroit où ils faisaient leur trafic humain et où ils apprenaient aux filles leur futur travail. L'arrière de mon cou se mit à picoter à l'endroit où se trouvaient les initiales de James. Ma respiration se fit saccadée et je regardais frénétiquement autour de moi, cherchant à éviter James. Cherchant une route où je pourrais m'enfuir pour ne voir que des arbres autour de moi.
-Bella? S'inquiéta Edward.
Il posa une main sur mon épaule et, sous la panique, je pratiquais une technique d'auto-défense qui consistait à lui prendre le bras et le tourner jusqu'à ce qu'il soit dos à moi, complètement immobilisé à cause de la douleur. Quand je me rendis compte de mon mouvement, je le relâchais immédiatement, paniquée.
-Edward! Je suis désolée, je croyais que tu étais déjà rentré avec les autres! J'ai paniqué, mentis-je partiellement.
-Bella, grogna-t-il en se relevant difficilement et massant son épaule. Tu es sûre que ça va?
-Bien sûr! Je suis désolée, je ne pensais pas que c'était toi, m'excusais-je encore une fois.
Il me détailla et finit par sourire. Il me tendit la main pour que je la prenne, ce que je fis et il me guida à l'intérieur. La porte d'entrée débouchait sur un gigantesque salon. La salle à manger se trouvait plus loin dans la même pièce reliée à la cuisine qui devait être plus loin derrière. À l'étage, je comptais quatre chambres. Un petit calcul rapide m'indiqua que nous allions devoir être deux par chambre, mais je ne m'en souciais pas puisque j'avais l'habitude de dormir avec mes frères de mon plein gré.
-Bon, allez les copains! Laissons la fin de semaine de débauche commencer! S'écria Alice, un verre déjà à la main.
Elle appuya sur un bouton sur une télécommande et le refrain de Wake Me Up de Avicii commença. Elle se mit à danser et chanter au rythme de la musique et je ne pu retenir un sourire à son comportement. Rosalie la rejoint bien rapidement après s'être fait un Mojito. Je me dirigeais vers le comptoir pour voir l'alcool qu'ils avaient achetés et il y avait presqu'autant de bouteilles que dans un bar. Jasper s'approcha du comptoir et siffla d'admiration en voyant le nombre de bouteilles.
-Tu penses qu'on va passer le week-end avec toutes ces bouteilles? Rigola-t-il.
J'échappais un sourire et pris une bouteille au hasard.
-Et qu'est-ce que je vous sers ce soir? Souriais-je.
-Surprends-moi.
Il s'accota sur le comptoir et me regarda faire. Je commençais par regarder si j'avais tous les ingrédients nécessaires à la préparation du verre que j'avais en tête et fus satisfaite. J'en prenais plusieurs et les étendis sur le comptoir. Jasper me regardais, intrigué et je vis Edward, dans un coin éloigné de la pièce, qui m'étudiais du regard. Je décidais de l'ignorer le plus possible pour ne pas perdre ma concentration.
-Alors, attention, je ne serais peut-être plus assez consciente pour le reste de la soirée pour t'en refaire un, avertis-je Jasper.
Il hocha la tête avec un sourire et continua à me regarder faire. Je sortis un verre de shooter et lui envoyais un regard malicieux. Il fronça les sourcils face à mon comportement. Je continuais de m'exécuter et sortis un briquet pour faire bruler l'alcool comme le demandais la recette. Je sortis une paille, la mis dans ma bouche pour l'humidifier puis la plantais dans le shooter.
-Bois vite, ordonnais-je.
Il obéit et dès qu'il eut finit son verre, il souffla plusieurs fois.
-Bon sang, Bella, c'est délicieux! Qu'est-ce que c'est?
-Un rastafari, j'ai appris à en faire-
Du coin de l'œil, je vis Edward relever la tête comme pour mieux comprendre la suite et donc, me ravisais.
-À Phénix, continuais-je. C'était très populaire, là-bas.
Il secoua la tête plusieurs fois, essayant de s'habituer aux effets de ce simple shooter.
-Je comprends pourquoi! Ouff! S'exclama-t-il.
J'éclatais de rire et replaçais les ingrédients où je les avais pris.
-Hey, Bella! Tu te joins à nous? On commence un jeu! Me cria Emmett par-dessus la musique.
-J'arrive!
Pour me détendre un peu, je décidais de prendre un shooter de téquila et me pris ensuite une bière pour me joindre au jeu. Tous étaient autour de la table, les chaises avaient été poussées plus loin pour que tous aient de la place. Pendant que je faisais un shooter à Jasper, Alice et Rosalie avaient installées plusieurs shooters avec différents alcool dedans sur la table.
-À quoi on joue? Demandais-je, intriguée.
-Flip, Strip or Sip, S'écria Alice, sautillant sur place.
-Oh, intéressant, maintenant?
-Pourquoi pas?
-Eh bien, tu commences la soirée un peu fort. Pourquoi ne pas jouer à Beer pong ou un jeu simple pour commencer? Proposais-je, voyant les visages incertains de Tanya et Angela.
-Bon, d'accord, mais après on joue à Flip, Strip or Sip! Poussa-t-elle.
-Bien! Cédais-je.
On poussa les shooters de côté pour l'instant et commençâmes à former des équipes. Je me retrouvais avec Alice contre Tanya et Angela qui avaient aussi décidées de faire équipe. Alice et moi excellions à ce jeu, et donc, une quinzaine de minutes plus tard, il ne restait qu'un verre à Tanya et Angela, qui commençaient déjà à être pompettes, tandis qu'il nous restait encore quatre verres. Quand Alice visa le dernier verre et la balle entra directement dans le dernier verre, tous autour de la table s'exclamèrent et applaudirent. Je poussais nos quatre verres restant vers l'autre bout de la table.
-C'est la règle : les perdants doivent boire tous les verres restants! Clamais-je.
Les filles grimacèrent, mais elles se séparèrent les verres et en burent le contenu au complet sans rechigner. Je m'exclamais avec les autres et les encourageais jusqu'à la dernière gorgée. Quand elles déposèrent leur dernier verre sur la table, la pièce les acclama et les applaudit. J'allais entre les deux et posais mes bras autour de leurs épaules.
-Félicitation, maintenant, vous êtes prête à venir jouer pour vrai, dis-je malicieusement.
Une minute à peine plus tard, nous étions autour de la table. J'avais réussis à convaincre Alice de jouer à un autre jeu avant de jouer à son jeu de striptease pour que les filles puissent être bien à l'aise et assez saoule pour apprécier le jeu d'Alice.
-King's cup, annonçais-je avec un sourire. On y joue avec un jeu de carte.
-Je l'ai! S'exclama Rosalie en me lançant celui-ci.
-Les règles changent de fois en fois, continuais-je, attrapant le paquet de carte.
Après s'être finalement mis d'accord sur la signification de toutes les cartes, je les pris en note pour ne pas les oublier.
«As= Tu ne peux pas regarder la personne qui tire cette carte dans les yeux jusqu'à son prochain tour.
Deux= Donnes une gorgée à quelqu'un de ton choix.
Trois= Bois.
Quatre= Dois mettre la main sur la table, la dernière personne à le faire doit boire.
Cinq= Tous les gars doivent boire.
Six= Toutes les filles doivent boire.
Sept= Tout le monde boit.
Huit= La personne qui pige cette carte pose une question à une personne de son choix, si celle-ci refuse de répondre, elle doit boire. Si elle répond la vérité, la personne ayant posé la question boit.
Neuf= La personne doit dire un mot, la personne à sa droite doit dire un autre mot qui rime, ainsi de suite jusqu'à ce que quelqu'un prenne plus que cinq secondes avant de répondre.
Dix= «J'ai jamais». On tient trois doigts en l'air, chacun son tour, on dit un fait et on baisse un doigt chaque fois qu'on l'a fait, la personne qui n'a plus de doigt levé doit boire.
Valet= La personne qui pige cette carte instaure une règle qui doit être suivie à la lettre jusqu'à la fin du jeu. Chaque personne désobéissant à cette règle devra boire une gorgé/un shooter.
Dame= L'interrogateur. Jusqu'au prochain tour, si tu poses une question à quelqu'un et que cette personne te répond, celle-ci doit boire.
Roi = Au long du jeu, quand un roi est pigé, la personne verse une gorgé de son verre dans un verre, peu importe le cocktail. La personne pigeant le dernier Roi doit boire le contenu du verre au complet, peu importe le contenu. ».
-Voilà, m'exclamais-je après avoir noté toutes les cartes. Vous être prêts?
Je posais toutes les cartes sur la table et les mélangeais un peu.
-À toi Tanya, la poussais-je. Prends une carte!
Elle retourna une carte dans le paquet. Deux. Donnes un verre. Elle poussa un shooter en direction d'Alice avec un sourire.
-Alice, bois.
Celle-ci prit le verre avec un sourire et rejeta sa tête en arrière, avalant le shooter d'un trait. Ce fut ensuite le tour d'Angela. Neuf. Mot rimé.
-Balançoire, lança-t-elle, incertaine.
-Boire! M'écriais-je avant de dépasser le délai.
Emmett fut prit de court et chercha autour de lui pour un quelconque mot finissait par –oire.
-Armoire!
-S'asseoir? Ça compte? Demanda Alice, cherchant pour un meilleur mot.
Rosalie était la prochaine et elle cherchait désespérément un mot, mais le délai s'écoula avant qu'elle n'en trouve un. Je poussais un shooter dans sa direction et elle l'avala d'un coup sec, cachant sa tête dans sa main avec un sourire. Je pigeais la prochaine carte. Huit. Tout le monde prit un shooter. Emmett tira un Six, toutes les filles devaient boire. Alice pigea un Roi et versa le contenu d'un shooter dans le verre du milieu. C'était maintenant le tour de Rosalie. Un Dix. «J'ai jamais». Nous levâmes tous trois doigts et Rosalie commença avec un fait.
-Je n'ai jamais embrassé une fille.
Tous les gars baissèrent un doigt, et je me joignis à eux, la tête baissée avec une grimace coupable. Heureusement que les explications n'étaient pas nécessaires. C'était au tour de Jasper de dire un fait.
-Je n'ai jamais, commença-t-il, incertain, puis, il leva un regard vers moi et me sourit, malicieusement. Été prit en pleine action par mon directeur, finit-il.
J'ouvris la bouche en signe de trahison et baissais un autre doigt, laissant seulement mon majeur levé comme pour lui montrer ce que je ne pouvais pas dire en mots. Edward, s'étant fait prendre avec moi, baissa lui aussi un doigt et, à ma surprise, Emmett aussi.
-Quoi? Tu ne m'as jamais dis ça! M'exclamais-je, outrée.
-Ça ne valait pas la peine d'en parler, s'expliqua-t-il, maladroitement.
-Je n'ai jamais dansé dans un club de striptease, le coupa Edward, me regardant dans les yeux.
Mon sourire s'évanouit un instant, pensant qu'il avait découvert mon plus grand secret, avant que je ne me rappelle qu'il m'avait fait danser à la soirée de recrutement au club de Laurent.
-C'est quoi votre problème, merde! M'exclamais-je en buvant un verre. Vous vous êtes tous ligué contre moi!
Ils éclatèrent de rire, mais je fis signe à Jasper de tirer une carte pour mettre fin à leur hilarité. Un Valet. La nouvelle règle.
-Je dis qu'il est interdit de dire le prénom ou le nom de famille de quelqu'un jusqu'à la fin du jeu, imposa Jasper.
-À toi, dis-je en pointant Edward du doigt, ne pouvant plus prononcer son nom.
Il pigea une carte et la retourna sur la table, puis, posa une main sur la table. Un Quatre. Je posais rapidement ma main sur la table également, rapidement suivit de Rosalie, Alice, Tanya et Jasper. Emmett dû boire puisqu'il était le dernier à mettre sa main à plat sur la table. Puis, revint au tour de Tanya. Nous fîmes plusieurs tours de table avant qu'enfin, le dernier Roi sorte et que Jasper dû boire le contenu du verre mélangé avec au moins quatre sorte d'alcool différent, dont de la bière.
Nous avions eu la règle d'interdiction de jurer, ce qui m'avait couté plusieurs verres et, plus tard, étonnamment, à Tanya également, maintenant qu'elle avait pris quelques verres. Puis, Emmett avait donné l'interdiction de se toucher entre nous et donc, plusieurs d'entre nous durent boire à cause du peu d'espace que nous avions à la table. Tanya et Alice ont pigé l'As, et donc, personne ne devait les regarder dans les yeux pour un tour complet. Emmett, Rosalie et moi avons chacun tiré la carte de l'interrogateur. Nos questions étaient si simples que la plupart tombaient dans le piège. Par exemple, «Veux-tu quelque chose à boire?» ou «Est-ce que tu t'amuses?». Nous avions dû faire rimer les mots «Parachute» et «Cahier». Nous avons fait deux tours de table complets avec le mot «cahier» avant qu'Edward ne trouve plus de mot et doive prendre un verre.
À la fin du jeu, nous dansions pratiquement sur les tables. La musique jouant forte dans la maison, on ne s'entendait presque plus parler. Mais le jeu d'Alice ne nécessitait aucun mot.
-Allez, maintenant! On joue à Flip, Strip or Sip! S'écria-t-elle.
Tous l'encouragèrent cette fois, même Angela et Tanya n'avaient plus aucunes inhibitions. J'éclatais de rire devant l'enjouement de tous et allais chercher l'alcool pour remplir de nouveaux verres. Emmett m'accompagna à la cuisine, où la musique était moins forte.
-Alors, ça fait effet? Me demanda-t-il.
Il savait que j'avais une grande tolérance à l'alcool. Je savais qu'Emmett était saoul, malgré les nombreuses fêtes et célébrations où il est allé, sa tolérance à l'alcool n'avait étonnamment jamais été aussi forte que la mienne. Ses mots étaient légèrement incompréhensibles et sa démarche en disait long, mais je décidais de jouer le jeu.
-Je le sens, mais rien qui me fera perdre le contrôle, ne t'inquiète pas grand frère, souriais-je.
-Bella! Tu zais qu'je t'aime, pa'vrai? Fit-il sérieux, mais c'était clairement l'alcool qui parlait.
-Je t'aime aussi, rigolais-je, maintenant, viens jouer avec nous, si tu penses en être capable, ajoutais-je avec un clin d'œil.
-Tu rigoles? S'offensa-t-il. Tu vas voir si je zuis capable.
Il quitta la cuisine et se dirigea d'un pas décidé vers la salle à manger pour rejoindre tout le monde. Je rigolais encore un peu puis, ramenais l'alcool nécessaire.
-J'ai une pièce de monnaie! Cria Alice, extatique.
-Bien sûr, marmonnais-je.
Je commençais à verser l'alcool dans les shooters et les posais sur la table, pendant qu'Alice expliquait les règles.
-Ok, ok, ok! C'est simple, vous allez voir, alors! Tout ce que vous avez à faire, c'est de lancer la pièce de monnaie en l'air, comme ça! Et quand elle est dans les airs, vous dites «pile» ou «face». Et si tu n'as pas raison, tu dois décider si tu enlèves un morceau de vêtement ou si tu bois un verre! C'est ton choix, ça! Et si tu l'as, tu peux, soit donner la pièce à la personne à ta droite ou relancer, si tu l'as encore une fois, tu peux passer la pièce à n'importe qui, je dis bien, N'IMPORTE QUI! Si tu ne l'as pas, c'est les mêmes conséquences qu'au premier tour. Mais attention! Si tu l'as une troisième fois! Tu peux remettre un morceau de vêtement. Comprenez?
Je ne suis pas certaine qu'elle a respiré pendant toutes ses explications, mais tout le monde avait compris. Nous nous plaçâmes dans le même ordre qu'avant et Alice lança la pièce dans les airs en premier.
-FACE! Cria-t-elle avant de rattraper la pièce.
Elle découvrit la pièce et elle avait raison. Elle lança un regard à Rose qui devait être la suivante et décida de relancer la pièce.
-Face, dit-elle encore une fois.
Mais cette fois, elle n'avait pas raison. Elle portait des sous-vêtements, une jupe, des bas-collants résilles, un chandail et une camisole en dessous. Elle enleva son chandail, découvrant sa camisole puis, passa la pièce à Rose. Celle-ci lança la pièce et dit «Pile». Toutefois, elle n'avait pas raison et la pièce tomba sur «face».
-Enlève, commençais-je à crier. Enlève! Enlève!
Les autres se joignirent à moi et Rosalie se leva de sa chaise, joua avec l'ourlet de son chandail pour finalement boire un verre. Nous exclamâmes notre mécontentement, mais elle se rassit sans rien dire avec un sourire malicieux au visage.
La soirée continua et bientôt, les hommes se retrouvèrent tous en boxers. Alice et Rosalie était en sous-vêtements, Angela n'avait enlevé que son chandail et Tanya avait choisi d'enlever son pantalon. Il n'y avait que moi qui étais encore habillée puisque je savais très bien que je n'avais pas de sous-vêtements à cause d'Edward. Celui-ci le savait également et me regardait avec un regard remplit de désir chaque fois que la pièce tombait du mauvais côté, mais à chaque fois, je décidais de boire.
-Allez, Bella, ce n'est pas juste! S'écria Rosalie, couvrant maintenant sa poitrine dénudée avec ses mains.
Emmett avait probablement une érection puisqu'il n'arrêtait pas de jeter des regards envieux sur celle-ci. Je devais avouer qu'elle avait une très belle paire! Je soupirais et lançais la pièce.
-Face.
Jusqu'à maintenant, nous avions fait six tours de table et je n'avais bu que deux fois. La chance avait plutôt été de mon côté ce soir, jusqu'à maintenant. Je rattrapais la pièce et enlevais ma main pour la découvrir. Tout le monde à table s'exclama bruyamment quand je révélais le côté «pile» de la pièce. Je cachais mon visage avec ma main, et regardais Edward à travers deux doigts. Celui-ci avait un sourire moqueur au visage et me faisait signe de choisir vite. Devant les exclamations de tous, je décidais d'abandonner. Au rythme de la musique, je décidais donc de jouer avec l'ourlet de mon chandail, le lever pour le redescendre après puis, le remonter encore pour finalement le passer par-dessus ma tête et me rasseoir en cachant ma poitrine. La salle s'exclama de nouveau et je tentais de conserver mon faux air fâché, mais un sourire menaçait d'apparaître à tout moment.
-Je vais chercher d'autre alcool, annonçais-je en me levant.
Je continuais de cacher mes seins jusqu'à la cuisine où je laissais tomber mes bras le long de mon corps. Je pris une grande respiration pour me calmer. Pour une raison inconnue, l'adrénaline avait monté en moi. Pourtant, j'avais l'habitude de me déshabiller devant des gens, alors pourquoi ce soir? Je repensais au regard d'Edward pendant mon petit spectacle. Un regard qui était pourtant si semblable à celui des autres mecs... Alors pourquoi lui? Qu'avait-il de différent de tous les autres? Était-ce son regard? Ou tout simplement parce que c'était lui?
Un torse se colla au mien et des mains passèrent sous mes bras pour aller directement empoigner mes seins. Sachant très bien que c'était Edward, je décidais de le mener en bateau.
-Jasper, je t'ai dit de ne pas faire ça en public, rigolais-je, restant dos à lui.
Je pris une de ses mains et la fis descendre jusqu'à ma cuisse nue puis, remontais sa main vers mon entrejambe en prenant soin de faire relever ma jupe en même temps. Edward grogna derrière moi.
-Très drôle, Swan.
Je rigolais encore une fois et me retournais dans ses bras. Ses mains durent se décoller de ma peau, mais s'y raccrochèrent dès que j'eu finis mon mouvement. Une main était sur ma hanche, me rapprochant de lui, l'autre sur mon sein, le pétrissant légèrement, son regard sur moi. Je passais mes mains sur son torse dénudé et remarquais qu'elles tremblaient. Je fronçais les sourcils. Son regard sur moi. Son regard, tout simplement, arrivait à me faire trembler d'impatience. Mon souffle se fit de plus en plus rapide et j'attaquais sa bouche avec la mienne, ne pouvant plus supporter son regard.
Il me serra plus fort contre lui et me souleva pour m'installer sur le comptoir. Ma tête cogna contre le mur derrière, les poignées des armoires frottaient douloureusement contre le haut de mon dos, mais je n'arrivais pas à m'en soucier. J'attaquais frénétiquement les lèvres d'Edward et il faisait pareil avec les miennes. Il me taquina en frottant son membre contre moi, sans me pénétrer, puisque de je n'avais pas de sous-vêtements, il aurait simplement pu me prendre, ici et maintenant. Mais il attendait. Il me taquinait. Je tentais de rapprocher mon intimité contre lui, mais il recula ses hanches.
-Mais qu'est-ce que tu attends? Grognais-je.
-Patience.
Je retins un grognement de frustration, mais il vit mon regard auquel il ne répondit que par un sourire en coin. Il me souleva contre lui et j'entourais mes jambes autour de lui. Il m'amena à travers les escaliers, prenant une pause de temps en temps pour me coller contre le mur et m'embrasser furieusement. Mes mains s'agrippèrent à ses cheveux, à son torse, à son dos, y laissant une marque rouge avec mes ongles. Il ouvrit finalement une porte et me relâcha. Je le poussais contre le lit et il y tomba sur le dos. Je fis lentement descendre ma jupe le long de mes jambes, passant une jambe à travers, puis, enfin, l'autre. Je la laissais sur le sol et embarquais à califourchon sur Edward.
Parsemant son cou et son torse de baisers, je passais ma langue de temps en temps où mes ongles avaient laissés une trace sur sa peau. Ses mains serraient le drap sous son corps si forts que ses jointures étaient blanches. Puis, il n'en pouvait plus. Il m'agrippa par les hanches et nous tourna pour qu'il se retrouve par-dessus moi. Ses lèvres capturèrent férocement les miennes et il mordit ma lèvre inférieure pour que j'ouvre ma bouche, ce que je finis par faire, non sans une autre morsure. Nos langues s'entremêlèrent et, sans avertissement, il me pénétra enfin. Je rejetais ma tête vers l'arrière, le plaisir étant trop intense de le ravoir enfin en moi.
Il s'activa peu de temps après, rapidement, chaque coup plus puissant que l'ancien. Je rencontrais chacun de ses coups avec mes hanches, le prenant de plus en plus profondément, gémissant de plus en plus fort. Il me retourna pour que je sois à quatre pattes devant lui, mais il me releva pour que mon dos soit complètement collé à son torse. Ses coups n'en étaient pas moins puissants. Il déposait des baisers entre mon cou et mon épaule, m'envoyant des frissons sur tout le corps. Une de ses mains était toujours sur mon sein, l'autre était sur mon ventre pour me tenir en place. Il descendit la main sur mon sein pour aller caresser mon intimité et je ne pu m'empêcher de crier quand j'atteignis l'orgasme.
Il me laissa retomber à quatre pattes pour me laisser reprendre ma respiration, mais n'avait pas arrêté ses coups de reins et j'en étais heureuse parce que je pouvais sentir un deuxième orgasme se construire lentement en moi. Dans cette position, ses coups étaient tellement profonds que je ne pouvais m'empêcher de crier à chacun de ceux-ci.
-Bella, gémit-il.
Il l'avait dit si doucement, que je ne savais pas si je l'avais imaginé dire mon nom ou pas, mais c'est ce mot qui me fit venir pour une deuxième fois, et cette fois, il me suivit quelques secondes plus tard. Je m'effondrais sur le ventre, le souffle court et il s'affala sur moi, cherchant lui aussi son souffle. Il roula de sur moi et je me retournais pour lui faire face. Il posa une main dans mon cou, caressant ma joue avec son pouce et se pencha pour m'embrasser. Ce simple geste arriva à me donner des frissons sur tout le corps et je sus que je devais partir.
Brisant le baiser, je me tournais pour chercher ma jupe et l'enfiler. Je vis le sac d'Edward traîner par terre, mais je ne voyais pas le mien et je me rappelais que je l'avais laissé en bas dans l'entrée. Je fouillais donc dans son sac et sortis un chandail qu'il avait amené et l'enfila. Il s'était posté sur un coude, la tête appuyé sur sa main et il me regardait, toujours avec ce même regard qui me faisait trembler.
-Quoi? Demandais-je, embarrassée pour la première fois dans ma vie.
-Rien du tout, je profite simplement de la vue, affirma-t-il.
Je baissais la tête pour ne pas qu'il remarque le rouge sur mes joues et me giflais mentalement puis, sortis de la pièce sans un mot de plus. Je fronçais les sourcils quand je n'entendis plus de bruits dans la maison. Est-ce qu'on avait prit tant de temps que ça? Je jetais un coup d'œil à l'horloge, bien inutilement d'ailleurs, puisque je n'avais aucune idée de l'heure à laquelle nous étions montés, toutefois celle-ci m'informa qu'il était 4h53, le matin.
Je m'aventurais dans le couloir pour voir si les autres chambres étaient libres et ouvris la première porte. Deux silhouettes s'y trouvaient et une qui était définitivement celle d'Emmett. Curieuse quant à l'identité de la seconde personne, je m'approchais et dû coller ma main sur ma bouche pour m'empêcher de faire trop de bruit quand je vis que c'était Angela. Je retins un rire et sortis de la première chambre. J'allais voir la seconde porte et l'ouvris. Jasper et je m'approchais une seconde fois pour connaître l'identité de la seconde personne qui se trouvait avec lui. Alice. Il était temps. Je refermais la porte derrière moi, et alla à la dernière porte. Tanya et Rosalie y dormaient et pendant une seconde désespérée, je regardais si je pouvais me faire de la place entre les deux sans résultat. Je quittais donc la dernière chambre.
Je ne pouvais pas retourner dans la chambre avec Edward. Je ne pouvais juste pas. Frottant mes bras contre moi pour me réchauffer un peu, je me dirigeais vers le salon et vis la pagaille dans la cuisine. Je grimaçais en pensant que nous allions devoir tout ramasser demain en se levant, enfin, après avoir surmonté nos gueules de bois, mais pour l'instant, je ne pensais qu'à dormir. N'ayant pas la force de me trouver une couverture, je m'étendis sur le divan et m'endormis rapidement.
Alors, je vous avais dit que je me sentais d'humeur festive quand j'ai écrit ce chapitre! Il y aura une deuxième partie à cette fin de semaine de débauche mardi! À bientôt!
Bisouxxx Amé
