Salut à tous, je n'ai pas beaucoup le temps, donc je ne vais répondre qu'à quelques commentaires que je juge méritent une réponse:
Une anonyme de : Je vais le prendre en considération, je n'ai pas d'expérience pratique dans la psychologie, la seule base que j'ai sont deux cours de psycho au cégep, donc.. :P Je ne sais pas ce qui t'es arrivé et je ne demanderais pas puisque ce n'est pas du tout de mes affaires. Mais dans le cas de Bella, je dirais que son ''catharsis'', comme tu dis, ce serait ses frères, et que quand elle va les retrouver, tout rentrera dans l'ordre que ce soit grâce au psy, Tanya ou Bella, tout simplement. Enfin, j'espère que tu aimeras la suite! Merci pour ta review! Bonne lecture! xxx
Carlyperry: Ahahah ne t'inquiète pas, j'adore lire tous les commentaires, longs ou petits, je les apprécie tous, même que j'adore avoir votre avis et si c'est un long commentaire que ça prend, c'est encore mieux puisque tout ce que ça veut dire, c'est que vous avez plus de choses à dire et j'aime bien ;) Heureuse de te faire ressentir des émotions, je crois que ça devrait être le but de chaque auteurs, qu'est-ce qu'une histoire dans laquelle le lecteur ne ressend rien? Enfin, pour ce qui est de ce chapitre, il sera plus concentré sur la thérapie de Bella, mais Edward viendra dans les prochains chapitres. Merci énormément pour le support! Bonne lecture! xxx
Nedwige Stew: Peu importe, je suis contente de te retrouver! ;) J'aime aussi les histoires qui avancent lentement, ça donne au lecteur le temps de bien comprendre les personnages et de bien apprécier le chapitre en tant que tel. Toutefois, j'ai parfois peur de passer trop de temps sur quelque chose et que mes lecteurs s'ennuient et décrochent, alors je tente toujours de trouver le juste milieu! Merci pour ta review et ton support, bonne lecture! xxx
POUR TOUS LES AUTRES! Camelia Bella, Grazie, angel. , fan de twa, Zaho, Lulu: Vous avez tous dit à peu près la même chose, et je suis heureuse que vous trouviez que Bella devait passer par là, tout comme moi, ça me fait plaisir que vous compreniez autant puisque ça prouve que j'ai fait du bon travail avec cette histoire. Merci énormément de votre support et bonne lecture à tous! xxxxxxxxx
Enfin, ce chapitre sera beacoup concentré sur la thérapie de Bella, mention des autres personnages légère, mais il faut commencer par quelque chose! Ce chapitre était sensé être plus long, mais vu la longueur du chapitre en deux parties, j'ai décidé de le couper pour le faire durer plus longtemps... Enfin, bonne lecture!
Chapitre 32 : Thérapie
POV Bella
-Veuillez quitter la pièce, Mr. Swan, ces sessions doivent rester confidentielles entre psychologue et patient.
-S'il-vous-plait! M'écriais-je. J'aimerais qu'il reste.
La docteure me regarda longuement puis, accepta, voyant que je ne changerais pas d'idée.
-Bien. Mais si je sens que vous retenez une information de peur de le blesser, je vais devoir lui demander de quitter. Ces sessions sont sensés vous permettre de mieux vivre avec vos souvenirs, pas de les éviter.
J'hochais la tête, comprenant ses motivations. Je n'étais pas confortable. Je ne connaissais pas le protocole pour ce genre de choses. La main d'Emmett était sur ma cuisse, serrant un peu fort, mais cela m'apportait du réconfort.
-Commençons, alors. Bella, qu'est-ce qui vous amène ici?
Je déglutis.
-Eh bien, dis-je, mal à l'aise. J'ai...
Devais-je commencer immédiatement avec la source du problème? Le viol par James? Ou par la solitude que je ressentais? Où par le fait que j'avais eu des pensées suicidaires?
-Vous pouvez tout me dire, Bella. Je ne vous jugerais pas, croyez-moi, j'en ai vu d'autre, sourit-elle pour m'encourager.
Je tentais de lui rendre son sourire, mais il ressemblait plus à une grimace que d'autres choses. Je me tournais vers Emmett, incertaine et il me fit aussi un sourire encourageant. Je pris une grande respiration et expliquais mes craintes.
-Je ne sais pas par où commencer, avouais-je alors.
-Commencez par la raison pour laquelle vous avez décidé de venir me voir, offrit-elle.
J'hochais la tête, ramassant mon courage.
-J'ai... J'ai pensé au suicide...
Elle prit des notes dans son cahier et m'encouragea à continuer.
-Et qu'est-ce qui vous a poussé à venir consulter au lieu de continuer dans cet état d'esprit?
Cette question était facile.
-Emmett, dis-je simplement. C'est mon frère. Je ne pouvais pas lui faire ça.
Mes yeux s'embuèrent, et je levais les yeux pour empêcher une larme de couler.
-Pourquoi ça?
-Je ne voulais pas qu'il souffre.
-Hum, fit-elle en notant autre chose dans son cahier. Et depuis quand avez-vous eu des pensées suicidaires?
J'y réfléchis un moment. Le suicide ne m'était jamais venu en tête avant il y a deux jours, mais il y a un moment maintenant que je me dis que je n'aurais pas de futur. Je secouais la tête, incapable de lui donner un temps précis.
-Je ne sais pas, avouais-je.
La main d'Emmett se serra sur ma cuisse quand il se tendit.
-Vous ne savez pas parce que ça fait trop longtemps où vous ne savez pas parce que vous ne savez pas quand vous avez commencé à penser au mot «suicide»?
-L-Les deux, je crois. J-Je n'y avais jamais vraiment pensé-
-Deux ans, lâcha Emmett. Je l'ai vu dans ses yeux la première fois il y a deux ans. Je ne pensais pas que c'était ça jusqu'à ce que je le revoie il y a deux jours.
Je déglutis difficilement. La femme prit des notes de ce que disait Emmett et je baissais la tête.
-Que s'est-il passé il y a deux ans?
Les questions continuèrent. L'embarras continua. Je lui racontais. Sans beaucoup de détails. Emmett parla de temps en temps quand il voyait que je ne connaissais pas la réponse ou que j'avais peur de la donner.
-Et vos parents? S'enquit-elle.
J'haussais les épaules, semblant lassée.
-Séparés.
-Mais encore? Poussa-t-elle.
-Charlie est le chef de la police à Forks et Renée habite à Phénix avec son nouveau copain.
-Charlie et Renée. Pourquoi ne pas les appeler maman et papa?
Je secouais la tête, ne sachant pas quoi répondre. Je les avais toujours appelés de cette façon. Elle prit des notes dans son cahier. Elle mentionna ensuite mes amis et je lui dis que je n'en avais pas.
-Vous devez bien avoir un ami? Poussa-t-elle.
-Quelle est la définition d'un ami, Dr. Kyle? Pour moi, c'est quelqu'un en qui on a entièrement confiance. À qui on dit tout. Je n'ai pas d'amis. Que des connaissances, dis-je, sûre de moi.
Elle nota ce que je lui disais et une alarme sonna sur son bureau, signe que la session était terminée.
-Bien, Bella, j'aimerais vous revoir au moins deux fois par semaine, peut-être plus pour les premières fois. Seuls, ajouta-t-elle en lançant un regard à Emmett. Prenez un rendez-vous avec ma secrétaire et je vous reverrais dans deux jours.
-Bien, Dr. Kyle.
x-x-x
Emmett était toujours là. Il venait me reconduire à mes classes, il mangeait avec moi, il venait à mon travail avec moi, même quand je montais sur scène. Alice et Rosalie ne semblaient pas avoir changé de comportement, alors Edward ne devait pas leur avoir dit pour le club. Toutefois, elles commençaient à s'inquiéter. Elles ne savaient pas ce qui se passait dans ma tête. Mais elles ne l'avaient jamais su. Edward m'évitait depuis le club et j'étais de retour à couler mon cours de biologie, puisque je n'osais plus y mettre les pieds de peur de croiser son regard remplis de jugements. Je n'avais pas eu le temps de parler à Tanya, mais je devrais m'excuser dès que l'occasion se présenterait pour mon comportement avec elle l'autre jour.
Deux jours plus tard, j'étais de retour au bureau du Dr. Kyle sans avoir fait de progrès dans aucune des catégories précédentes. Je m'assis sur le divan, seule, attendant qu'elle me pose une question, mais celle-ci ne vint pas.
-Vous n'allez pas me poser de question? Demandais-je alors.
-C'est vous qui décidez de quoi vous voulez parler.
J'haussais les épaules, ne sachant pas de quoi parler.
-Parlez-moi de vos amis, m'offrit-elle.
Je levais un sourcil, ennuyée par sa question.
-Connaissances, se reprit-elle alors.
-Alice sort avec Jasper et Rosalie va probablement finir avec Emmett, dis-je en haussant les épaules.
-Et où est-ce que vous vous situez là-dedans?
Je restais silencieuse un moment, puis, pensais à Tanya.
-Avec Tanya, probablement. Elle vient d'arriver au lycée. Je suppose que je pourrais en faire une amie, pensais-je à voix haute.
-Pensez-vous pouvoir lui avouer la vérité sur votre passé?
Je frissonnais d'horreur et secouais la tête de droite à gauche, refusant catégoriquement.
-Jamais. Elle me détesterait, c'est sûr!
-Pourquoi ça?
-Parce qu'elle serait dégoûtée.
Dr. Kyle prit des notes dans son cahier et je tentais de voir ce qu'elle écrivait, mais n'y voyais rien.
-Et ce Edward? Le frère d'Alice et Rosalie, je crois? Continua-t-elle.
J'hochais la tête en signe d'acquiescement, prudente.
-Quelle est votre relation? S'enquit-elle.
-Notre relation? Nous n'avons pas de relation. Enfin, nous avons couché ensemble quelques fois et... enfin, plus maintenant.
-Que s'est-il passé? Poussa-t-elle, voyant que je n'ajoutais rien.
-Il a vu que je travaillais dans un club de striptease. Il a eu honte de moi.
-Pourquoi cette certitude?
-Je le sais, c'est tout. Je l'ai vu dans son regard.
-Mlle Swan, ça prend des années d'études pour analyser les subtilités du comportement humain. Pourquoi pensez-vous être capable de déterminer l'émotion d'une personne en observant son regard?
-J'ai fait attention à ce que je ressentais durant deux ans. J'ai appris à comprendre le regard des autres puisque leur bonheur dépendait de la façon dont ils me percevaient. Je sais reconnaître la honte dans le regard des autres puisque je l'ai si souvent observé dans mon propre regard, cinglais-je.
Dr. Kyle ne fit que m'observer puis, écrit dans son cahier.
-Mlle Swan, pour la semaine qui s'en vient, j'aimerais que vous fassiez quelque chose pour moi. J'aimerais que vous révélez votre passé à une de vos am- connaissances, se reprit-elle.
J'allais ouvrir la bouche pour argumenter que c'est la raison pour laquelle elle était là, mais elle me coupa.
-Je crois que vous avez besoin de nouveauté. Et quelqu'un en qui vous avez confiance. Une amie. Pas une psychologue.
L'alarme sonna, annonçant la fin de la session.
x-x-x
Tanya? Jamais de la vie. Alice? Encore moins. Je ne veux pas mêler Angela à tout ça. Edward est hors course puisque je n'ai pas eu de conversation avec lui depuis des jours. Reste Rosalie. Après tout, elle m'avait dit qu'elle serait là si j'avais besoin d'elle, et elle est une des seules qui sait que quelque chose ne va pas.
Je décidais de l'appeler sur son portable avant de me dégonfler.
-Allo? Répondit-elle au bout de trois sonneries.
-Rose, c'est Bella, tu es occupée?
-Non, pas du tout, je viens de finir mes travaux.
-Génial, tu pourrais venir chez moi, s'il-te-plait?
-Bien sûr, est-ce que tout va bien? S'inquiéta-t-elle.
-Hum. Oui, je crois. Je vais t'attendre.
Je raccrochais, incapable de calmer les tremblements dans ma voix. Je pris une grande respiration et secouais la tête pour tenter de reprendre mes idées. Mes doigts pianotaient nerveusement sur le comptoir en attendant Rose. Je paniquais. Pourrais-je lui avouer? Tout lui avouer? J'en serais incapable! Elle va me détester. Elle va avoir honte d'avoir une amie comme moi. Elle va être dégoûtée!
La sonnette de la porte retentit et je sursautais. Déjà? C'est bien trop tôt! Je n'étais pas prête. Je pris une profonde respiration et allais ouvrir la porte. Elle était bien là. Je l'invitais à entrer et me dirigeais vers le comptoir de la cuisine.
-Alors? Demanda Rosalie, regardant autour d'elle.
-Oui, hum... attends une seconde.
Je fouillais dans l'armoire et en sortis une bouteille d'alcool. Je me pris un verre et en offris un à Rose qu'elle refusa.
-Bella, tu es certaine que tout va bien? S'inquiéta-t-elle.
-Oui, enfin, tout ira bien après deux ou trois verres.
Elle fronça les sourcils, mais attendit patiemment que je prenne deux puis, trois verres avant de finalement reposer celui-ci sur le comptoir.
-Ça va mieux? Demanda-t-elle. Bella, qu'est-ce qui se passe?
-J'ai, euh, j'ai quelque chose à t'annoncer.
Je pris une grande respiration et lui expliquais.
-Je vois une psychologue et elle dit que je devrais me confier à une amie. Nous sommes amies, pas vrai? Demandais-je alors.
-Psychologue? Bella! Expliques-toi!
-J'y arrive. Tu te rappelles quand nous sommes allées au club et que c'était une scène ouverte et je suis monté sur scène?
Elle hocha la tête.
-Et tu te rappelles quand Emmett s'est jeté sur un mec derrière le bar, pour ce qui semblait être aucune raison?
-Oui, il a dit qu'il voulait que tu retournes danser pour lui? C'est de ça que tu veux me parler? Demanda-t-elle, soucieuse.
-C'est relié.
Je pris un autre verre et lui racontais.
-Le mec s'appelle Laurent. Je le connaissais à Phénix. Je travaillais pour lui. Enfin, pour lui et son partenaire, James. Comme... comme stripteaseuse.
Je levais les yeux pour voir sa réaction, mais elle n'affichait aucun signe de dégoût ou de honte. Elle m'écoutait attentivement. Elle s'inquiétait, même.
-James était... charmant. Il s'occupait des filles et tout semblait pour le mieux. Jusqu'à ce-
Je m'étranglais sur mes mots, incapable de les faire sortir. Je fermais les yeux, me rappelant les évènements.
-Il m'a demandé de rester après la fermeture. Il disait qu'il voulait m'offrir une surprise pour lui avoir rapporté tant d'argent. Alors je suis allé le rejoindre dans son bureau... J'étais vierge à l'époque et...
-Ça va, Bella, me coupa-t-elle, voyant que j'avais de la difficulté. Mon Dieu, tu n'as pas besoin d'expliquer la suite, je comprends.
Je secouais la tête.
-Je dois le dire. I-Il m'a violée. Et le pire dans tout ça, c'est que ça semble tellement minime comparé à ce que j'ai dû endurer ensuite.
-La douleur mentale? Offrit-elle.
Je laissais échapper un rire tremblotant.
-Je le souhaiterais. Non, la douleur physique ne s'est pas arrêtée là. James a fait de moi son jouet. Il me vendait au plus offrant. Il m'a entraîné pendant des jours. Il-
Je n'arrivais plus à parler, alors je décidais de lui montrer. Lentement, je me dirigeais vers le lavabo et allais prendre une lingette mouillée. Je soulevais un autre verre à ma bouche et en bus le contenu. Je m'approchais de Rosalie et observais son regard. Je n'étais pas certaine de comprendre son regard. De... de la pitié? De la compréhension? Comment pouvait-elle ressentir de la compassion pour moi? J'étais une horrible personne!
Prenant une grande respiration, je levais mon chandail et le déposais sur le comptoir, puis, utilisais la lingette pour effacer la légère couche de fond de teint que j'avais mis sur mon décolleté, lui laissant voir les cicatrices que James avait faites. Je tournais sur moi-même pour lui montrer mon dos et Rosalie étouffa un sanglot. Je n'avais pas la force de me retourner. Je ne voulais pas voir le dégoût dans son regard.
Juste à ce moment, la porte d'entrée claqua et, prise de surprise, je me tournais vers la porte, me jetant sur mon chandail pour couvrir le devant de mon corps. Emmett entra dans la pièce et observa la scène qui se déroulait devant lui. Il s'approcha lentement de nous et je ne m'étais toujours pas tournée vers Rosalie pour voir sa réaction.
-Bell's, qu'est-ce qui se passe? Demanda-t-il, prudemment.
Des larmes humidifièrent mes yeux et je baissais la tête, honteuse. Incapable de soutenir leurs regards sur moi plus longtemps, je décidais de m'enfuir. Je montais les escaliers quatre à quatre et m'enfermais dans ma chambre, laissant sortir un souffle tremblant. Rosalie savait.
Nonnn? Oui! Bella a avouer son passé à Rosalie! Comment celle-ci va-t-elle réagir, vous pensez? Elle va s'enfuir comme pense Bella? Ou va-t-elle lui offrir tout le support qu'elle peut lui donner? Hmmmm... ;)
Laissez vos commentaires!
À la prochaine!
Bisouxxx Amé
