Enfin, un long chapitre! ;) Alors, pour commencer, je voulais prendre le temps de répondre aux commentaires de mes fidèles lectrices!
Mercylily : Je suis d'accord ;) Notre Bella est enfin entrain de s'ouvrir à quelqu'un d'autre. Bonne lecture pour la suite! xxx
Mira: Awnn, merci! Je n'ai aucune idée comment tu as trouver cette fiction si tu n'aimes habituellement pas, mais je suis extrêmement contente qu'elle te plaise! J'ai aimé créer mes personnages un par un, malheureusement, je crois que si on relit ma fiction d'un coup, nous trouverons certaines choses que j'ai dû laisser tomber en cours de route. Toutefois, comme j'ai réécris ma fiction, je crois que j'ai fait du bon travail pour m'assurer de ne rien laisser de côté et même si certaines choses, si infimes soient elles, semblaient insignifiantes, seront reprises dans le tôme 2. Enfin, j'espère que tu aimeras tout autant la suite. Bonne lecture! xxx
Nedwige Stew: Eh oui, Emmett a fait du bon travail avec Edward. Il fallait bien que Bella ait une seconde chance, non? ;) Bonne lecture pour la suite! xxx
Grazie : Bonne théorie, nous verrons bien ce qui ce passe! Bonne lecture! ;) xxx
Cannonball4: ENFIN UNE REVIEW! ;) Merci énormément, ça me fait toujours extrêmement plaisir de lire ce que vous pensez de mon histoire, tous vos commentaires me font sourire! Je n'aime pas vraiment les fictions créées facilement où ils vont immédiatement tomber en amour l'un de l'autre, alors c'est également pour cette raison que j'ai commencé à écrire, contente que ça te plaise! Bonne lecture pour la suite, même si tu ne laisses pas d'autres reviews, une est bien assez pour me faire savoir que tu apprécies mon travail! xxx
mimine54: Et bien, tu as deviné le titre de ce chapitre ;) Bonne lecture! xxx
Bonne lecture à tous, profitez-en bien, il n'en reste pas beaucoup!
Chapitre 37 : Maintenant
Je me dirigeais vers sa voiture. Je me dirigeais vers Edward. Mes pieds de plus en plus lourds à chaque pas. Le poids sur mes épaules de plus en plus important. Mon souffle de plus en plus court. J'espérais de tout cœur que je n'allais pas m'évanouir avant d'arriver à lui. Quoique ça serait une bonne façon d'éviter cette discussion. Je secouais la tête. Je ne pouvais plus l'éviter. Il était temps. C'était maintenant ou jamais.
-Salut, dis-je, nerveuse, en arrivant à sa hauteur.
-Salut, répondit-il de la même façon. Tu veux aller manger quelque chose?
-Je ne suis pas certaine de pouvoir avaler quoique ce soit, avouais-je.
-Mmm, ce n'est pas ce que je me rappelle, sourit-il, sous-entendant une connotation sexuelle.
J'étais surprise qu'il fasse de l'humour, mais extrêmement reconnaissante. Ça dilua légèrement la tension qui c'était installée entre nous et je lui souris, échappant un léger rire.
-Allez, monte, m'invita-t-il en ouvrant la portière de sa voiture.
Je m'engouffrais à l'intérieur et pris une grande respiration pour me calmer le temps qu'il prenne place dans son siège. Il démarra et je vis Emmett lever les pouces dans ma direction en signe d'encouragement. J'hochais la tête en signe de compréhension et le perdis de vu quand Edward démarra et quitta l'enceinte du lycée pour se rendre à Port Angeles.
-Où est-ce qu'on va? Demandais-je alors.
-À une place qui, j'espère, va te donner un peu de confiance en moi, dit-il, mystérieusement.
Je fronçais les sourcils, ne comprenant pas d'où il tenait une telle information, et je le laissais donc nous conduire à ce mystérieux endroit. Quand il stationna la voiture, je regardais où nous nous trouvions et vis ce qui me semblait être un resto-bar. Je sortis de la voiture et Edward me guida à l'intérieur. C'était un endroit plutôt chaleureux, l'ambiance était rassurante; pas trop bruyante, mais entrainante. Quelqu'un finissait de jouer de la guitare sur scène et la salle l'applaudit. L'homme sur la scène se courba, remerciant le public et un autre prit sa place, m'indiquant que c'était une scène ouverte au public. Edward me guida à une table libre et commanda deux bières.
-Alors, qu'est-ce qui te fait penser que tu as besoin de gagner ma confiance? M'enquis-je, ne pouvant plus attendre plus longtemps.
-Je t'ai blessé, je l'ai bien vu. Quand je ne t'ai pas parlé, ce n'était pas pour que tu le prennes personnel, loin de là. C'est moi; j'avais besoin d'espace. J'avais besoin de comprendre mes sentiments envers toi. Malheureusement pour moi, ils ne sont pas réciproques alors j'aimerais que tu comprennes ce que j'ai ressentis quand je t'ai vu sur scène ce soir là.
Je fronçais les sourcils, mais un sourire moqueur jouait sur mes lèvres, pensant qu'il allait se dénuder devant une salle remplie de filles en chaleur. Puis, mon sourire disparut, pensant que je ne voudrais pas voir Edward danser devant tout le monde. Je secouais la tête quand je sentis les lèvres d'Edward sur ma joue et le regardais ensuite s'éloigner de moi pour monter sur la scène.
Il se dirigea vers le fond de la scène et s'installa derrière un piano que je n'avais pas remarqué avant maintenant. Il se racla la gorge avant de parler dans le micro posé devant lui.
-J'ai composé cette mélodie pour une personne très spéciale qui m'accompagne ce soir. J'espère que cette ballade lui montrera ce que j'ai de la difficulté à exprimer avec des mots.
La salle se mit à applaudir leurs encouragements, mais quand les premières notes retentirent, le silence se fit. Mon cœur se contracta instantanément dans ma poitrine. Cette mélodie. Je l'avais déjà entendu quelque part. Elle me trottait dans la tête quelque fois. Comment est-ce possible? J'étais hypnotisée. Je n'arrivais pas à détacher mes yeux de lui. Sa concentration, sa prestance, son attitude, ses mouvements.
-Je te paris que ces doigts pourraient faire des merveilles sur mon corps, commenta une fille.
Et je commençais à reprendre mes esprits. J'entendis tous les commentaires autour de moi, toutes les filles qui ne pensait qu'aux doigts d'Edward sur leur corps.
-Cette chanson est indéniablement à propos de moi! S'écria une fille. Personne d'autre n'arrive à le faire jouer comme moi.
-J'ai déjà passé une nuit avec lui, crois-moi, il n'a pas le piano qu'il sait bien jouer.
Je serrais les dents, me retenant de passer un commentaire, me retenant d'aller leur arracher la tête. Je voulais qu'elles arrêtent de passer leurs commentaires. Edward était à moi. Je levais soudainement la tête, comprenant, maintenant. Je ne ressentais pas la jalousie, mais je ne voulais pas qu'Edward les touche. J'éclatais de rire. J'éclatais de rire parce que je comprenais maintenant ce qu'Edward avait ressentit quand il m'avait vu danser sur scène, où tout ses mâles n'avaient qu'une idée en tête; me sauter.
Un tonnerre d'applaudissement, de cris et de sifflements retentirent dans la pièce quand Edward entama les dernières notes. Je me joignis aux applaudissements et me levais sur ma chaise. Il se dirigea vers moi, ne regardant que moi. Nous étions seuls au monde.
-Alors? Demanda-t-il, légèrement essoufflé quand il arriva finalement à ma hauteur.
-Tu es à moi, rien qu'à moi, lui ordonnais-je.
Un sourire joua sur ses lèvres et il s'approcha de moi.
-Toujours, murmura-t-il contre mes lèvres.
Alors c'était maintenant. Je ne pouvais pas fuir plus longtemps. Je ne pouvais pas me cacher plus longtemps. Je n'arrivais plus à retenir mes émotions plus longtemps. Je ne pu retenir un sourire et m'approchais de ses lèvres, lentement, jusqu'à ce que celles-ci se rencontrent enfin. Ses bras se resserrèrent autour de moi et il me fit légèrement basculer, me retenant avec son bras, son autre main vint soutenir mon cou tandis que nos lèvres dansaient toujours l'une contre l'autre.
x-x-x
-Et alors, il m'a embrassé, devant tout le monde, et quand il m'a finalement relevé, tout le monde autour de nous applaudissait et je ne m'en étais même pas rendue compte. C'était...
-Magique? Proposa Dr. Kyle, voyant que je n'arrivais plus à trouver les mots.
J'haussais les épaules.
-On peut dire. Nous étions seuls au monde.
-Alors comptez-vous lui avouer la vérité votre passé?
J'y pensais un moment, confiante puis, baissais la tête.
-Tout va tellement bien pour l'instant. Je ne veux rien gâcher, avouais-je.
Dr. Kyle prit un moment avant de répondre.
-Je comprends. Mais vous ne pourrez pas fuir votre passé toute votre vie.
-Je sais... mais ça fait deux jours et je n'ai toujours pas eu de cauchemars. Je crois que, peut-être, enfin, serait-il possible que j'ai... enfin... passé à travers?
Dr. Kyle fit un sourire légèrement pincé. Elle était heureuse pour moi, mais soucieuse quand même.
-Je ne veux rien enlever à votre bonheur du moment, Miss Swan, mais je crois que ce n'est que temporaire, et qu'un jour ou l'autre, vous devrez lui avouer la vérité.
J'hochais la tête, sachant bien que ce jour viendrait, mais pas aujourd'hui. Dr. Kyle le comprit et elle changea le sujet.
-Alors, qu'est-ce que vous aller faire, maintenant avec Edward?
Je souris un moment. J'allais faire ce que je n'avais jamais fait jusqu'à maintenant. J'allais faire ce que je refuse de faire depuis la première fois où j'ai eu une aventure d'une nuit.
-Je vais officiellement rencontrer ses parents en tant que sa copine.
x-x-x-x-x
-Allez, Bella, ce que tu portes était très bien, tout comme les cinq ensembles avant celui-là! S'écria Edward, dans ma chambre pendant que je cherchais un autre ensemble dans mon garde-robe.
-Je veux être parfaite, Edward, je veux que tes parents m'aiment!
-Tu sais qu'ils t'ont déjà vu, pas vrai? Et qu'Alice et Rosalie parlent souvent de toi. Ils t'aiment déjà!
-Alors je ne veux pas que ça change! M'écriais-je en sortant de mon garde-robe.
J'avais enfilé une robe rouge sang sans bretelles ainsi que des talons haut noirs.
-Et maintenant? Demandais-je, descendant légèrement le bas de ma robe.
-Parfaite, comme toujours, dit-il, lasse.
Je levais la tête au ciel et décidais de me regarder dans le miroir.
-Alors, ça vient, oui? Demanda Jasper, passant sa tête dans ma porte. Wow, Bella, tu es superbe. Tu sais que ce n'est qu'un diner, pas vrai?
Je lui envoyais un regard noir, lui jetais un coussin par la tête et retournais dans mon garde-robe pour me changer. J'entendis Edward grogner et un autre bruit sourd que je pensais était un autre oreiller frappant Jasper.
-Quoi? Entendis-je la voix de Jasper, légèrement étouffée par la porte.
-Ça fait déjà une heure qu'elle se cherche quelque chose à mettre, il fallait vraiment que tu passes un commentaire! Lui répondit Edward.
Tout ce que j'entendis ensuite fut les éclats de rire de Jasper et je continuais de chercher quelque chose. Quand je ressortis, Edward se figea.
-Alors? Dis-je en me tournant pour qu'il me voie sous tous les angles.
J'avais enfilé une robe bleu nuit, avec de larges bretelles qui se croisaient dans le dos, ainsi qu'une paire de légers talons noirs. Edward ne disait rien, il ne faisait que me fixer et je souris, enfin satisfaite.
-Bon, on peut y aller, annonçais-je en descendant les escaliers.
Emmett et Jasper nous attendaient en bas puisqu'ils viendraient également avec nous pour un diner officiel. Charlie avait été invité, mais il avait du travail à faire et donc, il ne pouvait pas venir. Emmett et Jasper prirent la Jeep d'Emmett pour se rendre à la maison des Cullen et j'embarquais dans la voiture d'Edward. J'étais si nerveuse que je n'arrêtais pas de jouer avec mes doigts. Edward le remarqua.
-Arrête de gigoter, Bella, tout va bien aller.
Je me tournais et lui souris nerveusement. Je n'avais jamais rencontré les parents de mes conquêtes. Jamais. Et maintenant. Non seulement j'allais rencontrer les parents d'une conquête, mais en plus, il n'était pas seulement une conquête, il était mon copain. Copain. Je me demande ce que Damon en penserait. Je me giflais mentalement. Je ne pouvais plus penser à Damon. Je l'aimais, il m'aimait aussi, mais il méritait mieux. Je fronçais les sourcils et observais Edward du coin de l'œil. Est-ce qu'Edward méritait mieux?
-Qu'est-ce qui se passe? Demanda Edward qui avait sans doute remarqué le nuage gris qui s'était formé au-dessus de ma tête.
-Hum, commençais-je en secouant la tête. J'ai juste peur qu'ils ne m'aiment pas.
Il leva les yeux au ciel, mouvement qu'il avait sans doute hérité de moi à force de me voir le faire et il posa sa main sur ma cuisse.
-Arrête de t'en faire. Ils t'aiment déjà, me répéta-t-il.
-Oui, mais et s'ils ne m'aimaient que parce que je n'étais que l'amie de leurs enfants. Maintenant, je sors avec un de leur enfant. Ils pourraient changer d'attitude envers moi.
-Nous y sommes.
Il coupa le moteur, mais attendit dans la voiture le temps que je prenne mon courage. Il y avait toujours une question qui me trottait dans la tête. Pourquoi moi?
-Edward?
Il me regarda attentivement et je pris une grande respiration avant de me lancer.
-Pourquoi est-ce que tu m'aimes?
Il haussa les sourcils de surprise.
-Eh bien, Bella, je t'aime parce que... parce que tu n'es pas comme les autres.
Je fronçais les sourcils, incapable de dire si c'était une bonne chose ou non.
-Je t'aime pour toutes les expressions que tu fais. Je t'aime parce que tu es forte d'esprit. Je t'aime parce que tu es intelligente, magnifique, et parce que tu n'as pas peur de dire les choses comme elles sont. Sans oublier tes magnifiques seins et tes fesses probablement sculptées par les Dieux eux-mêmes.
J'éclatais de rire à la fin de sa phrase et ça m'enleva un stress. Il se pencha vers moi pour embrasser mes lèvres et sortit de la voiture. Emmett et Jasper nous attendaient devant la porte de la maison.
-Prêts? Nous demanda Emmett.
-Pour l'amour de Dieu, ce n'est qu'un diner, Emmett! S'exaspéra Jasper.
Edward ouvrit la porte de sa maison avec un sourire moqueur aux lèvres et nous entrâmes.
-Maman? Cria Edward.
-Dans la cuisine! Répondit la voix d'Esmée provenant en effet de la cuisine.
Rosalie apparu et vint serrer Emmett dans ses bras. Elle me lança un regard par-dessus son épaule et me fit un clin d'œil. Je lui souris, légèrement confiante et pris une grande respiration pour me calmer. Alice arriva quelques secondes plus tard et elle me prit dans ses bras avant d'aller voir Jasper, ce qui me surprit. J'entendis des pas provenant de la cuisine et retins mon souffle. Esmée et Carlisle entrèrent dans mon champ de vision et s'avancèrent chaleureusement.
-Bonjour, dis-je, en leur tendant formellement la main.
Ils s'échangèrent un regard complice, mais Carlisle serra tout de même ma main.
-Bienvenue, Bella. J'espère que tu vas mieux que la dernière fois qu'on s'est vus.
-Oui, beaucoup mieux, le rassurais-je, me rappelant que c'était après qu'Emmett m'ait trouvé congelé sur le terrain de soccer.
Esmée nous guida tous à la table avec un magnifique sourire.
-Il était temps, pas vrai? L'entendis-je chuchoter à Carlisle et je rougis légèrement.
Le bras d'Edward se serra autour de ma taille et il me fit un clin d'œil. Nous prîmes place à table, et Esmée commença à servir les entrées.
-Je vais vous aider, lançais-je, me sentant atrocement mal de rester assise sans rien faire.
-Je t'en pris, Bella, tu peux me tutoyer, s'exclama Esmée.
Je la suivis jusqu'à la cuisine et elle me montra les plats à servir.
-Une seconde, Bella, m'arrêta-t-elle quand je m'apprêtais à partir avec les assiettes.
-Oui? Demandais-je en me retournant vers elle.
J'étudiais son regard et son attitude et compris qu'elle était inquiète. Évidemment qu'elle était inquiète. J'étais la copine de son fils. On ne pouvait pas me faire confiance. Je n'étais même pas certaine d'avoir confiance en moi-même. Elle me fit un sourire pincé et j'attendais qu'elle me dise qu'elle ne voulait pas me voir avec son fils. J'étais prête à partir. Je comprenais.
-Ma chérie, tu es toute blanche, tu veux un peu d'eau? S'inquiéta-t-elle en posant sa main sur mon front dans un geste maternel.
Je souris au mouvement, pensant que ça faisait longtemps que je n'avais pas eu droit à l'inquiétude maternelle.
-Non, merci. Vous- hum... Tu voulais me dire quelque chose.
-Oui... Bella, je dois t'avouer quelque chose.
Nous y voilà, pensais-je.
-C'est un peu embarrassant, en fait. J'ai... enfin, j'ai surprise Rosalie entrain de discuter avec Emmett. Je ne voulais pas écouter, mais ils semblaient très inquiets pour toi et, enfin, je sais que tu ne vis qu'avec des garçons et que c'est peut-être difficile de se confier parfois, alors si jamais tu as besoin de conseils ou encore tout simplement d'une présence maternelle, tu pourras toujours venir me voir.
Quoi? J'étais sous le choc. Elle n'était pas inquiète pour son fils, mais bien pour moi?
-Enfin, seulement si tu veux! Mon Dieu, je suis allée trop vite, marmonna-t-elle pour elle-même.
J'échappais un rire, mais mes yeux s'embuèrent.
-Non! Non, pas du tout, dis-je en riant. Merci. Je vais m'en rappeler, vous pouvez en être certaine.
Incapable de m'en empêcher, j'allais la prendre dans mes bras.
-Merci, dis-je encore une fois.
Elle me serra dans ses bras et une porte s'ouvrit derrière nous. Je me tournais dos à la porte pour essuyer mes yeux sans que la personne qui venait d'entrer ne me voit.
-Alors, tout va bien, ici? Demanda la voix d'Edward.
-Oui, répondit Esmée. Va t'asseoir, les assiettes sont prêtes.
Quand Edward quitta la cuisine, je me tournais pour aider Esmée à faire le service. Tous assis à la table, les conversations commencèrent. Je vivais rarement des soupers en familles, ma famille n'étant plus vraiment ce qu'elle était, nous avions l'habitude de manger quand nous en avions envie, dans différentes pièces.
-Alors, Bella, commença Esmée. Est-ce que tu sais ce que tu veux faire dans la vie?
Cette question me prit de court, je ne m'y attendais pas et je dis donc la première chose qui me vint en tête.
-Oh, euh... je n'y ai pas vraiment réfléchie, mais j'aime beaucoup la... la danse...
Alice s'étouffa avec une bouchée de sa viande et je fronçais les sourcils. Mon regard alla directement vers Jasper pour lui poser une question silencieuse : Tu lui as dit ou ce n'est qu'un hasard? Il haussa les épaules, regardant ensuite Alice pour voir si elle allait bien. Esmée ne semblait pas s'en être rendu compte et elle continua la conversation.
-Vraiment? Penserais-tu devenir danseuse professionnelle?
Du coin de l'œil, je vis Emmett retenir un sourire. Je vis également le coup de coude qu'il reçut de la part de Rosalie quand celle-ci remarqua le comportement de son nouveau copain.
-Non, répondis-je à Esmée. Je ne crois pas que j'ai le niveau approprié.
Cette fois, ce fut Jasper qui retint un sourire, mais Alice ne pouvait pas le rappeler à l'ordre puisqu'elle ne savait rien. Du moins, je crois.
-Eh bien, tu as encore plein de temps pour décider! Lança Esmée.
J'hochais la tête en souriant, ne sachant pas quoi répondre d'autre. Le reste de la conversation tourna vers le match de football qui se déroulerait dans quelques jours.
-Je crois que nous avons nos chances, disait Edward.
-Chances? S'exclama Emmett. Je t'en pris, nous allons les démolir!
Esmée et Carlisle éclatèrent de rire devant son entrain.
-Alors vous n'aurez pas besoin de supporters? Taquina Rosalie.
-J'ai toujours besoin de toi, Rosie, répliqua-t-il.
Je levais un sourcil, légèrement dégoûté, mais fascinée. Ils étaient seuls au monde. La main d'Edward se posa sur ma cuisse, me ramenant à la réalité. Je lui lançais un regard, mais il m'ignora et prit une gorgé de son eau avec un sourire au visage. Je tentais de garder une respiration et une expression faciale normale quand ses doigts remontèrent le long de ma cuisse, par-dessus le tissu de ma robe, puis, redescendirent pour relever celle-ci. Je déglutis difficilement et remerciais les dieux que la conversation n'était pas dirigée vers moi.
Quand je sentis ses doigts vers l'intérieur de ma cuisse, j'agrippais rapidement sa main, l'intimant silencieusement d'arrêter, puisque je ne crois pas que c'était une impression que j'avais envie de donner à ses parents. Quand je jugeais qu'il arrêterait de bouger, je relevais lentement ma main, mais il en profita pour remonter encore vers mon intimité. Je soufflais bruyamment et pris une gorgée de mon breuvage également pour tenter de couvrir le bruit.
Je lançais par la même occasion un regard remplit d'avertissement à Edward, mais celui-ci semblait continuer de suivre la conversation. Ses doigts ne bougèrent plus pour plusieurs minutes, alors je repris lentement le cours de la conversation.
-Oui, répondait Esmée à une question d'Emmett. C'est moi-même qui aie décoré la maison. Bien sûr, j'ai eu de l'aide, mais ce sont toutes mes idées.
-Toute la maison? M'exclamais-je.
-Oui, sourit Esmée, fière. Enfin, les enfants ont pu décorer leur chambre comme ils le voulaient, mais le reste, oui, c'est moi.
-Impression-nant, commentais-je, mais bloquais au milieu de mon mot puisqu'Edward avait reprit le mouvement de ses doigts sur ma cuisse.
Je serrais la mâchoire, tentant de reprendre le contrôle de mes désirs. J'étais à un souper avec ses parents! Pourquoi me faisait-il endurer cette torture? J'avais envie de l'embrasser ici et maintenant puisque ça faisait tellement longtemps que je ne l'avais pas sentit en moi et en même temps, j'avais envie de le tuer pour son temps inopportun.
Le souper s'éternisa et tous semblèrent s'amuser, sans se rendre compte de ce qu'Edward était entrain de me faire vivre sous la table. Il ne m'avait pas encore vraiment touché où je commençais à en avoir besoin, mais il approchait, puis s'éloignait, faisait courir ses doigts pour former des motifs que lui seul comprenait.
La soirée commençait à se terminer et je me sentais légèrement coupable d'avoir autant hâte qu'elle se finisse. Avant même qu'Emmett et Jasper sortent de la maison, Edward m'avait déjà amené dans sa chambre, ni vu, ni connu. Dès qu'il referma la porte, il m'appuya dessus et colla son sexe contre mon ventre, me faisant sentir son excitation. Je rejetais ma tête contre la porte, roulant des hanches pour avoir plus de contact contre lui. Sa main gauche empoigna mon sein tandis que l'autre relevait le tissu de ma robe encore une fois. Il passa ses doigts quelques allers-retours par-dessus mon string, assez pour m'exciter encore plus que je ne l'étais déjà.
-Edward, gémissais-je. Je te veux en moi.
Il retira mon sous-vêtement, mais n'acquiesça pas à ma demande. Au contraire, il s'agenouilla devant moi, son visage à la hauteur de mon sexe et posa ma jambe droite sur son épaule. Je collais ma main contre ma bouche pour ne pas gémir trop fort quand sa bouche entra en contact avec mon intimité. La langue joua contre mon clitoris quelques minutes avant d'entrer un doigt en moi. Il embrassa l'intérieur de ma cuisse tout en continuant ses mouvements de main et ajouta un doigt. Il eut de la difficulté à entrer deux doigts tellement j'étais serrée et il prit la peine de le noter.
-Je n'ai que deux doigts en toi, Bella, et j'ai de la difficulté à les bouger. Je te veux, maintenant.
Je ne fis qu'hocher la tête, incapable de parler puisque ses mots m'avaient excité plus qu'ils ne l'auraient dû. Il prit ma main et s'assit sur son lit pour que je puisse le chevaucher. Je l'embrassais passionnément avant de le faire entrer en moi. Il avait raison, J'avais de la difficulté à le prendre au complet à nouveau en moi.
-Pousse, lui dis-je, puisque je n'avais aucune chance de l'entrer complètement en moi sans son aide.
Il s'exécuta et je plongeais ma tête dans son cou pour étouffer mon gémissement. Il me donna quelques secondes d'ajustement puis, commença son mouvement. Je tentais de suivre ce qu'il faisait du mieux que je pouvais, mais ça faisait tellement longtemps que je n'avais pas eu son membre en moi que j'avais de la difficulté à me concentrer sur quoique ce soit d'autre que ses mouvements en moi. Il le remarqua et prit le contrôle même si j'étais au dessus de lui. Il empoigna mes hanches et enfonça son membre aussi profondément qu'il le pouvait, coupant ma respiration par la même occasion.
Il me colla contre lui, voyant que j'étais totalement inutile en ce moment et commença un rapide mouvement de va-et-vient. Ayant ma tête collée contre son oreille, je faisais tout ce que je pouvais pour m'empêcher de crier et finis par mordre dans la propre chair de mon bras. Ça fonctionna, mais j'anticipais une marque le lendemain. Je me relevais, commençant à reprendre le contrôle de mon corps et aidais Edward à finir son mouvement, l'enfonçant de plus en plus profondément en moi par la même occasion.
-Putain, Bella, marmonna-t-il entre ses dents.
-Viens pour moi, murmurais-je à mon tour.
Il joua avec mon clitoris et j'empoignais mon propre sein pour me donner encore plus de plaisir. Je ne pus retenir mon orgasme plus longtemps et je me contractais autour de lui, ce qui lui donna également ce qu'il avait besoin pour venir à son tour. Je restais contre son torse quelques secondes, mais la sueur entre nos corps commençait à être trop pour moi et je me relevais, mais restais à califourchon sur lui.
-Wow, commentais-je.
Il ne fit qu'hocher la tête, trop essoufflé pour parler. Je ris légèrement, de nervosité, peut-être, ou juste parce que j'étais heureuse, peu importe. Je m'allongeais à ses côtés, reprenant ma respiration. Il faisait courir ses doigts contre mon ventre, passant de temps en temps sur mes seins, s'amusant à faire durcir le bout de ceux-ci. Je le regardais faire sans rien dire. Je n'avais rien à dire de toute façon, j'étais bien et c'est tout ce qui importait. Mes paupières devinrent soudainement lourdes et je me laissais aller au sommeil dans les bras d'Edward qui fredonnait ma chanson.
Alors? Je sais qu'une des grosses caractéristiques que vous avez aimé dans cette histoire est que l'amour entre Edward et Bella s'est déroulé très lentement et très graduellement, mais ce jeu de chat et de la souris ne peut pas durer pour toujours et j'espère de tout coeur que vous avez aimé la façon dont je l'ai écris. J'ai tenté de faire mon possible pour que ce soit quand même réaliste, et je crois que j'ai fais du bon travail. Gardez en tête que Bella n'a toujours pas dit ''Je t'aime'' à Edward et qu'il lui reste encore bien des problèmes à régler. Malheureusement (ou heureusement?), je crois bien que cette résolution ira dans le tôme 2.
Je pense qu'il ne reste qu'UN DERNIER CHAPITRE avant la fin de ce premier tôme. Le prochain chapitre sera particulièrement pour guider la direction dans laquelle je vais aller avec le 2e tôme.
En attendant, j'espère que vous avez appréciez ce chapitre et laissez-moi vos impressions!
À bientôt,
Bisouxxx Amé
