Bonjour à tous ! Je voudrais avant tout m'excuser de poster ce chapitre aussi tard... Je n'ai même pas d'excuse valable ! Je m'étais promis de poster environ toutes les deux semaines et là... Bah ça fait beaucoup plus de temps ! J'espère que malgré cela vous allez quand même l'apprécier. Bon j'arrête de parler et je vous laisse le lire tranquillement. :)

Disclamer: Je ne possède (encore et toujours) rien.


Chapitre 6: Besoin d'aide

Pansy Parkinson était très fière d'elle, pour ce coup–là. Tout le monde disait qu'elle n'était pas intelligente, pas très rusée et n'avait pas en elle les caractéristiques d'une meneuse. Elle avait tellement hâte d'annoncer à l'école entière quel exploit elle venait d'accomplir ! Elle deviendrait l'élève la plus populaire auprès des Serpentards -derrière Drago, bien entendu- et se fera vénérer par toute sa maison. Quelle prouesse avait-elle effectuée ? Elle s'était fait suivre par Hermione Granger en prétextant avoir vu un Elfe de maison en détresse. Pansy était au courant du faible qu'avait la Gryffondor pour ces petites créatures, et en avait profité pour la mener jusque dans les cachots, près de la salle commune des Serpentards. Oh, bien sûr, ce n'était pas tout. Elle allait mettre une raclée monumentale à cette sale sang-de-bourbe qui croyait pouvoir jouer à la plus maligne en parlant à Drago, alors que cette action lui était totalement interdite. Elle avait ressenti une espèce de plaisir lorsqu'elle avait assisté à la séance de torture dont la Gryffondor avait été victime, chez Bellatrix, et elle avait souhaité renouveler l'expérience. Mais cette fois-ci, elle lui infligerait les coups elle-même et ne restera pas simple spectatrice. Pansy marcha encore quelques mètres, le sourire aux lèvres, puis quand elle arriva au bout du couloir -qui était en fait un cul-de-sac- elle se retourna face à Hermione.

« Expelliarmus ! »

La baguette de la Gryffondor vola loin derrière sa propriétaire. Elle tenta de faire demi-tour et de partir en courant mais Pansy lui lança le maléfice du Bloque-Jambes. Hermione tomba sur le dos, les yeux grands ouverts. Elle s'était faite avoir comme une inexpérimentée de première année… Que pouvait-elle faire maintenant pour se libérer et riposter sans baguette magique ? Elle tenta de crier au secours même si la chance que quelqu'un passe à cet endroit -en dehors des Serpentards qui ne l'auraient pas aidé, bien au contraire- était proche de zéro pour cent.

Pansy utilisa le sort de Silencio pour la faire cesser de hurler. Elle s'approcha d'Hermione, qui tentait de s'enfuir en rampant, puis écrasa de son pied la main droite de la Gryffondor. Celle-ci écarquilla les yeux et montra ainsi qu'elle souffrait mais qu'elle ne pouvait rien faire face à l'agression de la Serpentard. La fille aux cheveux noirs afficha un sourire sadique puis de son pied encore libre, retourna Hermione pour qu'elle lui fasse face et lui donna un coup sec sur le nez. Un craquement se fit entendre et le sang se mit à couler presque instantanément. Les yeux d'Hermione déversaient à présent un grand nombre de larmes et Pansy ouvrit la bouche, contente d'elle :

« Je vous ai vu, toi et Drago avant-hier. Je ne sais pas comment tu t'y es pris pour lui adresser la parole sans souffrir ni même mourir sur-le-champ mais tu n'as pas le droit de faire ça. Tu le sais, non ? Tu ne devais plus lui parler, le but de ton serment était que tu l'oublies comme il t'a oublié, que tu l'ignores ! Alors comme je vois que tu ne le respectes pas, voici ta punition… »

Hermione ne voulait pas savoir ce que Pansy lui avait réservé, elle prit son bras gauche encore valide et attira de toutes ses forces Pansy à terre. Elle tenta de se lever et se concentra pour essayer de rompre le maléfice mais elle n'y arriva pas. La Serpentard eut le temps de se relever, cette dernière s'arrangea pour que la tête d'Hermione soit de côté et la plaqua avec puissance sur le sol avec son pied, écrasant sa joue. La Gryffondor eut l'impression que sa tête allait exploser et se demanda si son cerveau pouvait résister à la pression comme cela. Un sifflement aigu démarra dans ses oreilles et elle commença à voir la pièce tourner quand une voix qu'elle connaissait bien résonna dans la pièce.

« Repulso ! »

Hermione sentit sa tête se libérer d'un énorme poids et vit Pansy se faire projeter contre le mur face à elle et retomber lourdement. La Gryffondor, toujours sur le sol froid du cachot et incapable de bouger, sentit des pas arriver derrière elle. Le bruit dans ses oreilles avait cessé et quelqu'un s'accroupit dans son dos. Quelques instants après, elle récupéra l'usage de ses jambes ainsi que de la parole et le silence qui s'était installé dans la pièce fut parsemé de ses légers pleurs. La jeune fille se décida à se lever et se tourna vers son sauveur : Drago Malefoy. Elle voulait le remercier, lui dire que sans lui elle serait peut-être morte à l'heure qu'il est, mais quelque chose coula de son oreille gauche. Elle toucha le liquide chaud et à la vue du sang, elle perdit l'équilibre. Drago plongea et la rattrapa juste à temps.

« Il faut absolument que tu ailles à l'infirmerie, regardes-toi, tu saignes de partout ! »

Hermione ouvrit la bouche pour lui dire que non, tout allait bien, mais elle ne réussit qu'à bafouiller, le sang qui coulait de son nez arrivant directement dans sa bouche et l'empêchait de parler correctement. Elle se sentit à nouveau perdre pied.

« Hermione, tu ne peux pas marcher toute seule, je vais te porter. »

Et c'est ce qu'il fit. Il prit la Gryffondor entre ses bras et la souleva telle une mariée des plus légères. Celle-ci ne riposta pas et ne prit pas le temps de réfléchir au fait que Malefoy venait pour la première fois de l'appeler par son prénom, ni même qu'elle se trouvait dans ses bras. Elle était trop faible pour s'écarter du jeune homme et, inconsciemment, posa sa tête sur son torse musclé. Elle huma son parfum de menthe poivrée et de citron vert qu'il dégageait et, avant de perdre connaissance, elle entendit Pansy crier : « On en a pas fini toutes les deux, crois-moi ! »


Hermione s'était réveillée dans les bras de Drago alors qu'ils entraient à l'infirmerie. Il l'avait posé sur un lit vide et l'avait ensuite laissé seule avec . Elle était sortie le lendemain soir avec une attèle au poignet droit, un pansement à l'oreille gauche ainsi que sur le nez et le corps ankylosé. Elle s'émerveillait que la médecine magique puisse guérir aussi vite des blessures d'une telle gravité alors qu'elle partait à la recherche de Drago pour le remercier. Elle le trouva en compagnie de Blaise Zabini, un garçon qu'elle n'avait aperçu qu'une dizaine de fois. Ils parlaient à voix basse dans un couloir et lorsque l'élève à la peau foncée aperçut la jeune fille, il cessa de parler. Il toussa puis désigna Hermione d'un coup de tête pour annoncer à Drago, qui était de dos, qu'on les observait. Le garçon se tourna, lui sourit puis la rejoignit.

« Tu es enfin sortie ! Comment tu te sens ? demanda-t-il.

-Non, je vais bien, l'infirmière m'a donné quelques antidouleurs. Je voulais te remercier pour hier, tu es passé par hasard dans les cachots et tu m'as aidé alors que tu aurais très bien pu passer ton chemin. Sans toi je ne serais peut-être plus là aujourd'hui, je…tu m'as sauvé la vie, merci. »

« Par hasard ? » se dit Drago. Non, il n'était pas venu à cet endroit par erreur, pour chercher un objet oublié ou quelque chose comme cela. Il était venu car il avait ressenti un mélange de douleur et un besoin d'agir, au plus profond de ses entrailles. Il avait laissé ses pieds le guider en direction des cachots en courant d'un air désespérer. Ses gestes et ses pensées suivantes n'avaient plus été contrôlés, et c'était presque automatiquement qu'il avait sauvé Hermione.

« De rien… » répondit-il.

Un silence se fit entre les deux adolescents. La jeune fille repensa à ce qu'il s'était passé la veille et les larmes lui montèrent aux yeux. Pansy avait dit que ce n'était pas fini, elle risquait donc de subir une nouvelle attaque. Et si elle en parlait à Bellatrix ? Pourrait-elle la refaire souffrir comme la dernière fois ? Pourtant la Gryffondor n'avait rien fait de mal, elle n'avait jamais contourné le serment par un quelconque moyen car elle n'avait jamais évoqué les cinq derniers mois avec Drago. En plus, c'était lui qui venait vers elle, pas l'inverse ! Il faudra désormais qu'elle reste tout le temps sur le qui-vive, qu'elle soit prête à voir débarquer Pansy à n'importe quel couloir, n'importe quel endroit du château. Elle ne put se retenir plus longtemps face à un avenir semé de peur et d'angoisse continue et éclata en sanglots devant le Serpentard.

Elle ne se souvint plus ensuite comment elle était arrivée sous le chêne dans le parc et, comme dans un rêve, elle ne réalisa ses faits et gestes que quand les deux élèves furent assis l'un à côté de l'autre. Le garçon ne savait pas comment réagir face à l'afflux de larmes qu'il voyait couler devant lui alors il fit la chose qui lui vint en premier à l'esprit : il la prit dans ses bras. Elle se tendit à ce contact puis se décontracta finalement et lui rendit son étreinte. Le garçon huma le parfum de vanille et la touche de cannelle qu'il avait senti dans son moment d'absence et sourit au fait qu'il soit réel. Il ressentait un sentiment de déjà-vu et se demanda s'il n'avait jamais pris la Gryffondor dans ses bras auparavant mais, en cherchant dans ses souvenirs, il ne trouva rien de semblable. Cependant, le fait qu'il sache quel parfum dégageait la jeune fille lui rappela le grand nombre de questions qu'il se posait toujours mais les repoussa. Il n'avait pas envie de gâcher ce moment, et se contenta de la serrer un petit peu plus fort pour la réconforter. Elle se calma rapidement et s'éloigna, à contrecœur, du Serpentard. Elle essuya les dernières larmes qui glissaient sur ses joues d'un revers de la main et s'excusa d'avoir pleuré devant le garçon. Ils restèrent assis l'un près de l'autre pendant dix bonnes minutes dans un silence complet avant que la Gryffondor ne se lève pour partir. Drago lui demanda s'il était possible de la revoir au même endroit le lendemain vers 17h et la jeune fille accepta.

Le jour suivant, Drago s'était préparé mentalement pour enfin déballer son sac à Hermione et il sentait que cette fois-ci, elle lui dirait la vérité. Lorsqu'il avait pris la jeune fille dans ses bras la veille, il avait eu l'impression qu'elle voulait lui dire quelque chose mais qu'elle s'était retenue. Il avait beaucoup de questions à lui poser et se les été répétés durant toute la matinée. Il arriva au rendez-vous quinze minutes plus tôt pour être sûr d'être à l'heure. Il ne tenait plus en place et lorsqu'elle arriva enfin, il se décida à ne pas la brusquer et se força à donner une impression de calme alors qu'intérieurement, il était tel un chien à trois têtes se faisant réveiller trop brusquement. Quand il prit la parole, il ne récita finalement pas le discours qu'il avait préparé.

« Si je t'ai demandé de venir, c'est car j'ai quelque chose à te dire. Je devais normalement te poser des questions, toujours les mêmes, celles auxquelles j'attends toujours des réponses mais auxquelles tu t'enfuies à chaque fois en te trouvant des excuses. Je ne suis pas là pour te blâmer ni quoi que ce soit de ce genre, je suis ici pour t'aider. J'aimerais vraiment devenir un de tes amis, mais pour cela il faut juste que tu me dises la vérité. J'ai enfin compris, les habits longs que tu portes constamment, l'attaque de Pansy hier, tes cheveux que tu n'attaches jamais… tu essayes de cacher quelque chose. Tu as des cicatrices n'est-ce pas ? »

Hermione avait les larmes aux yeux mais les ravala : elle n'allait tout de même pas pleurer devant Drago une deuxième fois en deux jours. Mais ni Ron, Harry ou même Ginny n'avait remarqué tout cela et le fait que Drago s'en rende compte, la touchait profondément. En quelques semaines il avait découvert ce qu'elle essayait de cacher aux yeux de tous. Comment pouvait-elle lui répondre, lui dire que tout ce qu'il venait de dire était la pure vérité ? Ne sachant quoi faire, elle prit une grande inspiration et souleva ses cheveux puis sa manche gauche. Drago écarquilla les yeux et ouvrit la bouche sous le choc. Il se ressaisit cependant quelques secondes plus tard et la colère prit place sur son visage.

« Qui t'a fait ça ? Si c'est Pansy je te jure que…

-Ce n'est pas elle, c'est… je ne peux pas en parler, le coupa-t-elle. »

Bien que ce fût en partie de la faute de Pansy, la principale coupable était Bellatrix. Pour appuyer le fait qu'elle ne puisse rien dire, elle souleva son autre manche et traça d'un air absent les courbes qui indiquaient l'action du serment inviolable.

« Ne me dis pas que tu as fait une chose pareille… articula le Serpentard.

-Je ne peux rien dire, chuchota-t-elle.

-Je suppose que tu préfères que je ne reparle plus de cela, n'est-ce pas ?

-Oui.

-Très bien… »

Et voilà tout. Drago avait vu les cicatrices, le serment inviolable et le sujet était clos. Il n'avait pas vraiment fait de remarque dessus et la Gryffondor en était profondément soulagée. Elle trouvait que le garçon se comportait comme un ami et elle se dit que grâce à leur dernière conversation, ils venaient de lier une véritable amitié.

Les deux élèves se quittèrent dans la soirée mais se retrouvèrent au même endroit vers 17h tous les jours qui suivirent. Cela était devenu leur rendez-vous habituel et désormais, dès qu'ils souhaitaient se parler, ils savaient où se trouver. Ils avaient tous deux décidés que le chêne leur appartenait à présent et l'avaient baptisé leur arbre. Mais bien que Drago n'abordât plus le sujet des cicatrices de la Gryffondor, les fameux moments d'absence prenaient encore beaucoup de place dans son esprit rusé et il gardait en tête le fait qu'il pouvait toujours lui en parler. Il se décida finalement à lui poser quelques questions un mardi, alors que d'épais nuage gris couvraient le ciel depuis le début de la journée. Il savait qu'il devait être le plus subtile possible dans ses questionnements, pour qu'elle ne se braque pas brusquement. Le ciel s'assombrit d'un coup et Drago comprit que le ciel n'était pas de son côté : un orage n'allait pas tarder. Voyant Hermione regarder autour d'elle d'un air apeuré, il prit rapidement le ton le plus nonchalant qu'il puisse faire et se lança :

« Tu savais que la première vision où tu m'aies apparue a eu lieu lors d'un orage, sous ce même arbre ? »

La jeune fille le regarda en fronçant les sourcils : qu'essayait-il de faire ? S'il voulait lui soutirer des informations, il n'était pas obligé de prendre cet air aussi détaché –car il n'était pas du tout crédible-, elle avait de toute façon l'intention de lui faire part de certains éléments. Elle prit une grande inspiration et commença ses révélations.

« Ecoutes, à ce propos…

-Hermione ! cria quelqu'un près de la porte principale du château. »

La Gryffondor avait reconnu la voix comme étant celle d'Harry. Elle écarquilla les yeux d'un air paniqué et commença à gesticuler dans tous les sens, ne sachant quoi faire. Il ne fallait pas qu'Harry vienne dans sa direction, qu'il l'aperçoive avec Drago. Harry l'appela à nouveau, se rapprochant de plus en plus de leur arbre, puis sa tête apparue finalement.

« Hermione ? Qu'est-ce que… »

Sa voix mourut entre ses lèvres alors que le tonnerre grondait.


Qu'en avez-vous pensé ? D'après vous quelles seront les réactions de Drago, Hermione ou Harry ? Le "survivant" va-t-il commettre un meurtre ? (Je vous le dit tout de suite, c'est très peu probable xD) A bientôt !